Auteur/autrice : Mandimbisoa R.

  • Le colonel Michael Randrianirina en visite officielle en France

    Le colonel Michael Randrianirina en visite officielle en France

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    Le colonel Michael Randrianirina, s’est envolé hier pour la France dans le cadre d’un déplacement officiel. Ce mardi, le président de la Refondation sera reçu par le président français Emmanuel Macron au Palais de l’Élysée.

    Avant son départ, le chef de l’État a tenu à clarifier le contexte de ce voyage. Ce déplacement en France, a-t-il souligné, n’a aucun lien avec la récente visite effectuée en Russie quelques jours plus tôt. « Madagascar ouvre ses relations avec les pays du monde entier pour l’intérêt de la population », a lancé le colonel Michael Randrianirina. Ce dernier ne cesse depuis son accession au pouvoir de prôner une diplomatie tous azimuts.

    La délégation malgache est composée de plusieurs ministres dont celle de la justice de la Justice, Fanirisoa Ernaivo et du président de l’Assemblée nationale, Siteny Randrianasoloniaiko.

    Cette rencontre au sommet devrait permettre d’aborder plusieurs sujets d’intérêt commun. Ce voyage en France s’inscrit selon la présidence dans une stratégie plus large : diversifier les partenariats, renforcer la présence de Madagascar sur la scène internationale et rechercher des opportunités concrètes au bénéfice de la population.

  • Hausse de tarif du visa éléctronique pour les courts séjours à Madagascar

    Hausse de tarif du visa éléctronique pour les courts séjours à Madagascar

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    Depuis le 16 février 2026, le portail officiel evisamada-mg.com annonce de nouveaux montants pour les visas d’entrée à Madagascar.

    Pour un séjour jusqu’à 15 jours à Madagascar, le prix de l’e-Visa est désormais fixé à 30€ alors qu’il s’élevait jusqu’ici à 10€. Cette révision représente donc un triplement du coût pour les voyageurs optant pour un court séjour.

    À ce stade, cette hausse concerne uniquement le visa électronique de 15 jours. Les tarifs des e-Visas de 30, 60 et 90 jours n’ont pas évolué. Entre 16 jours et un mois, le montant est de 35€ . Un séjour d’un à deux mois est à 40€, tandis qu’un séjour de deux à trois mois coûte 50€.

    Par ailleurs, la mesure s’applique exclusivement au dispositif de visa électronique. Les ambassades et consulats de Madagascar à l’étranger n’ont pas, à ce jour, annoncé d’augmentation pour cette catégorie de visa délivrée par leurs services ou encore à l’arrivée dans le pays.

    Au-delà de trois mois, les droits augmentent de manière significative. Certaines situations particulières font l’objet de dispositions spécifiques. Des mesures d’allègement sont prévues pour certaines catégories de personnes. Une réduction de 50 % est accordée aux étudiants étrangers inscrits dans les grandes écoles, ainsi qu’aux missionnaires et à leurs conjoints. Par ailleurs, les détenteurs d’un passeport diplomatique ou de service en mission officielle bénéficient d’une exonération totale, à condition de présenter un ordre de mission en bonne et due forme.

    Cette décision intervient dans un contexte de reprise progressive du tourisme malgache. Selon les chiffres communiqués par le ministère du Tourisme et de l’Artisanat, 330 909 visiteurs internationaux ont été accueillis à Madagascar en 2025. Ce volume dépasse celui enregistré en 2024 (316 873 visiteurs) ainsi que les niveaux observés avant la pandémie de Covid-19 en 2019 (306 284 voyageurs internationaux).

  • Exportation de litchis : un mandat d’arrêt international contre Mamy Ravatomanga

    Exportation de litchis : un mandat d’arrêt international contre Mamy Ravatomanga

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    L’étau judiciaire se resserre autour de l’homme d’affaires Mamy Ravatomanga actuellement en détention à l’île Maurice pour blanchiment d’argent et entente délictueuse. Le Pôle anti-corruption (PAC) a annoncé samedi avoir émis un mandat d’arrêt international contre celui qui fut longtemps considéré comme l’un des hommes les plus puissants et influents de Madagascar.

    Selon le communiqué du PAC, l’enquête porte sur des faits remontant aux campagnes d’exportation 2019-2020, ainsi que sur des flux financiers suspects couvrant la période 2019-2026. Au cœur du dossier : le Groupement des Exportateurs de Litchis (GEL), dont Mamy Ravatomanga faisait partie des dirigeants. Les enquêteurs soupçonnent l’existence d’une rupture d’égalité entre opérateurs économiques, notamment dans la répartition des quotas d’exportation et les conditions d’accès au groupement, en l’absence de critères transparents.

    Le groupe SODIAT, conglomérat fondé par Ravatomanga et actif dans plusieurs secteurs stratégiques (import-export, logistique, immobilier, agriculture), est également cité. Plusieurs sociétés du groupe auraient participé à l’exportation de litchis vers l’île Maurice. Une société basée à Maurice, appartenant à l’homme d’affaires, aurait ensuite revendu ces produits vers l’Europe, générant d’importantes marges. Les autorités soupçonnent que ces opérations aient pu servir à dissimuler des flux financiers, constitutifs de blanchiment de capitaux.

    Au total, huit personnes et douze sociétés sont mises en cause pour blanchiment d’argent, corruption, atteinte à la concurrence, abus de fonction et trafic d’influence. Quatre cadres du groupe SODIAT ont été placées en détention préventive, deux autres sous contrôle judiciaire.

    En 2022, Transparency International Initiative Madagascar (TI-IM) a dénoncé la mainmise du GEL et de Ravatomanga sur les exportations du litchi malgache. Elle a déposé un signalement auprès du Parquet National Financier en France et du Pôle Anti-Corruption (PAC) à Madagascar, appelant ces autorités à ouvrir une enquête sur de possibles faits criminels commis par des sociétés et des individus impliqués dans le commerce de litchi de Madagascar. « La majorité des profits générés par le commerce lucratif de litchi entre Madagascar et l’Union Européenne est concentrée entre les mains de quelques individus puissants ayant des liens avec le pouvoir politique, au détriment de dizaines de milliers de petits producteurs et collecteurs qui ne reçoivent pas leur juste dû », avait affirmé à l’époque la directrice exécutive de TI-IM.

    Mamy Ravatomanga est déjà visé par un autre mandat d’arrêt international pour sa présumée implication dans la livraison clandestine en Iran de Boeing 777 via Madagascar.

  • Raïssa Razaivola rattrapée par la justice

    Raïssa Razaivola rattrapée par la justice

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    Fin de cavale pour Raïssa Razaivola. Cette femme, considérée comme rabatteur au sein de la justice, été arrêtée dans la nuit du samedi à Andraharo, à Antananarivo après avoir quitté de façon irrégulière la prison d’Antanimora durant les évènements politiques qui a secoué le pays en octobre 2025.

    La manière dont cette détenue condamnée, censée purger sa peine, a pu se retrouver hors des murs agite depuis plusieurs mois l’opinion. La polémique avait déjà enflé fin 2025, lorsque Raïssa Razaivola avait été aperçue lors d’une cérémonie publique à Fenoarivo Atsimondrano, aux côtés du ministre de la Communication et de la Culture, Gascar Fenosoa Mandrindrarivony, lequel avait pris publiquement sa défense.

    La femme d’affaires a été condamnée en mai 2023 à sept ans de travaux forcés dans une affaire de tentative de meurtre. Au-delà de cette condamnation, d’autres éléments ont nourri la controverse autour de son cas. Associé à des litiges fonciers et à des soupçons de faux et usage de faux, des plaintes ont été déposées contre elle dans un contexte d’accusations croisées et de dénonciation de corruption.

    Au mois de janvier, la ministre de la Justice, Fanirisoa Ernaivo, a invité tous les détenus sortis de prison de façon irrégulière à revenir en prison au risque d’être inculpés pour évasion mais Raissa Razaivola ne s’est pas conformée à cet appel.

    L’interpellation de Raissa Razaivola, largement commentée sur les réseaux sociaux, remet sur le devant de la scène une affaire devenue emblématique des tensions autour de l’exécution des décisions judiciaires et des soupçons d’interférences.

  • Justice et transparence : Madagascar prépare un cadre légal pour les lanceurs d’alerte

    Justice et transparence : Madagascar prépare un cadre légal pour les lanceurs d’alerte

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    Un chantier législatif d’envergure s’est tenu du 17 au 19 février 2026 à l’immeuble ARTEC à Andohatapenaka : la rédaction de l’avant-projet de loi sur la protection des lanceurs d’alerte à Madagascar. À l’initiative de l’Office des Nations Unies contre la Drogue et le Crime (ONUDC), en collaboration avec le Ministère de la Justice et le Système Anti-Corruption (SAC), et avec l’appui du Royaume de Norvège, ces travaux marquent une étape décisive dans la lutte contre la corruption.

    Durant trois jours, des experts des Nations Unies ont travaillé aux côtés des principaux acteurs institutionnels malgaches pour élaborer un cadre juridique adapté aux réalités nationales, tout en respectant les standards internationaux. Derrière les termes techniques et juridiques, l’objectif est clair : protéger les citoyens qui ont le courage de dénoncer la corruption et d’autres abus.

    Car en pratique, la corruption est souvent révélée grâce à une personne qui ose parler. Mais ce courage peut avoir un coût élevé. Sans protection adéquate, un lanceur d’alerte risque de perdre son emploi, de subir des pressions, des menaces ou d’être marginalisé professionnellement, mettant parfois en péril sa stabilité familiale. Face à ces risques, beaucoup choisissent le silence, permettant ainsi aux pratiques illicites de prospérer.

    Les travaux menés à Antananarivo ont été concrets. Les participants ont défini qui pourra bénéficier de la protection, clarifié les conditions de signalement, organisé des canaux sûrs — internes, externes ou publics — et prévu des garanties strictes de confidentialité, voire d’anonymat. Le texte en préparation prévoit également des sanctions contre les représailles et des mécanismes de réparation pour les victimes.

    Au-delà de l’aspect juridique, les enjeux sont profondément sociaux et économiques. La corruption ne se limite pas aux sphères administratives : elle impacte directement les budgets des écoles, l’approvisionnement en médicaments, les marchés publics, les infrastructures routières et l’accès équitable aux services essentiels. Lorsque des fonds sont détournés, ce sont les citoyens qui en paient le prix.

    Un système efficace de protection des lanceurs d’alerte permettrait de détecter plus rapidement les abus, de limiter les pertes financières et de renforcer la transparence. Il contribuerait aussi à restaurer la confiance entre les citoyens et les institutions.

    Inscrite dans les engagements internationaux de Madagascar, notamment au titre de la Convention des Nations Unies contre la corruption, cette initiative reflète surtout un choix national fort : mettre fin à la culture de la peur et promouvoir la responsabilité. Si la loi est adoptée et appliquée avec rigueur, elle pourrait marquer un tournant majeur dans la lutte contre l’impunité dans le pays.

  • Cyclones Fytia et Gezani : l’ONU lance un « Flash Appeal » de 60 millions de dollars pour soutenir Madagascar

    Cyclones Fytia et Gezani : l’ONU lance un « Flash Appeal » de 60 millions de dollars pour soutenir Madagascar

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    Un appel d’urgence de 60,8 millions de dollars sur trois mois a été présenté par les Nations Unies au Gouvernement malgache afin de soutenir 681 000 personnes affectées par les cyclones Fytia et Gezani. Ce « Flash Appeal », dévoilé lors d’une réunion avec le Premier Ministre, vise à répondre rapidement aux besoins les plus pressants des populations sinistrées, en particulier des enfants et des familles vulnérables.

    Les deux phénomènes météorologiques, survenus à quelques jours d’intervalle, ont provoqué d’importants dégâts matériels et humains. Des habitations ont été endommagées ou détruites, des infrastructures publiques fragilisées et plusieurs services essentiels fortement perturbés. Dans certaines zones, l’accès à l’eau potable et aux soins de santé reste précaire.

    Coordonnée par le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA), la réponse prévoit des interventions ciblées dans les secteurs prioritaires. L’accent est mis sur la prise en charge sanitaire, la prévention de la malnutrition, la distribution d’eau potable et l’assistance alimentaire d’urgence. Les autorités nationales et les partenaires humanitaires travaillent de concert afin d’assurer une mise en œuvre rapide et structurée des actions prévues.

    Les enfants figurent parmi les plus exposés aux conséquences de la crise. Les risques de maladies hydriques, de carences nutritionnelles et d’interruption de services sociaux essentiels sont particulièrement élevés dans les communautés touchées. Pour de nombreuses familles, les pertes de biens et de moyens de subsistance compliquent davantage la reprise d’une vie normale.

    Ce mécanisme de financement d’urgence s’inscrit dans une dynamique de solidarité entre le Gouvernement malgache et le Système des Nations Unies. Il vise non seulement à répondre aux besoins immédiats, mais aussi à stabiliser les conditions de vie afin de préparer les premières étapes du relèvement.

    La mobilisation rapide des ressources demeure cruciale pour permettre une réponse efficace face à l’ampleur des dégâts. À travers cet appel, Madagascar et ses partenaires internationaux lancent un message clair : agir vite pour protéger les populations touchées et limiter les impacts durables de ces catastrophes climatiques successives.

  • Madagascar se tourne vers l’Est, les occidentaux ne lâchent rien

    Madagascar se tourne vers l’Est, les occidentaux ne lâchent rien

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    Le président de la Refondation, le colonel Michaël Randrianirina, en visite officielle à Moscou a été reçu hier à par le président russe, Vladimir Poutine.

    La coopération bilatérale dans plusieurs secteurs stratégiques a été au contre des échanges entre les deux présidents. La Russie, engagée dans une redéfinition de ses partenariats africains, voit en Madagascar un interlocuteur stable dans une zone stratégique.

    Dans un contexte mondial marqué par la recomposition des alliances, Madagascar apparaît aujourd’hui comme un pays courtisé. À l’Est, la Russie renforce ses liens avec la Grande Île, comme en témoigne la récente rencontre invitation à Moscou du président de la refondation. À l’Ouest, les États-Unis s’engagent sur cinq ans à hauteur de 175 millions de dollars dans le secteur de la santé tandis que la France maintient un soutien opérationnel, notamment après les récents cyclones.

    Dans un ordre international de plus en plus fragmenté, Madagascar devient un espace d’intérêt stratégique. Sa position dans l’océan Indien, ses ressources naturelles et son rôle potentiel dans les équilibres régionaux renforcent son attractivité.

    Dans le même temps, Washington confirme son engagement structurant. Le protocole quinquennal signé dans le domaine sanitaire vise à consolider la lutte contre le paludisme, améliorer la santé maternelle et infantile et renforcer la sécurité sanitaire. L’approche américaine met l’accent sur la responsabilisation institutionnelle et la montée en autonomie du pays.

    La France, quant à elle, conserve une présence active sur le terrain, illustrée récemment par l’envoi d’une quarantaine de sapeurs-pompiers pour appuyer les secours après les catastrophes naturelles. Ce soutien opérationnel rappelle la solidité des liens historiques et la continuité d’une coopération de proximité.

    Le pouvoir adopte une stratégie de diversification assumée. Il ne s’agit pas d’un basculement idéologique, mais d’un pragmatisme diplomatique. En multipliant les partenariats, les autorités cherchent à élargir leurs leviers d’action et à éviter toute dépendance exclusive dans un environnement international instable.

    Cette posture offre des opportunités mais impose aussi une vigilance. Naviguer entre puissances concurrentes exige une capacité à défendre ses priorités nationales sans devenir l’objet des rivalités extérieures.

  • La société civile demande la clarification du cadre de la transition

    La société civile demande la clarification du cadre de la transition

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    La société civile a lancé un appel solennel à l’organisation urgente de consultations nationales et au renforcement de la lutte contre la corruption et l’impunité. Quatre mois après la chute d’un régime accusé de corruption et de déficit de légitimité à la suite d’élections contestées, ces organisations demandent la clarification du cadre de la transition et des réformes promises.

    Dans un communiqué signé par près de 300 organisations, la société civile exprime de vives inquiétudes quant à l’orientation de la transition. Selon eux, aucune concertation inclusive n’a encore été organisée pour définir la feuille de route et les modalités de gestion de cette période transitoire. Elle dénonce une confusion entretenue autour du statut du pouvoir actuel, certains discours laissant entendre que le pays fonctionnerait dans un cadre pleinement constitutionnel.

    Le communiqué pointe des pratiques jugées préoccupantes : nominations sans critères transparents, soupçons de népotisme et de clientélisme, absence de rupture avec les anciennes méthodes de gouvernance. Les consultations populaires sont reléguées au second plan, au profit de priorités politiques contestées, estime la société civile.

    Elle s’alarme par ailleurs d’une montée de la violence et d’un climat d’impunité, citant notamment des cas récents de vindicte populaire dans la région du Vakinankaratra en février 2026. Ces événements illustreraient, selon elle, une perte de confiance envers le système judiciaire et les institutions chargées d’assurer la sécurité.

    Les signataires appellent à une justice équitable et à une gouvernance transparente, affirmant que la réussite de la refondation dépendra de la capacité des autorités à restaurer la confiance et à rompre avec les pratiques du passé.

    Parmi les principales recommandations figurent l’organisation rapide d’une conférence nationale sur la transition, l’accélération des réformes électorales, la dissolution de l’actuelle Commission électorale jugée discréditée, ainsi qu’une clarification publique de la position du Président de la Refondation quant à une éventuelle candidature aux prochaines élections.

  • Russie : le colonel Randrianirina rencontre la diaspora malgache

    Russie : le colonel Randrianirina rencontre la diaspora malgache

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    En visite officielle en Russie à l’invitation des autorités russes, le Président de la Refondation de Madagascar, le colonel Michaël Randrianirina, a rencontré hier les ressortissants malgaches établis à Moscou, parmi lesquels de nombreux étudiants.

    Devant la diaspora malgache, le chef de l’État a annoncé l’engagement des autorités à accompagner et protéger les Malgaches vivant à l’étranger. Les échanges ont porté sur les conditions de séjour, les démarches administratives — notamment liées aux passeports — ainsi que sur les perspectives offertes aux étudiants malgaches inscrits dans les universités russes. Le Président a insisté sur la nécessité de respecter les lois du pays d’accueil, rappelant que l’État malgache assume sa responsabilité envers ses citoyens dès lors que ceux-ci évoluent dans un cadre légal.

    L’enjeu majeur de ce déplacement présidentiel reste la rencontre annoncée avec le président russe Vladimir Poutine. Présentée comme le point culminant de cette visite, cette entrevue pourrait déboucher sur un renforcement significatif des relations bilatérales.

    Avant son départ, le colonel Michaël Randrianirina avait défendu le principe d’une diplomatie ouverte et équilibrée. Madagascar entend consolider ses relations avec tout partenaire susceptible de contribuer à son développement, sans s’inscrire dans une logique d’alignement exclusif, affirme la Présidence dans son communiqué.

    La délégation malgache est composée de plusieurs ministres : ministres des Affaires étrangères, Christine Razanamahasoa, Ny Ando Ralitera, ministre des l’Energie et des Hydrocarbures, ministre des Mines et des ressources stratégiques, Carl Andriamparany, ministre des finances, Herinjatovo Ramiarison ainsi que de Siteny Randrianasoloniaiko, président de l’Assemblée nationale, connu pour sa proximité avec la Russie.

    L’exploitation des ressources stratégiques, les projets énergétiques devront être au centre des discussions avec les russes. Des questions liées aux infrastructures portuaires, en particulier à Antsiranana, pourraient aussi être évoquées. Située à proximité d’importantes routes maritimes internationales, cette zone revêt un intérêt économique et géostratégique majeur. Une éventuelle modernisation des installations portuaires et navales serait donc lourde d’implications régionales.

    Sur le plan multilatéral, le pouvoir devrait réitérer son intérêt pour un rapprochement avec les BRICS, groupe de puissances émergentes dont la Russie est membre fondateur. Une telle orientation traduirait la volonté du régime de transition d’élargir les partenariats économiques et financiers du pays.

  • La démolition du Colisée confirmée, la rebaptisation du stade Barea en cours

    La démolition du Colisée confirmée, la rebaptisation du stade Barea en cours

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    Une nouvelle page semble s’ouvrir pour deux sites emblématiques de la capitale. Le ministre de la Communication et de la Culture, Gascar Fenosoa Mandrindrarivony, a annoncé que le Colisée érigé au sein du Rova d’Antananarivo devra être retiré, à la suite d’une décision rendue par le Tribunal de première instance d’Anosy.

    L’information a été rendue publique hier, lors d’un atelier consacré à la liberté d’expression et aux médias numériques organisé à Nanisana. Le ministre a expliqué que son département avait jusque-là choisi la réserve, préférant laisser la procédure judiciaire suivre son cours. Le verdict étant désormais prononcé, la juridiction a donné raison aux descendants de la lignée royale merina qui contestaient la présence de cette infrastructure dans l’enceinte historique.

    Selon les précisions apportées, la décision ne concerne pas uniquement le bâtiment du Colisée. Tous les éléments considérés comme étrangers à l’histoire des souverains ayant régné depuis le palais devront également être enlevés. Parmi eux figurent notamment des objets et installations sans lien direct avec le patrimoine royal, introduits ces dernières années sur le site.

    Au-delà du démontage annoncé, c’est aussi l’appellation du lieu qui devrait évoluer. Le nom Rovan’i Madagasikara serait abandonné au profit d’une dénomination recentrée sur son identité originelle, en cohérence avec son statut de haut lieu de l’histoire monarchique. C’est en 2020, après la restauration du site qu’Andry Rajoelina a rebaptisé le Rovan’Antananarivo en Rovan’i Madagasikara.

    Parallèlement, un autre symbole national pourrait connaître un changement d’identité. Le ministère travaille actuellement au rétablissement de l’ancienne appellation du stade Barea, qui redeviendrait « Stade de Mahamasina », voire « Grand Stade de Mahamasina ». La réflexion est menée en concertation avec les autorités en charge du sport.