Catégorie : Gasigasy
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Des opérateurs économiques frappés de 24 h d’interdiction de sortie du territoire
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Treize personnalités dont des opérateurs économiques influents ont été frappés par une interdiction de sortie du territoire lundi dernier, une décision du ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation leur interdisant de quitter le territoire national jusqu’à nouvel ordre. Dès le lendemain, le parquet général de la Cour d’appel d’Antananarivo a levé les interdictions. Les documents relatifs à ces décisions ont fuité sur les réseaux sociaux.
Plusieurs opérateurs économiques ont été visés par cette mesure notamment Hassanein Hiridjee, ancien PDG du groupe Axian ; Moustafa Hiridjee, directeur général de la société Ocean Trade ; Yamil, gérant de la société Quincaillerie 2000 ; Yavarhoussen, du groupe Filatex. Le nom du Colonel Patrick Rakotomamonjy, ancien directeur de traitement des doléances auprès du Présidence de Refondation y figurait également.
Des personnalités politiques et administratives se trouvaient aussi dans la liste : Vonjiniana Raharinisa, candidat maire du parti TIM à Antehiroka ; Emmanuel Razafindrazaka dit Bolo, contrôleur général de la police nationale retraité ; Irisoa Josea Narindra Rafearivo dit Jessy, garde du corps rapproché de l’ancien président Andry Rajoelina ; Marc Ramiarinjatovo, ancien maire de la commune rurale d’Alasora ; Hanitra Holy, douanière à Antananarivo ; Eric Lambert Besoa, ancien sénateur ; Patrick Ramiaramanana, ancien maire de la Commune urbaine d’Antananarivo ; et Yves Georges Andriamihaja Fanomezantsoa dit Rason Liva, député du district d’Ambositra.
Le 17 mars 2026, le parquet général près la Cour d’appel d’Antananarivo a annoncé, dans une correspondance officielle, ne plus s’opposer à la sortie du territoire des onze sur les treize personnalités concernées. Seuls le Colonel Patrick Rakotomamonjy et l’ex garde rapprochée d’Andry Rajoelina, n’ont pas obtenu la main-levée de leur IST.
Ces deux décisions, qualifiées par des observateurs comme ordre et contre-ordre ont alimenté rapidement interrogations et spéculations. Les IST sont souvent appliquées sur décision du ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, à la demande des autorités judiciaires comme le ministère public à travers le Procureur général de la Cour d’Appel, le Pôle Anti-Corruption (PAC) et le Bianco. Une IST peut également découler de considérations administratives, politiques ou sécuritaires. Une telle mesure ne constitue toutefois pas une preuve de culpabilité mais relève d’une démarche de précaution de la part des autorités.
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CENI : La société civile n’élira pas de nouveau représentant
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Les organisations de la société civile ne prendront pas part au remplacement des membres de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI). Elles ont clairement exprimé leur position dans une déclaration ferme, affirmant leur volonté de concentrer leurs efforts sur une réforme en profondeur du système électoral plutôt que sur un simple changement de personnes. Elles refusent ainsi d’élire leur représentant au sein de cette entité électorale.
Pour la société civile, la CENI, dans sa configuration actuelle, ne bénéficie plus de la confiance nécessaire pour conduire ces transformations. Investir dans le remplacement des membres actuels de la CENI constituerait une dépense inutile dans un contexte économique déjà fragile, soutient-elle. La société civile choisit de placer au cœur de ses priorités la refonte du cadre légal, du système électoral et de l’organisation des élections.
La démission, jugée tardive, des huit commissaires du bureau de la CENI est néanmoins saluée. Elle est interprétée comme une reconnaissance de leur manque de crédibilité à piloter les réformes attendues. Toutefois, les organisations signataires mettent en garde contre toute tentative de remplacement pur et simple des membres, estimant qu’une telle démarche reproduirait les mêmes dysfonctionnements.
La nomination d’un nouveau président à la tête de l’institution, en la personne de Thierry Rakotonarivo ne rassure pas davantage. Son passé au sein de la précédente CENI, combiné à une désignation par l’Assemblée nationale suivie d’une installation rapide, soulève des interrogations quant à son indépendance et à sa capacité à garantir l’impartialité du processus électoral.
Dans ce contexte, la société civile appelle le Président de la Refondation à ne pas considérer le renouvellement des commissaires comme une priorité. Elle propose plutôt la suppression du bureau permanent de la CENI et la mise en place, à terme, d’une nouvelle structure indépendante issue d’un processus de concertation nationale.
En attendant cette refondation, elle suggère que l’Exécutif assure la gestion des affaires courantes. Parallèlement, les organisations se disent prêtes à collaborer avec les autorités, notamment le ministère chargé de la Réforme, pour organiser un dialogue inclusif impliquant partis politiques et autres parties prenantes.
Les membres du Bureau permanent du CENI sont désignés par différentes entités dont la société civile.