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  • COMPOSITION DE LA CENI – La société civile refuse d’élire des représentants

    COMPOSITION DE LA CENI – La société civile refuse d’élire des représentants

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    Dans une déclaration, hier, plusieurs organisations de la société civile réaffirment l’appel à la dissolution de la Ceni. Elles refusent ainsi d’élire des représentants au sein de l’entité électorale.

    Les représentants des organisations de la société civile durant la déclaration d’hier, à Ambatonakanga.

    Un refus catégorique. C’est ce que quatre-vingt-une Organisations de la société civile (OSC) ont affirmé dans une déclaration faite hier, à Ambatonakanga. Elles refusent de prendre part au processus de désignation ou d’élection des nouveaux membres de la formation permanente de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni).

    Selon la loi qui l’institue, la formation permanente de la Ceni est composée de neuf membres. Deux d’entre eux sont élus par les organisations de la société civile légalement constituées et œuvrant dans le domaine de l’observation des élections. “Le remplacement des membres de la Ceni est rejeté et considéré comme une dépense inutile pour un pays déjà en difficulté, d’autant plus que cette institution n’est pas digne de confiance et n’a pas de rôle effectif à jouer dans sa forme actuelle”, soutiennent les signataires de la déclaration d’hier.

    Les OSC qui adhèrent à cette déclaration rappellent qu’elles ont toujours affirmé que la Ceni, “tant dans sa structure que dans sa composition, doit être supprimée et entièrement refondée”. Elles enchaînent en soutenant que “dans sa configuration actuelle, la Ceni n’inspire pas confiance et ne peut en aucun cas piloter la réforme du cadre, des lois et du système électoral”.

    Plutôt que de renouveler les membres de la formation permanente de la Commission électorale, les OSC recommandent, au contraire, “la dissolution de cette structure”, et de laisser à son secrétariat exécutif la gestion des affaires courantes en attendant la mise en place d’une nouvelle entité de gestion des élections. Le processus de désignation ou d’élection des nouveaux membres de la formation permanente de la Ceni a été déclenché par la démission des huit anciens membres. Une démission constatée par la Haute Cour Constitutionnelle (HCC), dans une décision publiée jeudi.

    Préparatifs électoraux

    Dans une émission diffusée sur la Radio Madagasikara (RNM), dimanche, Thierry Rakotonarivo, président de la Ceni, a répliqué aux multiples appels à la dissolution de la Ceni. Il a expliqué que le maintien en place de la Commission électorale découle de la décision de la HCC du 14 octobre, dans laquelle elle édicte que les institutions et organes prévus par la Constitution poursuivent leur mission. Il ajoute que la concertation nationale, qui commencera incessamment, décidera de l’avenir de la Ceni.

    “Ensuite viendront les élections, où la majorité des Malgaches pourra exprimer sa véritable opinion. Car ce ne sont pas ceux qui parlent le plus ou le plus souvent qui peuvent être considérés comme représentant l’avis de la majorité”, soutient Thierry Rakotonarivo. En principe, la concertation nationale découle sur un référendum ou une élection constitutionnelle et une élection présidentielle. Tout ce processus devant être bouclé en vingt-quatre mois.

    Le président de la Ceni explique, par ailleurs, que c’est la nécessité de démarrer “dès maintenant” les préparatifs des prochaines échéances électorales qui motivent la mise en place des nouveaux membres de la formation permanente de cette entité. “Nous ne pouvons pas attendre la fin de la concertation nationale pour commencer les préparatifs des élections, si nous voulons respecter le délai de vingt-quatre mois”, indique-t-il, en ajoutant que “ces préparatifs commencent par la refonte de la liste électorale qui nécessite douze à quatorze mois”.

    Cependant, à s’en tenir à leur déclaration d’hier, les OSC qui l’ont signée ne veulent plus entendre parler de la Ceni dans sa structure et sa formation actuelle. Toutefois, selon la loi qui institue la Commission électorale, “le défaut ou le retard de désignation ou d’élection de son représentant par chaque entité ne constitue pas un obstacle au bon fonctionnement de la Ceni”.

    Garry Fabrice Ranaivoson

  • ÉCOLOGIE – Des pistes pour lutter contre la déforestation

    ÉCOLOGIE – Des pistes pour lutter contre la déforestation

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    Des scientifiques ont proposé des solutions pour la préservation des forêts lors du cycle de dialogue « Savoirs et action publique pour l’amélioration de la gouvernance de la biodiversité ».

    Yves Mong, directeur du CNRE et Randianina Radilofe, coordinatrice régionale océan Indien de la Fondation de l’innovation pour la démocratie.

    L’exploitation des ressources naturelles n’est pas forcément nuisible à l’environnement, à condition qu’elle soit encadrée. Cela a été souligné lors du cycle de dialogue : « Savoirs et action publique pour l’amélioration de la gouvernance de la biodiversité », organisé hier par la Fondation de l’innovation pour la démocratie à l’École supérieure des sciences agronomiques (ESSA) à Ankatso. 

    « Ce n’est pas l’exploitation qui est mauvaise en soi, elle peut toujours être combinée avec la préservation, à condition de savoir comment procéder. Par exemple, pour la pêche aux crabes ou aux poissons, certaines zones sont temporairement mises en repos pour permettre aux ressources de se régénérer. On peut appliquer la même logique aux forêts », explique Yves Mong, directeur du Centre national de recherche environnementale (CNRE).

    Contribution

    Il insiste également sur la nécessité de repenser les pratiques locales pour que le reboisement réussisse. 

    « Malgré les efforts de reboisement menés depuis plusieurs années, les forêts continuent de diminuer. Il est donc crucial de tirer des enseignements et de revoir certaines méthodes. On peut, par exemple, créer des incitations pour impliquer les communautés locales. Si elles voient un avantage concret à une forêt bien entretenue, elles s’impliqueront davantage dans sa protection et sa gestion durable », poursuit-il.

    Chercheurs, décideurs publics, organisations de la société civile, jeunes, communautés locales et partenaires internationaux ont tous apporté leur contribution à la réflexion sur la préservation de la biodiversité de Madagascar. 

    « Ce cycle de dialogues repose sur une conviction simple : les réponses aux crises écologiques ne viendront pas d’un seul acteur, ni d’ailleurs détenteur de solutions miracles. Elles émergeront du croisement des savoirs, des expériences et des responsabilités, dans des interrelations où chacun des acteurs apporte sa pierre à l’édifice », selon Randianina Radilofe, coordinatrice régionale océan Indien de la Fondation de l’innovation pour la démocratie.

     Miangaly Ralitera

  • FOOTBALL – MATCHS AMICAUX – Moins d’une dizaine de locaux sollicités

    FOOTBALL – MATCHS AMICAUX – Moins d’une dizaine de locaux sollicités

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    Tout est en attente de confirmation à moins d’une semaine du stage et des matchs amicaux prévus en Turquie vers le 23 mars, notamment les adversaires, la date des matchs et la liste des Barea.

    Les Barea entameront le stage en Turquie vers le 23 mars.

    Beaucoup d’interrogations subsistent à une semaine du stage. Madagascar doit disputer deux matchs contre l’Ouganda et le Kirghizistan à Antalya, en Turquie, durant la fenêtre FIFA du 23 au 31 mars. L’agence de presse ougandaise Swift Sports a rapporté dimanche que les deux matchs de l’Ouganda prévus en Turquie contre Madagascar et Bahreïn ont été annulés par la fédération ougandaise, sans motif précis.

    Le stage et le regroupement de la sélection malgache débuteront le 23 mars en terre turque. 

    « La délégation locale s’envolera le 20 mars », a déclaré le président de la Fédération malgache de football, Alfred Randriamanampisoa, qui n’a pas voulu donner de précisions sur le nombre de joueurs locaux convoqués, alors que les membres de la délégation locale auraient dû être fixés bien avant, car le départ est imminent. « Le sélectionneur a convoqué des joueurs locaux ayant déjà fait partie de la précédente sélection afin de limiter les risques de défaite, l’un des objectifs étant de faire progresser Madagascar au classement FIFA pour intégrer ultérieurement le top 100 », explique le président de la fédération. « Moins d’une dizaine ont été convoqués », a-t-il indiqué.

    Dans le flou

    Concernant l’annulation du match contre l’Ouganda, le président de la FMF a indiqué qu’il a appris la nouvelle par les réseaux sociaux, mais qu’il n’a pas encore reçu la lettre de confirmation de l’annulation de la part de l’agence organisatrice de ces matchs amicaux. Au moins deux clubs de la Pure Play Football League auront des représentants dans la sélection, notamment le club champion en titre, Elgeco Plus, dauphin de la conférence Sud, et Disciples FC, champion national en 2024 et leader du même groupe. Quelques noms circulaient, comme les défenseurs de Disciples, Rado Rabemanantsoa et Bono Rabearivelo, ainsi que des joueurs du club de By-Pass, comme le gardien de but Michel « Toldo » Ramandimbisoa, Tony Randriamanampisoa ou encore le milieu Mamisoa Rakotoarisoa.

    Du côté des expatriés, une liste d’anciens cadres circulait, parmi lesquels Rayan Raveloson du club suisse Young Boys, Hakim Abdalah de l’Uta Arad, en Roumanie, le défenseur du club serbe Radnik Surdulica, Sandro Tremoulet, Clément Couturier de l’US Thionville, Andy Pelmard du club polonais Jagiellonia Bialystok et Warren Caddy, qui évolue au club danois FC Randers. Le sélectionneur Corentin Da Silva Martins devrait publier la liste des joueurs ce mercredi.

    Serge Rasanda

  • CÉLÉBRATION – Les musulmans s’apprêtent pour l’Aïd el-Fitr

    CÉLÉBRATION – Les musulmans s’apprêtent pour l’Aïd el-Fitr

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    Des musulmans accomplissent leur prière rituelle.

    Les préparatifs battent leur plein dans les foyers musulmans, à quelques jours de l’Aïd el-Fitr. Les familles ont déjà acheté vêtements et chaussures pour l’occasion et ne comptent pas leurs dépenses. « Pour habiller mes trois filles, j’ai dépensé au moins 300 000 ariary. Avec les chaussures, le budget atteindra 400 000 ariary », confie Issa, père de famille, à trois jours de la fête. Mais l’Aïd el-Fitr ne se limite pas aux vêtements. Cette fête, qui marque la rupture du jeûne, est aussi l’occasion de grands repas en famille ou entre amis, et d’offrir nourriture ou argent aux personnes dans le besoin. « Cela leur permettra de célébrer la fin du Ramadan dignement», explique un fidèle.

    La fraternité est également au cœur des célébrations. La Ligue des diplômés des universités islamiques à Madagascar (LDUIM) a organisé, en partenariat avec la Al Ihsaan Foundation de l’île Maurice, l’Iftar de la Paix, réunissant plusieurs acteurs engagés pour le bien de la communauté et de la nation. L’événement a été marqué par le rôle central du Majlis Islamique Sunnite, section Analamanga, dont l’association AHAD est membre actif. 

    Efforts

    La participation du Comité de normalisation des institutions musulmanes à Madagascar a également renforcé la dimension institutionnelle, témoignant des efforts pour mieux structurer et coordonner les institutions musulmanes à l’échelle nationale. Cette année, l’Aïd el-Fitr sera célébré le 20 mars.

    Miangaly Ralitera

  • AMBOHITRIMANJAKA – Un agent d’escale agressé à l’acide sur la rocade

    AMBOHITRIMANJAKA – Un agent d’escale agressé à l’acide sur la rocade

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    Un faux contrôle de police sur la rocade d’Ambohitrimanjaka s’est transformé en guet-apens. Un agent d’escale, brûlé à l’acide, compte sur la solidarité pour se reconstruire.

    Noël Rakotonirina a été victime d’une attaque à l’acide dans la nuit du 21  novembre 2024 sur la route d’Ambohitrimanjaka.

    Un appel aux dons est en cours pour venir en aide à Noël Rakotonirina, père de famille de 50 ans, victime d’une agression à l’acide sur la rocade d’Ambohitrimanjaka.

    Il travaillait comme agent d’escale pour Air France et menait une vie stable auprès de sa femme et de ses deux enfants. Dans la nuit du 21 novembre 2024, alors qu’il rentrait de l’aéroport, il a été arrêté sur la route, près du marché Arts malagasy, par deux individus qui se faisaient passer pour des policiers. Il a baissé sa vitre pour présenter ses papiers, persuadé qu’il s’agissait d’un contrôle de routine. C’est à ce moment précis que l’un des malfaiteurs l’a aveuglé avec une lampe torche et que l’autre lui a jeté au visage un liquide corrosif utilisé pour déboucher les canalisations.

    Sous le choc et souffrant intensément, il a réussi à redémarrer son véhicule et à s’arrêter quelques dizaines de mètres plus loin. Il a verrouillé les portières et tenté de se rincer avec l’eau dont il disposait.

    Chirurgie

    Ses agresseurs ne se sont pas arrêtés là. Ils ont frappé les vitres, lancé des briques et des projectiles sur sa voiture avant de disparaître à l’arrivée de collègues alertés par son appel.

    Noël Rakotonirina a été conduit en urgence à l’hôpital HJRA, où les médecins ont constaté des brûlures chimiques au troisième degré et une atteinte grave des yeux, d’après ses proches. Son œil gauche serait perdu et le droit ne lui permet plus qu’une vision réduite.

    Il a passé cinq mois hospitalisé, soumis à des soins constants et à une douleur permanente. Il a perdu son emploi et vit désormais hébergé chez des proches, dépendant de l’aide quotidienne de sa femme. Ses enfants n’ont pu le voir que rarement depuis le drame. Les spécialistes affirment que seule une chirurgie reconstructrice en France pourrait lui offrir une chance de retrouver en partie l’usage de son visage et de préserver le peu de vue qu’il lui reste. Les interventions nécessaires, les déplacements et l’hébergement représentent un coût estimé à 52 000 euros. Pour réunir cette somme, une cagnotte a été ouverte par Johann Arfelli, qui l’héberge depuis plusieurs mois.

    Gustave Mparany

  • TAOMBAOVAO – Le Fidiovana insuffle hasina et renouveau

    TAOMBAOVAO – Le Fidiovana insuffle hasina et renouveau

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    Accessible à tous, le Fidiovana rassemble la population autour d’un rituel de purification marqué par les traditions, le partage et la ferveur collective.

    Un homme disposant sur une table des objets utilisés pour le Fidiovana.

    Dès lundi, et encore hier avant le début officiel du rituel, une foule dense s’était déjà formée pour se procurer le bois consacré nécessaire au Fidiovana à Kianjan’ny Kanto Mahamasina, attirée par la distribution gratuite. Ce geste, essentiel à la pratique, témoigne de l’enthousiasme du public et de la portée symbolique profonde de cette tradition malgache.

    Le Fidiovana repose sur des symboles forts : se purifier pour accueillir un nouveau départ, à l’image d’un geste quotidien comme cuisiner, pour passer de l’impur au propre. Les éléments traditionnels, tels que les ody fady, sont préparés avec soin. Plusieurs types de bois sont sélectionnés et mélangés à l’eau utilisée pour la purification, conférant au rituel sa dimension spirituelle et son hasina (force sacrée).

    L’ampleur de l’événement se mesure aussi à travers les chiffres : dès lundi, 17 sacs (gony) ont été distribués, permettant à chacun de participer pleinement au rituel.

    Le Fidiovana sera également un moment de célébration culturelle. Ce jour-là, plusieurs artistes et groupes sont mobilisés, avec notamment le groupe Mahaleo, chargé d’animer la soirée. Un feu symbolique, dit « feu éternel », sera allumé à partir de 18h30 à travers tout Madagascar, apportant lumière et chaleur et renforçant la dimension spirituelle de l’événement.

    Mobilisation

    La mobilisation populaire est déjà remarquable : enfants, adultes, piétons, automobilistes, habitants des villes comme des campagnes se sont déplacés pour se procurer les produits nécessaires au rituel, illustrant l’attachement collectif à cette tradition.

    Selon Jean René Randrinianirina, dit Zoky Leza, du groupe Vondrona Famato, le Fidiovana est conçu pour être accessible à tous, notamment au niveau de la tribune centrale. Malgré quelques particularités liées aux différences de calendrier, le rituel continue de rassembler les Malgaches dans une dynamique de foi, de partage et d’identité culturelle.

    Cassie Ramiandrasoa 

  • RAMADAN – ANTSIRANANA – Les liens de solidarité se tissent à l’Iftar

    RAMADAN – ANTSIRANANA – Les liens de solidarité se tissent à l’Iftar

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    À l’occasion du mois sacré du Ramadan, période de jeûne, de prière et de générosité pour les musulmans, une distribution de repas d’Iftar a été organisée afin d’accompagner les fidèles au moment de la rupture du jeûne.

    Les initiatives  permettent de rompre le jeûne ensemble dans un esprit de partage.

    Cette initiative solidaire, chargée d’une profonde signification, consiste à offrir des repas aux personnes nécessiteuses, aux voyageurs ainsi qu’aux fidèles présents dans les mosquées, leur permettant de rompre le jeûne ensemble dans un esprit de partage, de solidarité et de convivialité.

    Chaque soir, pendant le Ramadan, des associations et des bénévoles se mobilisent pour offrir des repas aux personnes dans le besoin. Un élan de solidarité grandissant qui transforme l’iftar en un véritable moment de fraternité. À l’approche de l’heure de l’iftar, lorsque le soleil commence à se teinter de nuances orangées et que les rues ralentissent peu à peu, une scène particulière se répète dans plusieurs quartiers de la ville et lieux de culte.

    Dans des cours d’écoles, devant des mosquées ou sous des tentes improvisées, ainsi que dans des espaces libres, un autre mouvement s’organise discrètement, car l’attente de l’iftar s’intensifie. Des bénévoles s’activent aussi autour de marmites fumantes, des tables se dressent, des plateaux de dattes, de riz, de soupes et de boissons sont disposés avec soin.

    Bref, le Ramadan n’est pas seulement un temps de prière et de jeûne, il devient aussi, chaque année, le théâtre d’un formidable élan de solidarité.

    Plus d’initiatives locales

    Cette année, dans de nombreuses villes et des communes, les initiatives caritatives se multiplient pour que personne ne rompe le jeûne dans la faim ou la solitude. Alors que, les années précédentes, la scène était largement dominée par de puissantes organisations étrangères venues des Comores, de Mayotte ou encore d’autres pays, à l’image de l’ONG Direct Aid basée au Koweït, une évolution notable s’observe cette année, car de nombreuses associations malgaches ont fait une entrée remarquée sur le devant de cette scène. Parmi elles, on peut notamment citer Zay Water Smile, Femme Leader Ambilobe ou encore Fondation Al Ihsaan…, témoignant d’une montée en puissance des initiatives locales.

    Pour beaucoup d’associations, ces distributions de repas ne sont pas seulement un geste ponctuel. Elles représentent une véritable mission sociale. Certaines organisations parviennent à mobiliser des dons de particuliers, de commerçants ou d’entreprises afin de financer la préparation quotidienne des repas. Grâce à cette chaîne de solidarité, de nombreuses personnes peuvent rompre le jeûne dans des conditions dignes.

    Les bénéficiaires, souvent discrets, expriment leur gratitude face à ces gestes de générosité. Pour certains, ces repas constituent un soutien précieux dans un contexte économique difficile. Pour d’autres, ils sont l’occasion de partager un moment de convivialité et de fraternité.

    Au-delà de l’aide alimentaire, ces initiatives contribuent aussi à renforcer les liens sociaux au sein des communautés. Les bénévoles, souvent jeunes, apprennent à s’engager et à se mettre au service des autres.

    Selon les explications du Hadj Nourdine, le Ramadan exige force et énergie. Pourtant, chacun ne dispose pas des mêmes capacités pour l’accomplir pleinement. Certains, en outre, vivent dans une réelle précarité alimentaire. En cette période particulière, où tous devraient être égaux, l’essentiel n’est donc pas d’offrir de l’argent, mais de partager une nourriture saine et suffisante, afin de permettre à chacun d’accomplir dans de bonnes conditions ses actes de dévotion, son « ibâda » (tous les actes d’adoration).

    « Pour l’islam, la distribution de repas d’Iftar pendant le Ramadan incarne les valeurs fondamentales de solidarité, de partage et d’entraide qui font la richesse de ce mois sacré », a-t-il affirmé.

    Raheriniaina

  • ARCHITECTURE – Madagascar présent à la Biennale panafricaine de Nairobi

    ARCHITECTURE – Madagascar présent à la Biennale panafricaine de Nairobi

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    Des enfants sous «l’arbre à palabre», une œuvre de Joan Razafimaharo, présentée lors de l’Exposition «Dendrophile» en février dernier.

    L’architecte Joan Razafimaharo représentera Madagascar à la Biennale panafricaine d’architecture de Nairobi en septembre prochain. Cheffe de projet et chercheuse, active à Madagascar comme dans l’ensemble de la région de l’océan Indien, elle s’est distinguée par des projets sociaux conjuguant ancrage local, adaptation climatique et articulation entre architecture, patrimoine et justice sociale.

    La Biennale porte une ambition claire : faire de l’Afrique non plus un objet d’étude, mais le foyer d’une pensée architecturale et spatiale autonome. Professionnels et intellectuels venus de tout le continent s’y retrouveront pour repenser ensemble la conception des villes africaines, de leurs paysages et de leur avenir — convaincus que le continent est une source d’idées, de méthodes et de pensée spatiale critique, et qu’il lui appartient de prendre en main son destin architectural et culturel.

    Rondro Ramamonjisoa

  • CONCERT – STADE BAREA – Basta Lion rejoint l’affiche avec Gazo et La Fouine

    CONCERT – STADE BAREA – Basta Lion rejoint l’affiche avec Gazo et La Fouine

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    Basta Lion en compagnie des organisateurs du concert.

    L’artiste malgache Basta Lion sera le quatrième à monter sur scène lors du concert événement du 10 avril, aux côtés de La Fouine et Gazo, au Stade Barea Mahamasina.

    Le rendez-vous musical du 10 avril 2026 au Stade Barea Mahamasina s’annonce exceptionnel. Organisé par Nas Production et Yas, le concert réunira des artistes locaux et internationaux, avec Basta Lion confirmé comme le quatrième à se produire sur scène.

    Figure incontournable de la scène reggae et dancehall malgache, Basta Lion s’est imposé grâce à des compositions mêlant rythmes urbains et influences afro. Sa participation renforce une programmation déjà riche, combinant talents locaux et artistes internationaux.

    Lors de ce spectacle, il partagera la scène avec les rappeurs internationaux Gazo et La Fouine, ainsi que l’artiste malgache Zakai. Cette diversité promet une soirée vibrante, où différentes cultures musicales se rencontrent et s’enrichissent mutuellement.

    Parmi les annonces marquantes, il a été confirmé que Basta Lion rejoint officiellement le cercle des ambassadeurs de Yas Madagascar depuis hier. Avec cette collaboration et sa présence sur scène, il confirme sa place parmi les artistes majeurs de la scène musicale malgache et contribue à faire rayonner la musique locale aux côtés de figures internationales.

    Cassie Ramiandrasoa 

  • INFRASTRUCTURES – L’obtention du permis de construire simplifiée

    INFRASTRUCTURES – L’obtention du permis de construire simplifiée

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    Une maison détruite suite au passage du cyclone Gezani à Toamasina.

    À Toamasina, les victimes du cyclone Gezani bénéficient de démarches simplifiées pour obtenir un permis de construire.

    Les démarches d’obtention de permis de construire sont simplifiées pour les sinistrés.

    Le ministère de l’Aménagement du territoire et des Services fonciers a récemment annoncé l’allègement des procédures d’obtention de permis de construire à Toamasina. Cette initiative a été prise afin de venir en aide aux victimes du cyclone Gezani.

    Cette mesure concerne aussi bien les maisons individuelles que les bâtiments à usage professionnel, tels que les bureaux. L’objectif est de faciliter la reconstruction tout en assurant la sécurité et la conformité des constructions aux normes en vigueur.

    Bien que les démarches aient été simplifiées, elles restent strictement encadrées par la réglementation. « Une évaluation spécifique est effectuée en collaboration avec les partenaires et les services concernés afin de sélectionner des sites de construction capables de résister aux risques naturels, en particulier aux cyclones », selon le secrétaire général du ministère, Ruffin Sambany. Cette approche vise à limiter les dommages futurs et à garantir la pérennité des nouvelles constructions.

    Situation critique

    Pour autant, la situation sur le terrain reste critique. La majorité des maisons endommagées ou entièrement détruites par le passage du cyclone Gezani n’ont toujours pas été réhabilitées. À Analamboanio, certains sinistrés n’ont pas d’autre choix que de vivre au milieu des tombes.

    « Nous n’avons nulle part où aller. Ici, au moins, nous avons trouvé un endroit, une tente, pour nous abriter, même si c’est au milieu des tombes », confie une mère de famille. 

    « Chaque nuit, nous redoutons la pluie et le vent, mais au moins, nous sommes à l’abri des regards et pouvons protéger un peu nos enfants. »

    D’autres familles ont dû se résoudre à s’installer provisoirement chez des proches. 

    « Nous sommes entassés chez des parents depuis le drame. C’est difficile pour tout le monde, mais nous n’avons pas encore les moyens de reconstruire », explique un père de famille.

    Pour ces habitants, la reprise d’une vie normale reste un défi quotidien. « On nous parle de démarches simplifiées, mais sur le terrain, nous attendons toujours une aide concrète. Nous avons besoin de matériel de construction afin de réhabiliter notre maison », déplore Myriam, une autre sinistrée.

    Mialisoa Ida