Auteur/autrice : Webmaster

  • Un mal nécessaire

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    Comment lutter contre la contrefaçon? Selon le nouveau directeur général des douanes, le marché de la contrefaçon sera désormais sévèrement réprimé. Il est évident qu’il s’agit d’un crime sanctionné de manière pénale. Mais, dans la mondialisation, tous les pays ne sont pas logés à la même enseigne. 

    Dans les pays pauvres, l’importation massive de produits de contrefaçon constitue une manne pour les recettes douanières. Les importateurs paient les taxes, mais pas ce qu’il faut s’il s’agissait de vraies marques. Il y a donc un manque à gagner pour l’État, qu’on le veuille ou non. C’est une des raisons pour lesquelles les recettes douanières ne sont jamais satisfaisantes. Outre les produits de contrefaçon, il y a également des produits de contrebande qui ne rapportent rien à l’État. 

    Le dilemme est de faire le choix entre l’interdiction de produits de contrefaçon et mettre une croix définitivement sur un minimum de recette et fermer les yeux sur un délit au vu et au su de tout le monde qui permet de faire vivre des milliers de foyers. Car il faut le dire, le marché des produits contrefaits, les ventes en ligne, le secteur informel comblent le chômage, l’incapacité du secteur privé à créer des emplois justement puisqu’il ploie sur les nombreux impôts et taxes prélevés par l’État.

    Eh, il n’y a pas de honte à le dire, le marché des produits contrefaits, même s’il s’agit d’activité de survie,  permet à l’économie de rêver de croissance en dépit d’une balance commerciale déficitaire, d’un taux d’inflation intenable, d’un PIB dérisoire et d’un pouvoir d’achat misérable. 

    C’est bien le secteur informel et le marché de la contrefaçon qui constituent le moteur de l’économie. Un énorme chiffre d’affaires circule dans cette filière sans oublier le marché des friperies qui ont permis à certaines personnes de passer à l’état de petit vendeur des trottoirs au statut d’un pacha à trois queues, tout en diversifiant leurs activités.

    Le commerce de produits contrefaits et de friperies prend d’ailleurs de plus en plus d’ampleur. Des camions entiers débarquent quotidiennement dans la capitale et dans les autres villes. Il est impensable dans l’état de pauvreté actuel que l’État ose interdire ces importations faute de pouvoir satisfaire la demande de nouveaux diplômés qui arrivent chaque année sur le marché du travail. Si en 1989, le candidat à l’élection présidentielle, feu Manandafy Rakotonirina, avait déclaré qu’il fallait créer deux cent mille emplois chaque année pour absorber les jeunes, aujourd’hui avec près de deux cent mille bacheliers par an, il faudrait multiplier ce chiffre par deux ou trois. Sans oublier, ceux qui n’ont pas passé le niveau scolaire et condamnés à tirer une charrette, conduire un taxi-moto ou un vélo-taxi. C’est l’illustration d’une pauvreté de plus en plus chronique et angoissante. On n’en veut pour preuve que les bouchons inextricables de piétons, de vélos, de motos et d’autos sur le pont d’Anosizato, il y a quelques semaines. Une image irréaliste silhouette d’un avenir sombre et d’un lendemain bourré d’incertitude. Un espoir contrefait. 

    Sylvain Ranjalahy 

  • CONSOMMATION – Découverte de plusieurs produits périmés

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    Le Président de la Refondation de la République de Madagascar, le colonel Michaël Randrianirina, a donné des instructions pour ouvrir immédiatement des investigations face à la propagation inquiétante de denrées périmées sur les marchés. Plusieurs produits ont été saisis.

    Poison silencieux. Antananarivo et Mahajanga ont été le théâtre de saisies de plusieurs produits périmés et avariés, cette semaine. À Tanjombato, une entreprise de stockage dissimulait dans son centre plusieurs denrées à usage quotidien dont la date de péremption était dépassée. Une opération menée par la Cellule anticorruption et le ministère du Commerce et de la Consommation a permis de découvrir, mardi, 120 sacs de sucre de 50 kg périmés et totalement avariés, 5 000 cartons de savon sans date de péremption ou périmés, 73 bidons de 250 litres de shampooing périmé, 5 000 cartons de savon « citron frais » périmé.

    À Mahajanga, la Direction régionale du Commerce et de la Consommation a saisi des produits périmés ou falsifiés chez un détaillant et un grossiste. Parmi ces produits figuraient notamment 41 cartons de lait concentré périmés. « Certains ont été falsifiés : la date de consommation a été modifiée jusqu’en décembre 2026 (ndlr : la date de péremption exacte est décembre 2025 pour ces produits) », précise le directeur régional du Commerce et de la Consommation (DRCC) de Boeny. Dans l’entrepôt du grossiste, 32 cartons de biscuits Mini Tuc périmés ont également été saisis, ainsi que 35 cartons de lait Candia 1 L et 88 cartons de différents types de biscuits, eux aussi périmés et réservés pour destruction.

    Risques mortels

    Le Dr Christian Rakotonindrina, spécialiste en toxicologie au service de Réanimation médicale et de toxicologie clinique du CHU Joseph Ravoahangy Andrianavalona (CHU JRA), met en garde.« Une fois périmé, un produit peut se détériorer et produire des substances toxiques. La plupart des produits de consommation, notamment ceux sous emballage, sont fabriqués à base de produits chimiques qui sont nécessaires pour la conservation ou le mélange d’ingrédients. Ce qui peut présenter des risques graves, voire mortels, lorsqu’ils deviennent toxiques », explique ce médecin.

    Les produits ont été saisis. L’entreprise de stockage à Tanjombato a été fermée. La Présidence a annoncé l’ouverture immédiate d’une enquête pour déterminer comment ces produits ont été introduits dans le pays et pour examiner tous les documents y afférents.

    Des sources avisées recommandent aux consommateurs la plus grande vigilance, de vérifier constamment les dates d’expiration, notamment face aux produits bradés sur le marché. « Ils sont écoulés à bas prix car leur date de péremption approche, voire est déjà dépassée », avertit une source.

    Miangaly Ralitera

  • DÉVELOPPEMENT – Des projets de recherche scientifique soutenus

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    Neuf équipes de recherche à Madagascar ont bénéficié de subventions du DEEP Madagascar Challenge Fund afin de mener des projets destinés à produire des données probantes pour soutenir la lutte contre l’extrême pauvreté et éclairer les politiques publiques.

    Les projets portent sur des enjeux majeurs tels que le changement climatique, l’exploitation minière, l’agriculture durable, la santé des sols, la migration interne ainsi que la marginalisation des communautés vulnérables, en milieux rural et urbain.

    Les recherches menées visent à fournir aux décideurs publics des résultats alignés sur les priorités nationales, afin d’orienter les politiques, programmes et stratégies de développement. « L’ensemble du dispositif est encadré par un Comité national de pilotage, composé de chercheurs, de décideurs et de praticiens issus des secteurs public et privé, chargé de veiller à l’utilisation effective des résultats de recherche », précise un communiqué publié avant-hier.

    Les responsables du programme soulignent l’importance d’une approche fondée sur le leadership local, la valorisation des savoirs endogènes et la collaboration étroite entre chercheurs et acteurs institutionnels, afin de garantir un impact durable sur la réduction de la pauvreté et le renforcement de la résilience des populations.

    Membre du Comité national de pilotage, le Professeur Jonah Ratsimbazafy estime que : « Pour Madagascar, la conservation n’est pas une option ; elle est indissociable de la lutte contre la pauvreté et de la survie quotidienne. En faisant progresser la recherche et en transformant la science en action, ces lauréats contribuent à protéger notre biodiversité unique tout en élargissant l’accès aux revenus, à la sécurité alimentaire et aux moyens de subsistance de base pour les communautés les plus vulnérables. Leur impact va bien au-delà de la conservation, en contribuant directement à la réduction de la pauvreté, à la résilience et à un développement inclusif et durable pour la nation. »

    « Mis en place en partenariat avec l’ONG malgache ARAKE, le fonds a lancé son appel à candidatures en mai 2025 et a enregistré 106 propositions. À l’issue du processus de sélection, neuf projets ont été retenus », nous confie une source proche du dossier.

    Mialisoa Ida 

  • MANGARIVOTRA – La route du nouveau gymnase réouverte aux piétons

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    Le projet de construction du complexe multisports, situé entre le stade Rabemananjara et le lycée Philibert Tsiranana à Mangarivotra, a provoqué la fermeture de la route communale en bitume, sur cette partie de la ville depuis 2019. La circulation des véhicules et des piétons n’était plus possible en raison des travaux de fondation de cette grande infrastructure sportive sur l’asphalte. Les usagers et surtout les élèves du lycée ont été ainsi obligés de faire un grand détour pour aller à l’école.

    Face à la nécessité d’utiliser cette route entre le lycée Philibert Tsiranana et le complexe multisports, le nouveau directeur régional de la jeunesse et des sports Boeny a décidé de rouvrir cette route communale. Ce, à la suite d’une descente sur place, mercredi dernier. Lors de sa visite, il a également inspecté les travaux du complexe sportif et échangé avec le responsable du chantier pour évaluer l’avancement du projet.

    « La route, fermée depuis 2019, sera rouverte dans quarante cinq jours, en priorité aux piétons, aux cyclistes et aux motos seulement. Des travaux de sécurisation des équipements et matériels dans l’enceinte du nouveau bâtiment multisports vont être réalisés pour protéger les matériels et le site. La circulation est strictement interdite aux bajajs ou tricycles », a fermement précisé le directeur, Sadroudine Moustafa.

    La construction du nouveau complexe multisports Arena à Mangarivotra a accusé un retard de trois ans par rapport à la date initiale. Il a finalement débuté en 2023, si la démolition de l’ancien gymnase couvert a eu lieu en octobre 2019.

     Les terrains extérieurs traversés par les câbles, ainsi que les courts de tennis autour du chantier, ont également été détruits dans le cadre du projet. La construction du complexe a entraîné la fermeture de la route et l’interdiction de circulation pour les voitures, les piétons et les motos entre l’infrastructure et le lycée.

    Les habitants de la ville, les élèves et les usagers de deux-roues se réjouissent déjà de la prochaine réouverture de cette ruelle. Le long détour pour rejoindre le lycée, ainsi que les laboratoires et bureaux administratifs de Mangarivotra, appartiendra bientôt au passé.

    Vero Andrianarisoa 

  • BADMINTON – CHAMPIONNATS D’AFRIQUE – Quatre badistes en lice à Gaborone

    BADMINTON – CHAMPIONNATS D’AFRIQUE – Quatre badistes en lice à Gaborone

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    Lalaina Ramanana Rahary, l’expatrié de Lyon.

    Première sortie. Madagascar sera représenté par quatre joueurs aux championnats d’Afrique de badminton qui se dérouleront du 9 au 15 février à Gaborone, capitale botswanaise. Trois joueurs locaux, en l’occurrence Irina Razakasoavina du MB2ALL, Herizo Rakotoarinivo de l’ABC Vakinankaratra et Tokinirina Razafimandimby alias « Joy » du MB2ALL, renforcés par l’expatrié de Lyon, Lalaina Ramanana Rahary, y défendront les couleurs nationales. Ce dernier avait déjà représenté le pays l’an passé au sommet africain à Douala, au Cameroun. Il avait atteint les huitièmes de finale. 

    Les athlètes financeront eux-mêmes l’intégralité de leur participation à cette compétition continentale. L’équipe malgache débutera par les épreuves par équipes, qui s’étaleront du 9 au 11 février. S’enchaîneront par la suite les épreuves individuelles en simple et en double du 12 au 15 février. «Nous avons déjà fait la demande de visa en ligne. Nous n’attendons plus que la confirmation du billet d’avion d’un des joueurs», a confié le président de la Fédération malgache de badminton, Jean Aimé Ravalison. La délégation de Madagascar devrait quitter le pays un ou deux jours avant la compétition.

    Serge Rasanda 

  • AUGUSTIN BAOVOLA – « Le football nécessite aussi une refondation »

    AUGUSTIN BAOVOLA – « Le football nécessite aussi une refondation »

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    Augustin Andriamiharinosy, alias Baovola, emprunté au nom d’un cheval imbattable dont la crinière rappelait sa chevelure, restera l’un des plus grands joueurs de tous les temps. À 77 ans, il a encore bon pied, bon œil et suit toujours l’actualité du football.

    L’Express de Madagascar : « Vous avez toujours une allure jeune. Quel âge avez-vous aujourd’hui ? Jouez-vous encore ? »

    Augustin Andriamiharinosy : J’ai 77 ans. Je ne joue plus, mais j’ai joué jusqu’à 60 ans. J’ai commencé à 15 ans à Saint-Michel et j’ai été sélectionné en équipe nationale à 18 ans.

    Quel est le secret de votre longévité et que faites-vous aujourd’hui ?

    C’est une question d’hygiène de vie. Aujourd’hui, j’entraîne des jeunes et je vis à la campagne. Je respire l’air frais et la tranquillité.

    Vous avez été le premier joueur professionnel malgache à Angoulême en D1 française. Mais l’aventure n’est pas allée jusqu’au bout. Pourquoi ?

    Tout allait bien, sauf qu’en revenant prendre des vacances, j’ai eu le mal du pays. La famille me manquait. Je suis resté, avant de partir pour La Réunion, alors que Bordeaux me voulait aussi.

    Le match retour perdu 0-3 par Saint-Michel face aux Zambiens de Kabwe Warriors à Mahamasina, après une courte défaite 1-2 à l’aller en Coupe d’Afrique des clubs, reste l’un des plus mauvais souvenirs de votre carrière. Vous aviez été accusé d’avoir vendu le match. Que s’est-il passé ?

    C’était juste un manque de fraîcheur. Le vendredi précédant le match, l’entraîneur nous a fait faire un jogging aller-retour jusqu’à Andoharanofotsy, où se trouvait un richissime citoyen. Les gens ont fait le raccourci. En plus, la fédération de l’époque avait imposé un avant-centre qui n’avait jamais joué avec l’équipe auparavant. Malheureusement, tout a foiré.

    Une semaine plus tard, vous entrez en jeu contre l’Éthiopie avec l’équipe nationale et vous marquez cinq minutes après votre entrée.

    C’était un joli but. Le gardien éthiopien avait l’habitude de dégager loin et de rester au-delà des 18 mètres. Sur un dégagement, Ignace m’a transmis le ballon de la tête. J’ai contrôlé de la poitrine et enchaîné par une reprise de volée. Le gardien a été lobé.

     »Avec les joueurs de l’époque, il y  avait du spectacle… »

    C’était la belle époque. Le stade était toujours plein, même lors des championnats locaux. Les joueurs étaient-ils plus talentueux ou y avait-il d’autres raisons ?

    Il y avait du spectacle. Chaque équipe avait ses supporters, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui. N’oublions pas que Madagascar avait remporté les premiers Jeux de la Communauté. Nous avions aussi battu Hong Kong et, en 1973, fait match nul 3-3 contre l’équipe universitaire de France, composée pour moitié de professionnels.

    Certains vous reprochent aujourd’hui de vivre de souvenirs sans avoir remporté de titres.

    Nous n’avions pas les mêmes moyens qu’aujourd’hui. On jouait avec le cœur et la passion.

    Avec les performances actuelles de l’équipe nationale, pensez-vous que le football a progressé ?

    On ne peut pas faire la fine bouche. J’aime le football et je continue à aller au stade. Mais au niveau des clubs, on a du mal à franchir les tours préliminaires des compétitions africaines.

    Comment expliquez-vous cette contradiction ?

    Il n’y a pas de secret. Il faut former les jeunes dès le plus jeune âge, avec un encadrement qualifié, organiser un bon championnat et disposer d’infrastructures adéquates. La France a mis des années à devenir championne du monde grâce aux centres de formation. L’Allemagne et l’Espagne ont fait pareil. En Afrique, le modèle parfait est le Sénégal puisqu’il a raflé tous les titres.

    Pourtant, il existe déjà de nombreuses écoles de football. Pourquoi les résultats tardent-ils ?

     Il faut les structurer correctement. C’est à la fédération d’élaborer un véritable programme de développement pour espérer des résultats réguliers.

    Êtes-vous candidat à la présidence de la fédération pour mettre vos idées en pratique ?

     J’ai passé l’âge et la présidence ne m’intéresse pas. En revanche, il faut une véritable fédération professionnelle, composée de membres sont irréprochables.

    Comment y parvenir ? N’est-ce pas utopique ?

    Oui et non. À l’heure où l’on parle de refondation, le football en a grand besoin. Rien ne changera avec l’actuel mode d’élection du président et du comité exécutif. Aujourd’hui, c’est l’argent qui prime, pas la compétence ni l’amour du football.

    Mais il s’agit de bénévoles, dans une association à but non lucratif.

     Justement, c’est là le problème. Tout le monde en profite. Les bénévoles devraient aussi bénéficier d’une part des primes. Le texte est dépassé par la conjoncture et par l’ampleur de l’économie du sport. Il n’y a pas que les joueurs qui doivent être professionnels : il faut aussi des dirigeants ayant le physique et l’esprit du métier.

    Axel Royer

    « Augustin était un grand professionnel »
    Le Réunionnais Axel Royer, technicien réunionnais, connaît bien Augustin pour l’avoir entraîné à la JS Saint-Pierroise et au Club Sportif Saint-Denis, ainsi que beaucoup d’autres joueurs malgaches.
    Il témoigne :« Augustin jouait chez nous. On devait rencontrer l’équipe de la Fihezama à Mahamasina en 1974. J’ai pu voir la popularité d’Augustin dans les rues de Tana. »
    Autre anecdote : « En Coupe de France, on était confronté à Amiens entraîné par Claude Leroy. Augustin était venu me demander par trois fois de voir l’équipement. J’ai fini par céder et il a vu que les bas ne tenaient pas. Il a fallu trouver des solutions. Puis il a demandé à voir les crampons. Il avait encore raison, car il a fallu trouver des crampons adaptés au terrain boueux. On a perdu 1 à 2 avec un but d’Augustin et un deuxième but refusé pour faute de main imaginaire par… Michel Vautrot. Augustin était un vrai leader. Avec de bons joueurs, on peut avoir une bonne équipe, mais avec un vrai leader, on a une excellente équipe. »

    Herisetra

  • COMMERCE INTERNATIONAL – Un partenariat économique à sceller avec l’UE

    COMMERCE INTERNATIONAL – Un partenariat économique à sceller avec l’UE

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    Madagascar s’achemine vers un accord de partenariat économique définitif avec l’Union européenne. Sa finalisation est attendue d’ici février.

    Haingotiana Andriamadison, ministre du Commerce et de la Consommation.

    Les opérateurs malgaches se préparent à intégrer un accord de partenariat économique avec l’Union Européenne. Pour l’instant, il s’agit d’un accord intérimaire, mais les autorités annoncent un accord de partenariat définitif entre Antananarivo et Bruxelles d’ici au mois de février.

    Alors que les négociations sur l’accord de partenariat économique entre la Grande Île et l’Union Européenne ont été amorcées depuis plusieurs mois, c’est une issue favorable qui semble se profiler à l’horizon. Selon Haingotiana Andriamadison, ministre du Commerce et de la Consommation, la Grande Île prévoit d’intégrer un accord de partenariat économique définitif avec l’Union Européenne. « Notre partenariat avec l’Union Européenne est encore un accord intérimaire. Il se focalise sur l’accès au marché, l’aspect recherche et développement ainsi que la pêche, mais nous prévoyons d’intégrer un accord de partenariat définitif avec l’UE d’ici peu », explique-t-elle vendredi matin à l’hôtel Colbert Antaninarenina lors d’un atelier de vulgarisation de ce partenariat pour les opérateurs. La Grande Île prévoit ainsi d’étendre les pourtours de ce partenariat avec une intégration du commerce de biens, de services ainsi que de la propriété industrielle et intellectuelle.

    Rythme constant 

    Après des débuts difficiles lors des premiers accords de partenariat signés en 2012 entre Madagascar et l’UE, les échanges sur ce vaste marché ont trouvé un rythme constant. En effet, la balance commerciale des échanges entre Madagascar et l’Union Européenne a été excédentaire pendant plusieurs années. Roland Kobia, ambassadeur de l’Union Européenne, avait souligné lors de la huitième table ronde entre Madagascar et l’UE que Bruxelles est le premier partenaire économique et commercial de Madagascar. 33 % des exportations de la Grande Île sont destinées à l’Europe, et les échanges bilatéraux se chiffrent à plus d’un milliard d’euros. 

    Depuis 2012, l’APEi permet l’exportation de produits malgaches vers l’UE sans quotas ni droits de douane. La Grande Île y exporte du textile (30 %), des produits agricoles (29,5 %), des produits industriels (25 %) ainsi que des produits de pêche (15 %). Mais ce qui rend difficile pour les opérateurs l’accès à ce marché sans quotas ni droits de douane, ce sont les barrières non tarifaires.

    Itamara Otton

  • FOOTBALL – COACH DES BAREA A – Le ministre des Sports confirme la reconduction de Corentin Martins

    FOOTBALL – COACH DES BAREA A – Le ministre des Sports confirme la reconduction de Corentin Martins

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    La reconduction ou non du coach Corentin Martins a circulé dans les quotidiens et les réseaux sociaux ces derniers jours. Le ministre des Sports a apporté plus de précisions hier.

    La balle est maintenant dans le camp du coach Corentin Martins.

    Le ministre a réagi aux informations non recoupées, qualifiées de fausses, affirmant notamment que « les salaires du coach Corentin Martins auraient été revus à la baisse ». Or, le contrat du technicien franco-portugais arrive normalement à échéance dans exactement une semaine. Une évaluation technique de sa prestation a été menée durant la première semaine de janvier, à l’issue du contrat tripartite liant le ministère, la Fédération malgache de football (FMF) et le sélectionneur.

    « Après cette évaluation, le ministère et la fédération ont constaté un bilan positif, au regard des critères définis, notamment les qualifications à la CAN et à la Coupe du monde, mais aussi l’amélioration globale du niveau de la sélection nationale », a déclaré Alain Désiré Rasambany. « Nous avons ainsi décidé, d’un commun accord, de renouveler pour une année supplémentaire le contrat du sélectionneur des Barea, Corentin Martins », a-t-il ajouté.

    Version finale du contrat

    La lecture tournante du nouveau contrat entre le ministère et la fédération a pris fin jeudi. Le ministre a précisé qu’aucune officialisation n’a encore été faite.

    « Il s’agit toujours d’informations confidentielles. Nous sommes surpris par les rumeurs circulant sur les réseaux sociaux concernant une baisse de salaire. À ce stade, notre décision porte uniquement sur la confirmation du renouvellement du contrat. Ce vendredi, nous allons arrêter la version finale, qui sera transmise demain à Corentin Martins », a-t-il martelé.

    Le contrat reste tripartite. L’État, à travers le ministère des Sports, prend en charge la majeure partie des prestations du sélectionneur, tandis qu’un quart est assuré par la FMF. « La version finale du contrat devrait être disponible d’ici une semaine. Étant un document administratif, seule l’autorité ministérielle est habilitée à l’annoncer officiellement », a encore précisé le ministre.

    Aucune indication n’a été donnée concernant une éventuelle révision à la hausse ou à la baisse des prestations du coach. À noter que la phase de groupes de la CAN 2027 débutera en septembre, avec un tirage au sort attendu après le tour préliminaire prévu en mars.

    Un match amical à l’extérieur en mars

    Préparation à la phase de groupes de la CAN 2027. Un match amical est prévu durant la prochaine fenêtre FIFA, entre le 23 et le 31 mars. Le stade Barea ne pourra pas encore recevoir ce match. « Nous sommes en plein processus, ou plutôt à la finalisation des recommandations de la CAF, surtout concernant la pelouse. Celle-ci pourrait être remplacée intégralement par un gazon semi-hybride, d’après le conseil de la fédération», souligne le ministre Alain Désiré Rasambany. Cela va encore prendre du temps et, bien évidemment, un budget important. « Nous sommes actuellement en train de discuter du projet avec les partenaires et l’État. Les recommandations devraient être honorées dans quelques mois, sans donner de précisions, pour pouvoir obtenir l’homologation définitive. Le stade devrait être prêt pour les prochains matchs officiels des Barea, vers la fenêtre FIFA au mois de juin. »  

    Serge Rasanda

  • TOAMASINA – Périple présidentiel sur le littoral Est

    TOAMASINA – Périple présidentiel sur le littoral Est

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    Accompagné d’une forte délégation de l’Exécutif, le Chef de l’État effectue sa première visite dans la ville de Toamasina. Plusieurs événements, des rencontres et des visites sont au programme.

    Le couple présidentiel durant la visite du campus universitaire de Barikadimy, à Toamasina, hier.

    Après Antalaha, jeudi, le Chef de l’État a mis le cap sur Toamasina. Le colonel Michaël Randrianirina, président de la refondation de la République, effectue un périple sur le littoral Est cette semaine. Hier, il a entamé une visite de deux jours à Toamasina.

    Il s’agit du premier déplacement du locataire d’Iavoloha dans la capitale de la région Atsinanana depuis sa prise de pouvoir. Pour l’occasion, il a été accompagné de deux hauts conseillers à la refondation et d’une délégation gouvernementale composée de dix ministres. Le programme du Chef de l’État dans la ville du Grand Port est relativement chargé. Ayant atterri vers 7 heures, il a démarré sa journée marathon d’hier par un événement sur la place du nouveau gymnase de la ville.

    Durant ce premier événement, il y a eu, notamment, des distributions de vivres aux ménages défavorisés de Toamasina. Le point d’orgue de ce rendez-vous a cependant été la remise de distinctions honorifiques aux artistes et acteurs culturels qui font la renommée de la capitale de la région Atsinanana et, plus largement, de la côte Est. 

    Lutte contre la « monopolisation »

    Dans l’après-midi, la délégation conduite par le Chef de l’État effectue une visite à l’université de Barikadimy.

    À une certaine mesure, c’est comme un retour aux sources pour le colonel Randrianirina, qui y a effectué un an d’études avant d’entrer à l’Académie militaire d’Antsirabe. Cette visite a été l’occasion pour les étudiants de lui faire part des problèmes qu’ils rencontrent au quotidien et, de son côté, de proposer des solutions. Il a également visité des projets d’amélioration du quotidien des étudiants qui sont en cours.

    Parmi ces projets, il y a, entre autres, la réhabilitation d’un amphithéâtre et la construction d’un autre, ainsi que la mise en place de douze blocs sanitaires. Des projets financés par la Société du port à gestion autonome de Toamasina (SPAT). Cette première journée de son déplacement dans la ville du Grand Port a, par ailleurs, été l’occasion pour le locataire d’Iavoloha de marteler la nécessité « d’en finir avec la corruption si nous voulons vraiment une refondation ». Il y a aussi un projet de forage d’eau pour l’approvisionnement en eau potable du campus.

    Le Chef de l’État assure que lui et l’Exécutif s’appliquent à être des exemples dans cette lutte contre la corruption. « Nous nous efforçons de pratiquer une gouvernance propre, loin de la corruption, car si nous cédons à la corruption, rien ne changera », affirme-t-il. L’officier supérieur demande ainsi à la population de faire de même et d’arrêter de verser des pots-de-vin aux fonctionnaires.

    Garry Fabrice Ranaivoson 

  • CONCERT – Nate Tex dévoile son deuxième album

    CONCERT – Nate Tex dévoile son deuxième album

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    Le groupe Nate Tex marque une nouvelle étape de son parcours artistique avec la sortie officielle de Za, un deuxième album de douze titres.

    Le groupe Nate Tex lors de la présentation de son deuxième album intitulé “Za”.

    Après un premier album qui a su capter l’attention du public, Nate Tex confirme son évolution artistique avec la sortie de Za, un deuxième opus profondément ancré dans l’émotion et l’identité musicale du groupe. Cet album, composé de douze titres, réunit quatre morceaux déjà connus et huit nouvelles créations, traduisant à la fois la continuité du travail artistique du groupe et une maturité assumée.

    La présentation officielle de cet album s’est tenue hier à la Cité des Cultures, lors d’une conférence de presse au cours de laquelle Nate Tex a partagé la vision et l’esprit ayant guidé la conception de Za. À travers cet opus, le groupe utilise la musique comme un véritable outil de transmission d’émotions, chaque titre racontant une part de son histoire, de son vécu et de son cheminement artistique. L’album se veut sincère, profondément humain et fidèle aux sensibilités qui façonnent l’univers musical de Nate Tex.

    La sortie de Za sera officiellement célébrée lors d’un concert de promotion prévu le 8 février au CCEsca, à partir de 15 heures. D’une durée estimée à trois heures, cet événement constituera la présentation scénique officielle de l’album au public, dans un esprit de partage et de proximité entre les artistes et leurs fans.

    Diversité

    Sur le plan musical, Za se distingue par une grande diversité de styles, mêlant rock, sonorités locales et chants de louange. Cette richesse sonore témoigne de la volonté du groupe d’explorer différents horizons tout en restant attaché à ses racines culturelles.

    Plusieurs collaborations viennent enrichir l’album, avec des titres interprétés en solo et en duo, notamment avec Micky, Benson et Bolo, entre autres. Le concert accueillera également des artistes surprises, qui viendront compléter les prestations prévues sur scène. La sonorisation de l’événement sera assurée par SARY SY FEO.MG, tandis que l’organisation est confiée à Grace Event.

    Avec Za, Nate Tex affirme pleinement son identité musicale, son évolution artistique et sa volonté d’offrir au public une expérience authentique, intense et innovante, confirmant ainsi sa place sur la scène musicale actuelle.

    Cassie Ramiandrasoa