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  • CHEZ LES FILLES – La Faculté des Sciences impose sa loi face à l’ISPM

    CHEZ LES FILLES – La Faculté des Sciences impose sa loi face à l’ISPM

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    Les joueuses de la Faculté des sciences (en blanc) visent à franchir la phase de groupes.

    Le tournoi interuniversitaire Smatchin Ao Tsara, dans sa douzième édition, se poursuit au Palais des Sports de Mahamasina. Chez les filles, la rencontre entre la Faculté des Sciences et l’ISPM, disputée au Petit Palais dès 9h15, a tourné à l’avantage des premières, plus expérimentées et mieux organisées. Face à une jeune équipe de l’ISPM en quête d’expérience, les basketteuses de la Faculté des sciences se sont logiquement imposées 32-16.

    Dès les premières minutes, la Faculté des Sciences affiche ses intentions. Sérieuses en défense et efficaces en attaque, ses joueuses infligent un sévère 7-0 après cinq minutes de jeu, avant d’enfoncer le clou (10-0). L’ISPM tente de réagir timidement, mais reste dominé à la fin du premier quart-temps (10-4).

    Le scénario se répète dans le deuxième quart-temps. Les Scientifiques maintiennent la pression et creusent l’écart (16-6), grâce à une meilleure circulation de balle et un jeu collectif bien huilé. Malgré quelques sursauts, l’ISPM peine à suivre le rythme et rejoint les vestiaires avec un retard conséquent, 18-10.

    Au retour des vestiaires, le troisième quart-temps est marqué par un manque de lucidité des deux côtés. Entre précipitation et maladresse, les points se font rares. La Faculté des Sciences garde toutefois le contrôle du match et accentue progressivement son avance à 25-13, se mettant ainsi à l’abri avant le dernier acte.

    Dans le quatrième quart-temps, l’ISPM tente un baroud d’honneur avec un tir primé dès l’entame, mais l’écart est déjà trop important. La Faculté des Sciences gère tranquillement la fin de la rencontre pour s’imposer 32-16.

    Pour le coach de l’ISPM, Maminiaina Razafindrakoto, malgré trois défaites en autant de sorties, l’essentiel est ailleurs: « C’est une première expérience pour la majorité des filles. Elles donnent le maximum et cela reste encourageant, car nous reviendrons plus fortes l’an prochain ».

    Du côté de la Faculté des Sciences, Andoniaina Randriamifidisoa affiche ses ambitions : « Avec deux victoires, nous restons en course. L’objectif est d’atteindre les phases finales et d’aller le plus loin possible ».

    Donné Raherinjatovo

  • UNIVERSITÉ – Le renouvellement de demande de logement en attente

    UNIVERSITÉ – Le renouvellement de demande de logement en attente

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    À la cité universitaire d’Ambolokandrina.

    Les universitaires qui veulent renouveler les demandes de relogement universitaire devront patienter. « Une commission sera prochainement mise en place pour examiner les situations signalées et veiller au respect des critères d’éligibilité. Les associations étudiantes y seront représentées afin que leurs requêtes soient prises en compte et que les logements soient attribués uniquement à des étudiants en cours de formation », indique une source auprès du Centre régional des œuvres universitaires d’Antananarivo (Croua), hier.

    « Avant toute décision, il est nécessaire de vérifier la régularité de l’association des étudiants, la précédente structure n’étant pas conforme et comptant parmi ses membres des personnes qui ne fréquentaient plus l’université », précise la même source.

    Depuis le début de cette année universitaire, la présidence de l’Université d’Antananarivo et le Centre régional des œuvres universitaires d’Antananarivo (Croua) ont signé un protocole d’accord visant à renforcer l’autorité de l’administration dans l’organisation, la gestion, la sécurité et la discipline sur le campus. Dans ce cadre, le Croua s’appuiera désormais sur les bases de données officielles de l’université pour organiser l’attribution des logements aux étudiants.

    Clarification

    Pour le moment, aucune date précise n’a été annoncée. La mise en place d’une commission légale composée d’étudiants officiellement inscrits est toujours en cours. Sur le terrain, plusieurs logements universitaires sont encore occupés par des personnes qui ne sont plus inscrites à l’université. Certains sont utilisés par des adultes ayant terminé leurs études depuis plusieurs années, tandis que d’autres sont occupés par des familles résidant sur le campus. Cette situation crée des tensions et complique la gestion des attributions, car les logements destinés aux étudiants en cours de formation ne sont pas toujours disponibles pour ceux qui en ont réellement besoin. La situation devrait se clarifier une fois la base de données mise à jour.

    « Le logement universitaire reste soumis à des conditions strictes : seuls les étudiants inscrits officiellement peuvent en bénéficier. Un changement de filière entraîne l’impossibilité de renouveler son logement », conclut notre source auprès du Centre régional des œuvres universitaires d’Antananarivo (Croua).

    Mialisoa Ida 

  • PORTRAIT – Ismaël Firdos Clément rêve de jouer en équipe nationale

    PORTRAIT – Ismaël Firdos Clément rêve de jouer en équipe nationale

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    Ismaël Firdos est la pièce maîtresse de son équipe, UPRIM, au Smatchin 2026.

    Jeune talent de l’UPRIM, souriant, communicatif et adoré par ses coéquipiers, Ismaël Firdos Clément Arbam s’affirme déjà comme une pièce maîtresse de son équipe. Entre passion héritée de ses parents et ambition affirmée, il vise les sommets du basketball malgache.

    Sur le parquet du Palais des sports Mahamasina, où se déroule la 12e édition du tournoi interuniversitaire Smatchin Ao Tsara, un nom commence à se faire remarquer : Ismaël Firdos Clément Arbam. Étudiant en deuxième année en économie à l’Université privée de Madagascar, le jeune joueur s’impose comme l’un des éléments clés de l’UPRIM.

    Lors du troisième match face à l’ISFPS, il s’est particulièrement illustré en terminant meilleur marqueur de son équipe, confirmant son rôle de leader offensif. À la fois rapide et efficace, il incarne cette nouvelle génération de basketteurs universitaires en pleine progression.

    Son histoire avec la balle orange est presque une évidence. Issu d’une famille de sportifs, avec des parents tous deux basketteurs, Ismaël a grandi dans cet univers. Troisième d’une fratrie de cinq enfants, il a très tôt été inspiré par ses aînés. « Dès mon jeune âge, j’ai pratiqué le basketball en imitant mes parents », confie-t-il.

    Formé au sein du club New Basket Evolution (NBE) à Analamanga, il a su développer les bases de son jeu avant de franchir un cap au niveau universitaire. Aujourd’hui, ses ambitions sont claires : intégrer un jour l’équipe nationale Ankoay et évoluer au plus haut niveau.

    Conscient du chemin à parcourir, Ismaël garde la tête froide. « Il faut avancer étape par étape », rappelle-t-il. Une philosophie qui pourrait bien le mener loin sur les parquets.

    Donné Raherinjatovo

  • MONNAIE – La banque centrale envisage la suppression du billet de 20 000 ariary

    MONNAIE – La banque centrale envisage la suppression du billet de 20 000 ariary

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    Les  coupures de 20 000 ariary seraient-elles vouées  à disparaître ?

    Fin du billet de 20 000 ariary en vue ? La Banque centrale ouvre le débat. Le billet de 20 000 ariary, qui représente aujourd’hui 70% des transactions quotidiennes à Madagascar, pourrait bientôt disparaître de la circulation. La Banky foiben’i Madagasikara (BFM) envisage en effet une refonte profonde de la gamme des billets en circulation, avec pour objectif de plafonner la plus haute coupure à 1 000 ariary. Les pièces, elles, avaient déjà été abandonnées par les usagers depuis longtemps.

    C’est le Gouverneur de la BFM, Aivo Andrianarivelo, qui a soulevé cette piste de réforme lors de son intervention à la Semaine de l’éducation financière (Global Money Week) à Ankatso ce mardi. Selon lui, la suppression des coupures allant de 2 000 à 20 000 ariary permettrait de réduire la masse de signes monétaires en circulation, tout en renforçant leur pouvoir libératoire.

    Cette concentration des échanges autour du billet de 20 000 ariary est, aux yeux du Gouverneur, le signe d’une perte de pouvoir d’achat effective : sans cette coupure majeure, l’accès aux biens de consommation courants devient difficile.

    Avant toute décision, une large consultation publique sera menée afin de recueillir l’avis des usagers.

    L’Express de Madagascar

  • SANTÉ – Le dépistage du cancer du col attire les femmes

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    Le dépistage du cancer du col de l’utérus intéresse davantage de femmes à Madagascar. Lors d’une séance de sensibilisation et de dépistage du cancer du col, tenue au Palais des sports Mahamasina, du 5 au 7 mars 2026, des femmes ont manifesté leur intérêt pour leur santé sexuelle et reproductive. Comme Lala, une participante au programme, qui témoigne : « Trois de mes proches sont morts de ce cancer. Aujourd’hui, grâce au dépistage, je me sens rassurée et je veux encourager les femmes à agir à temps ».

    Cette initiative s’inscrivait dans le cadre de la Journée internationale des droits des femmes. Le programme VITA CCU (Vigilance et Interventions pour le Traitement du Cancer du Col de l’Utérus), porté par Douleurs Sans Frontières, Médecins du Monde et l’Association des Femmes Samaritaines, a ainsi pris part à un événement organisé par le ministère de la Population au Palais des sports Mahamasina, du 5 au 7 mars 2026.

    Cette initiative visait à sensibiliser le public tout en proposant un dépistage gratuit du cancer du col de l’utérus. À travers ce programme, à Antananarivo et Mahajanga, sept cent sept femmes ont été sensibilisées et deux cent trente-six ont effectivement été dépistées. Quatorze cas positifs à l’IVA (Identification visuelle à l’acide acétique) ont été détectés, dont sept suspicions de cancer et sept autres nécessitant une prise en charge médicale, selon un communiqué de Douleurs Sans Frontières Madagascar, publié la semaine dernière.

    Les femmes concernées sont orientées vers des structures de santé adaptées afin de bénéficier d’un suivi et de soins adaptés.

    Financé par Expertise France et l’ambassade de France à Madagascar, ce programme triennal vise à renforcer la prévention, le dépistage et la prise en charge du cancer du col de l’utérus, tout en soutenant la formation du personnel de santé et les actions de plaidoyer auprès des autorités étatiques. 

    Mialisoa Ida 

  • AMBOHIMANAMBOLA – Un récidiviste de nouveau écroué

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    Un des suspects interpellés dans une affaire d’attaque à main armée a été présenté lundi devant le parquet d’Anosy. Déjà condamné par le passé pour vol avec effraction, il a été écroué à Antanimora. Cette décision fait suite à une enquête ouverte après un nouveau coup survenu le 4 mars à Ambohimanambola.

    Ce jour-là, trois individus circulant à moto et armés d’un pistolet avaient dérobé une moto, un téléphone portable et divers objets. Les investigations menées à la suite de la plainte ont permis d’identifier l’utilisateur du téléphone volé, interpellé le 12 mars à Ambohijanaka. Lors de son arrestation, il a révélé les noms de ses complices présumés, toujours en fuite.

    Lors d’une série de perquisitions, la moto volée a été retrouvée au domicile de l’un des suspects, ainsi qu’un pistolet à billes dissimulé près de la maison d’un autre. Le scooter rouge utilisé lors de l’attaque a également été découvert, abandonné sur la route d’Ambohijanaka. Les deux complices recherchés pourraient se trouver actuellement à Ambatofotsy, selon les renseignements recueillis par la Gendarmerie nationale.

    Gustave Mparany 

  • CONCERT AMPANDRIANOMBY – Grey et Iraimbilanja inaugurent le Tiers-Lieu Mahatazana

    CONCERT AMPANDRIANOMBY – Grey et Iraimbilanja inaugurent le Tiers-Lieu Mahatazana

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    Le groupe Iraimbilanja en pleine prestation sur scène.

    Reporté à cause du cyclone, le concert inaugural du Tiers-Lieu Mahatazana a finalement eu lieu ce samedi 14 mars, rassemblant plusieurs fans de rock venus nombreux pour l’événement.

    L’ouverture officielle de la Maison Tiers-Lieu Mahatazana à Ampandrianomby a été marquée par un concert exceptionnel réunissant le quatuor Grey et le groupe mythique Iraimbilanja. Initialement prévu plus tôt, le spectacle s’est déroulé dans une ambiance festive et conviviale, soulignant l’attachement du public à la scène rock malgache.

    La première partie a été assurée par Grey, groupe de new metal malgache né en 2020, dont la musique hybride mêle slam, rap, rock et métal. Leur énergie a parfaitement lancé cette soirée inaugurale et enthousiasmé les spectateurs.

    En seconde partie, Iraimbilanja s’est produit au grand complet et a offert une prestation intense d’environ 1h 30, revisitant tous leurs classiques et titres phares, tels que Ikopa, Radio ou Tao an-tsekoly. Chaque morceau a été repris en chœur par le public, offrant un véritable condensé de l’histoire du rock malgache.

    À travers ce concert, la Maison Tiers-Lieu Mahatazana confirme sa vocation de plateforme culturelle vivante, fédérant artistes et public autour de la musique, de l’art et du partage.

    Cassie Ramiandrasoa 

  • Marche ariary

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    Un retour en arrière. La Banque centrale a lancé hier l’idée de limiter à 1000 ariary les billets de banque émis sur le circuit. Pour le moment c’est juste une suggestion qui nécessite une longue réflexion. On reviendrait donc à l’époque de la 1ère République, soit 65 ans en arrière où on était encore dans la zone franc et que les billets étaient imprimés par l’Institut malgache d’émission qui deviendra la Banque Centrale en 1976. C’était l’âge d’or où avec 1000 ariary, 5000 francs, on pouvait acheter un sac de riz de 50 kg à 1750 francs, une boîte de lait concentré à 50 francs, une tablette de chocolat à 50 francs, quatre baguettes de pain à 140 francs, deux kilos d’entrecôte à 300 francs, deux kilos de côtelettes à 400 francs, deux kilos de sucre à 100 francs, deux kilos de banane à 60 francs, un aller-retour Ankazondandy- Tana à 300 francs, deux kilos de café à 500 francs, un litre d’huile à 100 francs, un saucisson Barbero à 150 francs, une boîte de fromage La Vache qui rit à 40 francs, un livre de bande dessinée Blek le roc ou Zembla  à 70 francs, une dentifrice Fluocaril à 200 francs, un poulet à 500 francs, une course en taxi Mahamasina- Andohalo à 150 francs, un trajet en bus Anosy- Ankatso à 10 francs, un œuf à 20 francs et 4 litres d’essence à 620 francs. Le compte est bon. 

    Tout a enrichi depuis l’abandon de la zone franc la création du franc malgache (fmg) et la révolution socialiste. Bien évidemment le contexte mondial a également évolué. La demande était supérieure à l’offre et les prix se sont envolés. Avec 1000 ariary, on ne pouvait plus acheter grand-chose. Des pièces de 25 fmg, 50 fmg, 100 fmg et 250 fmg ont été mis en circulation au début des années 80. Elles ne valent plus grand chose aujourd’hui où un bonbon coûte 300 ariary alors que jadis un ariary pouvait en acheter trois pièces. 

    L’inflation a donc poussé les autorités financières à créer de nouveaux billets de 500 ariary,  2000 ariary, 5000 ariary, 10 000 ariary et 20 000 ariary. 

    Ainsi, c’est plus commode d’aller au marché même si avec 4 millions en liquide dans les poches pour faire ses emplettes, c’est déjà ostentatoire et attire les convoitises des bandits. 

    Certes, les nouvelles technologies avec le paiement par carte et le mobile banking et avec la politique de démonétisation, l’objectif est de limiter la circulation des billets, mais il reste encore beaucoup à faire à ce propos. Quand on sait que le taux de bancarisation tourne autour de 15% de la population, on imagine l’effort qui reste à faire.

    Et puis, les versements doivent être faits en espèces encore pour longtemps, on peut rester une semaine dans une banque quand le coursier d’une grande société arrive avec dix sacs bourrés de 1000 ariary. Les autres clients doivent s’armer de patience pour que la seule caisse de la banque soit libre. Si par bonheur il n’y a pas d’autres opérations de la même espèce. 

    Autant de paramètres qui indiquent qu’au contraire mieux vaut créer des billets de 50.000 ariary voire 100.000 ariary au point où on en est. D’ailleurs, la grosseur des billets constitue un dénominateur commun des pays pauvres. Réduire les billets en circulation à 1000 ariary est juste une manière de faire semblant de ne pas faire partie de la communauté des pauvres. Mais comme on dit, cherté bien ordonnée commence par soi-même.

    Sylvain Ranjalahy

  • MOTOCROSS – Miadantsoa Razafinarivo sur sa lancée

    MOTOCROSS – Miadantsoa Razafinarivo sur sa lancée

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    Miadantsoa Razafinarivo, vainqueur en solo  du 4H Honda.

    Début de saison idéal. Le pilote de Funbike, atelier de préparation de motos, Miadantsoa Razafinarivo, réalise un parcours presque sans faute en ce début de saison 2026. Au guidon d’une Sherco SER 300, il vient de remporter la victoire en solo aux 24 Heures Honda et de se classer deuxième au général, avec 27 tours effectués dimanche sur le circuit d’Ambohidava, à Ambatolampy Tsimahafotsy.

    Miadantsoa était déjà le tenant du titre lors de la précédente édition en solo. Il avait aussi décroché la victoire à l’Endurance CRAM comptant pour la première manche du championnat de Madagascar d’Enduro, le 22 février à Antanetibe Mahazaza, à Mahitsy. Il est également le champion national en titre dans la catégorie élite 2 en 2025 et 2024 et était classé troisième en Enduro élite 1… «Mon objectif cette saison est de faire mieux que l’an dernier et, bien évidemment, de toujours prendre du plaisir», confie Miadantsoa Razafinarivo. 

    Âgé de 39 ans, le pilote de Funbike a commencé à prendre le guidon vers l’âge de 10 ans, en 1997. Il a dû faire une longue pause de six ans pour poursuivre des études en informatique et en sport avant de reprendre la moto il y a trois ans. Il a rejoint l’écurie de Funbike, où il travaille depuis plusieurs années comme responsable du département moto. Miadantsoa s’entraîne une heure et demie par jour après le travail et davantage le week-end, en plus des séances en salle pour entretenir sa condition physique.

    Serge Rasanda 

  • SANTÉ REPRODUCTIVE – Des avocats se regroupent pour défendre les femmes

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    Meilleure défense pour les femmes. Un réseau d’avocats spécialisés dans la défense des droits en santé sexuelle et reproductive a été créé lors du Colloque panafricain pour une justice sociale féministe, qui s’est tenu du 10 au 12 mars au Radisson Blu d’Ambodivona.

    Il réunit une vingtaine de professionnels venus de différentes régions de Madagascar. Ils se sont engagés à améliorer l’accès à la justice pour les femmes. Beaucoup de femmes ont besoin de ce réseau. Certaines subissent des violences, notamment sexuelles, mais n’osent pas porter plainte ou ne savent pas à qui se tourner. D’autres doivent recourir à une interruption de grossesse médicalisée en raison de complications pouvant mettre leur vie en danger. Elles risquent des poursuites judiciaires, car cet acte médical reste interdit à Madagascar, faute de loi, alors que de nombreuses femmes y ont recours pour sauver leur vie.

    Les échanges, lors de cet événement, ont par ailleurs retenu la nécessité d’instaurer un dialogue permanent entre institutions religieuses et mouvements féministes. « Allier les forces du religieux, du juridique, du politique et du militantisme apparaît comme une clé pour transformer les normes et construire une société plus juste », selon le communiqué de presse publié à l’occasion de cet événement, à l’initiative du mouvement Nifin’Akanga et de ses partenaires.

    Cet événement inédit a rassemblé des leaders religieux, spirituels et culturels, des décideurs politiques, des universitaires, des juristes, des militantes féministes et des représentants de la société civile venus de plusieurs pays africains et de l’océan Indien, notamment Madagascar, l’Ouganda, la République démocratique du Congo, le Sénégal et Maurice. Ensemble, ils ont engagé un dialogue ouvert et nécessaire autour des enjeux liés aux droits des femmes, à la justice sociale et aux droits sexuels et reproductifs.

    Miangaly Ralitera