Auteur/autrice : Francis Rasoamaharo
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Réflexions !
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Attention, nous avons gagné une bataille mais pas la guerre. Tout porte à croire que rien n’est encore acquis, et les adversaires de la Refondation sont encore dans les parages, prêts à intervenir et profiter des moments de faiblesse. C’est pourquoi des précautions sont à prendre, être toujours aux aguets. Pourquoi on brûle encore ? Pourquoi on détourne les matériels ? Pourquoi on vole ? Pourquoi on laisse les détracteurs faire ce qu’ils veulent ? Non ! Il faut les chasser et les punir selon les lois en vigueur. Il n’y a pas d’impunité. Le pardon ? C’est autre chose, quand le mal est fait, c’est la punition.
Il est vrai que rien n’est facile en ce moment surtout quand il est sujet de redresser la situation du pays. C’est le temps où tout se déballe au grand jour, la mauvaise gouvernance, la corruption, les inégalités, les contradictions, les faux diplômés et les grandes gueules. Comment faire ? Les politiciens et les théoriciens de tous acabits sortent de leurs tanières, des « Fanambarana » ou déclarations de tous genres se font entendre par voie de presse. Vox Populi !
En tout cas, la Refondation ne peut tout mettre en ordre avec un coup de baguette magique. C’est impossible. L’essentiel est de prendre, en priorité, le volet social et de préserver les biens matériels qui seraient encore récupérables. Le gouvernement qui serait en place devrait être une équipe soudée et solidaire pour une vision d’ensemble vers le développement, afin de solutionner la vie des populations qui ont tellement souffert. Les autres optiques viendront.
La vie politique ? Peut-être qu’il serait mieux de mettre en veille pour une durée déterminée afin de voir les erreurs du passé et de les corriger pour un avenir meilleur. Réflexions !
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Chasse !
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La décision du nouveau Premier ministre de la Refondation de contrôler toute infraction dans les divers départements ministériels est louable, bien que c’est à point nommée ou même en retard. Les ingrats ont opéré bien avant, détournant les matériels roulants et administratifs dès qu’ils ont senti le roussi depuis le 25 septembre. Les fonds en leur disposition ont été placés en lieu sûr pour échapper aux contrôles et bonjour les dégâts. Nous l’avons déjà prévenu de cette situation de crise à travers nos éditions mais dommage, le mal est fait.
Il reste à savoir si nos écrits sont pris en considération sur les divers cas de détournements, de vols et divers financements déviés quelque part. Nous avons évoqué Crésus, pour crier les dérives financières et les abus juridiques mais personne n’a bougé le doigt. Maintenant, tout se déballe à l’Ile Maurice. « Le magnat malgache Maminirina Ravatomanga… » fait les Unes des journaux du monde entier. Il n’y a pas d’impunité sur cette terre. Et c’est le pays qui encaisse les conséquences, Madagascar, le pays le plus pauvre du monde…
Et qu’en est-il du Roi Rajoelina ? Laissons-le pavaner dans les suites de Dubaï ou de Paris avec l’argent de son Peuple ? Nous avons toujours expliqué que les deux font la paire, et que ce n’est pas un dirigeant de ce nom, c’est un DJ français… Mais personne n’a bougé les doigts. Le pays subit également les conséquences de ses méfaits. Son entourage a volé et détourné également l’argent du Peuple avec son laisser-aller hallucinant. Les dons attribués mais jamais parvenus aux destinataires. Que faire du Roi déchu ? Beaucoup sont encore sous sa coupe et travaillent pour son maintien avec des actions absurdes, bien sûr. Ceux-là, il faut les éliminer d’urgence, sans aucun répit. « Il ne faut pas se laisser faire » disait Baomba.
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Retour !
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Les politiciens en exil sont de retour au pays après l’annonce de la déchéance du Roi. Parmi eux, l’ancien président Hery Rajaonarimampianina du parti HVM. C’est dire que les présidentielles seront chaudes dans la mesure qu’il y a un parfum d’inachevé pour cet homme qualifié de juste et éclairé dans les directives des affaires de l’Etat. On se souvient de beaucoup de choses si l’on regarde en arrière. D’abord, le boycott de la Présidence de la Commission de l’Union Africaine de la part du Roi déchu, où ce dernier a préféré un ancien ministre des Affaires étrangères qui n’a pas fait l’unanimité du continent africain lors des élections. Or, le nom de Hery Rajaonarimampianina circulait déjà dans les étages de l’African Union Headquarters à Addis-Abeba. Mais il n’a pas regretté ce coup royal car, il est un chrétien, protestant et croyant. Maintenant, il est là, au pays, respirant les airs d’une liberté politique. Pour le moment, pas de déclarations tonitruantes, mais satisfait des retrouvailles.
L’actualité est braquée sur la nomination du nouveau PM, en la personne de Herintsalama Rajaonarivelo. La Présidence de la Refondation a accepté le choix de l’Assemblée nationale sur cette personnalité du monde des Affaires économiques. Bien sûr, les critiques vont bon train, mais laissons-le travailler sans contrainte pour qu’il puisse aboutir, surtout à mettre en place son gouvernement. Le problème à Madagascar, c’est que tout le monde fait de la politique quand il y a des nominations, mais ce monde n’est jamais présent dans les moments opportuns comme les manifestations populaires, par exemple.
La Refondation est dans le temps, et les militaires s’attèlent aux choses sérieuses. Le cas Ravatomanga à l’Ile Maurice fait du bruit, tandis qu’on n’entend rien du Roi déchu. Ses acolytes, oubliés au pays, tentent d’échapper aux fouilles pour garder ses richesses et ses biens mal acquis. D’ici peu, la vie va reprendre petit à petit, avec espoir à Madagascar. L’arrivée de Rajaonarimampianina y est pour quelque chose. On verra la suite.
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Tsimiroro !
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Madagascar possède des richesses inestimables qu’il faudrait exploiter à fond. Tsimiroro fait partie du lot, incontestablement, la production d’huile lourde et ses dérivés ne seront jamais utilisés à bon escient pour des raisons « inconnues ». Or, il est temps d’en profiter pour sauver la Jirama. Des opérateurs économiques du secteur pétrolier ont préféré importer le produit à leurs avantages, délaissant Tsimiroro.
Si la société nationale Jirama dépense en ce moment beaucoup d’argent, c’est à cause de l’achat de cette huile lourde. Or, Tsimiroro est là pour sortir du gouffre financier. C’est une solution urgente si vraiment le pays veut sortir de la pauvreté. Prenons en main la Refondation et utilisons nos propres ressources. Nettoyons tout le système, débarrassons-nous de l’emprise étrangère et ayons la fermeté dans nos actions. C’est le seul moyen pour sauver la Jirama.
Nous n’allons pas dresser le bilan négatif de ceux qui sont partis, ni leur bavardage ni leurs promesses. Prenons en main l’avenir. Tsimiroro appartient aux malgaches, et c’est un droit de reprendre ses terres. Chassez les étrangers qui veulent déposséder de nos biens sur notre territoire. Ce sont eux qui sont responsables de la pauvreté de la population.
Tsimiroro représente des millions de barils d’huile lourde. Ne laissons pas passer cette richesse entre les mains des étrangers. La Jirama en a besoin, profitons-en. Et si on parle de richesses naturelles, Madagascar en regorge, partout. Comme l’or et les pierres précieuses. Avec un peu de sérieux, le développement réel pourrait bien démarrer. Tsimiroro veut dire « Ne dort pas ! ».