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Visite symbolique. Le premier ministre Mamitiana Rajaonarison, qui a pris officiellement fonction lundi, a choisi l’Agence de recouvrement des avoirs illicites (ARAI) pour sa première sortie officielle hier à Imerimanjaka.
Ce choix n’est pas anodin pour celui qui dirigeait depuis 2021 le Service de renseignement financier de Madagascar (SAMIFIN) et a travaillé durant une douzaine d’années au sein du Bureau Indépendant Anti-Corruption (BIANCO). L’ARAI joue un rôle clé dans le dispositif anti-corruption. C’est elle qui intervient une fois les décisions de justice rendues, pour récupérer les avoirs détournés et les reverser à l’État. Son action reste toutefois limitée sans décisions rapides et exécutoires.
Lors des discussions, l’accent a été mis sur la lutte contre la corruption, l’impunité financière, le renforcement des actions et la priorité absolue accordée à la lutte contre le blanchiment de capitaux et au recouvrement effectif des avoirs illicites, rapporte le communiqué de l’Agence.
« Cette présence au siège de l’ARAI témoigne de l’engagement ferme du gouvernement à soutenir nos missions pour une justice financière rigoureuse et transparente », affirme l’Agence dans son communiqué.
Dans la société civile, ce premier geste est accueilli avec prudence. Beaucoup y voient un signal encourageant, mais attendent désormais des actions rapides pour accélérer les procédures et levée les blocages institutionnels.
Si les affaires de corruption sont régulièrement détectées, leur traitement reste lent et souvent incomplet. Les procédures judiciaires s’étendent sur plusieurs années, et la récupération des biens acquis illégalement tarde à se concrétiser. Ce décalage affaiblit l’impact des actions menées et alimente le sentiment d’impunité.

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