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  • COUR DES COMPTES  – Un rapport cinglant sur les grands projets d’infrastructure

    COUR DES COMPTES  – Un rapport cinglant sur les grands projets d’infrastructure

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    La Cour des comptes n’y est pas allée de main morte en pointant les irrégularités relevées dans la gestion des fonds et des entreprises publiques, jeudi. Elle a insisté sur la gestion des grands projets et des fonds publics, sous plusieurs aspects.

    Jean  de Dieu Rakotondramihamina, président de la Cour des comptes,  avec le chef de l’État, jeudi.

    Dans ce qui s’apparentait à un diagnostic sévère et sans détour, la Cour des comptes a détaillé jeudi les résultats de ses enquêtes et audits portant sur des projets d’infrastructure. Des programmes dans lesquels l’argent du contribuable semble avoir été dilapidé. La juridiction financière a épinglé deux projets phares menés entre 2019 et 2025, sur le plan des transports publics : le téléphérique et le projet de train urbain. Pour le téléphérique, des coûts supplémentaires ont été imputés au projet, faute de gestion et de suivi des travaux, portant le coût total de l’ouvrage (sur les lignes orange et verte) à 533 milliards d’ariary, alors que le marché initial était évalué à près de 92 millions d’euros, soit 443 900 000 000 d’ariary. Une différence qui a coûté cher aux contribuables.

    Arnaque

    « Le prolongement du délai de réalisation de 21 mois à 28,5 mois, soit un délai supplémentaire de 7,5 mois, est l’une des origines des coûts supplémentaires », indique la Cour des comptes dans son rapport d’audit. Elle souligne aussi que les objectifs n’ont pas été atteints : « Malgré le déploiement d’une somme de 111 121 188 euros et des coûts supplémentaires estimés à hauteur de 47 milliards d’ariary, il s’avère que les objectifs fixés par le projet ne sont pas encore atteints, étant donné que le projet de Transport par Câble (TPC) ne peut pas encore fonctionner comme il se doit, faute d’alimentation électrique due à l’absence de raccordement au réseau de la Jirama », indique la Cour des comptes. Les auditeurs ont qualifié, jeudi, ce projet « d’arnaque », au vu notamment de cet aspect énergétique.

    Un autre point saillant soulevé par rapport aux projets d’envergure est celui du train urbain. Sur les vingt-huit locomotives électriques acquises pour 270 milliards d’ariary, financées par les ressources propres internes, seules quatre sont fonctionnelles. Le rapport public soulève aussi la question des subventions massives destinées à Madarail. Sur 37 milliards d’ariary de subventions accordées en 2020, seulement dix-sept milliards et demi ont été affectés au projet de train urbain ; dix-sept autres milliards ont, pour leur part, été affectés au redressement de Madarail. La société a emprunté cinq milliards d’ariary en 2024, qui n’ont toujours pas été remboursés.

    Selon la Cour des comptes, « l’assistance financière apportée à Madarail dans le cadre du projet de train urbain présente un conflit d’intérêts, étant donné que la société est à la fois prestataire du projet et bénéficiaire des mêmes financements que le projet de train urbain lui-même ». Des pratiques qui suscitent des interrogations quant à l’attribution des marchés publics. Un aspect sur lequel la Cour a observé « un recours abusif et injustifié aux marchés de gré à gré sous couvert d’urgence impérieuse ».

    Au-delà des chiffres qui donnent le tournis, c’est le procès d’une méthode que dresse ici la Cour des comptes. Entre mauvaise gestion de projets et gabegie financière, l’argent du contribuable semble avoir été dilapidé.

    Les pertes d’argent public observées 

    Plus de 3 800 milliards d’ariary ont été détournés ou perdus dans la gestion des comptes publics, selon la Cour des comptes. Le chef de l’État a ordonné l’ouverture immédiate d’enquêtes approfondies visant les responsables impliqués dans cette hémorragie budgétaire. Une annonce faite jeudi, en réaction à ce rapport public de la Cour des comptes.

    Itamara Otton

  • FORMATION DU GOUVERNEMENT – Le test au polygraphe crée une controverse

    FORMATION DU GOUVERNEMENT – Le test au polygraphe crée une controverse

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    Le Chef de l’État annonce qu’un polygraphe ou un détecteur de mensonge est mis à contribution dans la sélection des futurs ministres. Une initiative dont l’opportunité fait débat.

    Le  colonel Randrianirina durant son échange  avec la presse à Anosy, jeudi.

    Une nouveauté. C’est le colonel Michaël Randrianirina, Chef de l’État, himself, qui a fait part de l’information, jeudi. En réponse à la presse, en marge de la présentation du rapport de la Cour des comptes, à Anosy, le locataire d’Iavoloha a indiqué qu’avant de passer un entretien avec lui et le Premier ministre, chaque prétendant à un poste gouvernemental devra passer au détecteur de mensonge.

    Selon l’officier supérieur, c’est ce qui explique que la composition de la nouvelle équipe gouvernementale prenne du temps. «(…) ce n’est plus nous qui choisissons directement les personnes à recevoir en entretien : nous utilisons désormais un polygraphe à la Présidence. Nous avons fait venir des spécialistes de l’étranger pour cela. Au lieu d’envoyer des demandes d’enquête de moralité auprès du CIS [Central intelligence service], c’est le polygraphe qui évalue la moralité de chaque personne», déclare-t-il.

    Le Chef de l’État défend l’opportunité d’utiliser cet appareil par la nécessité d’avoir une garantie de l’intégrité de chaque membre du gouvernement. « Nous avons besoin de collaborateurs intègres. Ils n’ont pas besoin d’être irréprochables à 100 %, mais si nous atteignons ne serait-ce que 60 % d’intégrité dans la gestion de l’État, Madagascar changera. (…) Ceux dont les résultats seront négatifs ne seront pas reçus en entretien. Seuls ceux qui auront des résultats positifs seront retenus », soutient-il.

    Le colonel Randrianirina conclut son argumentation en ajoutant : « ainsi, le gouvernement ne sera peut-être formé que lundi ou mardi, car tout le monde doit d’abord passer par ce polygraphe ». Un communiqué publié par la présidence de la Refondation de la République, hier, défend que l’utilisation du détecteur de mensonge « cadre avec la politique de la Refondation qui vise à améliorer la qualité de la fonction publique ».

    Cependant, cette initiative engendre une controverse au sein de l’opinion publique. Sur les réseaux sociaux, les réactions varient entre railleries et incompréhensions. Certains s’interrogent sur la fiabilité des enquêtes de moralité effectuées préalablement aux nominations et même de la nécessité des entités chargées de les faire.

    Débats sur la fiabilité

    « Savoir choisir les bons collaborateurs autant en termes de compétence que sur le plan moral devrait pourtant être une qualité essentielle d’un bon leader », réagit un internaute dans un commentaire à un post sur le sujet. De prime abord, le locataire d’Iavoloha semble désabusé quant à la moralité des acteurs politiques. Lors de sa rencontre avec la diaspora résidant en France, durant sa visite de travail à Paris, en février, il a avoué qu’il était difficile de trouver des personnes «intègres», réellement prêtes à une refondation de la conduite des affaires étatiques.

    Dans les réactions suite à l’annonce de l’utilisation du détecteur de mensonge, certains émettent des réserves quant à la fiabilité de l’appareil. L’usage du polygraphe part du principe que lorsqu’une personne ment, son corps peut émettre certaines réactions physiologiques, notamment « le stress et la nervosité ». Ainsi, l’appareil mesure différents paramètres comme le rythme cardiaque, la respiration et la transpiration.

    Cependant, les documents qui expliquent le fonctionnement du détecteur de mensonge s’accordent sur le fait qu’il ne soit pas totalement fiable. Une personne peut présenter des signes de stress même en disant la vérité. D’autres, à même de contrôler leurs réactions, peuvent aussi cacher qu’ils mentent. Face aux débats qu’a suscités l’information partagée par le colonel Randrianirina, la Présidence a partagé les étapes de sélection des futurs ministres dans son communiqué d’hier.

    Selon cette missive, la première étape de la sélection est l’évaluation de la compétence et des expériences des aspirants ministres. La deuxième étape consiste à donner une garantie de moralité et d’intégrité par la signature d’une lettre d’engagement assortie d’un dossier de déclaration de patrimoine. Ensuite, la troisième étape est l’enquête de moralité effectuée pour chaque candidat. Le passage au détecteur de mensonge constitue la dernière étape de la sélection, avant de passer à l’entretien avec le Chef de l’État et le Premier ministre.

    Dans son communiqué, la Présidence évoque, par ailleurs, que si l’utilisation du polygraphe dans la sélection des ministres donne des résultats probants en matière d’intégrité et de sincérité, il sera utilisé pour l’évaluation annuelle des hauts fonctionnaires de l’État. Pour certains, cet avant-dernier paragraphe de la missive de l’institution présidentielle tend à conforter les appréhensions quant à la fiabilité de l’appareil, mais surtout quant à l’opportunité de son utilisation dans la sélection des hauts responsables étatiques.

    Garry Fabrice Ranaivoson 

  • RELIGION – Le nombre de musulmans augmente

    RELIGION – Le nombre de musulmans augmente

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    Antananarivo a vibré, hier, au rythme de l’Aïd el-Fitr. L’événement a reflété l’expansion de la religion islamique à Madagascar.

    La prière dans la cour de la mosquée des 67 Ha, hier, lors de l’Aïd el-Fitr.

    Les rues de plusieurs quartiers d’Antananarivo ont été envahies de fidèles musulmans, vêtus de leurs plus beaux habits, hier, à l’occasion de la célébration de la fin du ramadan. Ils sont de plus en plus nombreux à Madagascar, à en croire une déclaration du Fikambanan’ny Silamo malagasy (FSM), faite après la prière célébrant la fin du mois de ramadan. « La religion musulmane à Madagascar est en train de prendre un essor exceptionnel », a déclaré le Dr Ibrahim Djibril, conseiller spécial du président du Fikambanan’ny Silamo malagasy (FSM), Abousoary Said Arsène.

    Pour l’occasion, un terrain à Ankatso a été aménagé en lieu de prière, s’ajoutant aux nombreux sites religieux déjà utilisés à Antananarivo à chaque Aïd el-Fitr, comme les mosquées aux 67 Ha, le terrain Maki à Andohatapenaka, les mosquées à Ambatonakanga, à Ambalavao-Isotry ou encore à Ivato. D’après la FSM, environ 30 000 personnes ont rejoint cette religion au cours des cinq dernières années. « Entre l’année dernière et cette année, nous avons dépassé toutes nos espérances et nos prévisions », poursuit la source.

    Saillate, une jeune femme qui fréquentait l’église catholique auparavant, est devenue musulmane il y a deux ans. « On ne peut pas dire que j’ai changé de religion, car toute personne naît musulmane. C’est l’éducation et l’encadrement familial qui nous orientent souvent vers le christianisme ou une autre religion. Pour moi, c’est un retour à la véritable foi, qui consiste à adorer Allah seul », témoigne-t-elle.

    Engouement

    La plupart des nouveaux convertis proviendrait de la religion chrétienne, surtout de confession catholique, mais aussi de milieux orthodoxes, adventistes et Témoins de Jéhovah. Cet engouement pour l’islam viendrait du fait que Madagascar soit un pays de forte tradition religieuse, selon la FSM. « Beaucoup de ces chrétiens constatent que le Coran évoque l’ensemble des prophètes et messagers, ainsi que l’unicité de Dieu. Ils savent très bien que, pour être musulmans aujourd’hui, il faut reconnaître Moïse (…) et Jésus », explique le Dr Ibrahim Djibril.

    Selon les données du Pew Research Center — un centre de recherche américain qui fournit des statistiques et des informations sociales — pour 2021, 85,3 % de la population est chrétienne et 3% musulmane, d’après le rapport international sur la liberté religieuse publié par le Département d’État des États-Unis. Toutefois, les dirigeants musulmans et certains chercheurs locaux estiment que les musulmans représentent entre 15 et 25 % de la population. « Le plus important, c’est de croire en Dieu. L’ennemi du musulman n’est pas son frère chrétien ou son frère juif**,** mais le terroriste », insiste le Dr Ibrahim Djibril.

    Miangaly Ralitera

  • BASKETBALL – Des incidents graves ternissent le Smatchin

    BASKETBALL – Des incidents graves ternissent le Smatchin

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    Les quarts de finale du tournoi « Smatchin Ao Tsara » ont été marqués par des incidents extra-sportifs. Une dizaine de victimes a été recensée, selon la Team Smatchin.

    Une adolescente victime d’un malaise au Palais  des sports de Mahamasina.

    Entre bousculades, malaises et surcharge du public, l’ambiance des quarts de finale de la douzième édition du tournoi «Smatchin Ao Tsara» a rapidement dépassé le cadre sportif, vendredi, au Palais des sports de Mahamasina. 

    Alors que les rencontres attiraient une foule immense, des incidents ont éclaté dans les tribunes. De simples bousculades ont dégénéré en échauffourées entre groupes de spectateurs rivaux, provoquant quelques blessures légères, dont deux personnes ont été blessées à la tête à la suite d’une chute. 

    La situation s’est compliquée avec la chaleur étouffante et le manque d’oxygène dans une salle surchargée. Plusieurs jeunes, notamment des adolescentes et des adolescents, ont été victimes de malaises, certains allant jusqu’à perdre connaissance. L’évacuation des victimes s’est révélée difficile en raison de l’absence de passages dégagés, conséquence directe de la forte affluence. Dépassées par l’ampleur des événements, les forces de l’ordre présentes sur place, en nombre insuffisant, n’ont pas pu contenir tous les débordements. Des jets de bouteilles, parfois remplies d’urine, ont également été signalés, accentuant le chaos dans les gradins.

    Des mesures renforcées pour la suite

    Au total, douze blessés ont été pris en charge par les services ambulanciers. Toutefois, Lucas Ramarozaka, responsable de la Team Smatchin, évoque six cas directement pris en charge par son organisation et transportés à l’hôpital.

    Alors que les onze éditions précédentes avaient été saluées pour leur organisation impeccable, la douzième édition révèle les limites de l’événement face à l’engouement massif des jeunes spectateurs.

    Face à cette situation préoccupante, les organisateurs désignent la circulation de faux billets comme principale cause de la surcharge. « Nous avons mis en vente les billets très tôt vendredi matin. Malheureusement, des personnes malintentionnées ont falsifié des tickets, entraînant un afflux excessif de spectateurs », explique Lucas Ramarozaka. Pour éviter que ces incidents ne se reproduisent lors des demi-finales et de la finale, des dispositions strictes ont été annoncées. « Désormais, tout acheteur devra entrer immédiatement dans l’enceinte pour limiter les fraudes. Le nombre de tickets sera également strictement limité à la capacité d’accueil du Palais des sports, soit un maximum de 5 000 places », précise-t-il.

    Du côté des spectateurs, les témoignages illustrent la tension vécue. Une amie d’une victime, souhaitant garder l’anonymat, raconte: « Mon amie s’est évanouie à cause du manque d’oxygène et de la chaleur. Elle a été rapidement secourue. La Team Smatchin nous a proposé de l’emmener à l’hôpital, mais une fois à l’extérieur, elle s’est sentie mieux et a refusé. »

    Malgré ces incidents, les organisateurs se veulent rassurants et promettent un encadrement renforcé pour garantir la sécurité du public lors des prochaines rencontres, à commencer par les demi-finales prévues ce jour.

    Donné Raherinjatovo

  • IVATO – Un voleur se noie dans le lac Mamamba

    IVATO – Un voleur se noie dans le lac Mamamba

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    Un cambriolage avorté s’est terminé de façon tragique à Ivato. En tentant d’échapper à ses poursuivants, un voleur s’est noyé dans le lac Mamamba.

    Après deux nuits d’attente, le lac Mamamba a rendu le corps du voleur noyé.

    Jeudi matin, sur les rives du lac Mamamba, dans le fokontany de Tanambao Andafiavaratra, commune d’Ivato, les habitants ont découvert un corps flottant. Celui d’un homme de 34 ans, connu dans le quartier, mais dont l’identité n’a pas été révélée.

    L’histoire qui a mené à cette macabre découverte tient du fait divers insolite: la fuite d’un voleur qui s’est transformée en drame.

    Deux jours plus tôt, mardi vers 1 h du matin, lui et ses complices avaient pénétré dans un dépôt à Ivato. Ils voulaient s’emparer de pièces métalliques. Leur tentative a été interrompue par les riverains. Poursuivis par les habitants et les gendarmes, ils ont pris la fuite. Tandis que ses camarades parvenaient à disparaître dans l’obscurité, lui a choisi de plonger dans le lac Mamamba pour échapper à ses poursuivants.

    Il a nagé jusqu’au milieu du lac, mais rapidement épuisé, il a crié à l’aide.

    Englouti

     La foule, compatissante malgré tout, a envoyé deux hommes avec une pirogue pour le secourir. À la lumière des torches, ils ont reconnu son visage et alerté les autres. Mais au moment où ils s’approchaient, le fugitif a brusquement chaviré l’embarcation, mettant en danger ses sauveteurs. Ceux-ci ont réussi à regagner la rive à la nage. Le voleur poursuivait seul sa traversée. Il n’est jamais parvenu à l’autre rive. Le lac l’a englouti.

    Toute la journée du mardi et du mercredi, les habitants et les gendarmes ont scruté les berges, espérant le retrouver vivant. Certains ont même imaginé qu’il avait pu rentrer chez lui. Mais aucune nouvelle ne vint. Les pêcheurs, eux aussi, ont sondé les eaux, en vain. Ce n’est que jeudi matin que le corps est remonté à la surface, comme l’avaient prédit les anciens du village, qui affirmaient qu’un noyé réapparaît toujours au bout de deux jours.

    Sa dépouille a été remise à sa famille et transportée à Ambatondrazaka. Les gendarmes poursuivent leur enquête sur le cambriolage. L’un des complices a déjà été arrêté, et deux autres sont activement recherchés. Par ailleurs, un habitant, qui soupçonnait depuis longtemps le groupe de vols répétés sans avoir pu le prouver, a déposé plainte. Le suspect interpellé sera présenté au parquet au plus tard lundi.

    Gustave Mparany

  • PROJET TAFA – Chouppiii s’impose avec éclat

    PROJET TAFA – Chouppiii s’impose avec éclat

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    Chouppiii, sacrée première lauréate du projet Tafa, impose une vision artistique forte. Elle porte haut les couleurs de Madagascar à travers son talent.

    Chouppiii, première lauréate du projet Tafa, primée pour son œuvre « Héritage et Noblesse sous la même lumière ».

    Sous les projecteurs du projet Tafa (Festival des Talents), organisé à l’université d’Antananarivo, une artiste s’est particulièrement démarquée : Chouppiii, de son vrai nom Andoniaina Tahiry Herizo Koloina Andrianomanana. À travers une œuvre puissante et singulière, elle a remporté le Prix du Jury, consacrant ainsi un parcours où se rencontrent exigence académique et sensibilité artistique.

    Titulaire d’un Master 2 en Gestion, Marketing et Commerce International, Chouppiii incarne une polyvalence assumée. Photographe, auteure et consultante en identité visuelle, elle met son expertise au service d’une démarche artistique profondément ancrée dans l’exploration de l’identité et de la résilience humaine. Son œuvre primée, « Héritage et Noblesse sous la même lumière », illustre parfaitement cette quête : révéler la force intérieure et la dignité à travers l’image.

    Le projet Tafa, porté par la Faculté EGS et l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF), bénéficie du soutien de l’Ambassade de France à Madagascar et de Humanity & Inclusion, en partenariat avec les ministères de tutelle (Mesupres, METFP, MJS) ainsi que le Groupe Axian. Dans ce cadre exigeant, la distinction obtenue par Chouppiii souligne la pertinence et la maturité de sa démarche artistique.

    Tournant

    Son travail dépasse déjà les frontières nationales. Certaines de ses œuvres, comme « Zaza Gasy », ont été nommées pour l’Expo Metro à Hong Kong et à Rome, tandis que « L’Homme Peintre » a intégré la collection privée de Pierrot Men. Par ailleurs, son talent a été reconnu par des plateformes et galeries internationales telles que 1x.com, Photocrowd et Fine Art America.

    Fidèle à une esthétique épurée et expressive, l’artiste privilégie des choix techniques au service de l’émotion : noir et blanc profond ou style High Key, chaque détail vise à capter l’essence de ses modèles. Ses inspirations s’ancrent dans l’histoire et les traditions de Madagascar, révélant ce lien subtil entre passé et présent, et offrant un hommage à la fois intime et universel.

    Ce Prix du Jury marque un tournant décisif dans son parcours. Soutenue par des professionnels comme Meddy Men et relayée par plusieurs médias nationaux – Times261, L’Echo du Sud, L’Express de Madagascar, Newsmada, Les Nouvelles et Midi Madagasikara – ainsi que par les magazines No Comment et Mozaïk, Chouppiii voit aujourd’hui son travail bénéficier d’une visibilité internationale grâce à des plateformes comme MSN News et All Africa. Une reconnaissance qui renforce son identité artistique et son engagement à valoriser la jeunesse malgache.

    Tournée vers l’avenir, l’artiste prépare déjà ses prochaines étapes à l’international. Après Hong Kong et Rome dans le cadre de l’Expo Metro (2025-2026), elle prévoit une exposition majeure à Madrid en juin 2026. Parallèlement, elle ambitionne de poursuivre sa mission de consultante en identité visuelle, accompagnant d’autres structures vers une expression artistique à fort impact.

    Cassie Ramiandrasoa

  • THE VOICE FRANCE – Samuela séduit le jury

    THE VOICE FRANCE – Samuela séduit le jury

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    Samuela lors de son audition à l’aveugle dans The Voice France.

    Une voix, une émotion, et un moment décisif: Samuela a brillamment marqué son passage sur la scène de The Voice France, diffusée sur TF1. La jeune artiste malgache a réussi un exploit remarquable en séduisant les quatre coachs dès les auditions à l’aveugle, confirmant ainsi l’étendue de son talent sur une scène internationale.

    Connue du public malgache pour avoir remporté le concours « La Voix d’Or» en 2017 sur la chaîne Viva, Samuela franchit aujourd’hui une nouvelle étape dans sa carrière. Sa participation à cette compétition de renom témoigne de son évolution artistique et de sa volonté de porter haut les couleurs de Madagascar à l’étranger.

    Lors de son audition, la chanteuse a interprété le titre « What Was I Made For» de Billie Eilish. Une prestation qui a immédiatement conquis les coachs Florent Pagny, Lara Fabian, Tayc et Amel Bent, tous séduits par la qualité et la singularité de sa voix. Ce moment fort, marqué par le retournement unanime des quatre juges, illustre l’impact de sa performance.

    À travers ce parcours, Samuela s’impose déjà comme une figure montante de la scène musicale, suscitant fierté et enthousiasme auprès des Malgaches. Son aventure dans The Voice France ne fait que commencer, mais elle incarne d’ores et déjà une belle promesse pour la suite.

    Cassie Ramiandrasoa 

  • ATSIMO ANDREFANA – Le nouveau chef de région prend ses fonctions

    ATSIMO ANDREFANA – Le nouveau chef de région prend ses fonctions

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    Une prise de fonctions discrète s’est tenue au bureau du chef de la région Atsimo Andrefana à Mitsinjo Toliara. Une cérémonie officielle de présentation est prévue ce samedi à la grande salle de la région.

    Le nouveau chef de région Atsimo Andrefana, le général Olivier Miandrisoa ( aux lunettes à gauche sur la photo) et le secrétaire général de la région Atsimo Andrefana.

    Officielle et non officielle à la fois. Une cérémonie éclair de passation de service s’est déroulée au bureau du chef de la région Atsimo Andrefana à Mitsinjo Toliara hier dans l’après-midi. Une passation qui ne s’est tenue ni dans la salle de réunion, ni dans la grande salle de la région, normalement prévue pour la circonstance. Aussi, une dizaine de personnes seulement a-t-elle pu intégrer le bureau et assister à la cérémonie de passation de service entre le secrétaire général de la région Atsimo Andrefana, Tahiriniaina Ranandrolahy, et le nouveau chef de région, l’énarque Olivier Miandrisoa. 

    Des documents ont été signés et échangés, vite fait, entre les deux personnalités, en présence notamment du haut conseiller de la Refondation, Marcellin Zafitasondry, et du président de l’Assemblée nationale, Siteny Randrianasoloniaiko. Aucun mot de la part du général de division Olivier Miandrisoa, ni de celui qui a assuré l’intérimaire des affaires courantes de la région depuis le 30 octobre 2025, où tous les gouverneurs de l’époque ont été remerciés. Sauf qu’il a été dit par l’une des autorités que la cérémonie de présentation « officielle » se tiendra ce jour, samedi 21 mars, à la grande salle de la région Atsimo Andrefana. 

    Renouveau

    Un événement qui marquera l’installation officielle du nouveau chef de région, qui est nommé depuis dix-sept jours et, au passage, est originaire d’Atsimo Andrefana.

    Des personnalités ont ainsi quitté rapidement le bureau de la région, car une autre cérémonie de mise en place officielle du parlementaire d’Ampanihy se tient ce jour au chef-lieu du district d’Ampanihy. Les invités à la passation de service avec le nouveau chef de région ont été conviés à un cocktail où les cartons d’invitation ont été demandés à l’entrée. Le chef de la région Atsimo Andrefana, nommé par intérim, a cette fois-ci prononcé quelques mots. « La cérémonie d’aujourd’hui est une présentation officielle au personnel administratif, aux directeurs régionaux et chefs de service ainsi qu’aux responsables des collectivités. Demain (ndlr : ce jour), nous procéderons à une cérémonie officielle de présentation de ma personne à la population de Toliara », a-t-il expliqué. 

    Le général de division Olivier Miandrisoa a été nommé le 3 mars dernier et la passation de service a été attendue depuis des jours, mais deux fois repoussée, pour des raisons « d’ordre organisationnel », nous apprend-on. En tout cas, d’emblée, le nouveau chef de région a laissé entendre que la refondation passe par le respect des horaires de travail et la mise à l’écart de l’égoïsme politique, ethnique et religieux. « Je compte rehausser le rang de la région Atsimo Andrefana pour qu’elle ne soit plus à la traîne », a-t-il souligné. 

    Quatre noms ont circulé depuis le mois de novembre pour être prétendants à la tête de la région Atsimo Andrefana. Un ancien parlementaire, un fonctionnaire de l’université de Toliara, un opérateur économique et un formateur en entrepreneuriat, entre autres, ont fait des pieds et des mains pour se faire remarquer sur les réseaux sociaux. 

    Mirana Ihariliva

  • BAREA – Behaja Randriamalala renforce le groupe

    BAREA – Behaja Randriamalala renforce le groupe

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    Behaja Randriamalala fait son entrée au sein  des Barea A.

    Une seule nouvelle recrue. Un jeune nouveau, trois joueurs locaux et vingt anciens cadres forment la sélection en vue des deux matchs amicaux à Antalya, en Turquie, fin mars. Le sélectionneur franco-portugais Corentin da Silva Martins a quasiment gardé la même sélection que lors des derniers matchs qualificatifs à la Coupe du monde, des matchs amicaux à Orléans en juin ainsi que de celui disputé en Turquie en décembre. 

    Madagascar jouera deux matchs amicaux durant la fenêtre Fifa d’une semaine. Les Barea affronteront, le samedi 28 mars, les Faucons blancs du Kirghizistan. Les hommes du coach Corentin rencontreront par la suite les Nzalang Nacional équato-guinéens le mardi 31 mars. Le sélectionneur a fait appel au jeune milieu de 19 ans, ancien joueur du Jet Kintana puis de Fosa Juniors FC, qui évolue depuis fin janvier au club tunisien de l’Union sportive monastirienne. Il y est engagé pour un contrat de quatre ans, c’est-à-dire jusqu’en 2029. 

    À ossature d’expatriés

    Ce club est actuellement classé au cinquième rang de la Ligue 1 Pro tunisienne.

    Le coach franco-portugais a préféré ne pas changer une équipe qui gagne et a plutôt sollicité des joueurs en pleine forme et ayant des matchs dans les jambes, ceux ayant déjà formé son ancien groupe. Le technicien a convoqué cette fois trois joueurs locaux, en l’occurrence le gardien de but de l’Elgeco Plus, Michel « Toldo » Ramandimbisoa, et deux défenseurs du Disciples FC, Bono Rabearivelo et Radoniaina Rabemanantsoa, ancien latéral droit de l’AS Fanalamanga. Vingt et un des joueurs appelés sont tous des expatriés ayant déjà joué des matchs officiels avec le sélectionneur, pour ne citer que le portier titulaire Geordan Dupire, les défenseurs Sandro Tremoulet, Eshan Kari, Mathieu Acapandié ou encore Andy Pelmard. Au milieu, il y a entre autres Marco Ilaimaharitra, Clément Couturier, Rayan Raveloson et Johan N’Zi. Et dans le compartiment des attaquants, on peut citer Tommy Yva, El Hadary Raheriniaina, Warren Caddy et Bryan Adinany. Le regroupement débutera le 23 mars à Antalya, en Turquie.

    Serge Rasanda

  • MADAGASCAR – ALLEMAGNE – La coopération commerciale à renforcer

    MADAGASCAR – ALLEMAGNE – La coopération commerciale à renforcer

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    L’ambassadeur Oliver Knoerich souligne le grand potentiel des relations économiques entre Madagascar et l’Allemagne. Il invite ainsi le secteur privé malgache à conquérir le marché allemand.

    Oliver Knoerich, ambassadeur d’Allemagne, durant la rencontre avec la presse, jeudi.

    Énorme. C’est ainsi qu’Oliver Knoerich, ambassadeur allemand, qualifie le potentiel de la coopération économique entre l’Allemagne et Madagascar. Un potentiel qui n’attend qu’à être exploité, à l’entendre durant une rencontre avec la presse, jeudi, à Ambodiraotra.

    Afin de conquérir le marché allemand, le diplomate suggère aux acteurs malgaches de capitaliser sur les atouts de la Grande Île. « Le potentiel pour une coopération économique et commerciale entre Madagascar et l’Allemagne est énorme. Il faut miser encore davantage sur les atouts de Madagascar. J’ai l’impression, parfois, que les atouts et le potentiel de Madagascar ne sont pas très bien reconnus dans le monde», déclare-t-il.

    La rencontre avec la presse de jeudi a été organisée dans le but de faire un état des lieux de la coopération entre Madagascar et l’Allemagne. Selon les chiffres communiqués par l’ambassadeur Oliver Knoerich, en 2024, le volume des échanges commerciaux entre les deux pays s’élevait à 230 millions d’euros. À s’en tenir à ses explications, il y a encore beaucoup de marge pour faire bien mieux. Il souligne, entre autres, les atouts de la Grande Île dans l’exportation des produits agricoles et des matières premières.

    Climat des affaires

    Oliver Knoerich rappelle, par ailleurs, que l’Allemagne est membre de l’Union européenne (UE). Aussi, en vertu de l’accord économique entre la Grande Île et l’organisation continentale, les exportations malgaches vers l’Allemagne bénéficient du régime zéro droit de douane et zéro restriction quantitative. Le diplomate ajoute que son ambassade est prête à appuyer le secteur privé malgache pour plus de visibilité en Allemagne, par la participation à des salons ou des foires, ou bien à faciliter l’entrée en relation entre des entreprises malgaches et allemandes.

    « Nous essayons toujours de travailler davantage avec le secteur privé, puisque je suis convaincu que seul le secteur privé peut soutenir le développement durable du pays et non pas à travers l’aide extérieure», affirme l’ambassadeur allemand. Il indique également que les démarches pour booster le partenariat économique entre son pays et Madagascar peuvent aussi se faire dans le sens inverse. Des secteurs comme l’agriculture, le secteur minier ou encore l’énergie renouvelable, ainsi que le tourisme peuvent intéresser les investisseurs allemands, selon Oliver Knoerich.

    Le diplomate déplore, par exemple, le fait que, en moyenne, seulement près de huit mille touristes allemands choisissent la destination Madagascar, chaque année. « Il y a plusieurs possibilités d’investissements directs dans plusieurs secteurs à Madagascar », soutient-il. Toutefois, il ajoute que « pour cela, il est très important que le climat des affaires offre des conditions favorables à des investissements. Ce qui implique investir dans les infrastructures, dans la bonne gouvernance, dans la protection des investissements et de l’État de droit [entre autres] ».

    Garry Fabrice Ranaivoson