Auteur/autrice : augustin@andriamananoro.com (Redaction)

  • Colonel RANDRIANIRINA Michael. Parjure et récidiviste comptant prêter serment devant une HCC « cinématographique »

    Colonel RANDRIANIRINA Michael. Parjure et récidiviste comptant prêter serment devant une HCC « cinématographique »

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    Lettre des Colonels RANDRIANIRINA Michael et RAMPANARIVO Solofoniaina Thierry

    Destinée au Général de Corps d’Armée (ER), RAVALOMANANA Richard, President du Sénat.

    Antananarivo, le 05 décembre 2023

    Monsieur, c’est un honneur pour nous, dont les noms sont cités en haut, de vous adresser cette lettre.

    C’est en tant que cadets et fils que nous sommes que nous vous demandons miséricorde et aide de votre part, en tant que père.

    En tant qu’Officiers supérieurs, tout ce que nous entreprenons se fait pour la Patrie («ho an’ny TANINDRAZANA») et nous vous assurons que nous n’entrons pas et nous n’entrerons pas ni ne prendrons part à des actions ayant une couleur politique qui pourraient mettre en danger la souveraineté nationale et ébranler l’unité entre militaires.

    Veuillez agréer, Monsieur, l’expression de notre plus haute Considération.

    Deux signatures terminent cette lettre.

    ———

    Pour rappel, au mois de novembre 2023, ces deux colonels avaient incité l’armée malagasy à la mutinerie. Arrêtés et inculpés pour atteinte à la sûreté de l’Etat malagasy, ils sont placés en résidence surveillée.

    Ils ont été libérés en février 2024, après une condamnation d’une peine avec sursis mais surtout grâce à cette lettre de pardon et de promesse écrite de ne plus recommencer…

    Le 14 octobre 2025, il remet le couvert -avec une réussite cinématographique. C’est donc un récidiviste et un parjure qui compte prêter serment devant une HCC cinématographique (vous connaissez Fantomas ?) -qu’il a dissoute puis « ressuscité » – en tant que « Chef d’État par intérim » d’on-ne-sait-plus-trop-quoi.

    Je suis journaliste depuis plus de 40 ans, j’ai, à présent, 71 ans, et je constate que la majorité des pays africains en éternelle instabilité sont d’anciennes colonies françaises. J’ai longuement réfléchi, cherché et exploré et voici ma conclusion. En fait, une large partie de cet état des choses est due au traitement des informations de la part des correspondants d’agences de presse française, qui, au lieu d’informer, se prennent pour je-ne-sais-pas-quoi et inventent des « scoops » ou alors deviennent les porte-parole d’éternels « opposants », sans vrai travail de fond. Le problème est qu’ils sont de plus en plus jeunes -sauf les métis, sans doute- et ne restent pas longtemps au pays mais sont envoyés ailleurs. Ils n’ont pas le temps de bien connaître un pays, son histoire, ses coutumes. Ils sont devenus des robots dont, hélas, les écrits tendancieux vont alimenter l’Intelligence artificielle, et devenir écrits d’évangile. Et, aussi bizarre que cela puisse paraître, ils se donnent l’impression d’être intouchables.

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    Mais il existe une exception, à mon avis personnel. Il s’agit d’Olivier Péguy, arrière-petit-fils de l’écrivain Charles Péguy et marié à une Malagasy.

    En mai 2005, le visa de séjour à Madagascar d’Olivier Péguy, a été refusé de renouvellement. Or, il travaillait dans la Grande île durant quatre années consécutives. En réalité, il s’agissait d’une «expulsion déguisée», comme l’a dit, à l’époque, Reporters Sans Frontières. En réalité, sa façon de traiter les informations relatives à la crise politique de 2002 n’a pas été vu d’un bon œil par le Président Marc Ravalomanana.

    C’est l’ami Grégoire Pourtier qui a pris la relève d’Olivier Péguy qui n’a pas quitté le journalisme pour autant. Enfin, jamais deux sans trois, j’ai une pensée pour Bilal Tarabey, qui travaille en Europe de l’Est. Il semble bien que les meilleurs partent les premiers.

    Jeannot RAMAMBAZAFY

    Antananarivo, 16 octobre 2025

  • Union africaine (UA). Communiqué de la 1305e réunion du CPS tenue le 13 octobre 2025 sur la situation en République de Madagascar

    Union africaine (UA). Communiqué de la 1305e réunion du CPS tenue le 13 octobre 2025 sur la situation en République de Madagascar

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    COMMUNIQUÉ

    Adopté par le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine (UA), à sa 1305e réunion tenue le 13 octobre 2025 sur la situation en République de Madagascar.

    Le Conseil de paix et de sécurité,

    Rappelant la Déclaration solennelle du 50e anniversaire de l’OUA/UA adoptée à Addis-Abeba le 25 mai 2013, et réaffirmant sa détermination à faire taire les armes en Afrique à l’horizon 2030 afin de créer des conditions favorables à la réalisation de la vision de l’UA d’une Afrique intégrée, prospère et en paix, dirigée par ses propres citoyens et représentant une force dynamique sur la scène mondiale, ainsi que de l’Agenda 2063 de l’UA ;

    Réitérant le principe de tolérance zéro de l’UA à l’égard des changements anticonstitutionnels de gouvernement, conformément à l’article 4(p) de l’Acte constitutif de l’UA ;

    Rappelant également la Déclaration sur le terrorisme et les changements anticonstitutionnels de gouvernement, adoptée par la 16e session extraordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’UA tenue à Malabo (Guinée équatoriale), les 27 et 28 mai 2022, la Déclaration sur le cadre de réponse de l’OUA aux changements anticonstitutionnels de gouvernement, adoptée par la 36e session ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’OUA tenue à Lomé(Togo) du 10 au 12 juillet 2000 ;

    Prenant acte des communiqués de presse de S.E. Mahmoud Ali Youssouf, Président de la Commission de l’UA, publiés les 26 septembre 2025 et 12 octobre 2025, de la déclaration publiée par la présidence de la République de Madagascar et la déclaration publiée le 27 septembre 2025 par le Secrétaire exécutif de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) sur la situation en République de Madagascar ;

    Notant l’allocution d’ouverture de S.E. l’Ambassadeur Tebelelo Alfred Boang, Représentant permanent de la République du Botswana auprès de l’UA et Président du CPS pour le mois d’octobre 2025, la communication  de S.E. Mahmoud Ali Youssouf, Président de la Commission de l’UA, la déclaration du représentant de la République de Madagascar, ainsi que les déclarations de S.E. l’Ambassadeur Bankole Adeoye, Commissaire aux affaires politiques, à la paix et à la sécurité et du Représentant spécial du Président de la Commission de l’UA à Madagascar.

    Agissant en vertu de l’article 7 de son Protocole, le Conseil de paix et de sécurité :

    Agissant en vertu de l’article 7 de son Protocole, le Conseil de paix et de sécurité :

    1. Se déclare profondément préoccupé par l’évolution de la situation en République de Madagascar, en particulier par les violentes manifestations qui ont entraîné la destruction de biens et, selon certaines informations, des pertes en vies humaines ;

    2. Rejette catégoriquement toute tentative de changement anticonstitutionnel du gouvernement dans le pays ;

    3. Appelle avec insistance les manifestants à recourir aux voies légales disponibles pour régler leurs griefs légitimes ;

    4. Condamne sans appel toutes les formes de violence et de destruction de biens ; exhorte toutes les parties prenantes malgaches, tant civiles que militaires, à faire preuve de calme et de retenue, à privilégier les solutions pacifiques et consensuelles et à faire passer les intérêts supérieurs de leur pays avant toute considération partisane ;
    5. Exhorte toutes les unités des forces armées malgaches à revenir à leur mandat constitutionnel et à s’abstenir de toute ingérence dans les affaires politiques du pays ;

    6. Souligne la nécessité pour le gouvernement malgache de remédier de manière globale aux causes structurelles profondes des défis multidimensionnels auxquels le pays est confronté, en adoptant une approche « gouvernementale – pansociétale » qui associe toutes les parties prenantes malgaches essentielles, y compris les femmes et les jeunes ; et appelle au respect total des libertés et droits fondamentaux de tous les citoyens ;

    7. Se félicite de l’engagement renouvelé du gouvernement en faveur du dialogue et encourage le gouvernement malgache à organiser d’urgence un dialogue politique inclusif, seule option viable pour apporter des solutions consensuelles et durables aux défis socio-économiques et politiques auxquels le pays est actuellement confronté ; à cet égard, appelle à la dynamisation de la mise en œuvre de la Feuille de route de 2011 pour mettre un terme à la crise à Madagascar, incorporée dans l’ordonnancement juridique malgache par la loi n° 2011-014 du 13 décembre 2011 ;

    8. Demande instamment un soutien coordonné en vue du rétablissement de la paix et de la stabilité à Madagascar sous les auspices de l’UA et de la SADC ; à cet égard, réaffirme l’intégrité territoriale et la souveraineté de la République de Madagascar et appelle avec force à la non-ingérence dans les affaires intérieures de la République de Madagascar ;

    9. Recommande au Président de l’Union, avec le soutien du Président de la Commission de l’UA, de dépêcher immédiatement une délégation de haut niveau à Madagascar pour discuter avec les parties prenantes concernées en vue de relever les défis auxquels le pays est confronté ;

    10. Demande au Président de la Commission de l’UA de nommer d’urgence un envoyé spécial pour Madagascar, de travailler en étroite collaboration avec le Groupe des Sages et de renforcer le mandat du Bureau de liaison de l’UA à Madagascar en vue de renforcer les efforts de facilitation, de médiation et de stabilisation dans le pays, et ce, en étroite collaboration avec la SADC et la Commission de l’océan Indien ; demande également au Président de la Commission de l’UA de mettre en place un mécanisme de suivi pour soutenir le processus de réconciliation et de dialogue à Madagascar ;

    11. Réaffirme l’engagement de l’UA à renforcer davantage la coordination et la collaboration avec la SADC en vue de remédier à la situation en cours à Madagascar ;

    12. Souligne la nécessité d’assurer la protection des femmes et des enfants dans le pays;

    13. Souligne l’importance de suivre de près l’évolution de la situation et, à cet égard, demande au Président de la Commission de l’UA de fournir régulièrement au Conseil des informations actualisées sur l’évolution de la situation ;

    14. Encourage les États de membres de l’UA à prendre en considération les besoins et les aspirations des jeunes afin de répondre à leurs préoccupations ;

    15. Exhorte le gouvernement de la République de Madagascar à coopérer avec l’Union africaine en vue de la mise en œuvre de la présente décision ; et

    16. Décide de rester activement saisi de la question./.

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  • Madagascar. Extraordinaire ONU, Volker Türk le «choqué» et ses sources d’information

    Madagascar. Extraordinaire ONU, Volker Türk le «choqué» et ses sources d’information

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    En langue malagasy, il est que « ny marina, marina ihany, marina foana ary tokana ihany ». Ce qui signifie : il n’y a qu’une seule et unique vérité, quel que soit les faits s’étant produit.

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    En ce qui concerne les tragiques faits qui se sont produits à Madagascar, principalement à Antananarivo et le 25 septembre 2025, Monsieur Volker Türk, Haut-Commissaire des Nations Unis aux droits de l’homme depuis le 17 octobre 2022, s’est dit « choqué » mais SANS CITER LUI-MÊME LE NOMBRE DE MORTS. D’où vient donc ce chiffre 22 ?

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    En Suisse, tout de même, le conditionnel est utilisé… Mais en France aussi, parfois…

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    En réalité, ce nombre émane de l’ONU même, mais de l’ONU à New York.

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    Car, depuis le 1er mars 2025, un coordonnateur résident de l’ONU à Madagascar est dans la place. Mais Monsieur Anthony Ngororano n’a ni démenti ni confirmé.

    Du coup, tous les médias du monde entier ont repris ce chiffre de 22 morts. Effectivement, cela attire toujours les morticoles et assure, donc, des publicités payantes…

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    Mais alors, quid de la quarantaine de journaux de Madagascar, tous supports confondus ? Aucun n’a avancé ce chiffre. La lettre de protestation de la ministre des Affaires étrangères malagasy est restée… lettre morte.

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    Mais sur les réseaux sociaux, donc, « on » s’en donne à cœur joie.

    Étant un journaliste d’investigation, un grand chercheur sur supports traditionnels ou numériques, j’ai fini par trouver la connerie (il n’y a pas d’autres mots) qui remise dans le placard des scoops pourris, ce chiffre 22.

    Je suis tombé sur le texte de wikipedia en date d’aujourd’hui 9 octobre 2025. De quoi tomber (encore) à la renverse :

    « On dénombre au moins 400 blessés et 22 morts, dont celle du député de Betioky Sud Jean-Jacques Rabenirina ». Quel scoop ! Magie du Web mais ce texte va disparaître un jour prochain. Pas tout seul… Les excuses ne sont pas de ce Troisième Millénaire robotisé à en mourir.

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    En réalité, l’Honorable Jean Jacques Rabenirina est décédé à la suite d’un accident de la route.

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    Mais du coup, tous les journalistes malagasy, travaillant dans pas moins d’une quarantaine de médias tous supports et toutes tendances confondues, ne sont que des moins que rien. Car AUCUN NE PARLE OU MÊME FAIT ALLUSION A CES « 22 MORTS » sortis de la pochette surprise de l’ONU à New York.

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    Cependant, cet état de chose, fait la joie des insensés qui hantent les réseaux sociaux pour désinformer en se prétendant « journalistes », « lanceuses et lanceurs d’alerte », et quoi d’autres encore. Personnellement, étant journaliste depuis plus que 40 ans, je m’en tiens toujours à l’article 5 de la Charte d’éthique mondiale des journalistes de la Fédération Internationale des Journalistes ou FIJ.

    5. La notion d’urgence ou d’immédiateté dans la diffusion de l’information ne prévaudra pas sur la vérification des sources et/ou l’offre de réplique aux personnes mises en cause.

    Et je remets ici, ce que j’ai écrit en début d’article :

    En malagasy, il est que « ny marina, marina ihany, marina foana ary tokana ihany ». Ce qui signifie : il n’y a qu’une seule et unique vérité vraie, quel que soit les faits s’étant produit.

    Jeannot RAMAMBAZAFY

    Antananarivo, 9 octobre 2025

  • Ny Filoha Andry Rajoelina tsy hilatsaka intsony amin’ny fifidianana manaraka

    Ny Filoha Andry Rajoelina tsy hilatsaka intsony amin’ny fifidianana manaraka

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    V I DE O   E T O

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    Tamin’iny 25 septambra iny, zavatra hafa no tetika saika natao teto amintsika , nisy teti-dratsy tao. Marina anie fa mitombina ny fitakianareo : mijaly jiro, mijaly rano. Matoa ianareo niteny dia iaraha manaiky izany. Fa fijaliana iarahantsika manana izany.

    Fa izao: mitandrema ianareo tanora : aleo isika naman’ny mpanangana toy izay naman’ny mpandrava. Raha misy faharavana eto amin’ny firenena dia fahavoazana ho an’ny Malagasy ; fahavoazana ho an’i Madagasikara, ary fahavoazana ho an’ny tanora Malagasy. Satria tsy tokony toetra mpandrava no ataontsika fa toetra miara-manorina ary miara-manangana. Raha misy olana dia handao isika hiaraka hidinika sy hametraka ny vahaolana ho an’ny firenena.

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    Izany ny anton-javatra niverenako teto, milaza aminareo. Be dia be ireo niteny, satria ny zavatra nitranga teto amintsika rehefa nipoaka ireny zavatra tamin’ny 25 septambra ireny. Tsy ianareo tanora anie no namaky ny magazay e ; tsy ianareo tanora anie no nandeha nandoro sy nandroba e. Tokony ho tonga saina amin’izany isika. Ny orinasako tsy mampaninona ahy izany, izay nahoriko nandritra 25 taona ao anatin’ny camera ary ho asehoko anareo izany. 25 taona.

    Jereo : olona anankitelo no niditra tao; nandoro ny machines rehetra. Fantatra hoe iza ireo olona ireo. Ho “réglé-ntsika ny kaontiny” tsy ho ela moa. Tsy maintsy satria izay mpandroba tsy ho ekentsika.

    Ny zavatra tian-drizareo natao dia tsotra : ny ampitson’iny, le 26 (septembre), mbola nitohy ihany ny fandrobana ; mbola nitohy ihany ny fandravana teto amintsika, mba eritreretina ny hoe : tsy nisy fanjakana intsony teto. Le 27 (septembre), hitanareo hatrany amin’ny fiangonana aza, “no-terrorizena”-, nidirana mihitsy hoe tsy misy fitondrana intsony teto.


    Nilaza ny Praiminisitra tamin’izany hoe “couvre-feu” fa “défier”-drizareo mihitsy hoe tsisy “couvre-feu” izany fa mandefa hira eraky ny tanàna hoe tsisy fitondrana intsony. “Menacé-na” aho. “Menacé-na” aho, teneniko aminareo hoe: Monsieur le Président, raha mody ao Madagasikara ianao dia misy efa andia-tafika “hi-kidnapper” anao ary tsy maintsy hanery anao “hi-démissionne” (hametra-pialana) Marina nolazaiko anareo. Raha tonga eto ianao dia hisy hamono. Ary jereo tsara fa nisy niteny hoe iny fa tonga eny amin’ny aéroport” ny avion hitondra ny Filoha : nisy andian’olona nankany: Haninona ?

    Fa izao : matoa aho niverina eto Madagasikara tamin’ny fomba rehetra, tsy tonga tao Ivato aho; tany amin’ny aéroport hafa no natongavako satria tsy tiako ho rava ny firenena. Tsy tiako ho potika i Madagasikara. Ary matoa aho tonga eto, niverina eto dia tiako ho renareo : tsy resaka fahefana, tsy resaka fitiavan-tseza, fa tsy tiako ho potika ity tanindrazana malalan-tsika ity, tsy tiako ho potika i Madagasikara.

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    Ary matoa aho mijoro te-hametraka zavatra tsara ho an’ny taranaka faramandimby. Ny zavatra tiako ary mba hiriko, ary ny zavatra ho apetrako ary zavatra ho soniaviko ary ny zavatra holazaiko : rehefa tapitra ny “mandat­ko”, afaka telo taona, dia mba tsy hisy iainana “délestages” izany intsony ny taranaka faramandimby sy ianareo tanora. Ho apetrako izany ary ho ataoko izany.

    Eto anatrehanareo rehetra aho, eto amin’ity toerana ity, izay nanaovako kabary tamin’ny 2013. Teto amin’ity toerana ity. Ny tantara-politika… ianareo mety mbola tsy teraka tamin’izany na mety mbola 5 taona na 6 taona; fa tantara-politika no horesahiko anareo androany. Nisy krizy teto tamin’ny 2009; nisy ny fivoriana natao niaraka tamin’ny SADC, nisy ny fihaonana natao tany Maputo, Gaborone…

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    Ary ny tenako sy ny Filoha teo aloha, Ravalomanana, nivory tany Seychelles hamaha ny krizy. Rehefa hamaha ny krizy tamin’izany dia nivory izahay miralahy mianaka. “Izaho” hoy izy “tsy maintsy hody any Madagasikara ary izaho tsy maintsy milatsaka filoham-pirenena; samy milatsaka isika ialahy”. Izay no noteneniny mialatsiny izay noteneniny tamiko dia averiko aminareo.

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    Dia izao tamin’io, niteny ny SADC hoe : “Monsieur le Président, vous êtes jeune, vous avez la chance de remporter les élections ; il faut que l’ancien Président rentre à Madagascar ”. Dia samy milatsaka ianareo rehetra. Izahay SADC tsy « contre » mihitsy hoe ianao hilatsaka ho Filoha. Tamin’izany fotoana izany, nisy ny zavatra tany Côte d’Ivoire. Nisy fifidianana tany, nisy fifandonana niaraka tamin’i Alassane Ouattara sy Gbagbo : 3.000 ny isan’ny olona maty.

    Ny zavatra nitranga, nankany Roma aho nihaona tamin’ny Pape François. Izaho no anisan’ny « Chefs d’État » noraisiny voalohany, ary izay angamba no nifankazahoanay. Tonga teto amin’ity toerana ity izy. Dia hoy aho mantsy amin’i Pape François hoe: « Saint Père », -se confier taminy aho- : hisy « élection » any Madagasikara ; je préfère me sacrifier que de sacrifier le peuple malagasy. Et j’ai pris la décision de ne pas me porter candidat à l’élection à Madagascar ». Dia notsofin’ny rano aho. Izay no antony tsy nilatsahako filoham-pirenena tamin’ny taona 2013.

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    Hanatra politika : vao nilaza aho hoe tsy hilatsaka, be dia be ny mpiara-miasa tamiko no tsy hita intsony fa dia nakary sy nakary sy nakary. Eo no nahitana ny tena namana. Izao ny zavatra mitranga, ary teto amin’ity toerana ity aho no niteny tamin’ny 2013. Misy ny nino, misy ny tsy nino hoe: nadio aho niditra teto Iavoloha ary madio aho no mivoaka eto. 2013. Ny teniko dia hoe : “ Rendez-vous amin’ny 2018 ”. Tafaverina nitondra aho ary isaorako ny vahoaka Malagasy nifidy ahy tamin’ny 2018.

    Androany aho eto anatrehanareo, manatrika etoana, miteny aminareo : tsy vahaolana ny korontana izay tiana apetraka eto amin’ny firenena. Tsy tiako ho ohatran’ny an’i Haïti : tsy misy fitondrana anie any Haïti amintsika miteny izao ry zareo, fa ny “gangs” no mitantana ny firenena any. Noho izany, amin’ny maha-Filohan’ny Firenena Malagasy ahy, dia miteny aminareo aho: ho ataoko ny ezaka rehetra, aho ataoko ny fomba rehetra, mba hampamiratra sy hampisongadina an’ity Madagasikara ity. Mandra-pahatapitra ny “mandat­ko”.

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    Vita ny “mandat­-ko”, mety betsaka no ho faly ary mety betsaka no mitomany any an-tokantrano any ankehitriny. Fa mitadiava ianareo hisolo ahy fa izaho tsy hilatsaka intsony amin’ny fifidianana manaraka.

    Mety be dia be ny olona “hi-démissionnent”, mety be dia be ny olona hanary ahy, mety be dia be ny olona alahelo ihany koa. Fa “mission”. Matoa aho miverina eto dia “mission” nankinin’Andriamanitra ary tsy ho avelan’Andriamanitra ho resy i Madagasikara.

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    Tsy avelan’Andriamanitra ho hanjaka ny ratsy, fa kosa ny tetikasa rehetra izay napetrantsika, dia miteny aminareo aho fa tsy maintsy ho vitaiko, ary mbola teneniko eto indray : tapitra ny “mandat­-ko”; tsy hisy “délestages” intsony eto Madagasikara. Tsy maintsy ho vitako izany ary tsy maintsy hotratrako izany./.

    Andry Rajoelina, Filoham-pirenenan’i Madagasikara

    Lapam-panjakana eny Iavoloha, Alarobia 08 Oktobra 2025

    Nandray an-tsoratra : Jeannot Ramambazafy

  • Madagasikara. Lapam-panjakana eny Iavoloha, Talata 08 Oktobra 2025. Fanambaran’ny Filoha Andry Rajoelina.

    Madagasikara. Lapam-panjakana eny Iavoloha, Talata 08 Oktobra 2025. Fanambaran’ny Filoha Andry Rajoelina.

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    Diso kajy daholo na ireo « mpanohitra » na ireo “niara-dia” tamin’ny Filoha Rajoelina. Vakio tsara :

    Androany aho eto anatrehanareo manatrika, miteny aminareo: tsy vahaolana ny korontana izay tiana apetraka eto amin’ny firenena. Tsy tiako ho tahaka an’i Haïti ,tsy misy fitondrana anie any Haïti; amintsika miteny izao ry zareo fa ny gang no mitantana ny firenena any. Noho izany, amin’ny maha-Filohan’ny Malagasy ahy, dia miteny aminareo aho: ataoko ny ezaka rehetra, amin’ny fomba rehetra, mba hampamiratra sy hasongadina an’i Madagasikara. Mandra-pahatapitra ny manda­ko, vita ny manda­ko, mety betsaka no faly ary mety betsaka no nitomany any an-tokantrano any ankehitriny. Fa mitadiava ianareo hisolo ahy fa izaho tsy hilatsaka intsony amin’ny fifidianana manaraka.

    Naka sary sy nandray feo : Jeannot RAMAMBAZAFY

  • Madagasikara. Simban’ny Bots ny Finoan’ny Malagasy, manjaka ny asan’ny ratsy

    Madagasikara. Simban’ny Bots ny Finoan’ny Malagasy, manjaka ny asan’ny ratsy

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    Ny fanontaniako apetrako amin’ireto Gen Z sy ny karazany miseho ho zavatra dia tsotra : ianareo izany, tonga teto an-tany ary tonga dia nandeha, nahay niteny ka ny ompa sy teny ratsy no nitaiza anareo, ka tsy misy an’iza n’iza afaka hanitsy anareo fa izay avoakan’ny bots (“Robots”) vakianareo ao amin’ny tambazotra sosialy no hibaiko ny fiainanareo iray manontolo ?

    Tsy misy na iray aza teny mampiseho ny fatahorana an’ilay Nahary, na inona inona no fiantsoana azy. Finoana amina Hery Nahary ny tany sy ny lanitra sy ireo rehetra misy : olombelona, biby, zava-boahary, ny tany sy ny lanitra.

    Raha eto Madagasikara manokana dia 85% no kristianina, 07% silamo ary ny ambiny dia mino an’Andriamanitra sy ny Razana.

    Inona moa ny tonon-kira fiverenana ao amin’ny hiram-pirenena “ Ny Tanindrazanay Malala ô ” ?

    “ Tahionao ry Zanahary ‘ty Nosindrazanay ity, hiadana sy ho finaritra. he sambatra tokoa izahay ”. Io no iombanan’ny mpino rehetra fa tsy novain’ny kristianina maro an’isa mihitsy akory.

    Atsy ho atsy izany, ary hisaorana izany ry mpamboly korontana efa voabaikon’ny “Algorithme tout-puissant ” (io no ho soloina an’Andriamanitra ka ho andevozon’ny “robots” tanteraka ny zanakolombelona), hivadika Helo ity Nosy ity. Satria tokoa ny mponina hitombo, ny tahiry voajanahary efa ho potiky ny afo.

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    Noterena ao an-tsain’izy ireo ny hoe “Miala Rajoelina!” ka fanodinana saina fotsiny ihany ny resaka tsy fisian’ny jiro sy rano. Adino ny ezaka sy zava-bita maro maneranana an’i Madagasikara. Ompa izany ! Teny ratsy izany ! Faniratsirana izany ! Tsy voafehin’ny ray aman-dreny intsony ireo “sombin’ny ainy” nivadika zavatra afa mihitsy.

    Andeha “hitolona”, hono. Tsotra ry zalahy sy ry zavavy a ! Efa niainako ny 1972, 1990-1991, 2002 sy 2009. Ny zava-niseho ? Nihemotra hatrany ny Firenena malagasy izay toerana nitsenanan-dry zareo tatsy La Réunion sy Maurice. Taty no nividy vary, menaka, sira, sns.

    Ny tany nozanahan’ny Lafrantsa dia misedra olana hatrany. Fa ireo nozanahan’ny Anglisy dia mandroso. Mazava ho azy fa avy ao Lafrantsa ireo mampiditra lainga sy fanaratsiana aelin’ny bots any amin’ny tambazotra sosialy rehetra eny : Facebook, Tik Tok, X, Instagram…

    Saingy izao : tsy voafehin’ireo tsy mataho-tody ireo ny herin’Andriamanitra Nanahary. Fa na dia Fitiavana aza Andriamanitra Nahary, dia tsy maintsy hisy ny sazy hahazo azy ireo. Tsy ilaina ny manonona ny anarany fa misy telo no tena Nahatonga iny fanimbana, fangalarana ary fandorona fananan’olona tamin’ny 25 septambra 2025, andro nokendrena tsy naha teo ny Filoham-pirenena.

    AFO : Marik’i satana io. Rehefa nisy efa tratra, dia tsy maintsy hivoaka ny anaran’ireo mpaniraka. Vitan’ny bots mihitsy koa no nampitombo ho 22 ny isan’ny maty noho iny “hetsika” nahafaly ireo efa fantatra ireo. Fanambaniana ny mpanao gazety malagasy izany toe-javatra izany indrindra moa fa gazety maro any ivelany no namoaka io isa tsy fanta-pihaviana io. Ary tsy nisy fanitsina na fialan-tsiny sy famoahana ny loharanon’izany isa izany. Misaotra ry bots fa nahafaly ny “mpitolona” izany isa izany.

    Misy antony ny zava-drehetra eto ambon’ny tany. N’inona n’inona nahatonga ny hetsim-bahoaka teto Madagasikara dia niafarana tamin’ny fifampiresahina ka nelanelan’ny mpitarika fiangonana mikambana ao amin’ny FFKM (Fiombonan’ny Fiangonana Kristianina eto Madagasikara). Ka na misy na tsy misy ny fanelezana lainga marivo tototra mora porofoina (fa sesy lany loatra ka tsy maka fotoana kely manamarina ireto tanora ankehitriny mikirakira solosaina) dia miafara amin’ny resaka eo amin’ny latabatra boribory foana ary misy mpanelanelana.

    Eto Madagasikara, nanomboka ny taona dia ny FFKM no mpanelanelana. Talohan’ny fiantombohan’ny taona 2000 tsy nisy izany bots izany fa tratra foana izay tsaho sy lainga nafafy. Ny taona 2017 no nanomboka ny fahasahiana ka nisy namoaka tao amin’ny facebook fa “ nirodanana ny tonelina Ambanidia fa 80 no isan’olona maty ”. Fa na dia tratra sy nigadra ilay namoaka izany, dia nitohy ny karazana lainga toa izany ary izao hamafisin’ny bots miampy sary atao amin’ny alalan’ny IA (“Intelligence artificielle”).

    Ingahy Kolonely Patrick, izay nitsoaka nandositra moa dia afaka miteny izay tiany ho teneniny mihitsy ao Lafrantsa ao ary anarana iray hatrany no haverimberiny ka aelin’ny bots ihany any ka tonga any amin’ny haino aman-jery maneran-tany. Fa amin’izao fotoana izao dia niampy anarana hafa ihany koa ny “message” aparitan’ny bots, miala avy amina tranga tsy mari-pototra ataon’ireo tsy mahatahotra an’Andriamanitra Nahary lasibatra. Marihiko fa amina maha bots azy (vy nantambatra fa nasiana solosaina afaka mandrindra izay “données” omena azy ka tsy miaraharaha na marina na tsia fa hatsarainy fotsiny ny fomba hanoratana azy), dia malaky tena malaky ny fampidirany izay baiko azony ao an-dohan’ireto tanora tsy afaka manamarina intsony f’efa lasa “robots” hanimba tanteraka.

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    Ka raha hiverenako ny FFKM dia nanaiky nanelanelana izy ka ny 3 oktobra 2025 dia nihaona tamin’ireo Filoham-piangonana telo ny Filoham-pirenena dia : Monseigneur RAOELISON Jean de Dieu, Solontenan’ny EKAR Filohan’ny FFKM, Monseigneur RANARIVELO Samoela Jaona, Filohan’ny EEM, ANDRIAMAMPIANINA Zaka, Mpitandrina, Filohan’ny FJKM ary Pastora Dr RAKOTOZAFY Denis, Filohan’ny FLM.

    Tsara fantatra fa 85% ny Malagasy dia mpino Kristianina. Ary tena asan-devoly tokoa izany mandoro Baiboly izany ka tsy hitondra soa na oviana na oviana ho an’ireo voahiraka nanao izany asan’ny maizina izany.

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    Ary dia tsotra ny fanatsoahan-kevitro : ireo fampahalalana (“messages”) amin’ny alàlan’ny bots dia manana tanjona farany amin’ny fandringanana, fa tsy ny fanampiana amin’ny fahazoana vaovao sy fahalalàna mihitsy. Ary misy farany ny zava-drehetra, na ny fandalovana ety an-tany aza. Aza ozonina ny taranakareo.

    Jeannot RAMAMBAZAFY – Antananarivo, 6 Oktobra 2025

  • Madagascar Journalisme. Rencontre des représentants de l’OJM avec le Président Andry Rajoelina, le 04.10.2025

    Madagascar Journalisme. Rencontre des représentants de l’OJM avec le Président Andry Rajoelina, le 04.10.2025

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    Le Président de la République, Andry Rajoelina, a reçu le samedi 4 octobre 2025, au Palais d’État d’Iavoloha, la Présidente de l’OJM (Ordre des Journalistes de Madagascar), des Représentants du Bureau de l’OJM Analamanga ainsi que des Représentants des associations de journalistes suivantes : CJD (Club des Journalistes Doyens de Madagascar), APPEL (Association Professionnelle de la Presse en Ligne), FMGKriMa (Fiombonan’ny Mpanao Gazety Kristiana Malagasy), CHANUT (Réseau des Champions pour la Nutrition à Madagascar), AJJM (Association des Jeunes Journalistes de Madagascar).

    Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de dialogue constructif visant à renforcer la liberté de la presse, à améliorer les conditions d’exercice du métier de journaliste et à consolider le rôle fondamental des médias dans la démocratie.

    Les représentants de l’OJM ont exposé les principales difficultés auxquelles la profession est confrontée, et ont formulé plusieurs propositions afin de garantir une pratique libre et responsable du Journalisme à Madagascar. Entre autres, l’ouverture des sources d’information au sein de tous les ministères afin d’éviter des interprétations douteuses.

    Ils ont également réaffirmé l’importance de la Liberté de la presse et demandé la cessation de toutes formes de violences envers les journalistes, tout en appelant à un meilleur dispositif de protection. L’OJM a également plaidé pour une égalité de traitement entre tous les journalistes, sans distinction de localisation.

    Dans les volets économique et réglementaire, les professionnels des médias ont souhaité le maintien de la détaxation sur l’importation d’équipements individuels qui peuvent être utiles à la profession tout en plaidant pour que les demandes des entreprises de presse soient examinées en Conseil des ministres.

    Enfin, ils ont proposé la création d’un Corps pour le métier de journaliste avec un Statut valorisant aussi bien les professionnels du secteur public que ceux du privé. Ces représentants de l’OJM n’ont pas manqué d’insister sur ce point, en vue d’une reconnaissance plus accrue du rôle des médias par les institutions nationales.

    Le Président Andry Rajoelina a salué la qualité du dialogue instauré avec l’Ordre des Journalistes de Madagascar et a réaffirmé que le métier de journaliste doit être protégé et respecté, car il constitue un pilier essentiel au débat public et à la Démocratie.

    Le Chef de l’État a toutefois déploré certaines pratiques contraires à l’éthique auxquels s’adonnent certains individus et qui font de l’ombre au journalisme professionnel. Ces individus qui se disent lanceurs d’alerte, versent pourtant dans la diffusion d’informations inexactes voire trompeuses. Le Président a souligné la nécessité de mise en place d’un mécanisme permettant de rectifier rapidement les fausses informations diffusées dans l’espace public afin d’optimiser la régulation du secteur de l’Information.

    Le Président a également insisté sur l’importance du renforcement de capacités des journalistes, tant au niveau national qu’international, par le biais de formations continues, dans le but de garantir un traitement professionnel, équilibré et responsable de l’Information.

    Il a annoncé que le Ministère de la Communication et de la Culture prendra les dispositions nécessaires pour publier prochainement la liste officielle des journalistes professionnels reconnus par l’OJM, et adopter l’arrêté relatif à l’exonération fiscale sur les matériels individuels et professionnels utilisés par les journalistes.

    Dans un souci de sécurité et de transparence, le Chef de l’État a également proposé que chaque journaliste, accrédité lors d’événements officiels ou couvrant des faits d’actualités, soit doté d’un gilet personnalisé et numéroté, individuel et non transférable, permettant de faciliter leur identification et leur protection sur le terrain.

    Cette rencontre a permis de consolider un partenariat de confiance entre l’État et les professionnels du Journalisme. Elle illustre la volonté commune de garantir la Liberté d’informer dans le respect des règles d’éthique et de déontologie, de la vérité et du droit du public à une information fiable./.

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    Pour rappel, l’Ordre des Journalistes de Madagascar (OJM) est une organisation professionnelle créée par la Loi n° 2004-028 du 9 septembre 2004, qui constitue l’organe de régulation professionnelle des journalistes œuvrant sur le territoire national. L’OJM regroupe près de 2.000 journalistes inscrits à l’Ordre et exerçant légalement sur l’ensemble du territoire malagasy. L’OJM est une instance reconnue par l’État, créée pour structurer la profession et garantir que ses membres respectent les principes fondamentaux du journalisme. L’adhésion à l’OJM est un passage nécessaire pour tout journaliste souhaitant obtenir une carte professionnelle officielle.

    En tant qu’institution dotée de la personnalité morale, l’OJM dispose d’une autonomie administrative et financière. Il est habilité à prendre des décisions relatives à la déontologie, à la discipline, et à la délivrance des cartes professionnelles. L’organisation joue également un rôle d’arbitre en cas de litige entre les journalistes et les autres acteurs sociaux ou institutionnels, notamment en matière de liberté de la presse.

    Enfin, l’Ordre a pour mission de réguler et de promouvoir une presse responsable et crédible à Madagascar. Il veille à ce que les journalistes respectent les règles éthiques de leur métier, tout en les protégeant contre les pressions ou les atteintes à leur liberté. À travers ses actions, l’OJM entend contribuer au renforcement de la démocratie et à la qualité de l’information diffusée au public.

  • Madagascar. Une cyberattaque orchestrée par des réfugiés en Europe via l’Algorithme tout-puissant et les Bots

    Madagascar. Une cyberattaque orchestrée par des réfugiés en Europe via l’Algorithme tout-puissant et les Bots

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    De nombreux pays sont affectés par les cyberattaques, mais la Russie, l’Ukraine, la Chine, les États-Unis, le Nigeria et la France sont toujours cités comme étant particulièrement exposés ou comme étant une source de menaces cyber, selon des sources récentes. Les attaques peuvent cibler les gouvernements, les entreprises et les infrastructures, entraînant des violations de données, des pannes de services et des pertes financières importantes.

    Qu’est-ce qu’une cyberattaque ?

    Une cyberattaque via les réseaux sociaux peut prendre la forme de phishing, piratage de compte, ou cyberharcèlement, reposant souvent sur l’ingénierie sociale pour voler des données personnelles, de l’argent ou diffuser des informations erronées.

    Comment fonctionnent les cyberattaques via les réseaux sociaux ?

    Les pirates -des techniciens informatiques chevronnés au service du mal très bien rénumérés- ne se souciant nullement des répercussions- exploitent les plateformes comme Facebook, X, Tik Tok ou LinkedIn pour arriver à leurs fins. On les appelle couramment les « hackers ». Dans le domaine de la sécurité informatique, le terme « hacker », francisé en hackeur ou hackeuse, désigne « une personne qui recherche les moyens de contourner les protections logicielles » :

    • Phishing (hameçonnage)

    Ils ou elles se font passer pour des entités légitimes pour inciter les utilisateurs à cliquer sur des liens malveillants, utilisateurs qui divulgueront leurs identifiants, date de naissance, lieu de résidence et même leurs informations bancaires.

    Une cyberattaque via les réseaux sociaux visant un pays peut prendre plusieurs formes, incluant la désinformation et la manipulation de l’opinion publique pour déstabiliser un processus démocratique. Dans ce cas, l’objectif est clair : la déstabilisation politique et idéologique.

    Ainsi, des campagnes de désinformation peuvent être menées pour créer de la peur, diffuser de fausses nouvelles et saper la dynamique démocratique d’un pays.

    Désinformation ciblée :

    Des comptes pro-russes, par exemple, ont relayé des informations fausses sur l’armée française au Sahel pour semer la discorde, illustrant une campagne de désinformation menée sur les réseaux sociaux.

    Quels sont les acteurs contribuant aux cyberattaques ?

    • Services et connexions internet de qualité :

    Une infrastructure réseau performante peut aussi être exploitée par les hackers pour faciliter leurs attaques.

    Systèmes obsolètes et manque de qualification :

    Les systèmes informatiques anciens et le manque d’experts qualifiés rendent les pays et les entreprises plus vulnérables aux attaques.

    Manque de préparation et d’investissement en cybersécurité :

    Certains pays manquent d’investissements massifs et de stratégies efficaces pour renforcer leur posture de cybersécurité.

    Les « BOTS »

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    Dans son discours du 3 octobre 2025, le Président Andry Rajoelina a fait allusion à des robots ou « bots ». Ce qui a fait rire les non-initiés cibles pour devenir des outils de déstabilisation, des détonateurs humains inconsciemment ou non.

    Pourtant, selon le rapport annuel « Bad Bot Report 2025 », les menaces automatisées augmentent à un rythme sans précédent, les bots malveillants représentant désormais 37% du trafic Internet. L’IA est non seulement utilisée par les attaquants pour créer des bots plus sophistiqués et évasifs qui ciblent les API ((Interface de Programmation d’Application, ensemble de règles et de protocoles qui permet à différents logiciels ou applications de communiquer entre eux et d’échanger des données ou des fonctionnalités de manière automatisée), exploitent la logique métier et alimentent la fraude. Mais l’IA réduit également les obstacles à l’entrée pour les attaquants, ce qui entraîne une augmentation du volume des attaques de bots simples. Pour la première fois depuis dix ans, le trafic automatisé a dépassé l’activité humaine, représentant 51% du trafic web. Les entreprises -publiques surtout- doivent adapter leurs stratégies de sécurité pour faire face à ces menaces de plus en plus sophistiquées.

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    Le rapport 2025 sur les bots malveillants offre un aperçu crucial des dernières tendances en matière d’attaques automatisées, révélant comment les bots malveillants infiltrent les secteurs d’activité, contournent les mesures de sécurité et perturbent les écosystèmes numériques.

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    GENERATION Z

    La Génération Z regroupe les personnes nées entre la fin des années 1990 et le début des années 2010, généralement entre 1997 et 2012.

    Cette génération, également appelée « Zoomers », est caractérisée par son hyperconnexion et sa familiarité avec le numérique, ayant grandi avec l’avènement des smartphones et des réseaux sociaux. Le terme « Génération Z » fait suite à la Génération X et à la Génération Y (Milléniaux) et est considéré comme la génération suivante après les Milléniaux. Le « Z » est parfois expliqué par le fait que cette génération est la première à « zoomer » (se connecter) sur Internet.

    En vérité, la Génération Z est apparue en 1997 et elle s’est éteinte en 2010. Cette nouvelle génération donne le rythme des réseaux sociaux, fait et défait les tendances, elle se croit la meilleure. Cette Génération Z est la première à être née dans un monde totalement porté par l’informatique et Internet. Elle n’a jamais connu de monde sans World Wide Web. Selon Wikipédia, « cette génération se définit par ses relations au travers de plateformes virtuelles plutôt que par ses relations réelles. Elle serait comme soudée à son téléphone.

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    Et c’est là que le danger a résidé. Dans un article publié sur « Slate », notre consoeur, Nina Bailly, a révélé que « la Génération Z, habituée à naviguer dans les flux d’information en ligne, la Gen Z reste pourtant très exposée aux contenus mensongers ». En parallèle, une série d’études remet en cause le mythe de la « génération naturellement connectée » et souligne un déficit de réflexes critiques.

    Ainsi, le média américain « Politico » rapporte que « la Gen Z est aussi la génération la plus crédule face aux fausses informations. Il semblerait qu’avoir grandi avec les réseaux sociaux ne protège pas des fake news et ne forge pas spécialement le sens critique, bien au contraire ».

    Ce qui suit est plus grave encore.

    Une étude menée aux États-Unis par des chercheurs de l’Université de Stanford, en Californie en 2021, a analysé la capacité des lycéens à repérer une « fake news ». L’équipe de scientifiques a montré une vidéo à 3.446 d’entre eux, montrant des images de bourrage d’urnes dans un bureau de vote, avec la mention « La fraude électorale lors des primaires démocrates de 2016, filmée ! ». Il s’agissait en réalité d’images tournées en Russie, qu’une simple recherche sur Google aurait pu retracer rapidement. Pourtant, seulement trois lycéens (sur 3.446) ont réussi à faire le lien avec la Russie.

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    Pour Joël Breakstone, qui a dirigé l’étude, « il existe un mythe selon lequel certaines personnes, ayant grandi avec des appareils numériques, seraient bien équipées pour comprendre les informations qu’ils fournissent. Ces résultats sont inquiétants, a-t-il poursuivi, car d’autres études confirment que la génération née avec internet est bien la plus incapable de discerner le vrai du faux dans les informations glanées en ligne.

    Pour expliquer cet état de fait, il faut d’abord rappeler qu’une grande part des jeunes générations s’informe davantage sur les réseaux sociaux que sur les médias traditionnels. Cela peut conduire à un cercle vicieux : ils se montrent de plus en plus sceptiques à l’égard des institutions et plus enclins aux théories du complot. Cela les pousse à fuir les médias traditionnels et à s’immerger dans des communautés en ligne restreintes, qui les abreuvent ensuite de mensonges fondés sur de puissants algorithmes et qui renforcent encore davantage leur méfiance.

    Pour ce qui est de la vérification des informations (dans le journalisme, on parle de recoupement), la jeune génération a une technique particulièrement douteuse : regarder la section des commentaires. Cependant, à l’ère de l’algorithme tout-puissant, les commentaires sont souvent des caisses de résonance de personnes qui partagent les mêmes idées et le même point de vue sur le sujet, quelle que soit sa pertinence.

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    Pour Daniel Cox, sondeur et directeur du Survey Center on American Life : « L’algorithme contribue à séparer les gens d’une manière qui me préoccupe profondément. Nous ne partageons pas les mêmes expériences en ligne, nous vivons des expériences très distinctes, différentes selon notre genre, notre orientation sexuelle ou nos opinions politiques. Tout ce que vous vivez peut trouver une forme de validation en ligne ». Ces effets de l’algorithme expliquent en grande partie pourquoi la Génération Z est particulièrement perméable aux théories du complot.

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    Enfin, Rakoen Maertens, spécialiste des sciences du comportement à l’Université d’Oxford, explique que la génération Z est particulièrement vulnérable à la désinformation par rapport aux groupes plus âgés, non seulement en raison de ses habitudes sur les réseaux sociaux mais aussi parce qu’elle a moins d’expériences vécues et de connaissances pour discerner la réalité. Cependant, il demeure optimiste : « même si la génération Z est aujourd’hui plus susceptible de tomber dans le piège des « fake news », l’espoir demeure qu’avec le temps, elle devienne plus apte à les détecter, tout comme les générations qui l’ont précédée.

    Pour ma part, qui ait vécu à tous les mouvements politiques qu’a connu Madagascar (1972, 1990-1991, 2002, 2009) sans Internet ni réseaux sociaux, je pense qu’il suffise que les jeunes Malagasy de la Génération Z, de Madagascar ou d’ailleurs, vérifient ce qu’elle lit sur un moteur de recherches pour que le « travail de sapes » des créatures qui ne méritent même pas d’être nommées ici leur retourne sur la tronche comme un boomerang.

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    Pour l’heure, les jeunes de Madagascar n’ont que les moyens de surfer sur les réseaux sociaux car l’accès à Internet n’est pas le même tarif. Heureusement que Dame Nature a horreur du vide.

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    Enfin, voici le nom et les dates à laquelle ces pays ont subi une cyberattaque visant leur dirigeants, n’incluant pas le Népal attaqué en septembre 2025 à travers la Gen Z qui a nié avoir été à l’origine de l’incendie du Parlement à Katmandou (ci-dessus : THIS IS NOT US)


    Plusieurs pays ont récemment subi des cyberattaques, notamment le Maroc fin mai et début juin 2025, ciblé par des hackers algériens, et Singapour et les États-Unis ont été la cible d’attaques chinoises en juillet 2025. D’autres pays comme l’Ukraine, le Monténégro (en 2022), l’Australie, le Royaume-Uni, l’Irlande, le Danemark et la France ont également été affectés par des cybermenaces sophistiquées. Et bien d’autres encore :

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    Dossier de Jeannot RAMAMBAZAFY

    Sources : ONU, Google, Yahoo, Slate, Imperva, Statista, Ringkasan, 24h Canada

  • Madagasikara. Raharaham-pirenena. Fanambarana avy amin’ny FFKM

    Madagasikara. Raharaham-pirenena. Fanambarana avy amin’ny FFKM

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    FANAMBARANA AVY AMIN’NY FFKM –

    Fiombonan’ny Fiangonana Kristianina eto Madagasikara

    Mikasika ny toe-draharaham-pirenena

    Ry vahoaka Malagasy, ry Kristianina havana,

    Ho aminareo anie ny fahasoavana ombam-piadanana avy amin’Andriamanitra Ray sy Jesoa Kristy Tompo ary ny fiombonana amin’ny Fanahy Masina.

    Eo anatrehan’ny zava-mitranga eto amin’ny firenena, ny FFKM dia manao izao fanambarana manaraka izao:

    1- Miombona fahoriana amin’ireo fianakaviana namoy havan-tiana, ireo naratra; ireo rava fananana rehetra, very asa sy fihariana noho ny fandrobàna sy ny fandoroana amin’ny toerana maro; ao anatin’izany ny Fikambanana Mampiely Baiboly Malagasy.

    2- Misaotra ireo mpamonjy aina; ireo mpiasan’ny fahasalamana mitsabo ireo maratra; ary koa ireo rehetra mikendry mandrakariva ny hisian’ny fitoniana sy ny filaminana. Isaorana ihany koa ireo mpiasan’ny haino, vaky, jery miezaka mampita sy mampahalala ny zava-misy amin’ny mpiara-belona.

    3- Antso ho an’ny Fiangonana ny miaraka amin’ireo iharan’ny tsy rariny ary ijoroany izany. Mitaona ny rehetra ny FFKM mba hampitsahatra ny fifandatsahan-drà, ny fifandrafiana, ny fanimbana fotodrafitrasa sy ny fandrobana fananan’olona amin’ny endriny maro samihafa ; ny fifampihantsiana amin’ny teny aloaky ny vava sy ny fihetsika atao, ka samy hifanatona, hifamela heloka hirosoana amin’ny fitoniana sy fifampiresahana ho fitadiavam-bahaolana maharitra sy haingana, hitondra amin’ny fihavanana sy ny fandrosoana hisitrahan’ny vahoaka rehetra ny zo fototra tokony ho azy, toy ny jiro, rano, fitoniana, fihariana, filaminana,fandriampahalemana,… « Iza amin’ny raim-pianakaviana angatahan-janany trondro ka tsy hanome azy trondro fa bibilava » Lioka 11,11.

    4- Aoka samy hitandro ny fandriam-pahalemana; hahay hifampihaino ao anaty fifanajana ny mpitondra sy ny vahoaka ,ny Ray aman-dReny sy ny tanora ary ao anatin’ny fahatahorana an’Andriamanitra no hanaovana izany.

    5- Entanina isika mianakavy hanohy ny fandinihan-tena sy hampitombo ny vavaka, entanina ihany koa ny isam-pianakaviana mba hanandratra vavaka isan’andro ho an’ny firenentsika satria hoy ny Soratra Masina « Ka raha amin’izay no avy hanetry tena ny vahoakako izay iantsoana ny anarako, ka hivavaka sy hitady Ahy ary hiala amin’ny toe-dratsy, dia hihaino avy any an-danitra Aho ka hamela ny fahotany ary hahasitrana ny taniny» 2 Tantara 7:14

    6- Ireo izay nandroba, aoka hamerina ireo fananana azo tamin’ny halatra fa tsy mahasoa anareo izany. Aoka isika haneho firaisankina, hikajy mandrakariva ny soa iombonana ary hanana fo antra sy onena tahaka an’i Jesoa, manoloana ny fahoriana sy ny fijaliana mianjady amin’ny hafa.

    7- Ny fanekena hiverina amin’Andriamanitra ihany no hany vahaolana tokana ho an’ny firenentsika ao anatin’ny FIEKEN-KELOKA sy FIBEBAHANA izay hitondra any amin’ny FAHAMARINANA sy ny FIHAVANANA(4F) satria ny « Ny fahamarinana manandratra avo ny firenena» Oh 14:34

    Ny FFKM , dia mijoro mandrakariva ho Raiamandrenin’ny vahoaka Malagasy tsy ankanavaka; noho izany dia mitandro hatrany ny toetsaina mifampihaino sy mifanaja.

    « Izay manan-tsofina, aoka hihaino izay lazain’ny Fanahy Masina amin’ireo Fiangonana» (Ap. 3:6)

    Homba antsika mandrakariva anie Jesoa Kristy Tompo.

    Natao teto Antananarivo anio Zoma 26 Septambra 2025

    Ny Filoham-piangonana efatra mirahalahy

    Monseigneur RAOELISON Jean de Dieu

    Solontenan’ny EKAR Filohan’ny FFKM

    Monseigneur RANARIVELO Samoela Jaona

    Filohan’ny EEM

    ANDRIAMAMPIANINA Zaka, Mpitandrina

    Filohan’ny FJKM

    Pastora Dr RAKOTOZAFY Denis

    Filohan’ny FLM

  • ONU New York. 80è AG. Discours intégral du Président Andry Rajoelina

    ONU New York. 80è AG. Discours intégral du Président Andry Rajoelina

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    VIDÉO ICI

    Discours intégral du Président de la République de Madagascar, SEM Andry Rajoelina, à l’occasion de la 80è Assemblée des Nations Unies

    New York, 24 Septembre 2025

    Madame la Présidente de la 80ème Assemblée Générale des Nations Unies,

    Monsieur le Secrétaire Général des Nations Unies,

    Excellences Mesdames et Messieurs les Chefs d’Etat et de Gouvernement,

    Honorable Assemblée,

    Mesdames et Messieurs, Tompokolahy sy Tompokovavy,

    C’est avec une émotion sincère que je représente mon pays, Madagascar pour notre Assemblée générale annuelle au sein des Nations Unies, dans ce temple du multilatéralisme, notre maison commune.

    Nous célébrons cette année les 80 ans de notre organisation.

    80 ans…

    80 ans à maintenir la flamme de l’unité, à instaurer la paix, pour bâtir un monde juste et solidaire.

    80 ans de l’ONU représentent une étape et non pas un aboutissement.

    Et c’est ici, En ce lieu symbolique – à l’Assemblée générale des Nations Unies que nous discutons, proposons et décidons des grandes orientations pour un monde pacifique et prospère. Et c’est ici que nous trouvons des solutions aux conflits, et des réponses aux crises. C’est ici même que nous traçons le chemin de notre avenir commun.

    Permettez-moi, tout d’abord, d’adresser mes chaleureuses félicitations à Madame Annalena Baerbock, pour son élection en tant que Présidente de cette 80ᵉ Assemblée Générale.

    Madame la Présidente, je vous souhaite plein succès dans l’exercice de votre mandat. Soyez assurée du plein soutien de Madagascar dans l’accomplissement de votre mission.

    Je voudrais également saluer le Secrétaire Général des Nations Unies, dont l’engagement et le leadership nous rappellent notre mission qui est de placer l’humain au cœur de nos actions.

    Mesdames et Messieurs,

    L’ONU a toujours porté un idéal : celui de bâtir ensemble un monde de Paix, de Justice et d’Espérance.

    Le thème choisi cette année, « Mieux ensemble : 80 ans et plus pour la paix, le développement et les droits de l’homme » nous rappelle que depuis plusieurs décennies, les Nations Unies rassemblent les peuples et les nations pour promouvoir la Paix, favoriser le Développement et défendre les Droits humains.

    Aujourd’hui, plus que jamais, nous devons réaffirmer notre engagement collectif à bâtir un avenir de solidarité, pour relever les défis. Car c’est en conjuguant nos forces que nous pourrons transformer les espoirs de l’humanité en réalités pour tous.

    Ce thème est au cœur de nos priorités, et c’est d’ailleurs la raison pour laquelle, dès la proclamation de notre indépendance il y a 65 ans de cela, Madagascar a adhéré à l’ONU.

    Cela traduit la conviction de mon pays envers les idéaux de Paix, de Solidarité et de Coopération entre les peuples, prônés par notre Charte.

    Aujourd’hui, pour renforcer encore plus cette conviction, et pour la continuité des actions du Système des Nations Unies à Madagascar, nous allons mettre à disposition plusieurs milliers de mètre carrés de bureau afin d’accueillir un Hub pour une présence élargie des Nations Unies sur le territoire Malagasy.

    Les défis ont évolué, mais nous continuons de mesurer la force de cet héritage et la nécessité d’adapter les réalités quotidiennes. Pour ne citer que les fractures économiques, les inégalités et surtout les impacts du changement climatique.

    Ces menaces fragilisent la paix dans nos sociétés et nécessitent des mesures fortes et communes.

    Une des exigences de notre siècle est celle du développement tant attendu par nos populations.

    La mission des dirigeants est de créer les conditions permettant à chaque citoyen de contribuer au développement national. Cela exige une vision fondée sur la compréhension des réalités du pays, en valorisant ses atouts et en surmontant ses difficultés.

    Madagascar, comme de nombreux pays africains, possède des richesses naturelles abondantes et, pourtant, le développement a trop longtemps été retardé. Et c’est précisément ce retard que nous rattrapons aujourd’hui à travers les projets et programmes que nous menons pour transformer le pays.

    Nous devons prendre en main notre destin et être les artisans d’un changement historique.

    Refusant la fatalité, nous nous engageons à agir avec conviction et détermination.

    C’est dans cet esprit d’inclusivité et de partage que je m’adresse aujourd’hui à vous, non seulement au nom de Madagascar, mais également au nom d’un continent, et de notre organisation afin de porter la voix de la SADC qui regroupe 16 pays d’Afrique Australe, et que j’ai l’honneur de présider en tant que Président de notre organisation régionale.

    Notre objectif est de promouvoir l’industrialisation, la transformation du système agricole et la transition énergétique, afin de rendre nos pays et nos peuples plus résilients.

    Clair et tourné vers l’avenir, cet objectif traduit notre ambition commune de renforcer nos économies, valoriser nos ressources et assurer le bien-être de nos populations.

    C’est un pacte ; un engagement, c’est la feuille de route d’une région qui veut écrire son destin de ses propres mains et pour ses peuples.

    Aujourd’hui, dans le monde où nous vivons, les guerres se présentent sous plusieurs formes.

    Il y a des guerres armées, visibles et sanglantes, qui détruisent des infrastructures, des villes entières et arrachent même des vies à des innocents.

    Il y a la guerre contre les pandémies, comme celle de la Covid-19, que nous avons affrontée ensemble. C’était une bataille mondiale qui a coûté la vie à plus de 14 millions de personnes.

    Et actuellement, il y a une guerre sous une autre forme : la guerre économique et commerciale plus silencieuse mais qui pourrait être destructrice car son impact pourrait priver des millions de personnes d’un revenu, d’un emploi et d’un avenir.

    Qu’est-ce que ces guerres ont toutes en commun ?

    Elles tuent directement ou indirectement.

    Elles fragilisent nos sociétés et elles menacent la paix et la dignité humaine.

    C’est pourquoi nous devons être vigilants.

    Aujourd’hui, un sujet au cœur de l’actualité nous touche particulièrement.

    Car, parmi les16 pays composant la Communauté de la SADC, qui est la Communauté de l’Afrique Australe, 14 sont bénéficiaires du programme de l’AGOA.

    L’AGOA, je le rappelle, est une initiative américaine qui offre aux pays africains un accès préférentiel au marché des États-Unis, en favorisant les exportations sans droits de douane et en stimulant les échanges commerciaux.

    Et seulement pour la région de la SADC, cela représente 358.000 emplois directs qui sont aujourd’hui menacés, dont 60% dans le secteur textile et le reste répartis dans divers secteurs.

    Le non renouvellement de l’AGOA engendrerait des conséquences sociales profondes.

    L’employabilité de milliers de jeunes et l’élan économique de nos nations seraient menacés.

    Car, aujourd’hui, grâce à l’AGOA, les pays de la SADC exportent plus de 11 milliards de dollars par an vers les États-Unis. Derrière ces chiffres, plus de 1,7 millions de personnes sont touchées. Donc si l’AGOA disparaît, Ce sont plus de 700.000 emplois directs et indirects qui pourraient être perdus dans la région de l’Afrique Australe uniquement.

    Alors que derrière chaque emploi, Il y a une mère qui nourrit ses enfants, il y a un jeune qui poursuit ses études, il y a une famille qui garde espoir.

    Alors l’AGOA, ce n’est pas une simple loi commerciale. Ce sont des visages, des vies, des communautés entières qui se battent chaque jour pour leur dignité.

    C’est pourquoi, en tant que Président en exercice de la SADC, je demande solennellement l’extension de l’AGOA, afin d’éviter des conséquences économiques et sociales désastreuses.

    Je lance donc un appel à nos partenaires américains : Faisons ensemble le choix de la Stabilité, Le choix de l’Espoir et le choix de la Dignité.

    Je plaide pour la poursuite d’un partenariat durable entre les États-Unis et le Continent africain. Préserver l’AGOA, c’est préserver la Paix sociale dans les pays qui en dépendent.

    C’est également protéger vingt années de progrès, et garantir un avenir meilleur à nos familles et à notre jeunesse.

    Nous voulons des échanges justes, des partenariats équitables et une prospérité partagée.

    Nous évoquons, ici, dans le Concert des Nations la paix et la sécurité.

    Ainsi, la solidarité entre les Nations ne devrait pas juste être des promesses et des discours mais doit se traduire par des engagements qui garantissent le quotidien de millions de familles à travers le Monde.

    Excellences,

    Mesdames et Messieurs,

    Madame la Présidente,

    Notre vision est claire : 11 :58 développer notre pays à travers la promotion de l’industrialisation, produire et transformer localement tout ce dont la population a besoin.

    Réduire les importations, innover, bâtir des usines et des chaînes de valeur capables de créer des emplois décents et durables.

    A Madagascar depuis les 5 dernières années, nous avons emboîté le pas en installant des infrastructures et des parcs semi-industriels sur tout le territoire afin de stimuler la croissance.

    Je crois fermement que le développement passe par l’investissement, en misant sur le potentiel de chaque pays, son capital humain, et la volonté politique de ses dirigeants.

    Par ailleurs, la Transformation agricole est la clé pour combattre la pauvreté, car notre Souveraineté alimentaire est le socle de notre Indépendance économique.

    Alors, plantons aujourd’hui les graines de la Prospérité et de l’Autonomie, pour que demain, nos peuples se nourrissent eux-mêmes.

    A Madagascar, dans le domaine de l’agriculture, nous avons soutenu la transformation et la valorisation des produits locaux. Nous avons initié le processus de mécanisation de notre agriculture et nous avons accompagné nos paysans en les dotant de semences et d’intrants améliorés. Notre objectif est de doubler voire tripler le rendement agricole passant de 3 à 9 tonnes à l’hectare pour atteindre l’autosuffisance alimentaire.

    Enfin, il n’y a pas de Développement sans une énergie viable, accessible et abordable.

    A Madagascar, nous sommes en train d’accélérer la transition énergétique afin d’atteindre une production énergétique à 70% verte d’ici 2028. Pour ce faire, nous allons exploiter notre immense potentiel solaire, éolien et hydroélectrique.

    Comme vous le savez, aujourd’hui encore, dans de nombreux pays africains, comme à Madagascar, la production d’électricité repose principalement sur des centrales thermiques. Cette dépendance aux énergies fossiles a un coût économique énorme.

    Investir dans l’énergie renouvelable est, donc, non seulement une obligation mais un devoir pour un avenir durable et inclusif.

    En seulement 6 ans, le taux d’accès à l’électricité dans mon pays est passé de 24% à 40%. Des progrès notables ont été donc réalisés mais nous sommes conscients que beaucoup reste à faire.

    Nous allons encore intensifier les efforts afin d’augmenter la production d’énergie propre pour que les populations rurales isolées ne soient pas laissées pour compte.

    Dans ce contexte, la collaboration avec le système des Nations Unies joue un rôle essentiel en valorisant des projets impactants pour les communautés rurales. Ces initiatives illustrent une volonté de bâtir un avenir énergétique plus équitable, durable et innovant.

    Enfin, bâtir des infrastructures modernes constitue un passage obligatoire pour le Développement économique et touristique du pays.

    D’Est en Ouest, du Nord au Sud, Madagascar se transforme.

    Nous avons lancé le projet de construction de la Première Autoroute du pay,s reliant Antananarivo au Grand port de l’Est de l’Ile.

    Nous avons modernisé le transport en commun de la Capitale, à travers la construction du transport par câble ou téléphérique et aussi l’instauration du train urbain.

    Cela permet de désengorger la ville en transportant plus de 40.000 passagers par jour à son plein potentiel, et réduisant ainsi la circulation de 2.000 véhicules au quotidien.

    Par ailleurs, nous avons renforcé la présence de l’Etat dans toutes les localités du pays, surtout dans les endroits les plus enclavés, à travers la construction d’infrastructures proches de la population et dont elle a besoin.

    • Nous avons bâti des milliers de logements sociaux.

    • Nous avons modernisé les soins à travers la construction d’hôpitaux publics et des centres de santé de base sur tout le territoire national. Si le pays ne comptait que 16 centres hospitaliers seulement, des centres hospitaliers universitaires, jusqu’en 2018, nous avons triplé ce nombre en construisant 30 autres nouveaux hôpitaux de référence en seulement 6 ans.

    • Nous avons accompagné l’entrepreunariat des jeunes et des femmes pour viser leur autonomisation.

    • Nous avons érigé des stades et des terrains sportifs qui deviennent des lieux de cohésion, de fierté nationale et d’émancipation pour la jeunesse.

    D’ailleurs, la tenue du Sommet Youthconnekt à Madagascar, au mois de Novembre, s’inscrit dans le cadre de cet engagement pour la jeunesse en faveur de l’égalité et de l’inclusion, et pour lequel nous vous invitons déjà à participer massivement.

    • Enfin, du point de vue de la protection sociale, plus de 250 millions de dollars ont été transférés directement aux familles les plus vulnérables pour améliorer leur quotidien.

    Ces réalisations traduisent notre volonté de bâtir un pays solidaire, connecté et tourné vers l’avenir. Mais le dividende démographique reste une véritable variable qui doit rentrer dans l’équation.

    Nous devons changer la structure de la population car la croissance démographique actuelle n’est pas proportionnelle à la croissance économique.

    Dans certaines régions, des jeunes filles de moins de 18 ans sont déjà mères de famille et la majorité des femmes se retrouvent, en moyenne, avec cinq voire même huit enfants à leur charge.

    Elles ont plus de difficultés à les nourrir, les élever, les soigner et les éduquer correctement.

    C’est pourquoi, nous avons intensifié le programme de Planning familial pour maîtriser les naissances et transformer la population actuellement dépendante en une population active économiquement productive. La démographie deviendra pour Madagascar un atout et non plus un frein au développement.

    Excellences Mesdames et Messieurs,

    Madame la Présidente,

    Nous voulons offrir un avenir meilleur à nos enfants. Nous devons donc protéger la Planète qui nous héberge.

    Madagascar, Sanctuaire de la Nature, avec ses 5% de la biodiversité mondiale et des espèces à 80% endémiques, il faut absolument le protéger. Et comme dans d’autres régions du globe, ces trésors sont en danger.

    Face à la déforestation et aux aléas climatiques, les pays insulaires comme nous, subissons les conséquences du réchauffement de la planète. Les cyclones sont de plus en plus fréquents. Ils se succèdent et sont de plus en plus dévastateurs. Les inondations détruisent nos champs et mettent en péril la récolte et les revenus des agriculteurs.

    Madagascar est l’un des pays victimes des conséquences du changement climatique.

    Notre planète brûle, nos écosystèmes se dégradent alors que les actions et les financements ne suivent pas. Alors, il est grand temps de passer à l’action. Les constats, nous les avons faits. Maintenant, agissons ensemble.

    C’est pourquoi, nous appelons encore une fois à une justice climatique pour que les pays pollueurs assument leurs responsabilités et que les financements promis pour l’adaptation (Note : au changement climatique) soient réellement tenus.

    Nous avons déjà réaffirmé notre engagement dans la préservation de cet héritage commun, avec un programme de reboisement massif, en plantant des millions d’arbres chaque année. Ainsi, Madagascar a rejoint la Coalition des pays à neutralité carbone “G-Zéro” et se positionne comme un acteur modèle.

    Nous avons également renforcé la protection de nos aires protégées.

    Nous ambitionnons de restaurer nos forêts, de développer l’économie verte et bleue.

    Excellences, Chers leaders, Mesdames et Messieurs,

    Madame la Présidente,

    Ici et maintenant, à cette auguste tribune, j’appelle à l’Unité et à l’Action.

    L’heure n’est plus à la réflexion mais aux stratégies concertées.

    L’heure n’est plus à la dépendance mais à l’affirmation souveraine.

    L’heure n’est plus à la lenteur mais à l’accélération, à l’audace et à l’efficacité.

    Notre mission, c’est notre raison d’être ; notre destinée, une destinée qui vise à améliorer le quotidien des citoyens et qui touche chaque vie, chaque enfant, chaque mère.

    Alors, posons-nous la question : Quel monde choisissons-nous pour nos enfants et pour l’avenir de la Génération future ?

    Pour mon peuple, pour le progrès, je ne cesserai jamais de déployer toutes les voies et moyens pour accélérer la transformation de mon pays.

    Aller plus vite.

    Aller plus loin.

    Avec courage et avec espoir.

    Oui, la tâche est immense et l’attente de la population est grande.

    Mais nous savons une chose : La division n’est pas une solution.

    L’affrontement engendre l’instabilité.

    Alors choisissons l’Unité.

    Choisissons la Solidarité.

    Choisissons de Bâtir plutôt que détruire.

    Car chaque enfant a le droit de rêver et chaque peuple le droit d’espérer.

    Alors avançons, unis, debout, ensemble.

    Avançons vers le monde que nous voulons.

    Je rêve, pour mon pays, pour Madagascar, pour l’Afrique Australe, pour le Continent africain et pour toutes les voix encore peu entendues, d’un avenir où la Paix l’emporte toujours sur la guerre ; où le développement profite à chaque être humain ; où les droits fondamentaux ne soient jamais négociables et où la nature soit préservée comme notre héritage le plus sacré.

    Ainsi OUI, nous serons mieux ensemble : pour la paix, pour le développement et pour les générations futures.

    Car l’histoire nous a appris que lorsque nous choisissons l’Unité, nous faisons reculer l’instabilité ; lorsque nous cultivons la Solidarité, nous faisons germer la Prospérité.

    Pour que les huit prochaines décennies soient marquées par une gouvernance mondiale plus juste, plus inclusive et plus efficace.

    Vive les Nations Unies,

    Vive la Coopération entre les Peuples,

    Et vive Madagascar.

    Ary samia isika rehetra ho tahin’Andriamanitra!

    Dieu nous bénisse.

    Merci de votre attention.

    Andry RAJOELINA

    Président de la République de Madagascar

    Président en exercice de la SADC

    Retranscription à l’écoute : Jeannot RAMAMBAZAFY