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  • OCÉAN INDIEN – Le Royaume-Uni affirme son intérêt stratégique à coopérer avec la COI

    OCÉAN INDIEN – Le Royaume-Uni affirme son intérêt stratégique à coopérer avec la COI

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    Face à la montée des menaces en mer et à la conjoncture géopolitique actuelle, la COI s’affirme comme un acteur central de la sécurité régionale. En structurant une réponse collective et opérationnelle, elle attire désormais l’attention et l’engagement de partenaires majeurs comme le Royaume-Uni.

    Photo de la réunion de travail entre l’équipe de la COI conduite par son secrétaire général, Edgard  Razafindravahy, et la délégation britannique.

    Une délégation britannique, conduite par Paul Brummell, haut-commissaire du Royaume-Uni à Maurice, a été reçue en réunion de travail par Edgard Razafindravahy, secrétaire général de la Commission de l’océan Indien (COI), la semaine dernière. La délégation était composée des quatre ambassadeurs britanniques en poste dans la région, à Madagascar, aux Maldives, aux Seychelles et à Maurice, ainsi que de plusieurs responsables thématiques issus de l’administration centrale. 

    « Cette visite de haut niveau illustre la reconnaissance du rôle de la Commission de l’océan Indien comme plateforme de coopération régionale crédible et opérationnelle. Elle traduit également une convergence d’intérêts autour de défis communs, pour lesquels des réponses collectives sont plus que jamais nécessaires », souligne Edgard Razafindravahy. 

    La sécurité maritime était au cœur des échanges. C’est un domaine dans lequel la COI coordonne, depuis plusieurs années, une architecture régionale qui repose sur la mutualisation des capacités, l’échange d’informations et la conduite d’opérations conjointes en mer. Ce dispositif, soutenu notamment par l’Union européenne à travers le programme Safe Seas Africa, permet de mieux surveiller les espaces maritimes et de répondre plus efficacement aux menaces. 

    Cette rencontre marque une étape significative dans le renforcement du dialogue entre la COI et le Royaume-Uni. La visite de la délégation britannique traduit surtout l’attention croissante portée par Londres à l’océan Indien, un espace devenu stratégique. Dans un contexte international marqué par la recomposition des équilibres géopolitiques, la zone COI se trouve désormais au cœur des dynamiques économiques, sécuritaires et environnementales mondiales. Routes commerciales vitales, risques accrus de trafics illicites et de piraterie, zones de pêche sous pression : l’organisation régionale s’érige en un point d’ancrage pour structurer et organiser une réponse collective à ces défis transnationaux. 

    Priorité partagée 

    En s’appuyant sur des centres régionaux de coordination, l’organisation régionale contribue à créer une véritable chaîne de sécurité à l’échelle de la région. « Les représentants britanniques ont salué les avancées réalisées, rappelant leur propre engagement dans ce dispositif », rapporte le communiqué rendant compte de cette rencontre. 

    Le Royaume-Uni a notamment déployé un officier de liaison au Centre régional de coordination des opérations (CRCO), basé aux Seychelles, et participé à des opérations conjointes en mer. L’engagement du Royaume-Uni dans ce mécanisme démontre à la fois la pertinence et l’attractivité du programme sécuritaire conduit par la COI. Pour les puissances internationales, l’enjeu est de s’appuyer sur un dispositif existant, opérationnel et légitime, plutôt que de s’engager dans des initiatives parallèles et individuelles. Outre la sécurité maritime, les discussions ont également porté sur les enjeux climatiques. Une autre priorité partagée. Face aux enjeux du changement climatique, la COI joue également un rôle moteur dans la région. « Les représentants britanniques ont manifesté un intérêt marqué pour les actions de la COI en matière d’adaptation et de gestion des risques climatiques », note le communiqué. 

    L’organisation régionale collabore avec le secrétariat du Commonwealth pour la formation de négociateurs climatiques issus des États insulaires africains, contribuant ainsi à renforcer leur capacité d’influence dans les négociations internationales. Sur le front du changement climatique, le but des actions de la COI est également de mutualiser les ressources pour peser davantage face aux grands acteurs mondiaux. « Dans un contexte international marqué par la montée des enjeux de sécurité, de résilience climatique et de développement durable, le rapprochement entre le Royaume-Uni et la COI confirme l’importance stratégique croissante de l’océan Indien. Une dynamique que l’organisation régionale entend mettre à profit pour renforcer les partenariats et les synergies au service de ses États membres et de leurs populations », ajoute le communiqué. Ces derniers temps, le secrétaire général de la COI enchaîne les rencontres et réunions diplomatiques. 

    Avant la délégation britannique, Edgard Razafindravahy a reçu Stefano Toscano, ambassadeur de Suisse, puis Oliver Knoerich, ambassadeur d’Allemagne. Des rencontres qui confirment le rôle pivot de la COI dans la région de l’océan Indien face aux questions qui concernent la région, mais aussi à celles de dimension internationale. Une position qui explique l’initiative de la Corée du Sud de devenir partenaire observateur de la COI depuis 2025. Le Royaume-Uni compte-t-il lui emboîter le pas ? 

    Garry Fabrice Ranaivoson

  • BASKETBALL – SMATCHIN AO TSARA – L’U-Magis renverse l’Essca et s’offre le trône

    BASKETBALL – SMATCHIN AO TSARA – L’U-Magis renverse l’Essca et s’offre le trône

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    Menée durant la quasi-totalité de la rencontre, l’U-Magis a réalisé une remontée spectaculaire et remporté le titre en finale masculine du Smatchin Ao Tsara. Un sacre arraché dans les dernières secondes.

    Les basketteurs de l’U-Magis fiers de leur nouveau titre au Smatchin.

    Le titre a changé de mains au Palais des sports Mahamasina. Championne en titre, l’Essca a longtemps semblé en mesure de conserver sa couronne face à une formation de l’U-Magis accrocheuse mais dominée pendant trois quarts-temps. Pourtant, au terme d’un scénario haletant, les joueurs de l’U-Magis ont fini par s’imposer d’un point (76-75), s’adjugeant ainsi le trophée de la douzième édition du tournoi interuniversitaire.

    Dès l’entame, l’intensité est au rendez-vous. L’U-Magis ouvre le score, mais l’Essca prend rapidement les commandes grâce à une domination nette au rebond et une meilleure efficacité offensive. Après quatre minutes, l’écart se creuse déjà (+7), puis atteint +14 en fin de premier quart-temps (27-17). Les joueurs de l’Essca imposent leur rythme, tandis que leurs adversaires accumulent les fautes.

    Le deuxième quart-temps confirme cette emprise. Malgré quelques sursauts de l’U-Magis, l’Essca maintient un écart confortable, atteignant jusqu’à +13. À la pause, les champions en titre mènent 44-37, semblant maîtriser leur sujet face à un adversaire en difficulté.

    Une fin de match irrespirable

    Au retour des vestiaires, le match change progressivement de physionomie. L’Essca conserve l’avantage, mais l’U-Magis se montre plus agressive et réduit l’écart. À trois minutes de la fin du troisième quart-temps, les deux équipes sont au coude-à-coude. Toutefois, l’Essca parvient encore à conserver une courte avance à l’entame du dernier acte.

    Le quatrième quart-temps bascule dans une tout autre dimension. Le jeu devient plus physique, chaque possession compte, et la tension est palpable dans une salle gagnée par le spectacle. À un peu plus de deux minutes de la fin, l’U-Magis prend pour la première fois l’avantage (72-70), renversant totalement la dynamique du match.

    Dans une fin de match étouffante, les deux formations se rendent coup pour coup. L’U-Magis garde son sang-froid dans les ultimes secondes et conserve une courte avance. Malgré une dernière tentative de l’Essca, le score reste figé à 76-75, scellant une victoire héroïque pour les hommes du coach Kevin.

    « Nous avons commis trop de fautes qui ont profité à nos adversaires, leur permettant de revenir dans le match à cinq minutes de la fin », regrette Jimmy Razafindrakoto, entraîneur de l’Essca.

    En face, la satisfaction est immense. « Je suis très fier de la combativité de mes joueurs, qui n’ont rien lâché. C’est une victoire arrachée dans les tripes. En tant que coach, réussir à remporter le titre trois fois, en 2022, 2024 et 2026, est tout simplement inoubliable », savoure Ismaël Zama, dit coach Kevin, entraîneur de l’U-Magis.

    À noter également l’organisation maîtrisée de cette finale. Après les enseignements tirés des quarts de finale, le comité Smatchin a renforcé les mesures de sécurité. Résultat : aucun incident à signaler dans un Palais des sports comble, avec un public discipliné, jusqu’au coup d’envoi à 17h38.

    Donné Raherinjatovo

  • SANTÉ – Des cabinets dentaires réalisent des soins de pointe

    SANTÉ – Des cabinets dentaires réalisent des soins de pointe

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    Madagascar réalise désormais des soins dentaires complexes avec des technologies de pointe. Le pays accueillera en octobre 2026 la première édition du Congrès dentaire de l’océan Indien.

    Le Dr Daniel Rabemananjara, président de l’ordre national des Odonto-stomatologistes (au micro) avec des membres de l’association dentaire de Madagascar et l’agence Nexacom.

    Madagascar élève le niveau de ses soins dentaires. Toutes les interventions, y compris les plus récentes, sont réalisées à Madagascar actuellement, selon l’Ordre national des odonto-stomatologistes de Madagascar. 

    « Certaines interventions dentaires complexes, auparavant réalisées à l’étranger, sont maintenant effectuées ici», a indiqué son président, le Dr Daniel Rabemananjara, jeudi, dans le cadre de l’annonce de la tenue de la première édition du Congrès dentaire de l’océan Indien, qui se tiendra les 30 et 31 octobre 2026, à Madagascar. L’implantologie, ou la branche qui se consacre aux implants dentaires, l’utilisation de la zircone, un matériau pour remplacer les dents, la dernière technologie dans la fabrication de prothèses dentaires et la conception et fabrication assistées par ordinateur (CFAO) dentaire ont été citées comme des interventions dentaires les plus récentes et réalisées à Madagascar.

    L’Association dentaire malagasy (ADM) estime que le pays dispose d’un potentiel énorme et réel en matière de santé et de formation. Ces savoir-faire font écho à l’international. « Beaucoup d’étrangers se tournent vers Madagascar pour des soins dentaires abordables et de qualité », note le Dr Daniel Rabemananjara. 

    Coopération

    Madagascar exporte, par ailleurs, « une quantité importante de prothèses dentaires ». « Nous exportons, dans plusieurs pays, des prothèses dentaires, en Europe essentiellement. Nous sommes en concurrence avec des laboratoires chinois, mais nous sommes beaucoup plus qualitatifs, car il y a une dimension plus humaine, c’est moins mécanique », indique la présidente de l’ADM, le Dr Nadia Rabedasy.

    Madagascar va se faire connaître davantage au niveau régional. L’ADM va organiser la première édition du Congrès dentaire de l’océan Indien pour « renforcer cette tendance, l’encourager, car les compétences sont là ». « Ce rendez-vous professionnel d’envergure régionale vise à renforcer la coopération entre les pays de l’océan Indien, tout en contribuant au développement du secteur dentaire. Il mettra également en lumière les avancées récentes en chirurgie dentaire, orthodontie, implantologie et soins bucco-dentaires », indique l’organisateur.

    Miangaly Ralitera

  • CEO SUMMIT INDIAN OCEAN – 2E ÉDITION – Les délégations se préparent pour rejoindre Antananarivo

    CEO SUMMIT INDIAN OCEAN – 2E ÉDITION – Les délégations se préparent pour rejoindre Antananarivo

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    Dans quelques semaines, Antananarivo deviendra le point de rencontre des décideurs et des partenaires économiques de l’Océan Indien et d’au-delà. 

    Une vue partielle des organisateurs du CEO Summit lors d’une réunion  à Antananarivo.

    Les 9 et 10 avril 2026, la capitale malgache accueillera la deuxième édition du CEO Summit – Indian Ocean, le plus grand rendez-vous des leaders dédié aux transformations qui redessinent l’avenir de la région Océan Indien.

    Une participation internationale 

    Alors que les préparatifs entrent dans leur phase finale, les délégations venues d’Afrique, d’Europe et d’Asie s’apprêtent à rejoindre Madagascar. Cette édition réunira plus de 650 participants. À ce jour, plus de 18 pays seront représentés et ont déjà confirmé leur participation, témoignant de l’intérêt croissant suscité par ce rendez-vous économique régional.

    Des intervenants de premier plan

    Le CEO Summit réunira des personnalités influentes issues de différents secteurs clés. Chefs d’entreprise, investisseurs, responsables institutionnels et experts partageront leurs analyses et leurs expériences afin d’éclairer les mutations économiques en cours.

    Ces regards croisés permettront de mieux comprendre les transformations qui affectent aujourd’hui les marchés, les chaînes de valeur et les modèles de croissance, et d’identifier ensemble les opportunités de coopération et les leviers de développement pour la région.

    Des enjeux au cœur des transformations économiques

    Les discussions porteront sur plusieurs thématiques majeures : intégration régionale, durabilité, financement de la croissance, infrastructures stratégiques, souveraineté économique ou encore innovation et transformation numérique.

    En réunissant décideurs publics, acteurs économiques et partenaires internationaux, le CEO Summit ambitionne de créer un espace de dialogue et d’initiatives capable d’accompagner les nouvelles trajectoires de croissance de Madagascar et de l’ensemble de la région océan Indien.

    Deux clusters stratégiques au cœur du sommet

    Deux clusters thématiques exclusifs sont programmés pendant cette édition.

    Le Cluster Finance explorera les nouvelles approches permettant de renforcer la confiance des investisseurs et de faciliter l’accès aux financements structurants. Le Cluster Immobilier & Investissement mettra en lumière le rôle stratégique de l’immobilier dans la transformation des territoires et l’attractivité économique.

    Ces sessions offriront aux participants l’opportunité d’échanger directement avec des investisseurs et experts internationaux de premier plan, d’identifier les nouvelles tendances du marché et de nouer des partenariats à fort potentiel.

    Les CEO Summit Awards pour récompenser les initiatives les plus impactantes

    Autre temps fort du sommet : la cérémonie des CEO Summit Awards, qui mettra à l’honneur les dirigeants et organisations ayant contribué au rayonnement de leurs pays et de la région par leur vision, leur impact et leur capacité d’innovation. Sept catégories sont au programme, dont un prix spécial réservé aux acteurs malgaches les plus performants.

    Participation internationale, experts de haut niveau, thématiques au cœur des transformations économiques : les signaux annoncent une édition particulièrement marquante, appelée à faire d’Antananarivo, le temps de deux jours, un carrefour économique majeur de la région. Au-delà des débats, l’ambition est claire : faire du CEO Summit un moment où se décide l’avenir économique du pays et de l’océan Indien.

    L’Express de Madagascar

  • AMBOHIMAHASOA – Une femme vend son neveu

    AMBOHIMAHASOA – Une femme vend son neveu

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    Actuellement en garde à vue au commissariat d’Ambohimahasoa, une femme répond de faits de trafic d’êtres humains. Elle avait tenté de livrer un garçonnet, son propre neveu.

    Les forces de l’ordre ont sauvé le garçon.

    Dans la ville d’Ambohimahasoa, un crime impensable vient d’être révélé. Samedi 21 mars, une femme a tenté de vendre son propre neveu de 5 ans à des trafiquants d’enfants.

    La veille, vers 17 h, elle l’a pris par la main, l’a convaincu de la suivre et s’est mise en route vers Fianarantsoa, persuadée qu’un acheteur l’attendait. Mais son plan n’a pas fonctionné comme prévu. Alertés par un citoyen qui avait découvert le projet, les militaires du Détachement spécial de sécurité d’Ambalakindresy, les policiers et les gendarmes ont lancé une traque. L’enfant et sa tante ont été interceptés à Ambalanivoangy, avant qu’il ne disparaisse dans les griffes du réseau.

    Face aux enquêteurs, la femme n’a pas nié. Elle a avoué avoir été contactée en janvier par un acheteur de « marchandise humaine» qui lui avait demandé de trouver un enfant. Elle n’avait pas tout de suite réagi mais avait fini par céder à la tentation en proposant son propre neveu. Elle a affirmé que le commanditaire se trouvait à Ambalavao Tsienimparihy, et non à Fianarantsoa.

    Le prix

    Vendredi, elle avait tenté de mener à bien son projet, sans violence, profitant du lien de confiance que l’enfant avait envers elle. Mais l’acheteur ne lui a plus répondu. Le piège s’est refermé et elle a été arrêtée. Elle n’a jamais révélé le prix auquel elle comptait vendre le garçon.

    Le garçonnet est sain et sauf. La suspecte, actuellement interrogée, sera présentée au parquet de Fianarantsoa soit ce jour, soit mercredi, selon la police. Les forces de l’ordre entendent intensifier la traque pour démanteler ces réseaux de traite humaine jusque dans leurs ramifications.

    Ces dernières années, les enfants atteints d’albinisme ont souvent été pris pour cibles dans ce type de trafic, victimes de croyances mensongères, de pratiques occultes et parfois de sacrifices humains. Mais cette fois, la victime n’en était pas un. L’affaire révèle une mécanique différente, plus opaque, dont les véritables motivations restent encore inconnues. Les enquêteurs n’ont pas pu déterminer le mobile exact du crime, et l’ombre d’un réseau plus vaste continue de planer.

    Gustave Mparany

  • MOTOCROSS – 2E MANCHE – Deuxième victoire pour Mathias Plantive

    MOTOCROSS – 2E MANCHE – Deuxième victoire pour Mathias Plantive

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    La deuxième manche du championnat de Madagascar de motocross s’est déroulée dimanche sur le circuit 100% Moto à Ambohidava. Mathias Plantive a décroché sa deuxième victoire de la saison.

    Mathias Plantive arrache une deuxième victoire consécutive.

    Et de deux. Le pilote champion de Madagascar en MX1 en 2024, déjà vainqueur de la première manche nationale, Mathias Plantive, au guidon d’une Husqvarna, a confirmé sa suprématie au Grand Prix 100×100. La course comptait pour la deuxième manche du championnat de Madagascar de motocross, organisée par 100% Moto. 

    Dans la catégorie élite 1, Mathias a franchi en premier la ligne d’arrivée des deux manches du dimanche au circuit 100% MX Track à Ambohidava, à Ambatolampy Tsimahafotsy. Comme lors de la première manche nationale, la course a été un duel des titans de la catégorie. Claudio Tida avait encore mené aux trois premiers tours de la première manche avant qu’il ne chute. Mathias a par la suite dominé la course jusqu’au bout. 

    « Nous avions un beau circuit, bien préparé. J’ai pris plaisir à rouler, la moto a été bien préparée, et moi aussi. Je n’ai pas voulu forcer, juste m’amuser, puis cela a payé », se réjouit Mathias Plantive.

    À la deuxième manche, Mathias a pris le devant dès l’entame de la seconde manche, talonné de très près par Claudio. Ce dernier a pris le devant au troisième tour, mais cela n’a pas duré, car Mathias a pu le doubler dans la même boucle. Mathias a creusé l’écart au fil des tours, jusqu’au bout des vingt minutes de course, à l’issue desquelles il a effectué onze tours en franchissant la ligne d’arrivée.

    Belle bagarre

    « Je n’étais pas trop stressé parce que c’est bien aussi qu’il y a quelqu’un qui passe devant. Nous avions fait une espèce de relais. J’ai pu me reposer un petit peu aussi entre-temps. Et après, j’ai pu réussir à le doubler et ça s’était bien passé. Mener de A à Z n’est pas toujours facile mentalement, donc ce n’était pas grave », relate Mathias. Le pilote de la Stark Varg électrique depuis cette saison, Claudio Tida, a lui aussi félicité l’organisateur pour le beau circuit bien préparé. « La vitesse était bonne à la première manche. Malheureusement, j’ai fait une chute et Mathias a pu me doubler. Il s’est apparemment bien préparé physiquement », regrette Tida. À la deuxième manche, le pilote tamatavien a essayé de résister. « J’étais deuxième au départ et j’ai essayé de garder le rythme et la distance. J’ai eu une occasion et je l’ai doublé, mais je n’ai pas pu résister physiquement. De plus, j’avais aussi un petit souci au niveau de mes lunettes et il a profité de l’occasion pour me doubler. J’ai tout fait pour le rattraper, mais j’étais limité physiquement », reconnaît-il. La moto Stark Varg de Claudio Tida est une version 2026 1.2 dont les courbes de puissance sont réglables et programmables. Loin derrière durant les deux manches, Finaritra Razafindrakoto complète le podium de la catégorie. Le prochain rendez-vous sera le MX Kawasaki comptant pour la 3e manche du sommet national, qui se tiendra le 10 mai sur le circuit MX IMC à Ambohidava.

    Serge Rasanda

  • IMERINTSIATOSIKA – Le nouveau Lapa inauguré en grande pompe

    IMERINTSIATOSIKA – Le nouveau Lapa inauguré en grande pompe

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    À Imerintsiatosika, la célébration de l’Alahamadibe s’est achevée le 21 mars par l’inauguration du Lapan’i Dadabe Andriatsihanika, dans le respect strict des traditions malgaches.

    L’inauguration du Lapan’i Dadabe Andriatsihanika mêle traditions ancestrales et festivités, symbolisant l’unité et la fierté malgache.

    Dans une atmosphère à la fois solennelle et profondément spirituelle, l’Alahamadibe a rassemblé une foule nombreuse désireuse de renouer avec les racines culturelles malgaches. Organisée par le groupe « Tsy mamorona fa mamelomaso », cette célébration du Nouvel An malgache a trouvé son apogée le 21 mars à Imerintsiatosika, avec l’inauguration officielle du Lapan’i Dadabe Andriatsihanika, marquant la fin des festivités entamées dès le mercredi avec les rites de purification, dont le fidiovana et le partage du feu sacré.

    Lieu sacré choisi pour l’occasion, Imerintsiatosika a accueilli l’ensemble des rituels conformément aux prescriptions ancestrales. L’inauguration du nouveau lapa s’est déroulée à la fois selon les coutumes traditionnelles et dans un cadre officiel, dans le respect de règles strictes : séparation symbolique entre les femmes au Nord et les hommes au Sud, retrait obligatoire des chaussures et des couvre-chefs à l’entrée, témoignant du respect dû au lieu et des valeurs qu’il incarne.

    Un moment fort de la célébration a été le vono omby, ou sacrifice du zébu, suivi de la distribution de sa viande. Cet acte rituel, marqué par le filatsahana ra (laisser couler le sang), symbolise à la fois le sacrifice et la demande de bénédiction.

    Solidarité

    Après l’abattage, les hommes désignés pour accomplir ce rituel, en nombre impair, ont tourné autour du zébu à sept reprises, avant que l’ensemble des participants ne rejoigne le cercle pour danser et célébrer ensemble, exprimant ainsi solidarité et joie collective.

    Au cœur de la cérémonie, le fatana vato se trouvant dans le lapa, foyer en pierre, occupe une place essentielle. Composé de cinq pierres symbolisant un engagement sacré, il abrite le « feu qui ne s’éteint pas », soigneusement entretenu par des gardiens attitrés. Ce feu, non issu de sources ordinaires telles que les allumettes, peut durer entre trois et quatre jours, incarnant la continuité et la vie. Autour de ce foyer, les bénédictions sont sollicitées, notamment lors de la première cuisson du riz, moment où les Malgaches adressent leurs prières à Dieu pour demander prospérité et protection.

    La célébration a également été marquée par une forte dimension symbolique, notamment à travers les codes vestimentaires : le blanc en haut et le rouge en bas étant considérés comme l’harmonie idéale, toute inversion étant perçue comme une transgression. Par ailleurs, les pratiques et croyances ont été rappelées, précisant que les objets sacrés ne sont pas vénérés, mais utilisés comme intermédiaires pour obtenir des bénédictions.

    La forte affluence a nécessité une organisation rigoureuse afin d’encadrer les participants et d’assurer le bon déroulement des rites dans ce lieu sacré, à l’écart des espaces publics tels que les stades, car ces cérémonies doivent impérativement se tenir dans des villages sacrés, souvent situés en hauteur.

    À travers ces rites, l’Alahamadibe rappelle l’importance de la transmission culturelle, de la foi et de l’unité, invitant chaque Malgache à se réapproprier son identité dans le respect des traditions ancestrales.

    Cassie Ramiandrasoa

  • FITOVINANY – Le chef de région accueilli dans une liesse populaire

    FITOVINANY – Le chef de région accueilli dans une liesse populaire

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    La population venue en masse pour accueillir le nouveau chef de région.

    La population attendait ce moment depuis sa nomination. Le nouveau chef de région de la région Fitovinany a été installé le 21 mars.

    La justice est faite. Après avoir subi les inimitiés de l’ancien régime, la région Fitovinany a retrouvé le sourire ce week-end à Manakara. Ce fut un moment à marquer d’une pierre blanche. Samedi, les autorités conduites par Gervais Andriamiarisoa, haut conseiller de la Refondation, ont donné le coup d’envoi de la commémoration des évènements du 29 mars 1947. Comme on le sait, cette partie du pays a eu une part active dans cette lutte pour la libération nationale contre la colonisation. Beaucoup de martyrs ont péri lors de ces événements réprimés avec une rare violence par les Français. Après Moramanga, Vatovavy et Fitovinany, séparés depuis 2023, ont été l’épicentre de cette lutte nationaliste. C’est donc un devoir de mémoire que de commémorer cette page noire de l’histoire. 

    Cette journée a été également marquée par un autre événement important. Il s’agit de la passation de service entre le chef de région par intérim Edmond Jean et son successeur Jean Brunelle Razafitsiandraofa. Justice a été donc rendue, étant donné que le nouveau chef de région, originaire d’Ikongo, est un enfant du pays qui a tout fait pour sortir la région de son isolement et essayer de la développer par tous les moyens. 

    Mais le moment le plus attendu était indiscutablement la présentation du nouveau chef de région à la population. Un rendez-vous exceptionnel qui a vu la présence d’une foule immense et en liesse. La population et les autorités n’ont pas manqué de remercier le président de la Refondation, le colonel Michaël Randrianirina, d’avoir nommé un chef de région logique, et lui ont assuré leur soutien au changement. Ils souhaitent que le soutien du pouvoir soit total pour la région Fitovinany.

    L’Express de Madagascar

  • SPORT AUTO – FSAM ÉLECTION – Jeannot Rabekoto reconduit à l’unanimité

    SPORT AUTO – FSAM ÉLECTION – Jeannot Rabekoto reconduit à l’unanimité

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    Jeannot Rabekoto réélu président de la fédération  du sport automobile.

    Dans la convivialité et la fraternité. Rapide et sans incident majeur, l’assemblée générale élective, précédée de celle ordinaire de la fédération du sport automobile, s’est tenue samedi à la salle de conférence du stade Barea à Mahamasina. L’événement n’a duré que 45 minutes. Deux candidats ont été en lice en la personne de Jeannot Rabekoto, ancien président du club Asacm et président sortant du comité transitoire de la fédération, et Henintsoa Arivony Ranarison, ancien vice-président de la fédération. 

    Le président sortant par intérim, Jeannot Rabekoto, a été réélu à l’unanimité avec treize voix des treize présidents de club votants. Grâce à ses 43 années dans le domaine et surtout l’intégralité de l’an 2025 à la tête du comité transitoire collégial de la fédération depuis fin mars, les électeurs lui ont ainsi confié le prochain mandat de quatre ans. « Je ne brigue qu’un seul mandat dans le but d’apporter mon expérience dans la promotion et le développement du sport automobile à Madagascar », a mentionné Jeannot Rabekoto lors de sa prise de parole durant ses cinq minutes de propagande avant le scrutin. 

    Projets ambitieux

    « Notre défi est l’indépendance et la gestion transparente ainsi que la mise en place désormais d’un commissaire aux comptes », a souligné le président reconduit.

    « Nous tâcherons de consolider les relations internationales, surtout avec la FIA (fédération internationale de l’automobile). Nous avions d’ailleurs eu une conversation avec la FIA à la veille de l’élection », rassure le patron de la FSAM. Parmi les projets et priorités de la fédération figure la mise en place des circuits fédéraux de karting homologués par la FIA, la discipline de base du sport automobile. « Nous sommes à la recherche d’un terrain domanial pour construire ces pistes », confie Jeannot Rabekoto. « Nous relancerons aussi cette saison le championnat de slalom et de course de côte sur asphalte. Il y aura au moins quatre manches, outre la relance du Gymkhana. Nous aiderons les participants pour faciliter les dispositions sécuritaires des voitures », a-t-il précisé. 

    Ce dernier a également promis d’accompagner un peu plus les jeunes dans leur participation en compétition internationale. Le président par intérim sortant de la fédération a déjà obtenu à l’unanimité le vote de quitus après les rapports durant l’assemblée générale ordinaire. Jeannot Rabekoto aura dix jours à partir du samedi dernier pour former les membres de son comité exécutif puis désigner le directeur technique national.

    Serge Rasanda