This post was originally published on this site.
Plus de 2 280 milliards d’ariary d’impôts et de taxes ne sont pas entrés dans les caisses de l’Etat en 2024. Et pour cause, celui-ci y a renoncé à travers différentes exonérations et avantages fiscaux. Selon le rapport sur les dépenses fiscales publié par le ministère de l’Economie et des finances, 64 % de ce montant a servi à soutenir des objectifs économiques.
Ces dépenses fiscales qui correspondent à des manques à gagner pour l’État ont principalement visé à encourager la croissance, l’investissement et à limiter la hausse du coût de la vie. Les chiffres détaillés du rapport publié par le ministère indiquent que le soutien à l’investissement arrive en tête des motifs d’exonération et/ou d’avantages fiscaux. Viennent ensuite les dispositifs en faveur du développement agricole. Le secteur minier bénéficie également d’avantages spécifiques, mais de manière plus ciblée.
Les mesures à objectif social représentent un peu plus d’un tiers des dépenses fiscales, soit 33,76 % du total. Elles concernent principalement la santé, le pouvoir d’achat des ménages et les actions humanitaires.
Si l’on regarde la répartition par secteur économique, le secteur tertiaire, celui des services notamment, capte la plus grande part des avantages fiscaux, près de la moitié du total. Ces aides ont surtout profité à la santé et aux services financiers liés à l’investissement des entreprises.
Le secteur secondaire représente environ un quart des dépenses fiscales, exclusivement orientées vers l’industrie minière. Enfin, le secteur primaire bénéficie d’un peu plus de 20 % des mesures, notamment grâce à l’exonération des intrants, des semences et des équipements destinés à la filière rizicole.

Laisser un commentaire