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  • ENVIRONNEMENT – La Ala Tapia d’Itasy parmi les aires protégées

    ENVIRONNEMENT – La Ala Tapia d’Itasy parmi les aires protégées

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    La Forêt de Tapia d’Itasy.

    La forêt de Tapia d’Itasy, située à Miarinarivo et à Arivonimamo, franchit une étape décisive vers sa reconnaissance officielle en tant qu’aire protégée communautaire définitive. Elle vient d’obtenir une validation clé dans ce processus de classement. « L’arrêté indiquant le statut de mise en protection temporaire de ces aires protégées est sorti le 5 février», a annoncé Volana Rahaingondrahety, directeur régional de l’Environnement et du développement durable à Itasy, hier.

    Ce statut de mise en protection temporaire va renforcer la protection de cette forêt, qui fait partie des écosystèmes endémiques et remarquables de la Grande Île. Elle subit plusieurs pressions.

    Randriamihaingo Andrianjakanavalona, chef de projet Tapia au sein de l’organisme Planète Urgence, évoque plusieurs facteurs de pression sur la forêt de Tapia : la coupe illégale du bois, l’augmentation démographique qui accentue les besoins des ménages, comme l’agriculture, l’élevage, la consommation de bois-énergie, ainsi que la faible couverture forestière dans la région d’Itasy. La majeure partie de cette couverture restante est constituée par la forêt de Tapia, ce qui en fait un écosystème particulièrement vulnérable.

    Restauration

    Ce statut aurait déjà permis la diminution de certaines pressions sur la forêt de Tapia, selon les constats. « Les activités minières, notamment l’orpaillage destructeur, ont cessé depuis l’entrée en vigueur de cette mesure», souligne le responsable. Un constat partagé par les communautés locales, regroupées au sein des VOI. « Ce problème d’exploitation minière est en cours de résolution », indique une source au sein du VOI Fialy. Toutefois, d’autres formes de pression persistent, notamment la coupe de bois destinée à la production de charbon. « On en observe encore, mais il est difficile d’en identifier l’origine », précise-t-elle.

    Soutenu financièrement par l’Agence française de développement, TUI Care Foundation et Bouygues, le projet Tapia 2, lancé officiellement le 19 mars à l’hôtel Centell Antanimena, prévoit notamment la restauration de 300 hectares supplémentaires de forêts, la formation de 2 200 reboiseurs et le développement de 100 hectares d’agroforesterie, afin de produire à la fois des denrées alimentaires et du bois-énergie, pour protéger davantage ces forêts. Tapia 2 entend ainsi poser les bases d’un modèle de gestion communautaire durable, susceptible d’être reproduit dans d’autres régions de Madagascar. 

    « En plaçant les communautés locales au cœur de la gouvernance, Tapia 2 démontre que la conservation durable des forêts de Tapia est indissociable du développement territorial et de la responsabilité collective », affirme Andrianjakanavalona Randriamihainogo.

    L’initiative de transformation de ces forêts en aires protégées a été lancée en 2022. Ce statut de mise en protection temporaire a une validité de 2 ans. Le statut définitif serait attendu vers la clôture de ce projet.

    Miangaly Ralitera 

  • TAUROMACHIE – Le savika incarne l’identité culturelle malgache

    TAUROMACHIE – Le savika incarne l’identité culturelle malgache

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    Le savika rassemble participants et spectateurs autour d’un rituel mêlant tradition, courage et unité.

    Au-delà d’un simple jeu, le savika incarne une pratique culturelle profondément ancrée, porteuse de valeurs, de rites et d’unité nationale.

    Au cœur d’Antananarivo, plus précisément à Mahatsinjo By-pass, hier, une tradition ancestrale refait surface avec force : le savika, véritable expression de l’identité culturelle malgache, rassemble aujourd’hui passionnés et curieux autour d’un héritage commun. Selon Andriamiherintsoa Tolojanahary, président du fikambanana Terak’Imady Ambohipo sy ny manodidina, le savika ne se limite pas à une appartenance régionale. Il ne relève ni des Betsileo, ni des Merina, ni des Betsimisaraka uniquement, mais bien de l’ensemble du peuple malgache.

    Ancré dans les pratiques anciennes, le savika est indissociable de la place centrale du zébu dans la société malgache. Depuis toujours, l’omby occupe un rôle essentiel, tant sur le plan économique que symbolique. La présence de la tête de zébu sur la monnaie en témoigne. Que ce soit dans les moments de joie ou lors des épreuves, le zébu est omniprésent, et le savika s’inscrit ainsi comme une pratique culturelle authentiquement malgache.

    Préparés

    Cependant, le savika ne se pratique pas sans règles. Il repose sur des « fomba fanao », des rituels bien définis. Lors de l’événement, plusieurs rôles sont attribués : les mpisavika, qui affrontent les zébus, et les mpitana vala, chargés d’assurer la sécurité, notamment celle des jeunes participants. Ces derniers jouent un rôle crucial, car leurs consignes doivent impérativement être respectées, garantissant le bon déroulement de l’activité malgré les risques inhérents.

    Tous les zébus ne sont pas choisis au hasard. Certains sont spécialement préparés pour le savika, connus pour leur force ou leur tempérament. Cette sélection témoigne d’une organisation rigoureuse et d’une connaissance approfondie de l’animal. Par ailleurs, chaque étape de l’événement suit un protocole précis : un espace est dédié aux participants, un autre à l’aspersion d’eau, symbole de bénédiction et de protection, et un moment est réservé aux discours traditionnels.

    Le savika est également un espace de rassemblement et de cohésion sociale. De nombreux groupes, venus notamment des régions d’Imady, d’Anarandray ou encore d’autres localités du Sud, s’y retrouvent. Malgré la diversité des origines, l’objectif reste le même : renforcer la solidarité et le fihavanana. À Antananarivo, l’affluence est telle que des mesures doivent être prises pour encadrer le public, tant les spectateurs sont nombreux.

    Bien que cette pratique trouve ses racines dans différentes régions comme Amoron’i Mania, Vakinankaratra ou Bongolava, elle dépasse aujourd’hui les frontières géographiques. Le savika se vit désormais aussi dans la capitale, preuve de son adaptation et de sa vitalité dans le contexte urbain. En outre, le savika rassemble les Malgaches, mais nécessite une organisation complexe pour une bonne coordination des participants.

    Cassie Ramiandrasoa 

  • FILLE – L’IUM signe une troisième couronne consécutive

    FILLE – L’IUM signe une troisième couronne consécutive

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    Les basketteuses de l’IUM conservent leur couronne à Mahamasina.

    Dans un remake de la finale 2025, l’IUM a une nouvelle fois pris le dessus sur l’Essca au Palais des Sports de Mahamasina. Opposées à l’Essca en finale du tournoi Smatchin Ao Tsara, douzième édition, les joueuses de l’IUM ont conservé leur titre avec autorité, s’imposant largement au terme d’une rencontre maîtrisée sur le score de 78-58.

    Déjà sacrées en 2024 et 2025, elles signent ainsi une troisième victoire consécutive et assoient un peu plus leur suprématie sur la scène universitaire.

    Le début de match est pourtant équilibré. L’IUM ouvre le score par Erica, rapidement imitée par Cassey pour l’Essca (2-2). Les deux équipes se rendent coup pour coup durant les premières minutes. L’Essca passe même devant, 8-4, portée par Sahaza et un public acquis à sa cause. Mais l’IUM reste dans le match malgré plusieurs lancers francs manqués et reprend l’avantage grâce à un tir primé de Francette, avant de virer en tête à la fin du premier quart-temps, 14-10.

    Le deuxième quart-temps voit l’IUM hausser le ton. Après un bref passage à vide, les championnes en titre retrouvent leur adresse, notamment derrière l’arc. Cethy se distingue à longue distance, tandis que Koloina assure sur la ligne des lancers. IUM creuse un premier écart significatif (+10), avant de subir une réaction de l’Essca qui revient à deux points à quelques secondes de la pause. Mais l’IUM garde la maîtrise et rejoint les vestiaires avec une courte avance, 30-26.

    Au retour, l’IUM frappe fort. Koloina et Erica enchaînent les points pour infliger un 8-0 d’entrée, creusant un écart décisif. L’Essca tente de résister, mais peine à contenir l’intensité adverse. Malgré quelques séquences offensives intéressantes, les joueuses de l’Essca restent à distance. À la fin du troisième quart-temps, l’IUM mène 52-39 et semble avoir fait le plus dur.

    Dans le dernier quart-temps, l’IUM ne relâche pas son effort. L’écart enfle progressivement face à une équipe de l’Essca courageuse mais dépassée. Koloina, particulièrement inspirée, enchaîne les points pour porter son total à 23 unités. À quatre minutes du terme, l’issue ne fait plus guère de doute. L’IUM gère parfaitement les dernières possessions, malgré quelques fautes d’équipe, et s’impose finalement sur un score sans appel, 78-58.

    « C’est une fierté pour toute l’équipe et pour l’université, ce titre acquis en trois années de suite. Je tiens à féliciter mes joueuses car malgré le changement de certaines filles, nous avons réussi à conserver notre titre », savoure Ny Tsiaro Valisoa Randrianjatovo.

    Avec cette troisième couronne consécutive, l’IUM confirme son statut de référence du basketball universitaire malgache et inscrit un peu plus son nom dans l’histoire du Smatchin Ao Tsara. Quant à Mario Cyrelle Rakotomalala, coach de l’Essca, il a expliqué que « mes joueuses ont perdu beaucoup de balles et raté des lancers ».

    Donné Raherinjatovo

  • ANKADIKELY – Un homme viole et met enceinte sa fille

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    Un crime révoltant à Andranomena, commune d’Ankadikely Ilafy. Un homme est actuellement derrière les barreaux pour viols répétés sur sa propre fille. Présenté devant le tribunal le 11 mars, il a été mis en détention préventive à la maison centrale d’Avaradrano après avoir reconnu les faits.

    Selon les déclarations de la victime, âgée de 13 ans, les abus ont commencé lorsqu’elle n’avait que neuf ans et se sont poursuivis jusqu’à aujourd’hui. L’affaire a éclaté le samedi 7 mars, lorsque la mère de l’enfant, inquiète de son état, l’a conduite chez un médecin. L’examen a révélé que la fillette était enceinte. Le praticien a immédiatement alerté le commissariat de Sabotsy Namehana. La division de la Police des mœurs et de la protection des mineurs a ouvert une enquête.

    Lors de son audition, la jeune fille a affirmé que son père était l’auteur des violences sexuelles. Confronté à ces accusations, l’homme a fini par avouer.

    Gustave Mparany

  • ATHLÉTISME – Claudine Nomenjanahary brille avec un record personnel

    ATHLÉTISME – Claudine Nomenjanahary brille avec un record personnel

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    Claudine Nomenjanahary améliore son temps en 7’’30 sur la distance de 60 m.

    Seule représentante malgache, Claudine Nomenjanahary a marqué les Championnats du monde en salle en signant un nouveau record personnel sur 60m, face à l’élite mondiale.

    Engagée sur le 60 m, Claudine Nomenjanahary a livré une prestation solide lors des Championnats du monde en salle. La sprinteuse malgache a réalisé un chrono de 7’’30, améliorant ainsi son record personnel et confirmant sa montée en puissance sur la scène internationale.

    Dans une finale de très haut niveau disputée le 21 mars, la victoire est revenue à l’Italienne Zaynab Dosso, sacrée en 7’’00. Elle devance l’Américaine Jacious Sears (7’’03) et la favorite de Sainte-Lucie, Julien Alfred (7’’03).

    Même loin du podium, la performance de Nomenjanahary reste notable. Face à des références mondiales comme la Jamaïcaine Briana Lyston ou la Polonaise Ewa Swoboda, la Malgache a su tirer son épingle du jeu.

    Ce record personnel constitue un signal fort pour la suite de sa saison. Il confirme que Madagascar peut compter sur une athlète capable de progresser et de s’illustrer dans les grandes compétitions internationales.

    Donné Raherinjatovo

  • ANTANANARIVO – L’État appuie l’assainissement de la capitale

    ANTANANARIVO – L’État appuie l’assainissement de la capitale

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    Les forces armées soutiennent l’assainissement de la capitale.

    Les déchets se sont accumulés dans plusieurs quartiers de la capitale, à la suite de cinq jours de grève du personnel de la Société municipale d’assainissement (SMA). Face à cette situation, l’État a renforcé son appui aux opérations d’assainissement.

    Depuis vendredi, cet appui s’est traduit par la fourniture de dix-huit batteries et dix-huit pneus. 

    « Ce soutien logistique a permis de remettre en service six camions supplémentaires, portant à trente le nombre total de véhicules mobilisés. Cette montée en puissance a significativement accru la capacité d’intervention, avec 300 m³ d’ordures supplémentaires évacuées chaque jour, en plus des 800 m³ déjà collectés quotidiennement», a indiqué Tantely Ranoelijaona, directeur général par intérim au sein de la SMA, à l’occasion d’une conférence de presse tenue à Ampasampito, samedi.

    Avant le lancement des interventions, le volume des déchets entassés était estimé à 9 000 m³. Depuis le 14 mars, les équipes ont déjà évacué 6 500 m³, réduisant le stock restant à environ 2 500 m³. Pour accélérer les opérations, un dispositif exceptionnel a été déployé, mobilisant trente camions et un engin lourd, tout en assurant en parallèle la collecte quotidienne des déchets ménagers.

    Par ailleurs, l’opération bénéficie du renfort technique et humain du Corps des Sous-Officiers des Forces Armées de Madagascar (COSOFAM). « Leur intervention contribue à améliorer le suivi et le contrôle sur le terrain, garantissant une meilleure efficacité des actions engagées », a ajouté le DG par intérim de la SMA.

    La SMA se veut rassurante et réaffirme sa volonté de poursuivre les efforts jusqu’à l’élimination complète des déchets accumulés. Les autorités lancent un appel à la responsabilité collective, rappelant que la propreté de la ville dépend autant des services de collecte que du civisme des citoyens.

    Mialisoa Ida

  • Jürgen Habermas (1929-2026)

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    Dans le monde de la philosophie, des noms s’illustrent par une grandeur qui ne peut que s’imposer à ceux qui s’y aventurent. De leur vivant, ils ont déjà cette aura qui rayonne chez les « classiques» et ne peuvent laisser les initiés indifférents. Quand ils meurent, ils laissent une œuvre et des idées dont l’ardeur peut toujours enflammer les réflexions. L’un d’eux, Jürgen Habermas, nous a laissé un concept qui continuera d’éclairer nos méditations sur les relations humaines : « l’agir communicationnel ».

    Ceux qui ont lu le roman Les Liaisons dangereuses (P. Choderlos de Laclos, 1782) ont parcouru des lettres, l’un des moyens de communication les plus privilégiés, dont les mots furent au service de la manipulation. Le langage s’affirme ainsi comme une arme, comme il l’a été également pour Tartuffe pour dominer Orgon dans la célèbre pièce de Molière. Et quand le langage est dépourvu, comme c’est trop souvent le cas, de vérité, de sincérité et de justesse, pour devenir un outil de pouvoir, et non pour établir une entente, on est dans ce que Habermas appelle « l’agir stratégique ». Une autre forme, celle d’une recherche collective de vérité et de justesse à travers le dialogue, oriente vers la compréhension mutuelle: « l’agir communicationnel », où nos discours sont soumis à autrui, qui peut les contester ou les valider.

    « Au lieu d’imposer à tous les autres une maxime dont je veux qu’elle soit une loi universelle, je dois soumettre ma maxime à tous les autres afin d’examiner, par la discussion, sa prétention à l’universalité », écrivait Habermas dans Morale et communication (1983). C’est par le moyen de la discussion que mes paroles pourront être reconnues, par les autres, comme vraies, justes et sincères. Quand ces ingrédients (vérité, justesse et sincérité) ne sont pas entravés, le dialogue peut produire des fruits qui peuvent procurer à la société une santé ouverte à une compréhension partagée, comme lorsqu’ils ont été présents dans les paroles de l’évêque Bienvenu Myriel, qui ont touché l’âme de Jean Valjean dans Les Misérables (V. Hugo, 1862).

    Dans « l’agir communicationnel», « le centre de gravité ne réside plus dans ce que chacun souhaite faire valoir, sans être contredit, comme étant une loi universelle, mais dans ce que tous peuvent unanimement reconnaître comme une norme universelle ». En préconisant le dialogue et le débat comme voies qui mènent du conflit à un possible consensus, toujours à construire, jamais garanti, Habermas nous a donné une recette pour que la démocratie ne soit pas parasitée par « l’agir stratégique » et ses démons, comme l’ignorance, l’argent, la misère… qui déforment la communication en endormant les esprits, en les faisant taire en les aveuglant.

    Fenitra Ratefiarivony

  • Vaines recommandations itératives

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    Inquiétudes rétrospectives ou espérance prospective, tant il y a quelque chose de presque tragico-pathétique dans la découverte quasi miraculeuse par le grand public d’un Rapport de la Cour des Comptes. 

    Les termes de tant d’articles de bien de Constitutions malgaches sont supposés reprendre l’esprit que formule l’article 18 de la Constitution française de 1946 : «L’Assemblée nationale règle les comptes de la Nation. Elle est, à cet effet, assistée par la Cour des comptes. L’Assemblée nationale peut charger la Cour des comptes de toutes enquêtes et études se rapportant à l’exécution des recettes et des dépenses publiques ou à la gestion de la Trésorerie». Cette formulation est elle-même héritière du «principe du consentement à l’impôt» arraché au pouvoir jusque-là discrétionnaire du monarque. 

    Obnubilés par les élections, nous avons oublié que la démocratie est surtout dans le contrôle. Le grand public maudissait régulièrement le nom de la HCC tandis que l’opinion se passionnait pour les modalités constitutionnelles autour de la motion de censure contre le Gouvernement ou de l’empêchement du Président de la République. Mais, ce n’était pas le plus important. 

    En vertu de l’article 424 de la Loi organique n°2004-036 du 1er octobre 2004, «La Cour des Comptes adresse au Président de la République et présente au Parlement un rapport annuel dans lequel elle expose ses observations et dégage les recommandations qui peuvent en être tirées». Le Rapport de la Cour des Comptes au Parlement a ceci de fondamental qu’il doit permettre aux Députés et Sénateurs de remplir leur fonction de contrôle sur les finances publiques, qui est elle-même la conséquence de leur vote de la Loi de finances. 

    Le premier Rapport public pluriannuel de la Cour des Comptes, couvrant la période 2001 à 2014, a été rendu public seulement en mai 2016… La Cour des Comptes y recommandait, à juste titre, «l’amélioration du délai de production du PLR (projet de Loi de règlement) par le Ministère des Finances et du Budget et le traitement du PLR au niveau de la Cour dans des délais contraignants». 

    Ce type de contrôle très a posteriori laisse le public dans l’ignorance du sort réservé, par exemple, au «Rapport sur l’audit des flux financiers liés à la lutte contre le Covid-19. Gestion 2020». On y relève pourtant des remontrances sérieuses : «Si l’encaissement des ressources (444,10 millions de dollars selon le communiqué de presse du MEF, le 15 avril 2020) ne présentait aucune anomalie vis-à-vis des protocoles, il en est autrement des dépenses. Plusieurs irrégularités ont été répertoriées, ce sont notamment: (1) la centralisation de la gestion au niveau des instances supérieures non habilitées ; (2) la défaillance du mécanisme de gestion au regard des principes du Contrôle interne ; (3) des irrégularités des dépenses ouvrant la brèche à des risques de fraude (…) le seuil global de conformité des dépenses est très faible. Cette faiblesse dénote un déclin important en matière de bonne gouvernance. La Cour des Comptes souligne la nécessité de mettre en place un cadre juridique relatif aux situations d’urgence sanitaire dont l’objectif est de gérer les fonds publics de manière efficiente et dans le respect des normes juridiques».

    À la suite de la destruction de Toamasina, la mobilisation extraordinaire de nos partenaires internationaux annonce des montants d’aides tout aussi extraordinaires : le cadre juridique relatif aux situations d’urgence prend ici tout son sens. Si elle acquiert de la légitimité dans sa mission de contrôle et de dénonciation, la Cour des Comptes peut envisager une saga à la Eliot Ness et «Les Incorruptibles». 

    Nasolo-Valiavo Andriamihaja 

  • FOOTBALL – PFL – Disciples FC, premier qualifié en quarts

    FOOTBALL – PFL – Disciples FC, premier qualifié en quarts

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    Fabrice (rouge), auteur du doublé face à AS Sainte-Anne.

    Disciples FC poursuit son parcours sans défaite avec huit victoires et deux matchs nuls sur dix matchs disputés à la phase de conférence de la Pure Play Football League. Le club champion de Madagascar en 2024 se relance et creuse l’écart après sa nette victoire à domicile de 4-2 contre AS Sainte-Anne, samedi, au stade Vélodrome, comptant pour la dixième journée de la conférence Sud. Crédité de 26 points, Disciples FC caracole en pole position de son groupe et est la première équipe qualifiée en quarts de finale du championnat. 

    L’équipe du Vakinankaratra a 14 longueurs d’avance par rapport au club classé cinquième, CFFA (12 points), alors qu’il ne reste plus que quatre journées. Les protégés du coach Mamisoa Razafindrakoto ont mené 1 à 0 à la pause grâce au but signé Thino (18e). Disciples FC a largement devancé 3 à 1 le club d’Amboanjobe après le doublé de Fabrice (66e – 87e), qui est l’actuel meilleur buteur du championnat avec dix réalisations. Le quatrième but des Antsirabéens a été signé Tendry dans le temps additionnel (91e).

    Les deux buts de Sainte-Anne ont été marqués par Babangy (83e) et Jawa (98e). Son dauphin, Elgeco Plus, a été tenu en échec un partout par CFFA hier à Iavoloha. L’équipe d’Andoharanofotsy, qui a mené 1 à 0 jusqu’à la fin du temps réglementaire grâce au but signé Henintsoa (36e), a été rejointe dans le temps additionnel, but de Zola sur penalty (94e). Dans la conférence Nord, Cosfa conserve sereinement son fauteuil de leader (22 points) devant Ajesaia (18 points). L’équipe d’Antaninkatsaka a défait, sur sa pelouse, TGBC Toamasina 3 à 1 dimanche, grâce au doublé de Nassa (18e – 45e) et à Basta (58e). L’unique but des Tamataviens a été la réalisation de Mathieu sur penalty (71e). 

    Le classement reste inchangé dans le Nord: Cosfa occupe la tête devant Ajesaia, FC Rouge (17 points) et Fosa Juniors FC (13 points). Dans le Sud, Disciples FC reste le leader intouchable (26 points) devant Elgeco Plus (21), AS Ste-Anne (17) et Mama FC (13).

    Serge Rasanda 

  • RWANDA – PREMIER LEAGUE – Feno et Nicolas brillent avec Al Merrikh SC

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    Les deux Barea évoluant dans le championnat rwandais ne cessent d’impressionner. L’ancien attaquant de l’Ajesaia, Fenohasina Gilles Razafimaro, et l’ancien latéral droit du Fosa Juniors FC, Nicolas Randriamanampisoa, ont chacun inscrit un but lors du match de vendredi face à l’AS Muhanga, dans le cadre de la 24e journée de la Rwanda Premier League.

    Le club soudanais des internationaux malgaches a défait 3 à 0 son adversaire. Nicolas a ouvert la marque à la 22e minute. Fenohasina a été l’auteur du deuxième but au retour des vestiaires (50e), son septième depuis son arrivée à ce club. Le but du KO ! a été inscrit par Mohamed Gabana (75e). 

    Nicolas a été, à l’issue de la rencontre, élu « homme du match ». « Nicolas signe une performance de très haut niveau et s’adjuge logiquement le titre d’homme du match (…) Toutes nos félicitations et qu’il poursuive sur cette belle dynamique », peut-on lire sur la page du club Al Merrikh SC. 

    Ce club soudanais de Feno et Nicolas s’est hissé provisoirement en tête du classement de la Rwanda Premier League, crédité de 48 points, puis est redescendu à la place de dauphin samedi derrière APR FC (49 points) et devant l’autre club soudanais Al Hilal SC, accumulant 45 points.

    Serge Rasanda