Auteur/autrice : Rédaction Midi Madagasikara

  • Relance économique : Consultations régionales ce jour dans six villes

    Relance économique : Consultations régionales ce jour dans six villes

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    Le processus des Assises pour la relance économique entre dans une nouvelle phase ce jour, avec l’organisation de rencontres simultanées dans les chefs-lieux de province d’Antsiranana, de Fianarantsoa, de Toamasina, de Toliara et de Mahajanga. Après le lancement officiel tenu à Antananarivo le 19 janvier, le gouvernement entend désormais élargir la concertation au niveau territorial afin d’ancrer la relance dans les réalités de chaque région. Initiées par le ministère de l’Économie et des Finances (MEF), en collaboration avec le ministère de l’Industrialisation et du Développement du secteur privé (MIDSP) et l’Economic Development Board of Madagascar (EDBM), ces assises bénéficient de l’appui de la Banque mondiale à travers le projet PIC, ainsi que de l’Union européenne. Pour l’exécutif, il s’agit d’une étape structurante dans l’élaboration du Plan de relance économique de Madagascar.

    Au cœur de la démarche, une ambition : poser les bases d’un nouveau partenariat public-privé. L’objectif affiché est double. D’une part, restaurer la confiance des investisseurs en consolidant une vision partagée et un cadre macroéconomique stable, condition essentielle à l’investissement et à la croissance. D’autre part, relancer l’investissement productif et renforcer la compétitivité de l’économie nationale. Les assises régionales doivent aussi permettre de recueillir les contributions des acteurs publics et privés, d’identifier les priorités économiques locales et de faire émerger des propositions concrètes adaptées aux enjeux de terrain, notamment dans les secteurs à fort potentiel de croissance. Les conclusions attendues alimenteront ensuite l’Assise nationale, appelée à consolider une vision économique commune et à formaliser un Pacte national de relance économique entre l’État et le secteur privé. À travers ce processus participatif, le gouvernement réaffirme sa volonté de bâtir une économie inclusive, compétitive, productive et créatrice d’emplois, au service d’une croissance durable.

    Antsa R.

  • Refondation : Militarisation des rouages du pouvoir

    Refondation : Militarisation des rouages du pouvoir

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    De la Présidence aux établissements publics, des ministères aux agences stratégiques, l’administration se restructure autour d’un noyau militaire dur.

    Le pouvoir se redessine, en treillis. Depuis la prise de pouvoir d’octobre dernier, la militarisation des rouages de l’État s’accélère et se structure à tous les niveaux de l’appareil institutionnel. Au sommet, le chef de l’État, Michaël Randrianirina, colonel de l’armée, gouverne aux côtés de quatre hauts conseillers militaires, dont deux généraux de brigade et deux autres colonels, formant le noyau dur du nouveau centre de décision. Une architecture du pouvoir clairement marquée par l’empreinte des forces armées.

    Au sein du gouvernement, cette dynamique se confirme dès la publication des nouveaux membres en octobre dernier. Le ministère de l’Aménagement du territoire est dirigé par Lylyson De René, tandis que le ministère de l’Intérieur est confié à Hanitra Velonjara Rakotonandrasana, deux militaires de carrière et figures clés d’un Exécutif où la logique sécuritaire et disciplinaire s’impose comme colonne vertébrale de l’action publique. À la Présidence, le verrou institutionnel est assumé. Le poste stratégique de Secrétaire général de la Présidence est occupé par le général de division Itibar Ottoman, issu de la gendarmerie. Un maillon central dans le pilotage administratif et politique de l’État, désormais sous contrôle militaire direct.

    Fonds souverain. Les structures économiques et stratégiques suivent la même trajectoire. À la tête de l’Office des mines nationales et des industries stratégiques, le général de brigade Tsilavonjato Honoré Andriantaolo a été nommé Directeur général fin novembre 2025. À la Jirama, une entreprise publique vitale pour l’énergie et l’eau, dont les finances sont au rouge depuis des années, le pouvoir a placé le général de division Richard Hajatiana Rasolomanana, nommé début janvier. Le Fonds souverain, outil financier central pour la gestion des capitaux levés par l’État, est désormais dirigé par le général de brigade aérienne en retraite Jean Alfred Rakotomaronirina, nommé lors du Conseil des ministres du mardi 27 janvier. Un autre levier stratégique passé sous commandement militaire. Même la lutte contre la fraude est militarisée. À la tête de l’Agence nationale antifraude auprès de la Présidence se trouve le général Charles Andrianasoavina, ancien du camp Capsat, symbole de la prise de pouvoir par des réseaux militaires depuis 2009.

    Rija R.

  • Feuille de route : Compte à rebours lancé

    Feuille de route : Compte à rebours lancé

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    Le régime du colonel Michaël Randrianirina avait déjà exprimé sa volonté de tout mettre en œuvre pour se conformer aux recommandations de la SADC.

    Dans un mois, jour pour jour, le régime de refondation devrait présenter un projet de Feuille de route de sortie de crise auprès de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC). En effet, dans son communiqué relatif à la réunion extraordinaire des chefs d’État et de gouvernement, organisée par visioconférence le 17 décembre 2025, la SADC avait fixé un délai jusqu’au 28 février 2026 aux autorités de transition à Madagascar pour présenter « un rapport sur l’état de préparation au dialogue ainsi qu’un projet de Feuille de route nationale, suivis de mises à jour périodiques en mai, août et novembre 2026 au Président de l’Organe de la SADC ». Le compte à rebours est donc lancé. À J-30 de la fin de ce délai, les tenants du pouvoir préfèrent jouer la carte de la non-transparence sur ce sujet. Aucune information officielle n’est divulguée, ne serait-ce que sur le chronogramme. Nul n’ignore pourtant que ce document est primordial pour assurer le retour à l’ordre constitutionnel et établir un climat de confiance ainsi qu’un apaisement politique en vue de la tenue d’élections libres, crédibles et acceptées par tous. La présence dans nos murs d’une forte délégation de la SADC, dirigée par Joyce Banda, ancienne présidente du Malawi, s’inscrit certainement dans le cadre de ces résolutions. Cette équipe de sages mène, depuis le début de la semaine, une campagne de consultation auprès de tous les acteurs malagasy. Elle est venue dans la Grande Île notamment pour rappeler aux autorités de refondation l’importance de cette Feuille de route et exiger un calendrier précis des étapes à suivre.

    Dialogue inclusif. En coulisses, on affirme que le gouvernement est en train de travailler dessus et qu’un « draft » devrait être présenté sous peu. Il convient de rappeler que, dans l’article 6 de sa résolution du 17 décembre, la SADC exhorte le gouvernement de transition à Madagascar à « engager un dialogue national inclusif, dirigé et porté par des Malgaches, durant la période de Transition, afin de créer les conditions propices à la tenue de nouvelles élections et d’appuyer de manière pacifique le retour des exilés politiques ». L’organisation régionale appelle aussi les tenants du pouvoir actuel à « veiller à ce que les processus de réformes soient inclusifs, menés dans les délais requis, et qu’ils établissent un cadre favorable à la participation constructive des exilés politiques au dialogue ». En quelque sorte, la SADC exige l’implication des tenants de l’ancien régime d’Andry Rajoelina dans le processus. Pourtant, ce schéma est rejeté catégoriquement par certains partisans de la refondation, dont le parti HVM de Rivo Rakotovao, qui exige justice avant réconciliation. Pour le moment, la mise en œuvre effective de ces recommandations présentées le 17 décembre par la SADC reste en stand-by. Depuis le 9 décembre, date du lancement officiel de la concertation nationale dirigée par le FFKM au CCI Ivato, aucune rencontre véritablement inclusive, bénéficiant de la libre participation des figures de l’ancien régime, n’a été organisée. On remarque, au contraire, que les poursuites et les incarcérations de ces derniers se poursuivent. Pour ne citer que le cas de l’ancienne ministre de l’Éducation nationale, Sahondrarimalala Marie Michelle, et de l’ex-président du Sénat, le Gal Richard Ravalomanana, qui viennent d’être incarcérés, respectivement, à Avaradrano et à Imerintsiatosika. Lors de son entrevue avec le secrétaire exécutif de la SADC, Elias Magosi, le président de la refondation de la République de Madagascar, le colonel Michaël Randrianirina, avait rassuré la communauté internationale en exprimant la volonté de son régime de suivre à la lettre ces propositions, tout en évoquant son attachement à la paix et à la sécurité régionale.

    Davis R

  • Jonah Razafindratsima :  Le maire réélu intensifie les projets locaux

    Jonah Razafindratsima :  Le maire réélu intensifie les projets locaux

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    Le maire, réélu pour un second mandat, a détaillé les actions en cours pour renforcer la sécurité, améliorer les infrastructures et concrétiser les projets de développement de sa commune. Lors de sa prise de parole avant-hier, à l’occasion du lancement de l’enrôlement biométrique dans la Commune rurale d’Ambohijanaka, l’édile Jonah Razafindratsima a expliqué que « actuellement, la direction administrative en vue de la Refondation se poursuit » et a affirmé être « prêt à collaborer avec le gouvernement pour développer la commune rurale ». Il a souligné que « les négociations se poursuivent et concrétisent les projets promis à la population » et que « nous sommes désormais en pleine mise en œuvre ». D’un côté, la localité de Mahabo Andoharanofotsy, autrefois classée zone rouge, a retrouvé l’ordre grâce à l’intervention conjointe des forces de sécurité et de la commune. En revanche, le secteur d’Ambodiakondro reste vulnérable ; le commandant de compagnie sera ainsi chargé « du maintien de la paix dans la commune rurale d’Ambohijanaka », a-t-il précisé.

    Adoption. D’un autre côté, le maire a rappelé que « le mauvais état des routes dû aux fortes pluies » reste le principal problème et que « l’entretien est prévu dans le plan d’adoption des lois et des budgets (PLF 2026) ». Les travaux seront financés par le budget communal et gérés localement. Un projet mené avec Caritas Madagascar a permis de « nettoyer avec succès la digue » et a contribué à augmenter les récoltes de riz et de légumes, approvisionnant Andoharanofotsy, Nosibe, Antananarivo et les environs, a-t-il ajouté.

    Nadia R.

  • Alpinisme – Everest : Zouzar Bouka et ses fils repartent pour une deuxième tentative ambitieuse

    Alpinisme – Everest : Zouzar Bouka et ses fils repartent pour une deuxième tentative ambitieuse

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    La famille Bouka s’apprête à écrire une nouvelle page de son histoire sportive et culturelle. Les trois alpinistes se préparent à reprendre l’ascension de l’Everest en mai, avec pour objectif ultime de planter le drapeau malgache au sommet du monde.

    Lors de leur première expédition, Zouzar Bouka avait dû interrompre son ascension au camp 2, à 6 800 mètres, en raison d’un malaise. Ses fils, Raj Alexandre et Rais, s’étaient quant à eux hissés jusqu’à 8 600 mètres, témoignant d’une préparation rigoureuse et d’une maîtrise impressionnante de la haute altitude. Cette performance, bien que marquée par la difficulté, nourrit aujourd’hui leur ambition de franchir les derniers mètres qui les séparent du sommet. « Cette année, je serai surtout le coach de mes enfants », confie Zouzar Bouka. La préparation pour cette nouvelle tentative est minutieuse. En Autriche et en Suisse, les entraînements se concentrent sur les glaciers, l’usage des crampons et l’accompagnement par des guides spécialisés de l’Everest. La famille utilise également des tentes hypoxiques, simulant des conditions de haute altitude, afin d’habituer leur organisme à l’air raréfié des sommets. « L’entraînement est la clé », souligne Zouzar Bouka, rappelant que la sérénité et la discipline sont essentielles pour affronter les conditions extrêmes.

    Palmarès bien garni. Le parcours de la famille Bouka est déjà jalonné d’exploits. Pas plus tard que le 15 janvier dernier, Zouzar Bouka atteignait le pôle Sud. Auparavant, lui et ses fils avaient hissé les couleurs nationales sur plusieurs sommets emblématiques à travers le monde. Ces réalisations traduisent une volonté affirmée de représenter Madagascar dans les environnements les plus hostiles. « Physiquement et mentalement, nous savons que ce sera difficile. Mais nous avons appris de l’année dernière, et avec la volonté et la préparation, nous croyons que cette fois, nous irons plus loin », a ajouté son fils Raj Alexandre. Avant de prendre le chemin de la préparation, Zouzar Bouka et Raj Alexandre ont été reçus par le ministre de la Jeunesse et des Sports, Alain Désiré Rasambany, hier, lors de la cérémonie traditionnelle de Tsodrano, à la place Goulette. Le ministre a salué ce parcours hors du commun, mettant en avant les valeurs de courage, de résilience et de transmission intergénérationnelle portées par cette famille. Pour lui, cette initiative est emblématique et inspirante pour les athlètes malgaches, tout en contribuant au rayonnement du pays à l’international. Avec cette bénédiction, la famille Bouka s’apprête à relever l’un des plus grands défis sportifs au monde, dans une aventure qui pourrait inscrire Madagascar au sommet de l’Everest.

    Manjato Razafy

  • Perturbation cyclonique : Alerte verte pour Boeny et Melaky

    Perturbation cyclonique : Alerte verte pour Boeny et Melaky

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    La perturbation cyclonique en cours de formation dans le canal du Mozambique mérite déjà une vigilance renforcée de la part des populations d’au moins deux régions des axes Ouest et Nord-Ouest de Madagascar. Selon Météo Madagascar, le centre de ce système était positionné, hier à 15 heures, à environ 306 km à l’Ouest-Nord-Ouest de Besalampy, avec un vent moyen estimé à 45 km/h et des rafales de 60 km/h sous orage. Depuis hier matin jusqu’en milieu d’après-midi, il est resté quasi stationnaire. Au vu des conditions atmosphériques et océaniques plutôt favorables à une intensification, ce système tend vers une évolution progressive vers un stade de tempête tropicale, probablement dans la journée de demain, vendredi 30 janvier 2026. Selon toujours Météo Madagascar, au regard des tendances des données analysées, ce système menace directement les régions du Nord-Ouest à compter du samedi 31 janvier à l’aube. Il traversera probablement le pays d’Ouest en Est durant le week-end.

    Les populations du Boeny et du Melaky sont alors tenues d’appliquer les prescriptions d’alerte verte, signifiant un avertissement. Ce, afin de renforcer le niveau de préparation à l’approche du système, lequel s’accompagnera sans doute d’importants volumes de précipitations. Une vigilance accrue par rapport à ces fortes pluies est fortement recommandée. 

    Hanitra R.

  • Itaosy : Jiolahy roa lahy, nohodidinin’ny fokonolona sy ny zandary

    Itaosy : Jiolahy roa lahy, nohodidinin’ny fokonolona sy ny zandary

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    Nanaiky ny nibaboka haingana ry zalahy ! Tra-tehaka sy tsy afa-nanao na inona, raha mbola teo am-pamakiana tokantrano iray, teny amin’iny faritra Itaosy iny. Ary efa nohodidinin’ny mpitandro filaminana sy ny fokonolona, araka ny vaovao azo.

    Napetrapetraka tokoa ny teo anivon’ny zandary fa tsy misy afa-tsy ny firaisan-kinan’ny fokonolona, eo amin’ny samy isam-batan’olona ary fiaraha-miasa amin’ny mpitandro filaminana, ao anatin’ny tagnamaron’ny fandriampahalemana, no hany ahafahana entina hiadina amin’ny resaka tsy fandriampahelamana. Porofo mantsy hoy izy ireo ny zava-nitranga teny amin’iny faritra Itaosy iny, raha ny marimarina kokoa dia tao Ankaraoka, fokontany Vonelina, kaominina Fiombonana, distrikan’Antsimondrano. Ny alin’ny alarobia teo, tokony ho tamin’ny 11 ora alina tany ho any, rehefa nahatsikaritra olona nampiahiahy nihaodihaody teny amin’ny tokantrano iray teny an-toerana ny fokonolona, avy hatrany dia niaraka niray hina. Roalahy vahiny eny an-toerana izy ireo, raha ny vaovao azo hatrany, ka naha mahina avy hatrany ny mponina sy niantsoana zandary. Inona tokoa fa taoriana kelin’io dia nitsofoka amboletra tao amin’ny tanàna iray mifefy tamboho izy ireo. Ny trano mbola an-dalam-panamboarana, hoy hatrany ny vaovao ary tsy misy olona mipetraka tao fa famantanan’ny tompony rehefa faran’ny herinandro iny fotsiny. Mety ho izay no nanintona azy ireo kanjo ny tsy fantatr’ireto olon-dratsy dia efa mahay miray hina ireo fokonolona. 

    Noraisim-potsiny tao izy roa lahy rehefa tsy afa-nivoaka sy nandositra intsony. Nilaza ny marina sy niaiky rahateo fa saika hangalatra mihitsy no antony nitsofohan’izy ireo tao an-toerana. Nentina avy hatrany nihazon’ny biraon’ny zandary moa, ary notanana natao andrimaso ho amin’ny famotorana.

    m.L

  • Airtel Madagascar-ESCM Business School s’unissent pour former les talents de demain

    Airtel Madagascar-ESCM Business School s’unissent pour former les talents de demain

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    Les deux entités ont signé, avant-hier, un partenariat stratégique destiné à renforcer les passerelles entre le monde académique et le monde professionnel, avec une ambition commune : accompagner la jeunesse malgache vers une insertion professionnelle durable et valoriser les talents de demain.

    Matériels dédiés

    Il s’agit d’un partenariat qui concerne plusieurs axes majeurs. À commencer par les infrastructures et la connectivité, puisque Airtel Madagascar mettra à disposition des matériels dédiés permettant un accès gratuit à Internet pour les étudiants de l’ESCM. À cet effet, une salle connectée, équipée et alimentée par la connectivité Airtel, sera installée au sein de l’établissement, avec une capacité d’accueil d’environ 50 étudiants, afin de favoriser l’apprentissage numérique, la recherche et le travail collaboratif. En matière de renforcement de capacité, Airtel Madagascar mettra à disposition des opportunités de stages et d’alternance au profit des étudiants de l’ESCM, afin de renforcer leur expérience professionnelle et leur employabilité. Par ailleurs, des projets pédagogiques conjoints sont prévus dans ce partenariat, grâce à l’organisation de conférences, ateliers, études de cas et interventions métiers, animés par des experts d’Airtel Madagascar, pour rapprocher théorie et pratique.

    Grâce à son volet de soutien et mécénat éducatif, le partenariat envisage d’accompagner des projets académiques et éducatifs à travers un appui logistique, du parrainage et un engagement en faveur de l’excellence. Enfin, la partie communication et visibilité consistera à valoriser les actions et les résultats du partenariat à travers les supports institutionnels et les canaux de communication des deux institutions.

    Piliers essentiels

    Pour Airtel Madagascar, ce partenariat marque symboliquement l’ouverture de l’année 2026. Il traduit l’importance accordée par l’opérateur au secteur de l’éducation et à la jeunesse, piliers essentiels de sa politique d’engagement et leviers incontournables du développement du pays. Ce partenariat intervient dans un contexte où Madagascar connaît une accélération de sa transformation numérique, et où les besoins en compétences techniques, managériales et digitales ne cessent de croître. À travers cette collaboration, Airtel Madagascar réaffirme son rôle de catalyseur d’innovation et d’inclusion numérique, et son engagement constant en faveur de la jeunesse et de l’éducation, considérées non seulement comme l’avenir du pays, mais aussi comme une force active du développement national. « Airtel a toujours eu à cœur la jeunesse — et plus encore aujourd’hui, avec les défis et les opportunités liés à la transformation digitale. Nous croyons profondément que chaque jeune mérite une chance de se former, de développer ses compétences, de grandir et de participer activement au développement de Madagascar », a déclaré Anne Catherine Tchokonté, directrice générale d’Airtel Madagascar. De son côté, ESCM Business School renforce, à travers ce partenariat, sa mission de proposer une formation alignée avec les réalités du marché, favorisant l’employabilité, l’innovation et l’excellence académique.

    R.Edmond.

  • Littérature : Michèle Rakotoson faite chevalier de l’ordre des Arts par la France

    Littérature : Michèle Rakotoson faite chevalier de l’ordre des Arts par la France

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    Michèle Rakotoson a reçu les honneurs de la France hier en fin de journée, à la Résidence de France à Ivandry. En effet, l’écrivaine malgache a été faite chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres devant un parterre de personnalités francophones et francophiles. Écrivaine et journaliste malgache de renom, elle s’est imposée comme une voix majeure de la littérature francophone en explorant les thèmes de l’exil et de l’identité malgache. Après une longue carrière à Radio France Internationale, elle est retournée s’installer à Madagascar pour s’engager activement dans la promotion du livre auprès de la jeunesse locale. Son œuvre polyvalente, composée de romans, de nouvelles et de pièces de théâtre, témoigne d’un attachement profond à sa terre natale et à sa mémoire historique. En 2023, elle a d’ailleurs été couronnée du Prix Orange du Livre en Afrique pour son roman « Ambatomanga ».

    Recueillis par Maminirina Rado

  • AGOA : Prorogation réduite à un an et plus de 7 000 emplois directs déjà perdus

    AGOA : Prorogation réduite à un an et plus de 7 000 emplois directs déjà perdus

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    La Chambre des représentants des États-Unis a voté, le 12 janvier 2026, la prorogation pour une durée de trois ans de l’African growth and opportunity act (AGOA). Ce régime commercial préférentiel permet aux pays d’Afrique subsaharienne, dont Madagascar, d’accéder au marché américain sans droits de douane.

    Cependant, à la suite des débats entre les membres du Congrès américain, la donne a changé cette semaine. La durée de cette prorogation a été réduite à un an afin de garantir que la proposition de loi ait une forte probabilité d’être votée par le Sénat et signée par le président des États-Unis. En outre, cette loi aura un effet rétroactif, s’appliquant dès le 30 septembre 2025, date de l’expiration initiale de l’AGOA. Autrement dit, une fois adoptée, la loi sur l’AGOA arrivera à nouveau à échéance d’ici à la fin de l’année 2026. Cette information a été révélée hier par le président du Groupement des entreprises franches et partenaires (GEFP), Hery Lanto Rakotoarisoa, lors d’une conférence de presse tenue au siège de l’organisation à Ankorondrano. Dans la foulée, il a été souligné que les États-Unis accordent actuellement la priorité à l’adoption de leurs lois budgétaires, prévue avant la fin de ce mois, ainsi qu’à la gestion de la crise de Minneapolis. Cette dernière fait référence aux vives tensions entre l’État du Minnesota et le gouvernement fédéral, sous l’administration Trump.

    Problèmes de trésorerie. « Même si la loi sur l’AGOA est adoptée par le Sénat, le président américain dispose encore d’un droit de veto lui permettant de signer ou non le renouvellement de ce régime préférentiel au profit des pays africains », a précisé Hery Lanto Rakotoarisoa. Au niveau des entreprises franches opérant dans le secteur textile, aucune visibilité n’a été constatée quant à l’entrée en vigueur de cette nouvelle loi, alors que les conséquences s’avèrent déjà désastreuses. En effet, plus de 7 000 emplois directs sont déjà perdus, sans compter l’impact sur les entreprises sous-traitantes. « Certains employés des zones franches sont placés en chômage technique, tandis que d’autres subissent des compressions de personnel en raison de ce manque de perspectives. Les commandes de produits textiles destinés au marché américain, qui se préparent généralement un an à l’avance, ont déjà enregistré une baisse significative. Pour maintenir leur accès au marché américain en attendant la reprise de l’AGOA, toutes les entreprises franches ont dû s’acquitter d’une surtaxe de l’ordre de 15 %. La plupart d’entre elles font face aujourd’hui à de graves problèmes de trésorerie, ce qui les a contraintes à procéder à ces suppressions d’emplois », a-t-il enchaîné.

    Remboursement des crédits de TVA. Il est à noter que le secteur textile, pilier de l’économie nationale, génère plus de 180 000 emplois, dont plus de 60 000 sont désormais menacés par le retard du renouvellement de l’AGOA. « Face à cette situation d’urgence exceptionnelle, nous interpellons l’État en demandant une rencontre avec le président de la Refondation de la République afin de trouver une entente permettant de minimiser les impacts sociaux », a déclaré le président du GEFP. Le groupement réclame ainsi le remboursement, par l’État, des crédits de TVA sur tous les achats locaux, tels que le paiement des factures de la JIRAMA, dont le montant est évalué à plus de 100 milliards d’ariary. Un appel à la solidarité nationale a également été lancé, parallèlement à une demande de facilitation des procédures de chômage technique et de renforcement de la coopération bilatérale avec les États-Unis.

    Navalona R.