Auteur/autrice : Mandimbisoa R.

  • Gouvernement : le directeur du SAMIFIN, Mamitiana Rajaonarison, nommé Premier ministre

    Gouvernement : le directeur du SAMIFIN, Mamitiana Rajaonarison, nommé Premier ministre

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    Une semaine après la dissolution du gouvernement de Herintsalama Rajaonarivelo, Madagascar connaît désormais le nom de son nouveau chef du gouvernement. Hier soir, lors d’une brève cérémonie tenue au palais d’État d’Iavoloha, le président de la Refondation de la République, le colonel Michaël Randrianirina, a officiellement nommé Mamitiana Rajaonarison, jusqu’ici directeur général du Service de renseignement financier (SAMIFIN), au poste de Premier ministre.

    Le nom de Mamitiana Rajaonarison figurait déjà parmi les profils pressentis pour diriger le gouvernement dès le limogeage de son prédécesseur. Il était toutefois en concurrence avec d’autres figures de l’arène politique. Après plusieurs jours de réflexion, le chef de l’État a finalement choisi de faire confiance à l’un de ses anciens camarades de promotion, privilégiant un profil issu de l’appareil administratif et des institutions de sécurité.

    Ancien élève du Sekoly miaramilam-pirenena (SEMIPI), Mamitiana Rajaonarison a poursuivi sa formation à l’Académie militaire d’Antsirabe au sein de la 23e promotion, la même que celle du colonel Randrianirina. Tandis que ce dernier a poursuivi sa carrière au sein des Forces armées, le nouveau Premier ministre s’est orienté vers la gendarmerie nationale, avant de compléter sa formation à l’École des officiers de la gendarmerie nationale de Melun, en France, aujourd’hui Académie militaire de la gendarmerie nationale.

    Diplômé également de l’École nationale d’administration (ENA) en France, où il s’est distingué parmi les meilleurs de sa promotion, il a intégré le corps des administrateurs civils. Une grande partie de sa carrière s’est ensuite déroulée au Bureau indépendant anti-corruption (Bianco), où il a notamment occupé le poste de directeur territorial pour la province de Toliara, avant d’être nommé à la tête du SAMIFIN.

    Lors de la cérémonie, le chef de l’État a déclaré que la droiture du nouveau Premier ministre a été déterminante dans son choix. Il a notamment rappelé un épisode survenu durant la période de transition entre 2009 et 2013, lorsque Mamitiana Rajaonarison, alors officier de gendarmerie, avait choisi de démissionner afin de préserver l’indépendance de ses enquêtes face à une tentative d’ingérence hiérarchique. Pour le président Randrianirina, cette décision témoigne d’une intégrité nécessaire pour conduire les affaires de l’État dans un contexte de refondation.

    À l’issue de la cérémonie, Mamitiana Rajaonarison a indiqué que la formation du nouveau gouvernement ne devrait pas tarder, laissant entendre que les consultations sont déjà engagées. Il a également annoncé que la passation de pouvoir avec son prédécesseur devrait se tenir ce lundi, marquant ainsi la transition officielle à la tête du gouvernement. Fort de son expérience dans la lutte contre la corruption et les flux financiers illicites, le nouveau locataire de Mahazoarivo sera particulièrement attendu sur les réformes institutionnelles et la lutte contre l’impunité.

  • Antananarivo étouffe sous les ordures

    Antananarivo étouffe sous les ordures

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    À Antananarivo, la saleté s’impose désormais dans le paysage urbain. Dans de nombreux quartiers de la capitale, les déchets s’accumulent et les bacs à ordures débordent. Depuis plusieurs jours, le ramassage semble fortement perturbé, laissant apparaître des tas d’ordures le long des rues, sur les trottoirs et parfois même sur la chaussée. L’image de la ville se dégrade rapidement, tandis que les odeurs dégagées par les déchets rendent l’atmosphère difficilement supportable dans plusieurs zones.

    La situation est visible dans de nombreux secteurs de la capitale. Des fokontany comme Anosy, Analakely, Andraisoro, Ambodifilao, Besarety, Tsiazotafo, 67Ha, Behoririka, Ankazomanga, Ambohimanarina et Analamahitsy, entre autres, sont touchés par cette accumulation inquiétante de déchets. Dans plusieurs rues, les ordures restent sur place pendant plusieurs jours, attirant insectes et animaux errants, tout en aggravant l’insalubrité de l’environnement urbain.

    Outre les problèmes sanitaires évidents, cette situation provoque également des perturbations dans la circulation. Les tas de déchets débordent parfois sur la voie publique, obligeant les automobilistes et les usagers de la route à les contourner. Dans certaines artères très fréquentées, la présence de ces amas d’ordures contribue à ralentir la circulation et accentue le désordre déjà caractéristique du trafic dans la capitale.

    Ces perturbations sont liées à la grève des employés de la Société Municipale d’Assainissement (SMA), l’organisme chargé du ramassage des ordures qui réclament leur salaires du mois de février qu’ils n’ont pas encore perçu.

    Cette dégradation de la propreté dans la capitale intervient dans un contexte politique particulier. Le Conseil d’État a récemment annulé les résultats des élections municipales à Antananarivo, entraînant la mise à l’écart de la maire Harilala Ramanantsoa et du conseil municipal, en attendant l’organisation d’un nouveau scrutin. Cette décision a ouvert une période d’incertitude dans la gestion de la ville.

    Dans ce climat, certains observateurs s’interrogent sur l’origine réelle de la situation actuelle. L’accumulation des déchets est-elle uniquement la conséquence d’un mouvement de grève au sein de la SMA, ou s’inscrit-elle dans un contexte politique plus large ? La question se pose d’autant plus que la possibilité de mettre en place une délégation spéciale (PDS) à la tête de la capitale est évoquée, sans passer immédiatement par des élections municipales. Pendant ce temps, dans les rues d’Antananarivo, les ordures continuent de s’amonceler et la population attend un retour rapide à la normale.

  • Le Conseil de paix et de sécurité exhorte au respect du calendrier de transition

    Le Conseil de paix et de sécurité exhorte au respect du calendrier de transition

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    La situation politique à Madagascar continue de retenir l’attention de l’Union africaine. Réuni le 10 mars lors de sa 1335e session, le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’organisation continentale a examiné l’évolution de la transition dans la Grande île et formulé plusieurs recommandations aux autorités malgaches.

    La réunion, consacrée à un point de situation sur Madagascar, était présidée par l’ambassadeur Almon Mahlaba Mamba d’Eswatini. Plusieurs responsables africains et partenaires régionaux ont pris part aux discussions afin d’évaluer les perspectives du processus de transition engagé dans le pays.

    Au cours de la session, Bankole Adeoye, commissaire de l’Union africaine chargé des Affaires politiques, de la paix et de la sécurité, a insisté sur la nécessité de respecter les délais fixés dans la feuille de route de la transition. Selon lui, le respect du calendrier constitue un élément déterminant pour garantir le retour à un ordre constitutionnel stable.

    Le responsable de l’Union africaine a également mis l’accent sur la nécessité de conduire le processus politique dans un esprit d’inclusivité, de pluralisme et de transparence. Pour l’organisation continentale, ces principes doivent guider les différentes étapes de la transition afin de renforcer la crédibilité du processus et la confiance des citoyens.

    Dans son intervention, Bankole Adeoye a par ailleurs exprimé des préoccupations concernant les risques d’auto-succession, une question sensible dans plusieurs transitions politiques sur le continent. Il a également appelé à renforcer la coopération entre l’Union africaine et la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) afin d’accompagner efficacement Madagascar dans cette phase politique délicate.

    La réunion a également donné la parole à Mohamed Idriss Farah, envoyé spécial de l’Union africaine pour Madagascar. Celui-ci a présenté aux membres du Conseil une mise à jour sur la situation politique et institutionnelle du pays, ainsi que sur les défis liés à la transition en cours.

    Par ailleurs, le représentant du Malawi, qui préside actuellement l’Organe de coopération en matière de politique, de défense et de sécurité de la SADC, est intervenu lors de la session. Cette participation souligne l’implication des organisations régionales dans le suivi du processus politique malgache et la volonté de coordonner les actions en faveur d’une transition réussie.

    À l’issue de la réunion, le Conseil de paix et de sécurité a encouragé les autorités malgaches à coopérer pleinement avec l’Union africaine et la SADC. Cette collaboration est jugée essentielle pour assurer l’accompagnement du processus politique et faciliter la mise en œuvre des réformes prévues dans la feuille de route de transition.

    Le CPS a également lancé un appel à la libération sans condition de tous les détenus politiques, estimant que cette mesure pourrait contribuer à apaiser les tensions et favoriser un dialogue politique plus large.

    Enfin, l’organisation continentale insiste sur la nécessité d’une coordination renforcée entre l’Union africaine, la SADC, la Commission de l’océan Indien (COI) et les partenaires internationaux. Cette coopération vise à soutenir Madagascar dans la gestion de sa transition et à encourager le retour à un ordre constitutionnel reconnu.

    Le Conseil de paix et de sécurité a également appelé à un soutien humanitaire accru en faveur du pays, confronté à des défis socio-économiques importants. Par cette réunion, l’Union africaine réaffirme sa volonté de suivre de près l’évolution de la situation politique à Madagascar et de contribuer, aux côtés des partenaires régionaux, à une transition stable et inclusive.

  • Affaire Boeing 777 : la vérité doit être établie, l’enquête se poursuit

    Affaire Boeing 777 : la vérité doit être établie, l’enquête se poursuit

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    Après un long silence, le directeur général de l’Aviation civile de Madagascar (ACM), Alban Rakotoarisoa, s’est finalement exprimé publiquement sur l’affaire du Boeing 777 qui aurait été introduit clandestinement en Iran l’année dernière. Lors d’une déclaration devant la presse, il a affirmé que des démarches ont déjà été entreprises afin de faire avancer l’enquête et d’obtenir davantage d’éclaircissements sur ce dossier qui continue de susciter de nombreuses interrogations.

    Face aux journalistes, cette figure politique issue du mouvement du 25 septembre, à l’origine de la chute du régime d’Andry Rajoelina, devenu l’homme fort de l’ACM après avoir occupé le poste de conseiller municipal de la Commune urbaine d’Antananarivo, a indiqué que son institution a déjà pris contact avec les instances chargées de l’enquête, afin de recueillir des informations complémentaires et de mieux comprendre les circonstances entourant cette affaire.

    Selon lui, une demande d’explications plus détaillées devrait être adressée aux structures impliquées dans les investigations. Toutefois, il a reconnu que le contexte politique actuel dans le pays a ralenti certaines démarches déjà engagées. La dissolution du gouvernement intervenue récemment a en effet entraîné la suspension de plusieurs actions administratives liées à ce dossier.

    Malgré cette situation, les investigations se poursuivent sur le plan national. Alban Rakotoarisoa a précisé que le Pôle anti-corruption (PAC) et le Bureau indépendant anti-corruption (BIANCO) continuent leurs travaux dans le cadre de cette affaire. Ces institutions sont chargées d’examiner les éventuelles irrégularités et d’identifier les responsabilités liées aux circonstances de cette opération.

    L’affaire dépasse toutefois le cadre national. Le directeur général de l’ACM a également évoqué des démarches en cours au niveau international, impliquant la coopération entre Madagascar et plusieurs pays concernés par ce dossier. Cette collaboration est jugée essentielle pour permettre aux enquêteurs de retracer les mouvements de l’appareil et de rassembler les éléments nécessaires à l’établissement des faits.

    Pour les autorités malgaches, l’objectif demeure clair : faire toute la lumière sur cette affaire. Alban Rakotoarisoa a ainsi assuré que l’ACM continuera de collaborer avec les institutions nationales et les partenaires internationaux afin de permettre la poursuite des investigations et d’aboutir à la manifestation de la vérité.

  • Démission en cascade à la CENI

    Démission en cascade à la CENI

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    Un véritable séisme institutionnel a frappé le siège de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) à Madagascar. Huit des neuf membres du bureau permanent de l’institution ont officiellement présenté leur démission, provoquant une recomposition presque totale de l’organe chargé d’organiser et de superviser les élections dans le pays.

    Les lettres de démission ont été déposées le 6 mars auprès de la Haute Cour constitutionnelle (HCC), à la suite d’une décision collective prise la veille. Dans une décision rendue publique, la juridiction d’Ambohidahy a validé la procédure et constaté officiellement la vacance de huit postes au sein de la commission.

    La vague de départs touche la quasi-totalité de l’équipe dirigeante. Les trois vice-présidents — Andriamalazaray, Jeannot Guy Georges Razafindraibe et Randrianarivonantoanina Tina Ifanomezantsoa — figurent parmi les démissionnaires. Les deux rapporteurs, Fidimiafy Roger Marc et Ravalitera Jacques Michaël, ont également quitté leurs fonctions. À ces départs s’ajoutent ceux de trois conseillers : Dama Andrianarisedo Arsène, Andriamarotafikatohanambahoaka Ralaisoavamanjaka et Razafimamonjy Laza Rabary. Seul le président de la CENI, Thierry Rakotonarivo, demeure en poste.

    Arrivé à la tête de l’institution en décembre 2025, Thierry Rakotonarivo n’a intégré la CENI que quelques mois auparavant, après la démission de son prédécesseur. Sa nomination était déjà intervenue dans un contexte de critiques persistantes visant l’organe électoral, régulièrement accusé par certains acteurs politiques et organisations de la société civile de manquer de crédibilité et de neutralité. Avant sa nomination, Thierry Rakotonarivo était directeur de cabinet du président de l’Assemblée Nationale, Siteny Randrianasoloniaiko.

    Plusieurs sources évoquent un climat de défiance installé depuis plusieurs mois au sein et autour de la commission pour justifier ces départs. La légitimité de certains membres, nommés ou élus sous l’administration précédente, a notamment été remise en cause à plusieurs reprises. Cette démission quasi-collective apparaît ainsi, pour certains observateurs, comme une tentative d’apaiser les tensions qui entourent l’organisation des prochaines échéances électorales.

    La décision de la Haute Cour constitutionnelle ouvre désormais la voie à la désignation de nouveaux membres du bureau de la CENI. Conformément à la loi, le président de la CENI doit informer les institutions et organisations dont étaient issus les membres démissionnaires afin qu’elles procèdent à leur remplacement.

    Selon les explications de Thierry Rakotonarivo, les organes ou institutions concernés devront choisir leur nouveau représentant dans un délai de quinze jours. Les nouveaux commissaires auront pour mission d’achever le mandat de leurs prédécesseurs au sein de la formation permanente de la commission.

    La CENI est en principe composée de neuf membres nommés pour un mandat unique de six ans, issus de différentes institutions : la présidence de la République, l’Assemblée nationale, le Sénat, la Cour suprême, la Haute Cour constitutionnelle, l’Ordre des avocats, l’Ordre des journalistes ainsi que deux représentants de la société civile.

    Toutefois, ce processus de renouvellement pourrait se heurter à plusieurs contraintes institutionnelles. L’absence actuelle du Sénat et la situation transitoire que traverse l’Ordre des journalistes de Madagascar pourraient compliquer certaines désignations. La loi prévoit néanmoins que l’absence ou le retard de nomination d’un représentant ne bloque pas le fonctionnement de la commission.

    Dans un contexte politique déjà marqué par plusieurs recompositions au sein des institutions publiques, cette crise interne de la CENI souligne le malaise persistant qui entoure l’organe chargé d’organiser les scrutins. La crédibilité du processus électoral dépendra désormais de la capacité des autorités et des institutions concernées à installer rapidement une nouvelle équipe jugée consensuelle et capable de restaurer la confiance.

  • Projet énergétique PRIRTEM : une mission internationale en appui au suivi des travaux

    Projet énergétique PRIRTEM : une mission internationale en appui au suivi des travaux

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    Une mission de supervision stratégique menée par la Banque africaine de développement (BAD) se déroule actuellement dans le cadre du Projet de renforcement et d’interconnexion des réseaux de transport d’énergie électrique (PRIRTEM 1). Cette initiative associe également des représentants de l’Union européenne (UE) et de la Banque européenne d’investissement (BEI), partenaires du financement et du suivi du programme.

    La mission a passé en revue les différentes composantes du programme afin d’évaluer l’avancement des travaux. Les échanges ont permis de coordonner les actions entre les partenaires financiers et les institutions nationales impliquées dans la mise en œuvre du projet.

    La mission doit se poursuivre dans les prochains jours sur l’axe Moramanga – Antsapanana – Toamasina, où d’autres évaluations sont prévues. L’objectif est de vérifier la progression des travaux et de veiller au respect du calendrier établi.

    Le 11 mars, la délégation s’est rendue dans le district d’Anjozorobe pour une visite de terrain. Cette étape a notamment permis de rencontrer les autorités locales et d’inspecter la mini-centrale d’Angadanoro, une installation intégrée dans le dispositif énergétique soutenu par le projet. La mission s’est déroulée sous la supervision du secrétaire général du ministère de l’Énergie et des Hydrocarbures, Rakotonandrasana Adolphe.

    Plusieurs institutions malgaches participent également au suivi de ce programme. Il s’agit notamment de la JIRAMA, du ministère de l’Économie et des Finances, de l’Autorité de régulation des marchés publics (ARMP) ainsi que de l’Agence de développement de l’électrification rurale (ADER). Leur implication vise à garantir la maîtrise des aspects techniques, financiers, fonciers et sociaux liés à l’exécution du projet.

    Les partenaires du projet entendent assurer une mise en œuvre rigoureuse du PRIRTEM 1, considéré comme une initiative importante pour renforcer les infrastructures électriques et améliorer l’approvisionnement en énergie dans plusieurs régions du pays.

  • Le TIM demande l’élection du maire d’Antananarivo et la formation rapide d’un gouvernement

    Le TIM demande l’élection du maire d’Antananarivo et la formation rapide d’un gouvernement

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    La situation politique actuelle suscite de vives préoccupations au sein du parti Tiako i Madagasikara (TIM). Dans une prise de position récente, la formation dirigée par l’ancien président Marc Ravalomanana a insisté sur le caractère définitif de la décision rendue par le Conseil d’État concernant l’élection du maire d’Antananarivo. Selon le parti, cette décision ne peut plus être remise en cause et doit désormais être appliquée.

    Cependant, le TIM souligne qu’un vide de gouvernance persiste actuellement au niveau de la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA). L’absence de responsable à la tête de la municipalité inquiète particulièrement les conseillers municipaux, qui évoquent une gestion désorganisée de la commune. Ces derniers signalent notamment des mouvements suspects de marchandises observés pendant la nuit et aux premières heures du matin, ce qui alimente les craintes d’irrégularités dans l’administration municipale.

    Face à cette situation jugée préoccupante, le TIM appelle à mettre un terme immédiat à ces pratiques qu’il qualifie d’inacceptables. Le parti exhorte les autorités compétentes à intervenir afin de rétablir l’ordre et la transparence dans la gestion de la capitale.

    Pour le TIM, l’enjeu dépasse le cadre local. Antananarivo occupe en effet une place particulière dans l’organisation administrative du pays en raison de son statut spécifique de capitale. « Si la capitale traverse une période d’instabilité, les répercussions peuvent se faire sentir à l’échelle nationale », avertit le parti.

    Dans cette optique, la formation politique demande que le processus électoral pour la mairie d’Antananarivo soit relancé dans les plus brefs délais, conformément à la décision du Conseil d’État. Le TIM affirme être prêt à prendre part à cette élection dès qu’elle sera organisée.

    Parallèlement, la dissolution récente du gouvernement accentue l’incertitude politique. Marc Ravalomanana rappelle qu’à l’heure actuelle, le pays se retrouve sans Premier ministre tandis que la capitale reste dépourvue de maire, créant une période d’attente qui suscite des inquiétudes.

    L’ancien chef de l’État estime qu’il devient urgent de combler ces postes vacants afin d’éviter un blocage institutionnel prolongé. Il encourage également les citoyens et les responsables politiques à s’exprimer lorsqu’ils constatent des dysfonctionnements, tout en rappelant que l’intérêt supérieur de la nation doit primer sur les ambitions individuelles ou partisanes.

    Dans ce contexte, le TIM appelle à accélérer la nomination d’un nouveau Premier ministre et la mise en place d’un gouvernement, estimant que ces mesures sont essentielles pour restaurer la stabilité politique et institutionnelle du pays.

  • Nomination du Premier ministre : plusieurs profils évoqués, la course aux ministères lancée

    Nomination du Premier ministre : plusieurs profils évoqués, la course aux ministères lancée

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    Plusieurs noms sont actuellement cités pour le poste de Premier ministre : Tahina Razafinjoelina, ancien candidat à la mairie d’Antananarivo, Laza Razafiarison, ancien candidat à l’élection présidentielle de 2013, Fanirisoa Ernaivo, ministre de la Justice sortante, José Andrianoelison, ancien ministre de la Production agricole et de la Réforme agraire sous la présidence de Didier Ratsiraka, ainsi que Serge Jovial Imbeh, économiste et ancien candidat à l’élection présidentielle de 2018. À mesure que se rapproche l’annonce officielle du chef du gouvernement, ces personnalités figurent parmi celles dont les noms reviennent le plus souvent dans les discussions politiques.

    D’autres profils sont également mentionnés dans les débats, à commencer par Hery Rajaonarimampianina, ancien président de la République. Les spéculations citent aussi Rivo Rakotovao, ancien président du Sénat et ancien chef d’État par intérim, Christine Razanamahasoa, ministre des Affaires étrangères sortante, ainsi que Mamitiana Rajaonarison, actuel directeur général du Service de renseignement financier (SAMIFIN) et ancien officier de la gendarmerie.

    Depuis la décision mettant fin à la mission de l’ensemble du gouvernement en début de semaine, les discussions politiques se multiplient. Entre déclarations publiques et publications sur les réseaux sociaux, différents courants politiques s’activent pour défendre les profils qu’ils jugent les plus aptes à diriger le prochain exécutif depuis le palais d’État de Mahazoarivo.

    Le processus de sélection serait déjà en cours. Certaines personnalités pressenties auraient été reçues pour des échanges avec le chef de l’État afin d’évaluer leur capacité à conduire l’action gouvernementale et à faire face aux défis économiques et politiques actuels.

    Parallèlement, plusieurs témoins affirment que des groupes, des associations et des partis politiques se mobilisent actuellement pour proposer des noms en vue de la formation du futur gouvernement. Les discussions portent non seulement sur l’identité du prochain Premier ministre, mais aussi sur la composition des portefeuilles ministériels.

  • Remaniement : Herintsalama Rajaonarivelo accepte sereinement et sans réserve la fin de ses fonctions

    Remaniement : Herintsalama Rajaonarivelo accepte sereinement et sans réserve la fin de ses fonctions

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    L’ancien Premier ministre de la Refondation, Herintsalama Rajaonarivelo, a réagi publiquement après la décision mettant fin à ses fonctions à la tête du gouvernement.

    Dans un communiqué publié hier, l’ancien chef du gouvernement affirme qu’il « accepte sereinement et sans réserve » la décision présidentielle. Une réaction saluée par de nombreuses personnalités et d’observateurs politiques.

    La nomination d’Herintsalama Rajaonarivelo au poste de Premier ministre est intervenue au mois d’octobre, trois jours après la prestation de serment du colonel Michaël Randrianirina, président de la Refondation de la République. « Il a été choisi pour diverses raisons dont ses compétences et expérience, notamment en matière de relations avec les bailleurs de fonds  », a indiqué le Colonel Michaël Randrianirina lors de sa nomination.

    Mais à peine la nomination annoncée, les premières critiques n’ont pas tardé à émerger. Dans plusieurs rangs politiques, on a déploré un manque de concertation autour de la décision présidentielle. Le Premier ministre Herintsalama Rajaonarivelo faisait également l’objet de critiques de la Gen Z. On lui reproche notamment sa proximité avec des hommes d’affaires devenus figures politiques, dans un système où la frontière entre l’État et les intérêts privés n’existe plus.

  • Nomination du premier ministre : une session extraordinaire attendue à l’Assemblée nationale

    Nomination du premier ministre : une session extraordinaire attendue à l’Assemblée nationale

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    Une session extraordinaire de l’Assemblée nationale devrait être convoquée dans les prochains jours afin d’enclencher la procédure de désignation d’un nouveau Premier ministre, après la dissolution du gouvernement dirigé par Herintsalama Rajaonarivelo lundi dernier. Cette réunion parlementaire est prévue par la Constitution et constitue un passage obligé dans la formation d’un nouvel exécutif.

    Selon les dispositions de la loi fondamentale de la IVe République, le président de la République nomme le Premier ministre parmi les personnalités présentées par le parti ou le groupe de partis majoritaire à l’Assemblée nationale, comme le prévoit l’article 54 de la Constitution. Ainsi, la majorité parlementaire devra proposer un ou plusieurs noms qui seront ensuite soumis au président de la Refondation, le colonel Michaël Randrianirina, chargé de procéder à la nomination.

    Dans les faits, cette responsabilité revient au groupe parlementaire majoritaire sous la houlette de Siteny Randrianasoloniaiko, président de l’Assemblée nationale. C’est déjà cette même majorité qui avait proposé le nom de Herintsalama Rajaonarivelo lors de la formation du précédent gouvernement. La nouvelle session extraordinaire devrait donc permettre aux députés de dresser une liste de prétendants à la Primature dans un contexte politique particulièrement tendu.

    Mais si la Constitution confie un rôle déterminant à l’Assemblée nationale, l’institution fait aujourd’hui l’objet de critiques croissantes dans l’opinion publique. Une partie de la jeunesse, notamment la génération Z, remet ouvertement en cause sa légitimité et réclame même sa dissolution.

    Les critiques portent notamment sur la composition de la chambre basse. De nombreux députés qui y siègent sont considérés comme proches de l’ancien régime d’Andry Rajoelina. Les anciens opposants étant peu nombreux, une grande partie d’entre ceux qui soutenaient autrefois l’IRMAR, élus même sous cette bannière pour la plupart, ont déjà retourné leurs vestes pour soutenir désormais le régime transitoire conduit par le colonel Michaël Randrianirina.

    Dans ce climat de méfiance, les manœuvres du président de l’Assemblée nationale sont également très commentées. Dans certains cercles politiques, l’idée selon laquelle Siteny Randrianasoloniako tirerait les ficelles du pouvoir circule ouvertement. Il agirait en véritable marionnettiste au sein du régime actuel.

    Ancien candidat à l’élection présidentielle de 2023, Siteny Randrianasoloniako, souvent associé politiquement à l’homme d’affaires Kouffali Daya, est présenté comme l’un des principaux décideurs dans la conduite des affaires nationales. Une influence qui serait liée au rôle déterminant qu’il aurait joué dans la chute du pouvoir précédent. En effet, c’est une requête qu’il avait déposée devant la Haute Cour constitutionnelle qui avait conduit à la déchéance d’Andry Rajoelina. Son implication dans les mouvements politiques du 25 septembre dernier est également souvent mentionnée.

    Face à la presse pour l’annonce de la nécessité de cette nouvelle session parlementaire extraordinaire, Siteny Randrianasoloniako n’a pas évoqué publiquement la revendication de la génération Z demandant la dissolution de l’Assemblée nationale qu’il dirige. Ce, malgré les controverses au sein de la Chambre basse et les critiques de toute part.