TOURISME – Incertitudes autour de l’accostage du plus imposant paquebot de croisière prévu arriver à Toamasina en mars

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Une modification de cap ou un confinement des passagers à bord. C’est ce que craignent actuellement les opérateurs touristiques de Toamasina qui travaillent pour l’accueil du plus imposant paquebot à accoster à Madagascar. Alors que le bâtiment est prévu arriver à Toamasina du 8 au 9 mars, le ministère du Tourisme et de l’artisanat indique que les autorités compétentes devront encore procéder à une évaluation rigoureuse afin de déterminer si les conditions requises sur l’état sanitaire de la ville de Toamasina et la sécurité des visiteurs pour l’accueil de ce navire sont réunies.

Le passage dévastateur du Cyclone Gezani a laissé des traces profondes à Toamasina. Malgré les efforts de reconstruction menés en collaboration avec le secteur privé, l’accumulation des détritus et les dégâts matériels sur les grandes artères font peser une menace immédiate sur la validation de cette escale, explique sur place Eliane Andrianjatovo, responsable d’Ariane tourism group qui est dans le réceptif croisière. La responsable indique qu’une mission de reconnaissance est prévue avant l’arrivée programmée de ce paquebot. En cas d’insatisfaction, l’escale pourrait être purement et simplement annulée ou le navire pourrait la maintenir mais en interdisant le débarquement de ses passagers.

Les enjeux financiers et sociaux de cette visite sont pourtant importants pour les opérateurs touristiques de Toamasina. Eliane Andrianjatovo estime à plus de 250 000 dollars le manque à gagner pour cette ville avec l’éventuelle annulation de cette escale. Ce qui impactera directement les revenus de plus de 400 foyers qui dépendent de cette activité saisonnière, a-t-elle exposé. Elle indique que l’annonce du passage de ce cyclone avait déjà contraint à l’annulation de l’escale d’un navire transportant 700 croisiéristes prévue le 7 février.

Alors que la saison des croisières devrait toucher à sa fin au mois de mars, ce bouquet final risque d’être compromis pour Toamasina. Aussi, Eliane Andrianjatovo lance un appel pressant aux autorités pour éviter une nouvelle désillusion économique. “Pour cette échéance cruciale, l’état d’insalubrité de la ville représente un obstacle majeur. Il est impératif de procéder, au minimum, à un assainissement complet des grandes artères et du centre-ville de Toamasina, où les amas de détritus persistent encore”, lance-t-elle. Et ce tout en insistant que la remise en état de ces zones stratégiques est la condition sine qua non si l’on souhaite garantir le maintien de cette escale exceptionnelle.

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