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Antananarivo, 26 Février, 10h55 – Un espace de réflexion collective, d’apprentissage et d’action. La première université féministe et scientifique à Madagascar se tiendra au Radisson Blu Antananarivo, les 11 et 12 mars 2026. Il s’agit d’une initiative des organisations Nifin’Akanga, Women Break the Silence et Autisme Madagascar, avec le soutien du Service de coopération et d’action culturelle (SCAC) de l’Ambassade de France à Madagascar.
La tenue de cette université d’été entre dans la dynamique de Journée internationale des droits des femmes. Elle ambitionne de redonner à cette date une portée socio-politique forte, au-delà des commémorations symboliques, surtout dans un contexte où les femmes et les jeunes filles malgaches restent confrontées à diverses formes de discriminations et de violences.
Chercheuses et chercheurs, militantes et militants féministes, étudiantes et étudiants ainsi que des membres de la société civile participeront à cet événement inédit, afin de produire des savoirs féministes contextualisés. Les capacités des participantes et participants seront également renforcées, en plus de la structuration d’un plaidoyer ancré dans la réalité malgache.
L’université féministe et scientifique se focalisera sur quatre axes, à savoir “Nos corps, nos silences : l’autonomie comme acte politique”, “Féminisme, laïcité et normes sociales dans la société malgache contemporaine”, “Frontières numériques et puissance technologique : sécuriser nos voix” et “Être féministe en temps de crise : résilience et engagement”. L’appel à contributions correspondant a été clôturé le 23 février 2026.
“Le 8 mars ne doit plus être un simple rituel. À travers cette première université féministe et scientifique, nous voulons redonner à cette date toute sa force politique, celle d’un mouvement qui refuse le silence, l’invisibilisation et les violences faites aux femmes”, confie la présidente de Nifin’Akanga, Kemba Ranavela. “Nous croyons en la puissance de cette rencontre pour faire émerger de nouvelles voix, de nouvelles idées et de nouvelles victoires”, ajoute-t-elle.
Pour sa part, la coordonnatrice d’Autisme Madagascar, Bodoarifara Ralandison, croit vivement que personne ne doit être laissé en marge des combats pour l’égalité. “Cette université féministe et scientifique est l’occasion de faire entendre des expériences trop souvent ignorées”, affirme t-elle. Les échanges seront compilés dans un livret de capitalisation, avec l’ambition de faire de cette université un rendez-vous annuel majeur du mouvement féministe malgache.

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