Auteur/autrice : Webmaster

  • CONCERT – Nate Tex dévoile son deuxième album

    CONCERT – Nate Tex dévoile son deuxième album

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    Le groupe Nate Tex marque une nouvelle étape de son parcours artistique avec la sortie officielle de Za, un deuxième album de douze titres.

    Le groupe Nate Tex lors de la présentation de son deuxième album intitulé “Za”.

    Après un premier album qui a su capter l’attention du public, Nate Tex confirme son évolution artistique avec la sortie de Za, un deuxième opus profondément ancré dans l’émotion et l’identité musicale du groupe. Cet album, composé de douze titres, réunit quatre morceaux déjà connus et huit nouvelles créations, traduisant à la fois la continuité du travail artistique du groupe et une maturité assumée.

    La présentation officielle de cet album s’est tenue hier à la Cité des Cultures, lors d’une conférence de presse au cours de laquelle Nate Tex a partagé la vision et l’esprit ayant guidé la conception de Za. À travers cet opus, le groupe utilise la musique comme un véritable outil de transmission d’émotions, chaque titre racontant une part de son histoire, de son vécu et de son cheminement artistique. L’album se veut sincère, profondément humain et fidèle aux sensibilités qui façonnent l’univers musical de Nate Tex.

    La sortie de Za sera officiellement célébrée lors d’un concert de promotion prévu le 8 février au CCEsca, à partir de 15 heures. D’une durée estimée à trois heures, cet événement constituera la présentation scénique officielle de l’album au public, dans un esprit de partage et de proximité entre les artistes et leurs fans.

    Diversité

    Sur le plan musical, Za se distingue par une grande diversité de styles, mêlant rock, sonorités locales et chants de louange. Cette richesse sonore témoigne de la volonté du groupe d’explorer différents horizons tout en restant attaché à ses racines culturelles.

    Plusieurs collaborations viennent enrichir l’album, avec des titres interprétés en solo et en duo, notamment avec Micky, Benson et Bolo, entre autres. Le concert accueillera également des artistes surprises, qui viendront compléter les prestations prévues sur scène. La sonorisation de l’événement sera assurée par SARY SY FEO.MG, tandis que l’organisation est confiée à Grace Event.

    Avec Za, Nate Tex affirme pleinement son identité musicale, son évolution artistique et sa volonté d’offrir au public une expérience authentique, intense et innovante, confirmant ainsi sa place sur la scène musicale actuelle.

    Cassie Ramiandrasoa 

  • ÉPIDÉMIE – Cas de Mpox de Madagascar à La Réunion

    ÉPIDÉMIE – Cas de Mpox de Madagascar à La Réunion

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    La variole du singe gagne du terrain dans l’océan Indien. À La Réunion, un premier cas importé de Madagascar a été signalé.

    Visite médicale auprès des cas confirmés pris en charge au centre de traitement et d’isolement à Andohatapenaka.

    Madagascar continue d’exporter des cas de Mpox vers les îles voisines. Après Mayotte, La Réunion annonce à son tour son premier patient atteint de Mpox, en provenance de Madagascar. « Le jeudi 22 janvier, un cas de variole B (Mpox) chez une personne résidant à La Réunion et de retour de Madagascar a été confirmé », note l’Agence régionale de santé (ARS) de La Réunion, hier.

    La même source précise que, chez cette personne placée à l’isolement, le début des symptômes est postérieur à son vol de retour de Madagascar.

    Ces îles n’ont pas fermé leurs portes à Madagascar jusqu’à hier. Les fermetures de frontières ont d’ailleurs été rarement utilisées pour la Mpox, contrairement à l’épidémie de Covid-19. Les îles voisines renforcent toutefois les mesures de prévention de la maladie. À La Réunion, toute personne ayant effectué un voyage récent à Madagascar et présentant des symptômes évocateurs est invitée à contacter rapidement son médecin traitant, à s’isoler dans l’attente d’un avis médical et à éviter les contacts rapprochés avec d’autres personnes, ou à porter un masque en présence d’autrui et à couvrir les lésions cutanées. Les personnes effectuant un voyage à Madagascar sont, par ailleurs, invitées à respecter les mesures barrières.

    Guéris

    À Madagascar, les statistiques évoluent. Le Centre des opérations d’urgence de santé publique (COUSP) rapporte onze cas confirmés à la date du 22 janvier. Dix-huit nouveaux cas suspects ont été identifiés le même jour, portant à quatre cent trente le nombre total de cas notifiés entre le 17 décembre et le 22 janvier. Aucune personne n’a succombé à cette maladie depuis sa détection à Madagascar, comme le confirment les statistiques officielles. Une cinquantaine de patients sont déclarés guéris.

    Les autorités sanitaires remarquent que, face à ce faible taux de mortalité, certaines personnes négligent les gestes barrières et minimisent la maladie. «Lorsqu’une personne est atteinte de cette maladie, elle ne peut pas travailler et doit rester isolée pendant plus d’un mois. Il y a ainsi des absences prolongées au travail et à l’école. On constate l’impact de cette situation sur l’économie, avec une augmentation de la pauvreté. Les lésions qui apparaissent peuvent, par ailleurs, être douloureuses et provoquer des démangeaisons», note le professeur Mamy Randria, incident manager du COUSP.

    Les autorités sanitaires insistent également sur l’importance de la transparence lors des enquêtes épidémiologiques : « Il ne faut pas avoir honte, notamment lorsqu’il s’agit d’identifier les personnes avec lesquelles il y a eu des rapports sexuels (ndlr : la Mpox se transmet principalement par contact étroit, dont le rapport sexuel). C’est essentiel pour rompre la chaîne de transmission », enchaîne le Dr Harinirina Raseheno, directeur de la Veille sanitaire, de la surveillance épidémiologique et de la riposte.

    Les vaccins prévus pour février

    Les personnes en attente du vaccin contre la Mpox devront encore faire preuve de patience. Selon le ministère de la Santé publique, la disponibilité du vaccin à Madagascar est prévue vers le mois de février. « Nous pouvons avancer une estimation autour de la mi-février, car la procédure d’importation du vaccin prend environ quatre semaines », explique le Dr Harinirina Raseheno.
    Le vaccin constitue l’un des axes de la stratégie de lutte contre la Mpox, aux côtés des mesures barrières et de la recherche active des cas.

    Miangaly Ralitera

  • RELATIONS INTERNATIONALES – L’Égypte tend la main à la refondation

    RELATIONS INTERNATIONALES – L’Égypte tend la main à la refondation

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    L’Égypte confirme son soutien à la refondation à Madagascar. Le Premier ministre et l’ambassadrice égyptienne ont évoqué le renforcement de la coopération bilatérale.

    Poignée de main entre l’ambassadrice d’Égypte  et le Premier ministre, hier, à Mahazoarivo.

    L’Égypte affirme sa volonté de soutenir le processus de refondation engagé à Madagascar. C’est ce qui ressort d’une rencontre entre Herintsalama Rajaonarivelo, Premier ministre, et Rabab Saïd Abdou Abdelhadi, ambassadrice d’Égypte, hier, au palais d’État de Mahazoarivo.

    Les perspectives de renforcement et d’élargissement de la coopération bilatérale ont ainsi été au cœur des échanges entre le chef du gouvernement et la diplomate égyptienne. Les deux personnalités ont ainsi passé en revue les axes prioritaires pour booster le développement du pays. Le Premier ministre a souligné la nécessité d’investir dans des infrastructures adaptées aux réalités locales et aux besoins fondamentaux de la population, selon une communication publiée sur la page Facebook de la primature.

    Les secteurs de l’agriculture, des énergies renouvelables, de la santé et de la gestion durable de l’eau ont été identifiés comme des domaines clés d’intervention, appelés à bénéficier d’un appui technique et d’un partage d’expériences de la part de l’Égypte. Le locataire de Mahazoarivo a ainsi exprimé son souhait de consolider et d’intensifier cette coopération, dans une logique de bénéfices mutuels et de développement partagé.

    Garry Fabrice  Ranaivoson

  • DINA RAZAFIMAHATRATRA – « Présider la fédération implique une lourde responsabilité »

    DINA RAZAFIMAHATRATRA – « Présider la fédération implique une lourde responsabilité »

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    Dina Razafimahatratra, ancien Directeur technique national de la Fédération Malgache de Tennis (FMT), dresse le profil du futur président.

    Dans quel  état d’esprit doit-on être pour diriger la FMT ?

    Ce n’est pas une mince affaire. J’ai travaillé avec les bureaux fédéraux qui se sont succédé de 2013 à aujourd’hui, donc je sais de quoi je parle. La réalité institutionnelle et financière est beaucoup plus complexe qu’elle n’y paraît.

    Que faut-il savoir avant de briguer cette présidence?

    La FMT est redevable de cotisations internationales importantes chaque année. Plus de 7 000 dollars pour l’affiliation à la Fédération internationale de tennis (ITF) et 750 dollars pour la Confédération africaine de tennis (CAT). Ces montants doivent normalement être pris en charge par le ministère de la Jeunesse et des Sports, mais dans les faits, les paiements tardent malgré des engagements signés. Avec un calendrier international chargé, cela rend déjà difficile le respect de toutes les échéances.

    La fonction reste-t-elle attractive malgré tout ?

    Ce ne sera pas du pain béni. À la FMT, il n’y a pas d’argent à gagner, mais de l’argent à perdre, ou plutôt à investir. L’objectif est d’obtenir en retour une meilleure représentation des joueurs malgaches sur la scène internationale, notamment chez les juniors, en Coupe Davis et en Billie Jean King Cup. Être président ne doit donc pas être perçu comme une simple place de prestige mais une poste de grande responsabilité.

    De quels moyens humains le président a-t-il besoin pour réussir ?

    Le président doit s’entourer d’une équipe compétente et active, capable d’honorer un calendrier national cohérent. Il est primordial de maintenir les tournois du circuit mondial junior, du circuit africain U14 et d’organiser régulièrement le championnat national. Il faut aussi s’appuyer sur des personnes ressources à l’international pour concrétiser des projets, qu’il s’agisse de formations d’entraîneurs ou, pourquoi pas, de l’organisation d’un événement continental à Madagascar.

    Quelles qualités sont indispensables au futur président ?

    Il doit avoir les mains assez larges pour aller chercher des partenariats solides auprès des grandes entreprises, capables de soutenir durablement les activités de la FMT. Sans partenaires, il sera très difficile de mettre en œuvre un programme ambitieux.

    Quel est selon vous le profil idéal ?

    Un président porteur de projets techniques forts, capable de développer le tennis dans les ligues régionales, au-delà d’Analamanga. Il doit aussi être un fédérateur, ouvert au dialogue avec les ligues et avec les parents des jeunes internationaux, souvent premiers soutiens financiers.

    Donné Raherinjatovo

  • LIGUE DES NATIONS AFRICAINES – La première phase se joue sur quatre zones

    LIGUE DES NATIONS AFRICAINES – La première phase se joue sur quatre zones

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    Les Barea ont intérêt à se préparer dès maintenant  à ce nouveau rythme de la Ligue des nations africaines.

    Les Barea A auront un calendrier chargé à partir de 2029. Outre les éliminatoires pour la Coupe d’Afrique des nations (CAN), Madagascar, comme toutes les autres associations membres de la Confédération africaine de football (CAF), se focalisera également à partir de 2029 sur la Ligue des nations, une compétition d’innovation initiée par l’instance africaine. Cette nouvelle compétition se disputera à fréquence annuelle et remplacera le Championnat d’Afrique des nations (CHAN), organisé depuis 2009 tous les deux ans.

    Le président de la CAF, Patrice Motsepe, a indiqué que la Ligue des nations africaines impliquerait les cinquante-quatre associations membres de la CAF, organisées en quatre zones régionales. Le format envisagé prévoit une phase de groupes régionale, avec des équipes réparties en quatre zones géographiques. Citons l’Afrique du Nord, la zone Est, la zone Ouest et l’Afrique centrale-australe.

    Pour la première phase, les équipes de chaque zone se rencontreraient au sein de leur groupe respectif, durant les fenêtres internationales FIFA des mois de septembre et octobre. Les meilleures nations de chaque groupe se qualifieraient ensuite pour la phase finale, durant la trêve internationale de novembre, où elles s’affronteraient pour le titre de champion de la Ligue des nations africaines.

    Tous les ans

    La Ligue des nations africaines a été initialement annoncée par le président de la CAF, Patrice Motsepe, le 20 décembre 2025 lors d’une conférence de presse tenue à Rabat, au Maroc, en amont de la récente Coupe d’Afrique des nations qui a pris fin le 18 janvier. Cette annonce faisait suite à la décision du Comité exécutif de la CAF de faire passer la CAN d’un cycle biennal à un cycle quadriennal après l’édition 2028, à l’instar d’autres compétitions continentales comme le Championnat d’Europe et la Copa America.

    La Ligue des nations africaines a été créée afin de garantir chaque année aux équipes nationales une compétition continentale de haut niveau, générant ainsi des revenus supplémentaires et de nouvelles opportunités sportives. Son lancement est prévu dans le cadre d’une restructuration majeure du football international africain. Prévue pour être organisée annuellement dès 2029, cette compétition viendra combler le vide laissé par la transformation de la Coupe d’Afrique des nations, qui ne se disputera plus tous les deux ans, notamment les années impaires, mais tous les quatre ans.

    Serge Rasanda

  • PRODUCTION – Quatre régions du Sud renforcent leur filière agribusiness

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    Du 21 au 23 janvier, un dialogue régional s’est tenu à Toliara, réunissant agriculteurs, entrepreneurs, investisseurs et partenaires locaux. L’objectif est d’identifier des solutions concrètes pour renforcer la production et mieux connecter les filières au marché.

    Les régions concernées, Atsimo Andrefana, Menabe, Androy et Anosy, disposent d’un fort potentiel agricole et économique. « Les acteurs locaux montrent une forte motivation à se lancer dans l’agribusiness, même si certaines ressources restent encore inexploitées », souligne l’un des organisateurs. La réunion a ainsi permis de mettre en lumière les filières stratégiques telles que la viande rouge, le riz et la noix, ainsi que le coton, le maïs, l’oignon, le manioc, le miel, la baie rose, le piment et le sésame. Ces produits sont déjà cultivés et commercialisés sur le marché local, mais manquent encore de coordination et de soutien.

    Pour autant, les défis restent nombreux. Le manque d’eau, le changement climatique, l’accès limité au financement et aux infrastructures, ainsi que la formation technique insuffisante freinent le développement. « La production reste surtout limitée à l’autosuffisance alimentaire et les liens vers la transformation sont encore faibles », note un expert.

    Le dialogue a souligné l’importance de renforcer à la fois la production et la transformation afin d’améliorer la qualité et la quantité des produits, de générer de la valeur ajoutée et de créer des emplois, en particulier pour les jeunes et les femmes.

    Les participants appellent enfin à une meilleure coordination des filières et à des « systèmes commerciaux transparents et des feuilles de route claires pour chaque filière », afin de relier durablement production, transformation et marché. Comme le résume le slogan du dialogue : « Producteurs prospères pour une consommation alimentaire sûre ».

    Irina Tsimijaly

  • ASSURANCE CLIMATIQUE  – Des mécanismes innovants en gestation

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    Traditionnellement associée aux véhicules et aux habitations, l’assurance demeure largement inaccessible aux populations rurales. Pourtant, ce sont les pêcheurs et les agriculteurs qui figurent parmi les populations subissant de plein fouet les effets du changement climatique et les catastrophes naturelles.

    Cyclones, sécheresses, inondations, perturbations des saisons agricoles et dégradation des écosystèmes affectent directement les moyens de subsistance des ménages ruraux. Ces chocs climatiques entraînent des pertes récurrentes de récoltes, de matériel agricole et d’équipements de pêche, accentuant la vulnérabilité économique et sociale des communautés.

    C’est dans ce contexte que WWF Madagascar, initiateur d’un projet pilote, développe un mécanisme d’assurance climatique adapté au paysage et à la réalité, visant à renforcer la résilience des communautés vulnérables face aux chocs climatiques. Deux modèles sont retenus : micro-assurance 

    pêche (pêche de subsistance et artisanale) et micro-assurance agricole.

    Face à ces défis, l’organisation a tenu pendant deux jours à l’Hôtel de la Poste, un atelier de co-création des modèles de ce genre d’assurance, ayant vu la participation des représentants des diverses parties prenantes clés. Parmi eux figurent les maires des communes concernées, ainsi que des représentants des VOI (Vondron’Olona Ifotony), des réseaux de pêcheurs, notamment le réseau Mihary, et d’autres organisations communautaires.

    Cette rencontre a pour objectif global de restituer les résultats de l’étude de faisabilité des mécanismes d’assurance climatique et les prototypes des modèles d’assurance, en vue d’ajuster les produits et mécanismes innovants pour répondre aux réalités du paysage Diana. Spécifiquement, il s’agissait de s’imprégner des modèles d’assurance agricole et pêche, d’engager des discussions entre les parties prenantes clés pour la mise en œuvre d’un mécanisme pilote.

    À ce stade, aucun produit n’est encore disponible. Cette consultation a été organisée afin d’écouter les avis des communautés et de co-construire ensemble un modèle d’assurance répondant aux réalités locales. C’est une étape de démarrage pour s’assurer que le produit soit vraiment adapté à leurs besoins.

    « Pour le WWF, cette initiative s’inscrit dans une vision qui va au-delà de la seule protection et conservation de la biodiversité et des écosystèmes. Elle traduit également l’engagement de l’organisation à appuyer les communautés locales qui gèrent et dépendent directement des ressources naturelles. En renforçant leur résilience face aux impacts du changement climatique, le WWF contribue à améliorer leurs conditions de vie », a expliqué le program manager, Mihary Raparivo.

    Les débats et les travaux en commission ont révélé plusieurs réticences, notamment la méfiance envers certains assureurs, la crainte de procédures d’indemnisation trop longues et l’inadéquation entre les exigences administratives des compagnies d’assurance et la forte informalité qui caractérise le secteur agricole et halieutique.

    Raheriniaina

  • MICROFINANCE – Les salariés qualifiés se raréfient

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    Le secteur de la microfinance à Madagascar fait face à un problème majeur: le manque de professionnels qualifiés. Recruter du personnel expérimenté devient un véritable casse-tête pour les institutions qui accompagnent les micro-entreprises et les petites entreprises.

    Pour répondre à ce défi, l’Association professionnelle des institutions de microfinance (APIMF) et l’ISCAM Business School ont signé un accord-cadre de partenariat le vendredi 23 janvier 2026 sur le campus de l’ISCAM à Ankadifotsy. L’événement marque le début d’une collaboration pour créer des formations diplômantes adaptées aux besoins réels du secteur.

    Fanja Rakotomaharo, secrétaire générale de l’APIMF, résume la situation : « Actuellement, les institutions de microfinance rencontrent des difficultés dans le recrutement. Il est compliqué de trouver des personnes connaissant bien le secteur et disposant de l’expérience nécessaire. » Selon elle, la qualité du capital humain est directement liée à la productivité, au rendement et à l’efficacité des institutions.

    Guy Ratsimbazafy, membre de l’administration de l’APIMF, précise que ces nouvelles formations « seront conçues pour répondre aux besoins des professionnels du secteur et combineront un modèle hybride, en ligne et en présentiel, pour permettre aux enseignants et aux étudiants de collaborer efficacement ». L’objectif est de préparer des étudiants capables d’entrer rapidement dans le secteur avec une expérience concrète, grâce à un mélange de théorie et de stages pratiques.

    Le directeur académique de la recherche à l’ISCAM ajoute : « La clé est de proposer une formation alignée sur la réalité. Les étudiants bénéficieront de l’expérience des professionnels et suivront un programme adapté aux besoins réels des institutions de microfinance».

    Le partenariat prend également en compte les micro-entreprises et les petites entreprises, principales clientes des institutions. « La microfinance ne signifie pas seulement “petite”. Elle aide les entrepreneurs à se développer et à croître, non seulement dans les grandes villes, mais aussi dans les zones rurales », rappelle le directeur académique.

    Irina Tsimijaly

  • AFFAIRE FENOHASINA – L’enquête s’oriente vers les « sugar daddies »

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    Le tribunal a décidé d’étendre l’enquête dans l’affaire d’Ambohimalaza (l’anniversaire meurtrier de Fenohasina), a annoncé hier la ministre de la Justice, Fanirisoa Ernaivo, à Anosy, à l’occasion de la rentrée judiciaire. Les « sugar daddies » sont désormais dans le viseur de la justice.

    Beaucoup de personnes, qui n’avaient jamais été entendues jusque-là, devront livrer leur version des faits. Selon la ministre, ces témoins oubliés pourraient apporter des éléments essentiels à la compréhension de ce drame. Elle a souligné que seules quatre dépositions figuraient dans le dossier, alors que de nombreuses personnes, surtout parmi les malades, avaient assisté aux événements.

    Fanirisoa Ernaivo a rappelé que des rumeurs faisaient état de nourriture et de boissons ayant provoqué des intoxications, sans qu’aucune enquête n’ait été menée sur ce point. Elle a également dénoncé la confiscation, par le précédent régime, des dossiers médicaux des hôpitaux ayant pris en charge les victimes. Le ministère de la Justice a donc demandé que ces établissements soient eux aussi investigués afin de  déterminer les causes exactes des décès.

    La ministre a enfin évoqué des témoignages faisant état de l’implication de certains « sugar daddies », dont l’un présenté comme ayant livré un véhicule. L’épouse de ce dernier aurait été soupçonnée d’empoisonnement. Pour Fanirisoa Ernaivo, ces pistes méritent toutes d’être explorées. Elle a insisté sur la nécessité de rechercher la vérité plutôt que de se contenter de condamner les trois personnes actuellement détenues. L’objectif, a-t-elle affirmé, est de savoir ce qui a réellement provoqué la mort des victimes et d’identifier les véritables responsables.

    Haja Léo

  • MJS – FÉDÉRATIONS – L’État débloque les fonds selon les priorités

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    La salle de presse du Palais des Sports de Mahamasina a accueilli, vendredi matin, la réunion trimestrielle entre le ministère de la Jeunesse et des Sports, les fédérations sportives, le représentant du Comité olympique malgache et les journalistes sportifs. Cette rencontre stratégique s’inscrit sous le signe de la transparence et de l’efficacité, avec pour ambition de positionner Madagascar sur le devant de la scène internationale via la diplomatie sportive.

    Dès l’ouverture, le ministre de la Jeunesse et des Sports, Alain Désiré Rasambany, a dressé un constat positif sur les relations entre son département et les fédérations. « Depuis notre prise de fonction, nous avons noté une amélioration dans la collaboration », a-t-il déclaré, tout en appelant chaque structure à renforcer la rigueur de sa gestion dans la transparence.

    Le ministre a rappelé l’ordre de priorité pour l’engagement des moyens de l’État à l’international, en mettant l’accent sur les athlètes : Jeux olympiques et Jeux olympiques de la jeunesse, championnats du monde, compétitions africaines, puis toutes les épreuves valorisant l’image de Madagascar à l’étranger. « Notre objectif est clair : faire briller Madagascar à travers une véritable diplomatie sportive », a affirmé Alain Désiré Rasambany.

    Sur le plan budgétaire, la marge de manœuvre reste limitée : le ministère dispose actuellement de deux milliards d’ariary pour son fonctionnement, en attendant la loi de finances rectificative. Cette situation rend difficile tout investissement lourd dans les infrastructures, mais n’empêche pas de poursuivre les actions via le partenariat public-privé (3P).

    Pour mieux planifier, chaque fédération doit transmettre son plan d’activités avant le 15 février afin de l’aligner avec les ressources disponibles. Le ministère a également annoncé un vaste processus de consultation pour élaborer la politique nationale du sport, avec des concertations régionales avant une synthèse finale à Antananarivo d’ici fin avril, puis une présentation en Conseil des ministres pour la valider.

    Les fédérations ont exprimé leurs préoccupations, réclamant des subventions et le remboursement des dépenses déjà engagées. Le directeur général des Sports par intérim a rappelé que toute sortie de fonds doit respecter la procédure et obtenir l’aval du Conseil des ministres.

    Alain Désiré Rasambany, dans la poursuite de la logique, prévoit de proposer prochainement des mesures de soutien aux entraîneurs de haut niveau par la proposition de recrutement en Conseil des ministres, pour renforcer l’encadrement et la performance du sport malgache.

    Donné Raherinjatovo