Auteur/autrice : Webmaster

  • Les petites mains

    This post was originally published on this site.

    Elles sont apparues au 19ᵉ siècle, dans les ateliers de couture où les différentes unités de production étaient hiérarchisées de manière stricte. Ainsi, pour les distinguer des premières « forces » productives qui donnaient les directives: les contremaîtres, les « premières mains », les ouvrières d’exécution qui réalisaient les tâches manuelles répétitives et délicates, tout en bas de la hiérarchie atelier, étaient surnommées « les petites mains ».

    De nos jours, dans les ateliers de Haute couture, c’est à elles que sont confiées les tâches minutieuses et complexes derrière chaque pièce majeure. Sur les cartes postales que l’artiste franco-béninois Roméo Mivekannin expose en ce moment à la Fondation H à Ambatomena, les écrits qui traversent le temps et exorcisent ceux de la colonisation ont été minutieusement repris, de fil en aiguille, par la brodeuse Harivololona Rasamison. Elles évoquent la patience, la résilience, le geste précis.

    Elles sont dans le passé plat, le bourdon ou le feston. Dans le point avant/arrière, le surjet ou la boutonnière. Mais elles sont aussi derrière l’odeur du pain frais, le croustillant du mofo menakely ou le goût sucré de la pistache qui enrobe notre koba national. Depuis longtemps, les petites mains ont franchi les verrières des ateliers textiles pour se joindre aux autres qui façonnent tout autant le rythme de notre quotidien.

    Souvent sur les hanches après un effort soutenu, elles ont aussi ce pouvoir d’effacer les larmes et d’apaiser, en un seul contact, les douleurs. Aux premières lueurs de l’aube, elles font disparaître miraculeusement les immondices accumulées dans les rues la veille. Grâce à elles, les vêtements se défroissent, les maisons s’élèvent, les voies s’ouvrent vers de nouveaux horizons. Dans notre quotidien à cent à l’heure, elles sont partout, mais on ne les voit nulle part.

    Au journal, il fut un temps où les petites mains écrivaient fébrilement sur des calepins. Maintenant, elles tapotent sur les claviers d’ordinateur. La nuit, elles ne lâchent pas les souris d’ordinateurs pour mettre les formes sur les écrits et les images. Elles veillent au fonctionnement des machines chargées d’imprimer le tout. Ensuite, elles assemblent les exemplaires et les trient.

    Parmi elles, reconnaissables entre toutes, malgré leur extrême discrétion, deux petites mains rugueuses. Cette chronique leur est dédiée. Elles auront contribué 24 ans durant à préserver un environnement sain dans les locaux du journal. Elles méritent, elles aussi, de laisser leurs traces à l’encre noire. Comme Sophie Rasoarimanana, à qui elles appartiennent, elles peuvent se reposer maintenant.

    Nasolo-Valiavo Andriamihaja 

  • RÉFORME – ENRÔLEMENT BIOMÉTRIQUE – Démarches administratives simplifiées

    This post was originally published on this site.

    L’enrôlement biométrique sera lancé officiellement le 27 janvier, tandis que le déploiement national est prévu d’avril à juin pour les personnes âgées de 18 ans et plus. Selon Fidèle Rafalimanana, coordinateur national par intérim du projet Prodigy (Projet de Gouvernance Digitale et de l’Identité Malagasy)., cette réforme a pour principal objectif de faciliter l’accès aux droits fondamentaux : reconnaissance juridique, services publics, santé, éducation, inclusion financière et opportunités économiques.

    L’objectif est d’atteindre 2 millions de personnes enrôlées à l’échelle nationale, sur la base d’une moyenne estimée à 40 inscriptions par jour, selon les explications fournies par la ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, Velonjara Tiaray Rakotonandrasana, hier, lors d’une conférence de presse tenue à la Coupole Anosy.

    Après cette phase, l’enrôlement se poursuivra comme une activité administrative courante, afin de permettre l’inscription de 12 à 13 millions de citoyens malgaches, y compris ceux qui atteindront ultérieurement l’âge de 18 ans.

    L’opération débutera symboliquement par l’enrôlement des plus hautes autorités de l’État, notamment le Président de la Refondation de la République de Madagascar, le Premier ministre et les membres du gouvernement. Elle sera ensuite poursuivie dans le district d’Atsimondrano, avant d’être étendue progressivement à l’ensemble du territoire national.

    Au cœur de cette réforme figure l’attribution d’un Numéro d’Identification Unique (NUI) à chaque citoyen. Ce numéro constituera la base de l’identité légale et permettra d’éliminer définitivement les doublons, les erreurs d’enregistrement et les fraudes documentaires qui fragilisaient l’ancien système.

    La mise en place d’une base de données nationale biométrique, gérée conformément à des normes strictes de sécurité et au cadre légal, permettra à l’État d’élaborer des politiques publiques fondées sur des données fiables, notamment dans les domaines de la santé, de l’éducation, des infrastructures et de l’aménagement du territoire.

    Pour la mise en œuvre du projet à l’échelle nationale, 2 500 kits biométriques seront déployés dans 1 729 centres d’enrôlement, principalement au niveau des circonscriptions administratives. Ces centres fonctionneront six jours sur sept.

    Cette réforme de l’état civil et de l’identité s’inscrit dans la stratégie nationale de transformation numérique. À travers le principe « Izaho Tokana » – une personne, une identité unique – l’État ambitionne de bâtir un système de gouvernance plus équitable, plus efficace et inclusif, au service du développement durable et de la cohésion nationale.

    Mialisoa Ida

  • AMBOHIDAHY – Retour à la normale à la HCC

    This post was originally published on this site.

    Une journée normale. C’est ce que les Hauts conseillers et le personnel de la Haute Cour constitutionnelle (HCC) ont vécu depuis jeudi. Après la situation confuse de mercredi, ils ont repris le travail comme si de rien n’était.

    « Nous avons repris le travail normalement. Il n’y a rien à signaler jusqu’ici », confie une source au sein de l’institution judiciaire. Mercredi pourtant, la confusion, l’incertitude et les questionnements des membres et du personnel de la Cour constitutionnelle ont tranché avec le calme plat qui y régnait. En allant au travail, ces derniers n’ont pas pu avoir accès à leurs bureaux, ni même à l’enceinte de l’institution.

    Le portail de la HCC est resté fermé durant toute la journée de mercredi. La seule explication obtenue est que c’était une mesure prise pour « des raisons de sécurité ». En coulisses, il se chuchotait qu’il s’agirait d’une conséquence d’une réunion tenue par les Hauts conseillers mardi après-midi. « L’éviction du président de la HCC et l’élection d’un nouveau président » aurait été à l’ordre du jour de cette réunion. Que la question aurait été reportée pour mercredi. Un rendez-vous manqué donc à cause de l’épisode du portail fermé.

    Jusqu’à l’heure, personne à Ambohidahy ne dit mot sur le fait si Florent Rakotoarisoa est encore en poste ou non à la présidence de cette institution. « Il n’y a rien de particulier à signaler depuis hier [jeudi]. Encore moins sur ce sujet du remplacement ou non du président », indique une autre source approchée hier à Ambohidahy. À l’allure où vont les choses, la seule manière de savoir s’il y a eu du changement de statut parmi les Hauts conseillers sera de lire la conclusion de la prochaine décision ou du prochain avis qu’ils rendront.

    Garry Fabrice Ranaivoson

  • MERCY SHIPS – Des consultations gratuites au mois de février

    This post was originally published on this site.

    L’Organisation non gouvernementale (ONG) humanitaire Mercy Ships affirme son retour à Madagascar pour l’année 2026. Selon un communiqué publié hier sur sa page Facebook, elle organisera des consultations médicales gratuites du 2 au 20 février dans plusieurs régions, en collaboration avec le ministère de la Santé publique. « Cette initiative vise à identifier des patients pouvant bénéficier d’interventions chirurgicales gratuites à bord du navire-hôpital », indique une source avisée, hier.

    Les consultations s’effectueront dans plusieurs centres hospitaliers à travers le pays, notamment au Centre hospitalier universitaire (CHU) Analakininina pour Toamasina, au CHU Andohatapenaka pour Antananarivo, au CHU Antanambao pour Toliara, au Centre hospitalier de référence régional (CHRR) Ambositra, au CHRR Tambohobe pour Fianarantsoa, au Centre hospitalier de référence du district (CHRD) Miandrivazo, au CHRD Maroantsetra pour Analanjirofo, au CHRR Philibert Tsiranana pour Tolagnaro, au CHRD Betroka, au CHRD Moramanga, au Bloc administratif Ambilobe et au CHRD Marovoay.

    Ces consultations permettront de dépister et d’évaluer des patients présentant des pathologies nécessitant une prise en charge chirurgicale, telles que les tumeurs ou masses au niveau du visage ou du corps, les fentes labiales ou palatines, les hernies et les cataractes.

    L’accueil des patients se fera chaque lundi, mardi, jeudi et vendredi à partir de 6 heures du matin. Mercy Ships souligne que les prestations sont entièrement gratuites.

    À travers cette campagne, Mercy Ships et le ministère de la Santé publique entendent offrir une chance d’accès aux soins spécialisés à des milliers de personnes, souvent privées de solutions médicales adaptées, et contribuer ainsi à l’amélioration durable de la santé publique à Madagascar.

    Miangaly Ralitera 

  • FOOTBALL – PFL 3E JOURNÉE – Disciples FC veut poursuivre son sans-faute à domicile

    This post was originally published on this site.

    Sept matchs sur les huit figurant dans le calendrier de la troisième journée de la phase de conférences de la Pure Play Football League auront lieu ce week-end. Disciples FC jouera son premier match à domicile dimanche et recevra Uscafoot au stade Vélodrome d’Antsirabe. L’équipe de Vakinankaratra avait réalisé un parcours sans faute après sa victoire contre Mama FC (1-0), puis Antimo Record (2-1).

    Les hommes du coach Mamisoa Razafindrakoto caracolent en position de leader de la conférence Sud, crédités de 6 points. AS Sainte-Anne et Elgeco Plus le talonnent avec un cumul de 4 points chacun. AS Sainte-Anne accueillera Mama FC dimanche à Iavoloha, tandis que l’équipe du By Pass fera, pour sa part, le déplacement à Bemasoandro pour affronter le COSPN. 

    Tsaramandroso FFC occupe de son côté la première place provisoire de la conférence Nord, créditée de 4 unités. L’équipe majungaise accueillera FC Rouge dimanche au stade Rabemananjara. Son dauphin, l’autre équipe du Boeny, Fosa Juniors, jouera de son côté à domicile contre Clinique Zanatany du Sofia samedi. Le match entre Antimo Record et CFFA, prévu à Toliara dimanche, a été reporté ultérieurement en raison des intempéries qui ont touché la région cette semaine.

    Serge Rasanda 

  • COOPÉRATION – Valse militaire à Madagascar

    COOPÉRATION – Valse militaire à Madagascar

    This post was originally published on this site.


    À l’image de sa diplomatie, Madagascar diversifie également le volet opérationnel de sa coopération militaire avec ses partenaires bilatéraux. Depuis quelques jours, des délégations militaires se succèdent dans le pays.

    Photo des instructeurs russes au camp du 1er Bataillon parachutiste d’Ivato, en début de semaine. 

    Dispenser des sessions de formation. C’est la raison officielle de la succession de délégations militaires étrangères dans le pays depuis quelques jours. Sur les canaux de communication officiels de la Présidence de la refondation de la République et des entités liées à l’armée, des photos des militaires malgaches opérant sur terrain avec leurs homologues étrangers sont mis en avant à cet effet.  

    Celle qui a le plus attiré l’attention de l’opinion est l’information rapportant que des instructeurs russes se trouvent dans le pays pour former des éléments issus de différents bataillons, à commencer par les éléments du bataillon de la sécurité présidentielle. C’est la Présidence de la refondation de la République elle-même qui a communiqué sur le sujet via sa page Facebook, le 14 janvier, avec comme illustration des photos de militaires devant une table où sont posées des fusils d’assaut, des fusils de précision et d’autres équipements.

    Le communiqué de l’institution présidentielle indique que ces formations font suite à la livraison d’armes par les Russes. Le 21 décembre, Siteny Randrianasoloniaiko, président de l’Assemblée nationale, a publié sur sa page Facebook qu’une délégation russe de « quarante personnes conduite par le général Andrey Vladimirovich Andreyev » a livré des armes et des équipements militaires à Madagascar, et qu’elle a été reçue par le colonel Michaël Randrianirina, chef de l’État.

    La Présidence de la Refondation défend que la majorité de l’arsenal des Forces armées malgaches vient de Russie. Toutefois, elle note elle-même que ces armements « ont été livrés à l’époque de l’Union soviétique.» La reprise des livraisons d’armements pourrait être un signe de la reprise d’une coopération militaire opérationnelle entre Madagascar et la Russie. Par ailleurs, selon des indiscrétions, les instructeurs russes « comptent au moins quarante éléments ».

    Équilibre

    Le 20 janvier, c’est au camp du 1er bataillon parachutiste, à Ivato, que les instructeurs russes ont donné une session de formation. En parallèle, du 19 au 22 janvier, des militaires français des Forces armées de la zone sud de l’océan Indien (FAZSOI) ont également dispensé des renforcements de capacités à leurs homologues malgaches, notamment dans le pilotage de drones. Le général Jean de Monicault, commandant supérieur des FAZSOI, a même fait le déplacement pour l’occasion. Il est arrivé à Madagascar le 21 janvier.

    La France aurait un regard attentif sur l’offensive de la diplomatie militaire russe dans la Grande Île. D’autant plus que des indiscrétions chuchotent que « les instructeurs russes pourraient rester durant quelque temps.» Les autorités françaises craignent que, dans un futur plus ou moins proche, « la Russie puisse installer à Madagascar une force qui pourrait les concurrencer dans la zone sud de l’océan Indien ». 

    Carrefour d’importantes voies du commerce maritime, les mers autour de la Grande Île sont hautement stratégiques. Toutefois, suivant sa ligne diplomatique tous azimuts, Madagascar semble aussi vouloir diversifier sa coopération militaire, particulièrement la coopération opérationnelle. Une manière d’éviter de subir les jeux d’influence des grandes puissances. À son retour d’Abu Dhabi, le 15 janvier, le colonel Randrianirina a, par exemple, annoncé la signature d’une collaboration entre l’armée et une société chinoise. Elle pourrait conduire à la mise en place d’une usine de fabrication d’armes à Madagascar.

    Durant sa visite éclair et « discrète » à Dubaï, le 9 décembre, le Chef de l’État a rencontré l’Américain Erik Prince, fondateur de Blackwater, qui aurait été la première armée privée du monde. L’officier supérieur a indiqué qu’ils ont discuté d’un logiciel permettant de surveiller les douanes dans les ports et les aéroports, avec un suivi en temps réel. « Dans cette valse diplomatico-militaire, tout l’enjeu pour Madagascar est de savoir garder un certain équilibre pour ne pas devenir un terrain d’affrontement indirect des grandes puissances », indique un diplomate.

    Garry Fabrice  Ranaivoson

  • TRANSPORT AÉRIEN – La liaison Est–Nord rétablie

    TRANSPORT AÉRIEN – La liaison Est–Nord rétablie

    This post was originally published on this site.


    Après plus de dix ans sans desserte aérienne régulière, Antalaha retrouve enfin une liaison vers l’Est et le Nord de Madagascar. Les vols interrégionaux visent à désenclaver la région SAVA, soutenir l’économie locale et moderniser l’aéroport d’Antalaha.

    Vol inaugural à Antalaha : la ville retrouve une liaison aérienne régulière vers l’Est et le Nord.

    La ville d’Antalaha retrouve une liaison aérienne régulière vers le reste de l’île grâce au lancement d’un programme de vols interrégionaux Est–Nord, assuré par Madagascar Airlines avec le soutien de l’État. Le vol inaugural a relié Antalaha à Sambava et Toamasina, marquant une étape majeure pour le désenclavement de la région SAVA et la relance économique locale.

    Les vols seront opérés grâce à trois avions LET-410, initialement militaires, mis à disposition par l’Armée de l’Air pour assurer les premières dessertes. 

    « Ces appareils ont été donnés par l’armée pour lancer la ligne », explique le ministère des Transports. Les avions sont en cours d’immatriculation civile afin de se conformer aux normes de l’aviation civile et aux standards internationaux de l’OACI, garantissant ainsi sécurité et fiabilité. Leur capacité à atterrir sur de courtes pistes les rend particulièrement adaptés aux infrastructures limitées de certaines zones isolées.

    Pour compléter cette information, la rédaction a   tenté de contacter l’Aviation civile de Madagascar (ACM) afin d’obtenir des précisions sur le calendrier exact et la procédure d’immatriculation, mais aucune explication supplémentaire n’a encore été fournie.

    Le vol inaugural, exceptionnellement assuré par Zébu Air, marque le début des dessertes régulières par Madagascar Airlines. Les temps de trajet sont désormais réduits : Sambava–Maroantsetra passe de plusieurs heures par route à seulement 35 minutes, et Toamasina–Antalaha à 1 h 15. Karl Andrianony, directeur commercial de Madagascar Airlines, souligne que « cette desserte interrégionale est une avancée majeure pour le désenclavement des régions et la continuité territoriale ».

    Un projet ambitieux

    Cette relance aérienne répond à un impératif économique : 66 % des passagers de l’aéroport de Sambava viennent d’Antalaha. La desserte permettra de dynamiser le commerce, le tourisme et les filières locales, notamment la vanille, l’agriculture et la pêche. « L’objectif est de rentabiliser les dessertes sans vendre à perte et de stimuler le développement local », précise le ministère des Transports.

    Parallèlement, l’aéroport d’Antalaha bénéficie d’un programme de modernisation. Doté d’un budget de 4 milliards d’ariary, le projet prévoit l’élargissement de la piste et la construction d’une nouvelle aérogare d’une superficie de 875 m², offrant des espaces dédiés à l’embarquement, à l’arrivée et au traitement des passagers. Il inclut également l’implantation de l’École nationale d’enseignement de l’aéronautique et de la météorologie (Eneam), destinée à former la nouvelle génération de professionnels de l’aviation.

    Le directeur général d’Adema, Andrianaina Jean Germain, rappelle qu’« Antalaha n’avait pas bénéficié d’une desserte aérienne régulière depuis plus de dix ans. Cette relance constitue un souffle nouveau pour la région SAVA et pour toutes les communautés locales ».

    Irina Tsimijaly

  • SAISON PLUVIEUSE – Antananarivo face au risque d’effondrement

    SAISON PLUVIEUSE – Antananarivo face au risque d’effondrement

    This post was originally published on this site.


    Antananarivo reste sous la menace de nouveaux glissements de terrain. Météo Madagascar lance l’alerte face aux fortes précipitations attendues ce jour.

    Antananarivo en pleine saison des pluies.

    Après quelques jours d’accalmie, la menace d’effondrement redevient préoccupante à Antananarivo. Un bulletin publié hier par la direction générale de la Météorologie fait état d’un risque élevé de glissements de terrain dans les zones vulnérables de plusieurs districts d’Antananarivo, en raison des fortes pluies attendues ce vendredi dans plusieurs régions du pays, dont la capitale. 

    Selon ce bulletin, « de fortes précipitations sont prévues dans la partie nord-ouest de l’île ainsi que dans les Hautes Terres, avec des cumuls estimés entre 50 et 100 mm en 24 heures, le vendredi 23 janvier ». Les districts d’Ambohidratrimo, d’Antananarivo Renivohitra, d’Antananarivo Atsimondrano et d’Antananarivo Avaradrano ont ainsi été placés en vigilance jaune hier. Ces zones figurent parmi les plus exposées.

    Lors des dernières saisons pluvieuses, plusieurs cas d’effondrement et de glissements de terrain y ont déjà causé des pertes en vies humaines. Depuis le début de la saison des pluies en cours, sept personnes ont perdu la vie à Antananarivo Renivohitra et à Antananarivo Atsimondrano, tandis que neuf autres ont été blessées, selon le bilan du Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC), couvrant la période du 24 novembre au 6 janvier. L’an dernier, des décès avaient également été enregistrés à Antananarivo Renivohitra, Antananarivo Avaradrano et Ambohidratrimo.

    Face à cette situation, le BNGRC appelle la population vivant dans les zones à risque à redoubler de vigilance et à prendre les mesures de précaution nécessaires, la situation demeurant critique, notamment dans les secteurs comprenant la colline de Manjakamiadana. 

    Sensibilisation

    Depuis les derniers sinistres sur cette colline, la vie reprend progressivement son cours normal dans les zones touchées ainsi que dans celles placées sous surveillance.

    « Les sinistrés, temporairement déplacés, sont retournés dans leurs habitations recouvertes de boue à la suite d’un glissement de terrain. Des travaux ont été réalisés afin de réduire les risques autour de leurs maisons et d’éviter qu’un tel drame ne se reproduise », indique Harisoa Flore, présidente du fokontany d’Andafiavaratra.

    Les responsables locaux des fokontany de cette colline sacrée annoncent par ailleurs le lancement prochain d’une nouvelle campagne de sensibilisation afin de rappeler aux habitants que le danger demeure permanent. « Il est impératif que chacun fasse preuve de vigilance. Le dernier glissement de terrain s’est produit dans une zone qui n’était pourtant pas considérée comme à risque. Une coulée de boue est survenue de manière soudaine et a enseveli des habitations. Sans l’intervention rapide des secours, des vies auraient été perdues », souligne Harisoa Flore. Le BNGRC rappelle régulièrement que ces pluies abondantes favorisent fortement les risques d’effondrement et de glissements de terrain.

    Miangaly Ralitera

  • FOOTBALL – CAN 2027 – Les Barea auront deux fenêtres pour affûter leurs armes

    FOOTBALL – CAN 2027 – Les Barea auront deux fenêtres pour affûter leurs armes

    This post was originally published on this site.


    Madagascar devrait prioriser les matchs amicaux avant la phase de groupes prévue vers septembre. La nomination du sélectionneur des Barea se fait attendre, à deux mois de la première fenêtre FIFA.

    Les Barea devraient jouer des matchs amicaux pour mieux préparer la CAN 2027.

    Nouveau départ. Rêver, c’est juste le commencement, mais il faut travailler dur pour atteindre l’objectif. Après avoir échoué aux qualifications pour la Coupe d’Afrique des nations 2025, puis à la Coupe du monde 2026, les dirigeants de la Fédération malgache de football (FMF) devraient sans attendre se focaliser sur le prochain objectif. La compétition majeure qui attend les Barea A cette année sera la phase qualificative à la CAN 2027.

    Classée dans le chapeau 2 selon le classement FIFA et le classement continental, Madagascar est exemptée et ne disputera pas le tour préliminaire prévu en septembre. La Grande Île, comme les autres nations déjà qualifiées pour la phase de groupes, disposera donc de huit mois pour mieux se préparer. Il est primordial de concocter dès maintenant des matchs amicaux afin que les Barea puissent affûter leurs armes.

    Le groupe aura deux occasions de disputer des matchs amicaux durant les fenêtres FIFA. La première trêve internationale est prévue entre le 23 et le 31 mars, soit dans deux mois. La deuxième se situera entre le 1er et le 9 juin, et peut-être aussi juste avant le coup d’envoi des journées qualificatives à la CAN en septembre, du 21 septembre au 6 octobre.

    Exemptée

    Les deux premières journées de la phase de groupes sont programmées entre le 21 et le 30 septembre. Les troisième et quatrième journées auront lieu entre le 1er et le 6 octobre, et les deux dernières journées, les 5e et 6e, du 9 au 17 novembre. Espérons également que le stade Barea obtiendra entre-temps son homologation définitive avant ces matchs de préparation et de qualification.

    Pour l’heure, l’urgence reste la nomination du sélectionneur des Barea A, qui succédera à Corentin Martins. S’ensuivra la formation du staff technique, dont la principale mission sera d’identifier les joueurs susceptibles d’intégrer la sélection. Exemptée du tour préliminaire, Madagascar devrait ainsi optimiser les trêves internationales.

    Le tour préliminaire se jouera durant la prochaine fenêtre FIFA, du 25 au 31 mars. Douze équipes, les moins bien classées en Afrique au classement FIFA, sont concernées. Les six vainqueurs rejoindront les quarante-deux autres nations déjà qualifiées pour la phase de groupes des éliminatoires. Cette phase débutera vers le mois de septembre.

    Serge Rasanda

  • DÉCENTRALISATION – Imbroglio à la municipalité de Toliara

    DÉCENTRALISATION – Imbroglio à la municipalité de Toliara

    This post was originally published on this site.


    Le respect de la loi. C’est l’appel lancé par Velonjara Rakotonandrasana, ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, en marge d’un événement, hier à Anosy.

    Velonjara Rakotonandrasana, ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, durant l’événement d’hier, au Carlton Anosy.

    «Ne sortons pas du cadre légal », soutient le membre du gouvernement, en indiquant à la fin de sa réponse que « c’est moi, en tant que ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, qui signe les actes de mise en place d’une délégation spéciale. Jusqu’ici, je n’ai encore rien signé ». Mercredi, une information selon laquelle une délégation spéciale aurait été mise en place pour diriger la municipalité de la ville du Soleil a inondé les réseaux sociaux. Certains sites d’information l’ont même reprise.

    Cette information, matraquée sur Facebook, ajoute que Serge Vital, candidat malheureux aux élections municipales, a été désigné pour présider cette délégation spéciale. L’acte y afférent a pourtant été introuvable. Les réponses du ministre Rakotonandrasana à la presse, hier, mettent ainsi les points sur les i. « En tant qu’entité de tutelle, nous nous en tenons à ce que prévoient les dispositions légales. Elles sont claires. Lorsque le tribunal administratif ou l’instance judiciaire compétente constate une vacance de poste, nous procédons à la mise en place d’une délégation spéciale », explique t il.

    Cette confusion à la municipalité de Toliara est aussi une conséquence de l’absence prolongée de Jean Rabehaja, maire de la ville. Ayant des problèmes de santé, il suit des soins à l’extérieur depuis plusieurs mois. Sa dernière apparition à la mairie de la ville du Soleil remonte au 30 juin 2025. Il n’a pourtant pas désigné un intérim pour assurer les affaires courantes, ce qui a entraîné une première dispute entre les adjoints au maire sur celui qui allait tenir les rênes de la commune en attendant.

    Élection partielle

    Selon la loi 2014 020 sur les Collectivités territoriales décentralisées (CTD), les causes de vacance de siège du chef de l’Exécutif des CTD, dont les maires, sont : « le décès, l’absence et l’abandon de poste dûment constatés, la démission et la déchéance ». Elle ajoute que « quel que soit le motif de vacance de poste, le représentant de l’État saisit immédiatement le Tribunal administratif territorialement compétent, lequel procède à la constatation de la vacance de poste. La juridiction notifie sa décision constatant la vacance de poste au Ministre chargé de l’Intérieur et de la Décentralisation ».

    Une élection partielle doit alors être organisée dans les cent vingt jours qui suivent le jugement de constatation de vacance par le Tribunal administratif, sauf s’il ne reste plus que douze mois avant la fin du mandat du maire. Néanmoins, « jusqu’à l’élection du nouveau chef de l’Exécutif, il sera procédé à la mise en place d’une délégation spéciale », prévoit la loi précitée. Comme le souligne le ministre Rakotonandrasana, il n’y a pas encore de décision judiciaire ayant constaté la vacance du siège du maire de Toliara.

    Pour lever le blocage de l’administration de la municipalité de la ville du Soleil, face à l’indisponibilité du maire Rabehaja, le Tribunal administratif de Toliara a statué pour que le 1er adjoint au maire, Elie Lamarre, assure l’intérim à la mairie. « L’absence prolongée, non interrompue », du maire de son poste sur une durée de six mois peut pourtant être considérée comme « une démission d’office ». Néanmoins, comme expliqué précédemment, la seule condition pour qu’une délégation spéciale puisse être nommée est une décision judiciaire constatant la vacance du siège.

    Garry Fabrice Ranaivoson