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  • La coupe du fric

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    La décision du jury d’appel de la CAF de donner le Maroc vainqueur sur tapis vert du Sénégal lors de la CAN 2025 cause un véritable séisme dans le petit monde du football. C’est une première dans les annales.  Tout le continent est secoué par cette décision. Une partie de l’opinion estime que le jury d’appel n’a fait qu’appliquer le règlement de compétitions. L’autre partie se sent flouée et victime d’un coup de Jarnac du président de la CAF, le premier milliardaire noir en Afrique, le Sud-africain Patrice Motsepe, qu’Ahmad avait battu à l’élection en 2017. Grâce au soutien du président de la FIFA, Gianni Infantino, qui a supplié les autres candidats de se retirer, Patrice Motsepe a été élu sans avoir eu besoin de passer par les épreuves des urnes. Une pseudo-élection qui était déjà une première aussi bien en Afrique que dans le monde. Une élection qui avait été d’ailleurs à l’origine de beaucoup de critiques de la part de la presse internationale. On commençait à sentir quelque chose. Le tandem  Infantino-Motsepe est devenu inséparable. Le premier dicte sa loi, le second exécute au doigt et à l’œil.

    Le fait que la décision du jury d’appel de la CAF tombe trois mois après la finale laisse planer déjà une certaine entente. Si la décision tombait quelques jours ou quelques semaines après le match, les choses auraient peut-être eu une autre tournure. D’ailleurs, les sanctions contre le sélectionneur et les joueurs sénégalais sont tombés très vite. Il n’y avait pas d’enquête à faire sur l’incident que tout le monde a vu. 

    Ensuite, comme l’arbitre a autorisé la reprise du match après le retour des Sénégalais sur le terrain, il n’y aurait pas dû avoir la moindre contestation. Le règlement dit que le directeur de jeu est souverain et ses décisions sont souveraines. Il aurait dû constater immédiatement la faute des Sénégalais et siffler la fin du match avec victoire par forfait sur le score de 3 à O pour le Maroc. Sa décision dans ce cas d’espèce est sans appel. 

    Mais voyons la situation sous un autre angle. Si Brahim Diaz avait marqué le penalty qui aurait dû donner la victoire au Maroc, le Sénégal aurait-il été sanctionné par des amendes et une défaite par 3 à O par la CAF, qu’il y ait plainte ou pas ?

    Et si c’était le Maroc qui avait quitté le terrain avant de revenir et gagner le match par un but à zéro, le jury d’appel de la CAF aurait-il donné la victoire au Sénégal ? Rien n’est moins sûr. 

    Beaucoup de décisions de la CAF sont jugées inéquitables et partiales dans d’autres compétitions. 

    Maintenant, la CAF s’est tirée une balle dans les jambes. Si le TAS casse sa décision et donne raison au Sénégal, elle aura perdu la crédibilité qui lui restait malgré la réélection en walk-over de Patrice Motsepe, pressenti pour diriger l’African National Congress. Une reconversion providentielle qui arrive à point nommé.

    Sylvain Ranjalahy 

  • ATELIER – Les droits reproductives des femmes au centre des discussions

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    Renforcer les initiatives législatives et de plaidoyer en santé sexuelle et reproductive est l’ambition de l’atelier lancé mercredi et qui s’est poursuivi le jeudi à Ivato par le Conseil National des Femmes de Madagascar (CNFM).

    Destiné aux parlementaires, cet événement transforme les défis nationaux en réformes législatives concrètes et impactantes. La formation s’articule autour de quatre priorités stratégiques. Cela consiste à approfondir les connaissances sur les enjeux nationaux de la SSR, tels que les grossesses précoces et l’accès inégal aux soins maternels, tout en intégrant les normes internationales des Objectifs de Développement Durable (ODD). Elle vise à perfectionner les compétences en logistique et en rédaction de lois percutantes. Elle met l’accent sur le développement d’un leadership politique transformationnel et sensible au genre. Cela consiste à identifier des actions précises, telles que la proposition de lois, les amendements ou les missions de contrôle parlementaire.

    La présidente du « Caucus genre » au sein de l’Assemblée nationale, Raby Tsavatsarah, a déclaré que certaines lois relatives aux droits des femmes doivent être modifiées et améliorées. Si l’interruption volontaire de grossesse reste interdite par la loi, un cadre légal encadré, appelé « arrêt médical de grossesse», pourrait être envisagé lorsque la vie de la mère est en danger, sous supervision médicale. Elle a également mentionné la loi sur le mariage, précisant que le mariage des filles mineures sera officiellement reconnu comme inacceptable et que des sanctions seront infligées aux responsables étatiques et aux parents qui continueraient à le pratiquer.

    La ratification du « Protocole de Maputo » sera renforcée auprès des dirigeants de l’État, car ce protocole contient de nombreux droits des femmes qui doivent être appliqués. L’objectif du CNFM pour cet atelier est de collaborer directement avec les parlementaires afin que la lutte pour les droits des femmes ait un impact réel sur leur vie.

    Mialisoa Ida

  • GARÇONS – U-Magis surclasse Eneam

    GARÇONS – U-Magis surclasse Eneam

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    Les basketteurs de l’U-Magis ont été en démonstration contre l’Eneam en quarts.

    Solide et appliqué, l’U-Magis, vice-champion 2025 du tournoi de basketball inter- universitaires et instituts, a dominé l’Eneam sur le score de 82-54 hier au Palais des sports de Mahamasina, en quart de finale du tournoi Smatchin Ao Tsara. Une victoire nette construite progressivement. 

    Le duel a démarré sur un rythme équilibré, chaque équipe se rendant coup pour coup durant les premières minutes. L’Eneam a pris un léger avantage (9-7), avant que l’U-Magis ne renverse la tendance en fin de premier quart-temps pour mener 16-13. Portés par un public acquis à leur cause dans une salle comble, les joueurs de l’U-Magis ont ensuite haussé le ton.

    Dans le deuxième quart-temps, l’écart se creuse. Grâce notamment à Trezeguet, auteur de 9 points avant la pause, et un dunk spectaculaire de Clerio, l’U-Magis impose son rythme. En face, l’Eneam peine à convertir ses lancers francs malgré les fautes adverses. À la mi-temps, le score est sans appel : 43-24.

    Au retour des vestiaires, l’U-Magis confirme sa supériorité. Malgré un léger passage à vide, les leaders creusent davantage l’écart pour atteindre +22 au troisième quart-temps (60-35). L’Eneam, malgré les 13 points de Fallitiana, ne parvient pas à inverser la tendance.

    Le dernier acte tourne à la démonstration. Avec une avance dépassant les 25 points, l’U- Magis gère tranquillement la fin de match pour s’imposer largement 82-54. Une qualification méritée pour les demi-finales.

    Donné Raherinjatovo

  • GLOBAL MONEY WEEK – Oser parler d’argent

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    Si vitale, et pourtant si éludée, la question de l’argent demeure un sujet que même les plus âgés peinent à appréhender. Durant cinq jours de conférences et d’activités pendant le Global Money Week, la thématique « L’argent, osons en parler » a été abordée en long et en large. 

    L’Université d’Antananarivo a accueilli plusieurs milliers de jeunes. La plupart voulant se familiariser avec cet outil tellement présent dans la vie quotidienne, mais que peu savent utiliser à bon escient. « Pour moi, c’était l’occasion de connaître un peu plus les façons de gérer l’argent. Les événements comme cela aident à se préparer à la gestion financière une fois entré dans le monde du travail, surtout lorsqu’on est encore étudiante. Je trouve cela dommage que cela ne s’apprenne pas à l’école», indiquait Patricia, 22 ans, étudiante en sociologie. 

    Les banques et les assurances ont également répondu présent à l’événement monétique de l’année. Pour le ministère de l’Économie et des Finances, les questions relatives à l’argent sont vitales pour les jeunes. « Ce n’est pas quelque chose que l’on apprend à l’école et pourtant, les jeunes doivent se familiariser avec la gestion de leur argent, et ce dès leur plus jeune âge. Comme cela, ils pourront contribuer au développement économique du pays. C’est pour cela que nous nous investissons dans la sensibilisation à travers les écoles », a indiqué Tojo Hasina Fanomezana Rakotosalama, directeur des opérations financières au sein du ministère de l’Économie et des finances. Cette semaine aura ainsi été cruciale pour les jeunes voulant se familiariser avec la gestion financière et l’entrepreneuriat.

    Itamara Otton

  • BLANCHIMENT DE CAPITAUX – Le Premier ministre renforce le recouvrement des avoirs illicites

    BLANCHIMENT DE CAPITAUX – Le Premier ministre renforce le recouvrement des avoirs illicites

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    Pour sa première sortie en tant que Premier ministre, Mamitiana Rajaonarison a effectué une visite à l’Agence de recouvrement des avoirs illicites, hier. Le renforcement de l’action dans la lutte contre le blanchiment de capitaux est un des points soulignés.

    Le Premier ministre, Mamitiana Rajaonarison, en pleine discussion avec le directeur général de l’ARAI, Rado Rajhonson.

    Retour aux sources. En attendant la mise en place de son équipe gouvernementale, Mamitiana Rajaonarison, Premier ministre, a effectué une visite à l’Agence de recouvrement des avoirs illicites (ARAI), à Imerimanjaka, hier.

    «Cette présence au siège de l’ARAI témoigne de l’engagement ferme du Gouvernement à soutenir nos missions pour une justice financière rigoureuse et transparente», affirme l’Agence dans un communiqué. Elle ajoute que durant les échanges, «l’accent a été mis sur la lutte contre la corruption et l’impunité financière. [Mais aussi sur] le renforcement des actions et la priorité absolue accordée à la lutte contre le blanchiment de capitaux et au recouvrement effectif des avoirs illicites».

    Cette visite à l’ARAI est la première sortie de Mamitiana Rajaonarison en tant que Premier ministre. Un geste qui, comme le note le communiqué de l’Agence, est une manière d’affirmer qu’il compte bien inscrire la lutte contre la corruption et les délits assimilés parmi ses priorités. «On n’en attend pas moins de lui», réagit un membre de la société civile. Au sein des Organisations de la société civile, plusieurs attendent justement les actions du locataire de Mahazoarivo sur le front de la lutte contre la corruption et le blanchiment de capitaux.

    C’est dans ce domaine que Mamitiana Rajaonarison s’est fait un nom, en effet. Après près de deux décennies au sein du Bureau indépendant anti-corruption (Bianco), il est nommé directeur général du Service de renseignement financier (Samifin), en 2021. C’est avec sa casquette de patron de l’organe de lutte contre le blanchiment de capitaux qu’il vient d’être nommé Premier ministre. Le choix de visiter l’ARAI plutôt que les autres entités du Système anti-corruption (SAC) n’est pas anodin.

    Un des points que le chef du gouvernement a déplorés lorsqu’il était à la tête du Samifin est l’insuffisance des actions de répression. Des cas de blanchiment de capitaux étaient détectés et freinés. Toutefois, la répression judiciaire ne parvenait pas toujours à suivre la cadence. Il y a deux volets à la répression. Dans l’approche contemporaine, pour que la répression soit dissuasive, les condamnations portaient sur deux axes. La restriction de liberté et la confiscation en vue d’un recouvrement des avoirs illicites.

    Lutte contre l’impunité

    L’exécution du second axe des décisions judiciaires est la raison d’être de l’ARAI. L’idée de la confiscation pour le recouvrement des avoirs illicites est aussi de faire en sorte que la lutte contre la corruption ait des résultats concrets pour l’État. Les bénéfices issus des biens recouvrés sont, en effet, versés à la trésorerie publique. Seulement, le recouvrement effectif des biens mal acquis se heurte souvent à la lenteur des rouages judiciaires. Il ne peut se faire qu’une fois toutes les voies de recours épuisées.

    Pourtant, la plupart des dossiers de corruption et de blanchiment de capitaux font l’objet de pourvoi en cassation. Une procédure qui peut prendre des années. En tant que Premier ministre, Mamitiana Rajaonarison devrait pouvoir booster les prises de décision ou les initiatives politiques afin de renforcer les actions dans la lutte contre ces fléaux et pour le recouvrement effectif des avoirs illicites. D’autant plus que le chef du gouvernement co-préside le comité de pilotage de la mise en œuvre de la Stratégie nationale de lutte contre la corruption (SNLCC), 2025-2030.

    Lever les obstacles à la lutte contre l’impunité et à la répression des faits de corruption et des délits assimilés est justement un des principaux objectifs de la SNLCC. Sur ce point, par ailleurs, l’administration de la Refondation de la République devrait aussi pouvoir s’appuyer sur la jurisprudence engendrée par les décisions de la Haute Cour constitutionnelle (HCC), publiée le 3 mars. Elle devrait lui permettre de contourner le blocage institutionnel que constitue la Haute Cour de Justice (HCJ), dans la poursuite des hautes personnalités étatiques pour des faits de corruption. Plusieurs dossiers y afférents sont en attente dans les armoires de la Justice.

    Ces décisions de la HCC découlent de deux exceptions d’inconstitutionnalité soulevées devant le Pôle anti-corruption (PAC) d’Antananarivo, concernant des dossiers de poursuite contre Richard Ravalomanana, ancien président du Sénat, et Valéry Ramonjavelo, ancien ministre des Transports et de la Météorologie. L’argument mis en avant par leur avocat est qu’étant donné que les faits qui sont imputés à leur client datent de la période où ils occupaient de hautes fonctions étatiques, leurs cas devaient relever de la HCJ comme le dispose l’article 133 de la Loi fondamentale.

    «Les actes de corruption et les infractions assimilées susceptibles d’être commis par une haute personnalité visée à l’article 133 de la Constitution ne sauraient être considérés comme des actes liés à l’exercice de leurs fonctions», assène alors l’institution d’Ambohidahy, en ajoutant que ces actes «constituent un abus de pouvoir dépassant le cadre légal de l’exercice d’une fonction publique (…) sont motivés par un intérêt personnel et purement privé (…) ils sont assimilables aux actes commis en dehors de l’exercice des fonctions relevant de la compétence des juridictions répressives de droit commun».

    Garry Fabrice Ranaivoson 

  • PRODUITS D’EXPORTATION – L’ICCO défend le cacao malgache

    PRODUITS D’EXPORTATION – L’ICCO défend le cacao malgache

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    L’ICCO défend le cacao malgache après un reportage le qualifiant de «produit secondaire». L’organisation demande au CNC de rétablir une appréciation conforme à la réalité.  

    Des planteurs de cacao en train de manipuler des cabosses.

    Dans une correspondance datée du 17 mars, Michel Arrion, directeur exécutif de l’Organisation internationale du cacao, réagit vivement à un passage du Journal Afrique diffusé le 10 mars sur TV5 Monde, au sujet d’un déplacement de l’ancien Premier ministre, Herintsalama Rajaonarivelo, à Genève, alors que Gezani frappait de plein fouet la côte Est de la Grande île. Selon la lettre consultée par notre rédaction, le reportage aurait laissé entendre que le cacao serait un « produit secondaire » pour Madagascar, une appréciation que l’ICCO juge inexacte et préjudiciable.

    En effet, l’ex-locataire de Mahazoarivo s’était rendu à Genève dans le cadre d’une conférence internationale sur le cacao, mi-février. Un événement d’envergure qui a rassemblé la quasi-totalité des pays exportateurs et marqué la signature d’un nouvel accord international sur le cacao par plusieurs États. « N’eût été son départ anticipé, contraint de regagner Madagascar le jour même…, le Premier ministre aurait également été en mesure de signer cet accord », assenait M. Arrion dans sa lettre au CNC. Un départ précipité, sans doute dicté par l’urgence nationale sur un autre front, celui du cyclone Gezani. La Grande île n’a donc pas pu signer ce nouvel accord sur le cacao, bien qu’elle en ait eu besoin du fait des aléas du marché à l’heure actuelle.

    Prouesse

    Chiffres à l’appui, l’ICCO estime que le cacao compte parmi les principales exportations malgaches : environ 450 milliards d’ariary reversés à quelque 30 000 producteurs, soit près de 100 millions de dollars, selon la lettre. L’organisation rappelle aussi que, depuis 2023, Madagascar a obtenu la classification de 100 % de sa production comme « cacao fin », un label qui valorise son cacao sur les marchés spécialisés. Une prouesse réalisée par la filière à l’époque où Edgard Razafindravahy était au ministère de l’Industrialisation et du Commerce. Il a plaidé pour une meilleure valorisation des chaînes de valeur du cacao, ce qui a conduit à cette labellisation, gage de qualité pour le cacao malgache.

    De son côté, le Conseil national du cacao (CNC) n’a pas encore publié de communiqué officiel au moment de la parution de cet article. Toutefois, l’ICCO demande une clarification publique de la part du CNC afin de rétablir « une appréciation plus conforme à la réalité » sur cette filière, souvent occultée par les performances d’autres secteurs d’activité, alors qu’elle joue un rôle essentiel pour des milliers de producteurs dont c’est la seule activité.

    Itamara Otton

  • BASKETBALL – SMATCHIN – L’IUM retrouve les huitièmes de finale

    BASKETBALL – SMATCHIN – L’IUM retrouve les huitièmes de finale

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    Invaincu en phase de poule, l’IUM a conclu en beauté en écrasant l’ISCAM mercredi. Portés par leur public, les joueurs ont livré un véritable show.

    Les basketteurs de l’IUM (en blanc) visent à aller jusqu’au bout du tournoi Smatchin.

    Mission accomplie avec la manière pour les basketteurs de l’IUM, qui ont écrasé les joueurs de l’ISCAM sur le score de 75-31 mercredi au Palais des sports de Mahamasina. Déjà qualifiés avant cette dernière journée de la phase de groupes du tournoi Smatchin « Ao Tsara », les joueurs de l’IUM ont confirmé leur supériorité en infligeant une lourde défaite à l’ISCAM. Dans une ambiance toute acquise à leur cause, les joueurs de l’IUM ont offert un spectacle total, mêlant efficacité offensive et gestes de grande classe.

    Le début de match laissait pourtant place à un léger suspense. L’ISCAM ouvrait la marque (2-0), avant un échange équilibré, 4-4. Mais très vite, l’IUM imposait son rythme. Soutenus par des supportrices particulièrement engagées, les joueurs prenaient l’avantage, 12-6 après quatre minutes, puis enchaînaient les paniers pour creuser l’écart, 21-10 à la fin du premier quart-temps. Tommy, le virevoltant joueur de l’IUM, auteur de 7 points, lançait idéalement les siens.

    Au deuxième quart-temps, l’ISCAM tentait de réagir en inscrivant les premiers points, mais l’IUM restait maître du tempo. Stanley enflammait le Palais avec un premier dunk spectaculaire, suivi d’un second dans la foulée, déclenchant l’ovation du public. L’écart continuait de se creuser, 31-15, malgré quelques sursauts adverses. À la pause, l’IUM menait largement sur le score de 41-20.

    Une coupure de courant au rendez-vous

    La seconde période confirmait la domination sans partage de l’IUM. Dès la reprise, Stanley s’illustrait encore avec un troisième dunk, symbole de la maîtrise collective. Une coupure de courant à la 12e minute venait brièvement interrompre le jeu, sans pour autant perturber la dynamique des universitaires de l’IUM. À la reprise, ces derniers repartaient de plus belle, creusant davantage l’écart, 58-23 à la fin du troisième quart-temps.

    Le dernier acte tournait à la démonstration. L’IUM déroulait son basketball, alternant jeu rapide, défense agressive et réussite offensive. Le public, conquis, accompagnait chaque action d’applaudissements nourris. Le score enflait inexorablement jusqu’au coup de sifflet final, 75-31.

    Avec quatre victoires en autant de rencontres, l’IUM boucle une phase de poules parfaite et affiche clairement ses ambitions. « Nous avons réussi à gagner nos quatre matchs. Par rapport à l’an dernier, où nous avions été éliminés en quarts, nous visons au moins le dernier carré, voire le titre », confie leur coach, Nikitine Derlen Ralainirina.

    Pour l’ISCAM, le bilan est plus compliqué, avec quatre défaites en autant de matchs. « Notre préparation a été trop courte. Nous espérons mieux nous organiser la saison prochaine », reconnaît l’entraîneur Rado Ramanantsoa. Une prestation aboutie qui place désormais l’IUM parmi les grands favoris du tournoi.

    Donné Raherinjatovo

  • SANTÉ – Le taux de mortalité maternelle en baisse

    SANTÉ – Le taux de mortalité maternelle en baisse

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    L’enquête par grappes à indicateurs multiples 2025, appelée MICS (Multiple Indicator Cluster Survey), révèle une diminution du taux de mortalité maternelle.

    Le taux de mortalité maternelle connaît une diminution.

    Le taux de mortalité maternelle affiche une diminution significative, bien que des défis importants subsistent. L’un des résultats marquants de l’enquête MICS 2025, ou enquête par grappes à indicateurs multiples 2025, présentés en début du mois de mars à Ivandry, met en lumière une évolution encourageante de la situation.

    Selon les données communiquées, ce taux est passé de 426 décès pour 100 000 naissances vivantes en 2018 (selon l’enquête MICS 2018) à 298 pour 100 000 en 2025 (selon l’enquête MICS 2025), réalisée auprès de femmes âgées de 15 à 49 ans. Cette baisse représente une avancée notable après près de deux décennies marquées par une stagnation du taux de mortalité maternelle et néonatale. Une évolution que les responsables du secteur de la santé attribuent à une mobilisation accrue des acteurs impliqués dans la santé reproductive.

    Le directeur de la Santé familiale auprès du ministère de tutelle, le Dr Toky Rajoelina, souligne ainsi que cette progression témoigne des efforts déployés ces dernières années. Dans le même sens, Josiane Yaguibou, représentante résidente du Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) à Madagascar, insiste sur la portée de ces résultats : « Cette baisse, qui résulte d’efforts concertés, est un indicateur crucial de l’efficacité des interventions menées dans le secteur de la santé reproductive. »

    Efforts concertés

    Plusieurs facteurs expliquent cette amélioration. Le renforcement des consultations prénatales a permis un meilleur suivi des grossesses et une détection plus précoce des complications. Par ailleurs, la prise en charge des accouchements en milieu médicalisé s’est renforcée, contribuant à réduire les risques pour les mères et les nouveau-nés. S’y ajoute l’élargissement de l’accès aux services de planification familiale, qui joue un rôle clé dans la prévention des grossesses à risque.

    Malgré ces avancées, Madagascar reste encore éloigné des objectifs fixés au niveau international, qui visent un taux inférieur à 70 décès pour 100 000 naissances vivantes. Cet écart souligne l’ampleur des efforts à poursuivre, notamment en matière d’accès équitable aux soins, de renforcement des infrastructures sanitaires et de sensibilisation des populations.

    Les autorités sanitaires appellent ainsi à intensifier les actions engagées afin de garantir des accouchements sûrs et accessibles à toutes les femmes, sur l’ensemble du territoire.

    Réalisée par l’Institut national de la statistique (Instat) avec l’appui technique du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (Unicef) et le soutien financier de la Banque mondiale, de l’Union européenne et du gouvernement des États-Unis, l’enquête a été menée auprès de 19 785 ménages entre décembre 2024 et mai 2025.

    Mialisoa Ida

  • MAHAJANGA – Les opérateurs économiques lancent un cri de détresse

    MAHAJANGA – Les opérateurs économiques lancent un cri de détresse

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    Cri d’alarme et ras-le-bol ! Les opérateurs touristiques dans la cité des Fleurs haussent le ton face à l’état exécrable et désastreux de la Route nationale reliant Mahajanga à la capitale.

    Cette portion de la route nationale dans le fokontany d’Ambatofotsy à Maevatanàna vient d’être réparée mardi dernier.

    La situation est particulièrement critique entre Mahajanga et Ambondromamy, notamment à Maevatanàna, où les détériorations s’aggravent sur certains tronçons ayant fait l’objet de travaux de scarification, en particulier entre Mahajanga et Ambovondramanesy.

    Le trajet de 55 km est effectué en deux heures, alors qu’on devrait le réaliser en moins d’une heure auparavant. Pour rejoindre la capitale, il faut aujourd’hui prévoir jusqu’à 16 heures de trajet. Le chantier est délaissé sur cette partie de la route où la chaussée en asphalte a été grattée sans aucune raison. Les responsables ont déserté les lieux depuis.

    « La Route nationale n°4 (RN4) est complètement dégradée. Une cinquantaine de kilomètres de bitume ont été grattés entre le croisement de Betsako et Ambovondramanesy et les travaux ne sont toujours pas terminés. De nombreux kilomètres sont encore en cours de réfection le long de cette nationale. Ce ne sont plus des nids-de-poule qu’on observe mais des cratères. C’est inadmissible. Les taxis-brousses et tous les usagers de la route en souffrent. Des taxes, par le biais du Fonds routier, ont été prélevées mais on ne constate aucune évolution de l’état de la route », a clamé un opérateur économique.

    Menace

    « Nous exploitons cette route depuis plus de 25 ans, mais aujourd’hui la coupe est pleine. L’économie est bloquée, car la menace de ne plus recevoir de touristes venant des autres régions par voie terrestre nous attend. L’état catastrophique de la nationale décourage tout le monde. On accuse des pertes financières, l’usure des véhicules n’est plus à prendre en compte. Le danger guette aussi sur la route, car l’insécurité règne dans les parties très endommagées. Les bandits de grand chemin opèrent souvent sur ces tronçons. Cette situation met également la population en danger. On craint une hausse du chômage si les responsables ne prennent pas immédiatement des décisions. Des milliers de familles vivent et dépendent du secteur du tourisme. À l’approche des vacances de Pâques, nous lançons un appel pressant aux autorités et responsables », a soutenu le vice-président du conseil d’administration de l’Office national du Tourisme de Madagascar (ONTM), Eric Nirina Razafimaitra.

    Le pire cauchemar des conducteurs se situe en plein centre-ville de Maevatanàna, dans le fokontany d’Ambatofotsy, passant devant une station d’essence jusqu’à la sortie de la ville en direction d’Antananarivo. Face à une cavité importante au milieu de la chaussée, les véhicules particuliers et les bajajs ont longtemps effectuer un détour plus haut pour rejoindre la sortie auparavant.

    À titre de mesure provisoire, l’intérim du chef de la région Betsiboka, en collaboration avec le directeur régional des travaux publics et le directeur des transports de Betsiboka, a décidé d’engager des travaux de réparation d’urgence mardi dernier.

    « Des travaux provisoires ont été réalisés, et la circulation est désormais ouverte à tous les véhicules. Une demande d’exécution des travaux de réhabilitation de cette tranche est déjà envoyée auprès des concernés », a déclaré l’intérimaire.

    Vero Andrianarisoa

  • ANNIVERSAIRE FUNESTE – Quarante-sept personnes portent plainte

    ANNIVERSAIRE FUNESTE – Quarante-sept personnes portent plainte

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    Un communiqué du ministère de la Justice a révélé que quarante-sept plaintes ont été déposées dans l’affaire Ambohimalaza et que quatre femmes sont actuellement détenues.

    La cuisine où une partie des repas de l’anniversaire de Fenohasina a été préparée, inspectée par les autorités deux jours après la fête.

    Quarante-sept personnes ont porté plainte dans l’affaire dite « Ambohimalaza », ou l’anniversaire de Fenohasina, qui a causé la mort de trente-trois personnes. Hier, le ministère de la Justice a annoncé que, jusqu’ici, dix individus ont été inculpés et que quatre d’entre eux Fenohasina, sa mère, sa cousine et une guérisseuse traditionnelle sont en détention préventive.

    La femme d’un footballeur, cinquième prévenue initialement incarcérée, a obtenu une liberté provisoire.

    Depuis le 24 février, trente témoins ont été entendus et les autorités affirment que l’enquête se poursuit pour identifier d’autres personnes impliquées. Le ministère insiste sur sa volonté de mettre fin à l’impunité et de restaurer la confiance des citoyens envers la justice.

    Personnalités

    La famille de Fenohasina a pris la parole publiquement le week-end dernier pour contester la version officielle. Le père rejette toute idée de pratiques occultes. Il souligne que Fenohasina et sa mère ont elles-mêmes été hospitalisées. Son frère, Hasina Andriantsoa, raconte que leur cousin Haja a été le premier à ressentir des douleurs avant de décéder à l’hôpital, ce qui a entraîné l’interruption de la fête.

    Il évoque la possibilité d’une intoxication liée aux brochettes apportées par un chauffeur ou au système de self-service. La sœur aînée de Fenohasina dément la présence de personnalités importantes et précise que le nom de Moustafa, retrouvé dans un téléphone, correspond à celui d’un prothésiste dentaire. Le mari de Clarisse, cousine détenue, affirme que les propos de sa femme lors des funérailles traduisaient un regret et non un aveu de culpabilité. Leur tante Lanto rappelle que son propre fils figure parmi les victimes et que des médecins ont évoqué une intoxication due à des émanations de charbon.

    La famille rejette l’idée que Fenohasina ait pu tuer ses proches et demande que la justice accélère la procédure.

    L’anniversaire s’est tenu le 14 juin 2025 dans un espace événementiel au bord de la RN2. Après avoir mangé et bu, trente-trois personnes sont décédées. D’autres poursuivent encore leurs soins.

    Gustave Mparany