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  • ANTSIRANANA – Zizanie au port

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    Au port, maillon vital de l’économie antsiranaise, les tensions persistantes entre groupes de manœuvres minent la cohésion sociale et perturbent le bon fonctionnement des opérations. Rivalités internes, problèmes de représentation et luttes d’influence exposent une crise silencieuse aux conséquences économiques et sociales, dans un contexte déjà marqué par la précarité du travail portuaire.

    Eux, ce sont des travailleurs non spécialisés, souvent polyvalents, regroupés au sein d’associations ayant pour rôle d’assurer des activités supplémentaires comme garde-coupée, sécurité, nettoyage du bateau, durant la saison thonière, pendant laquelle des bateaux thoniers font escale au port d’Antsiranana pour approvisionner l’usine Pêche et Froid de l’Océan Indien. Ils sont embauchés par les armateurs qui exigent une certaine pratique à bord.

    Ces journaliers s’octroient le privilège, en fin de journée, de ramasser gratuitement le maximum de poissons non commercialisés, avec l’autorisation des responsables des cuves.

    Mais, ces derniers temps, le bras de fer s’intensifie entre ces manœuvres, même si, en 2020, une structure officielle dénommée CMPDS, ou Coordination des Manœuvres dans le Port de Diego-Suarez, a été créée, visant à rétablir l’ordre et à uniformiser les pratiques. La gestion des associations des manœuvres du port est devenue de plus en plus compliquée par la multitude de revendications venant de parts et d’autres.

    Dissolution

    Des dockers non membres de la structure exigent la dissolution de cette structure et la refonte complète du système de gestion. La répartition du travail, jugée inéquitable, l’accès aux rotations ainsi que des désaccords liés à la représentativité des manœuvres auprès des responsables du port sont à l’origine du conflit. Affirmant être des forces de changement «Mpitolona» engagées dans la refondation nationale, ils ont tenu un meeting à la place du 13 Mai, en septembre dernier, pour manifester leur mécontentement.

    De leur côté, les membres de la CMPDS ont répliqué que leur organisation est légalement constituée et pleinement autonome, disposant de statuts et de règlements intérieurs. Tout en affirmant cette indépendance, la coordination souligne qu’elle travaille en collaboration avec les autorités administratives à Antsiranana, avec lesquelles des dispositifs d’organisation ont déjà été arrêtés.

    Face à cette situation, les autorités locales ont tenu, le 12 décembre dernier, une réunion d’urgence avec ces deux protagonistes pour trouver des solutions appropriées à leurs revendications respectives.

    Il avait notamment été convenu d’un système de rotation équitable : lorsqu’un navire est pris en charge par la CMPDS, le suivant devait revenir au comité manifestant, en attendant une organisation définitive. La mise en place d’un comité ad hoc avait également été actée.

    Cependant, selon les manifestants, aucun changement concret n’a suivi cette décision, la situation restant inchangée après cette réunion. Ils dénoncent une pression injustifiée, estimant que la CMPDS a engagé unilatéralement des élections pour désigner un coordonnateur. Pour ce camp, les élections du 31 janvier ont été imposées de force, risquant de provoquer des troubles. 

    Raheriniaina

  • PÉTANQUE – COMPÉTITIONS INTERNATIONALES – La fédération recadre la règle de représentativité

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    Précisions. La Fédération Sport Boules Malgache (FSBM) exige la rigueur sur la représentativité des porte-fanions du pays en compétitions internationales. «La fédération poursuit avec constance et rigueur ses lignes de conduite stratégiques dans le but de consolider et réaffirmer ses résultats sportifs d’exception obtenus lors de la saison sportive 2025», peut-on lire dans le communiqué.

    L’équipe nationale est strictement réservée aux joueurs officiellement sélectionnés par la fédération. «La FSBM, avec ses collaborateurs à l’international, demande expressément aux organisateurs d’événements internationaux, instances dirigeantes et partenaires institutionnels, de porter une attention rigoureuse à cette règle de représentativité, laquelle ne peut être engagée sans l’accord préalable et formel de la fédération nationale», souligne la FSBM avec fermeté.

    La fédération réaffirme son choix stratégique d’une préparation locale structurée, exigeante et garantissant l’équité sportive, l’engagement national et la performance collective. L’équipe actuelle de la FSBM invite impérativement tous les joueurs expatriés à manifester leur intérêt pour intégrer l’équipe nationale. Ces expatriés devraient présenter leurs dossiers sportifs et suivre au pays les regroupements.

    La liste des joueurs sélectionnés pour représenter le pays aux événements internationaux majeurs cette année sera publiée prochainement par le comité directeur de la fédération et la commission technique nationale.

    Serge Rasanda

  • PROJET WISH – Ida Mialisoa remporte le prix de la Révélation

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    Ida Mialisoa, journaliste de L’Express de Madagascar a remporté le prix de la Révélation décerné par Ilontsera et Johns Hopkins dans le cadre du projet Women’s Integrated Sexual Health (Wish 2). Elle remporte le prix de la Révélation grâce à ses articles sur la santé et les droits sexuels et reproductifs, mais aussi en tant que jeune journaliste. Elle a reçu le prix à la Bibliothèque nationale Anosy, le 29 janvier.

    Cette journaliste a réalisé des reportages approfondis sur des sujets tels que le vaccin anti-HPV et le cancer du col de l’utérus, entre autres. Ida Mialisoa, ainsi que d’autres journalistes, a participé à la formation sur la Santé et les droits sexuels et reproductifs (SDSR), organisée en partenariat avec l’ONG Ilontsera. Durant trois mois, de novembre à janvier, les participants ont produit dix contenus chacun, couvrant des thématiques essentielles de santé publique,. Trois critères ont permis d’évaluer leur travail : l’assiduité, la meilleure production et la révélation.

    Par ailleurs, Patricia Ramavonirina, journaliste de La Vérité, et Vonona Rakotondratsimba, de la Radio Oasis, ont également été récompensés pour leurs articles.

    Miangaly Ralitera 

  • TOLIARA – Une cérémonie rituelle sur la plage d’Andaboy

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    Des représentants de l’association de pêcheurs dénommée « Zanadriake », regroupant près de vingt mille pêcheurs travaillant sur le littoral de la région Atsimo-Andrefana, ont organisé une cérémonie rituelle, samedi dernier. L’objectif de cet événement est de « redonner de la valeur » à la plage d’Andaboy, laquelle a perdu de sa valeur ancestrale pour les pêcheurs de l’ethnie Vezo. « La plage d’Andaboy a été piétinée par le projet Base Toliara-Vara Mada, qui prévoit la construction d’une jetée. C’est pour cette raison que nous, association des pêcheurs, voulons que cette plage reprenne sa valeur instaurée par nos ancêtres », lance Georges Ratovo, président de l’association Zanadriake.

    La cérémonie rituelle « Vezo » de samedi dernier, appelée « Titike » par les pêcheurs, a été honorée par la présence de notables. Rabe Jules, président fondateur de l’association des Vezo, « Vavea », a été invité à cet événement. À lui de rappeler que le projet Vara Mada n’est pas le bienvenu à Andaboy, principale source de revenus des pêcheurs. « Depuis presque vingt ans, la communauté des pêcheurs conteste ce projet, depuis le temps de Toliara Sands, Base Toliara et maintenant Vara Mada. Tous les jours, ces pêcheurs vivent avec ce fardeau, cette crainte, que leur principal lieu de travail sera transformé en une infrastructure portuaire. Ce projet n’est tout simplement pas envisageable, ni ici, ni à Benetsy », a martelé Rabe Jules, gendarme et ancien chef de la région Atsimo-Andrefana.

    Par ailleurs, Georges Ratovo a souligné que l’association cherche des financements pour embellir la plage d’Andaboy.

    Mirana Ihariliva

  • TAEKWONDO – FRANCE – Deux podiums pour Jessica Randriamiandrisoa

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    Les podiums s’enchaînent pour Jessica Randriamiandrisoa. Déjà championne régionale des Pays de la Loire en kyorugi (-57 kg) mi-décembre, elle a décroché ce week-end l’or en poomsae en paire avec sa coéquipière Lenny et le bronze en individuel, au championnat régional Bretagne – Pays de la Loire.

    Déjà surclassée, la fille du multiple champion de France et de Madagascar, Nicolas de Gonzague Randriamiandrisoa, alias « Ragonz », évolue depuis la précédente saison dans la catégorie des seniors de moins de 30 ans. Jess se focalise, après les sommets régionaux, sur les championnats de France qui auront lieu les 21 et 22 février, à Paris. Elle est ainsi qualifiée à la fois dans les épreuves de kyorugi et de poomsae. «La préparation est cette fois plus compliquée, car elle prépare également en ce moment le bac, outre l’entraînement intensif. Nous avons trois semaines pour tout peaufiner et rectifier les failles», confie Ragonz, premier responsable du Randriam Taekwondo Basse Goulaine à Nantes.

    Serge Rasanda 

  • CYCLONE FYTIA – BILAN – Trois morts et vingt-huit mille sinistrés

    CYCLONE FYTIA – BILAN – Trois morts et vingt-huit mille sinistrés

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    Le cyclone Fytia a laissé derrière lui des destructions considérables. Les régions de Boeny, Analamanga, Melaky, Sofia et Vakinankaratra sont les plus touchées.

    Des personnes évacuées à pirogue à Mahajanga.

    Prévisibles. Le cyclone Fytia a laissé derrière lui un bilan humain et matériel lourd dans cinq régions de Madagascar. Trois personnes sont décédées, plus de 28 000 personnes sont sinistrées au niveau de dix-sept districts, selon le bilan provisoire des dégâts suite au passage du cyclone Fytia, établi par le Bureau national de gestion des risques de catastrophes (BNGRC), en date du 1er février à 14h 30. 

    La personne décédée à Soalala, porte d’entrée du cyclone, a été écrasée par un arbre ; celle d’Ambato Boeny est morte par noyade. À Andohamandry, Antananarivo, la victime a été ensevelie sous les décombres d’une maison qui s’est effondrée. Une personne est portée disparue après avoir été emportée par la rivière Mahamavo à Ambalakida (Mahajanga II). Cinq autres personnes ont été blessées.

    Parmi les sinistrés, 8 484 ont dû être déplacés. Parmi eux, 7 326 personnes ont été accueillies dans 34 sites d’hébergement, tandis que 1 158 autres ont trouvé refuge chez leurs familles ou leurs voisins. Les habitations ont également été fortement touchées. 6 139 cases sont inondées, 104 ont été endommagées et 813 cases sont détruites. Plusieurs élèves ne pourront pas revenir en classe tout de suite, suite à la destruction partielle ou totale de 24 salles de classe.

    Prévisibles

    Ces dégâts étaient prévisibles. L’œil du cyclone Fytia a atterri à Soalala, au nord-ouest de Madagascar, au stade de cyclone tropical, avec des vents de 150 km à l’heure et des rafales de 210 km à l’heure, samedi à 5 heures du matin. Il a commencé à impacter le temps dans les zones côtières du nord-ouest dans l’après-midi du vendredi, en apportant de fortes pluies.

    Plusieurs quartiers de Mahajanga ont ainsi été inondés dès vendredi soir. Les vents et les pluies ont été effrayants. « Tout le monde est resté cloîtré chez lui, le vent a été si fort et effrayant pendant trois heures», témoigne Jean de Dieu Ilyas Rakotomalala Rafanomezantsoa, maire d’Andranofasika, district d’Ambato Boeny, où le cyclone est passé. 

    Même à Analamanga, où Fytia n’était plus qu’une dépression sur terre, les habitants ont été secoués. « Il était difficile de dormir avec le bruit du vent, comme s’il allait arracher notre toit», raconte Mampionona, habitant d’Ankadivory, à Antananarivo Avaradrano. D’autres quartiers ont été inondés à Vatomandry-Mahanoro, où le système cyclonique est ressorti en mer.

    Outre les dégâts humains et matériels, le cyclone a perturbé les activités quotidiennes. Plusieurs événements culturels et sportifs ont été annulés ce week-end. Le nombre de victimes pourrait encore augmenter dans les prochains bilans, car plusieurs informations sont encore en cours de collecte et de recoupement, selon le BNGRC.

    Miangaly Ralitera

  • SANTÉ PUBLIQUE – L’accès aux soins de proximité s’élargit à Antsirabe

    SANTÉ PUBLIQUE – L’accès aux soins de proximité s’élargit à Antsirabe

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    Des Centres de Santé de Base ont été rénovés et inaugurés à Antsirabe, samedi dernier. Un pas de plus vers l’amélioration de l’accès aux soins et le renforcement de la qualité des services.

    À l’occasion de l’inauguration du Centre de santé de base d’Ambohimanarivo, samedi dernier.

    Quatre Centres de Santé de Base (CSB) à Antsirabe, dont ceux d’Ambohimanarivo, Tsivatrinikamo, Ex-CSS et Atsinanantsena, ont été rénovés et inaugurés samedi dernier. Ces CSB constituent le premier point de contact entre la population et le système de santé, jouant un rôle essentiel dans les soins, la prévention, la vaccination et le suivi maternel et infantile.

    De nombreuses infrastructures subissent une pression démographique croissante et font face à des contraintes matérielles importantes. Dans ce contexte, la réhabilitation et la mise aux normes de ces centres ont plusieurs objectifs. Elles visent d’abord à améliorer les conditions d’accueil des patients. Elles permettent également de sécuriser les pratiques de soins et d’offrir un cadre de travail plus adapté aux agents de santé.

    Lors de l’inauguration, une remise officielle de nouveaux équipements, matériels et intrants médicaux a été effectuée pour les structures de la région. Plusieurs équipements ont été remis par le président de la Refondation de la République de Madagascar, le colonel Michaël Randrianirina, en présence de la ministre de la Santé publique, Dr Monira Managna. Parmi ces équipements figurent des réfrigérateurs solaires, une radiographie numérique, une protection contre les rayons X, un concentrateur d’oxygène, des bouteilles d’oxygène, un détendeur, des valves, un oxymètre et une potence.

    Priorité

    Au CSB II Ambohimanarivo, le président de la Refondation de la République, le colonel Michaël Randrianirina, a encouragé tous les acteurs à « utiliser le matériel avec diligence et conformément aux règles dans les établissements de santé, pour le bénéfice de la population ».

    Ces équipements, médicaments et fournitures viennent renforcer la qualité des services de santé offerts aux habitants d’Antsirabe. Cette initiative a été rendue possible grâce à la collaboration de différents partenaires.

    À travers ces quatre CSB, plus de cent quatre-vingt-cinq mille personnes issues de nombreux fokontany de la région Vakinankaratra bénéficient désormais d’un accès renforcé à des services de santé essentiels, dans des conditions plus sûres et plus dignes. Les bâtiments rénovés offrent des espaces mieux organisés, lumineux et salubres, contribuant à renforcer la qualité des soins et la confiance des usagers.

     « La santé des mères et des enfants est une urgence quotidienne, souvent silencieuse. Le rôle de la Fondation Axian est d’appuyer ce qui existe déjà, d’améliorer les conditions concrètes de prise en charge et de permettre aux équipes de santé de travailler dans des environnements à la hauteur de leur engagement », souligne Mialisoa Andrianasolo, Directrice exécutive de la Fondation Axian.

    Selon le président de la Refondation, l’amélioration de l’accès de la population à des soins dignes et conformes aux normes médicales constitue une priorité dans la politique actuelle de l’État. Il rappelle également que, si la réalisation des infrastructures est importante, il est tout aussi essentiel que tous les citoyens, en particulier les plus démunis, puissent bénéficier de ces soins. Cet effort sera donc poursuivi immédiatement.

    La Fondation Axian a inauguré quatre Centres de Santé de Base (CSB) à Antsirabe en appui aux efforts menés par l’État et les acteurs locaux pour améliorer l’accès aux soins de santé de proximité. Ces infrastructures s’inscrivent dans le cadre du programme Salama BNI, une démarche de renforcement du système public de santé, au plus près des besoins exprimés sur le terrain.

    Mialisoa Ida

  • ATHLÉTISME – MEETING DE LIMOGES – Claudine Nomenjanahary survole le 60 mètres

    ATHLÉTISME – MEETING DE LIMOGES – Claudine Nomenjanahary survole le 60 mètres

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    La sprinteuse Claudine Nomenjanahary a parfaitement entamé sa saison 2026 en s’imposant sur le 60 m lors du meeting international de Limoges, en égalant son propre record de 7’’31.

    Claudine Nomenjanahary commence à trouver  sa meilleure forme en athlétisme. 

    La saison indoor 2026 débute sous les meilleurs auspices pour Claudine Nomenjanahary. Engagée au Meeting national en salle de la Haute-Vienne (WAIT Challenger), disputé le 31 janvier à la salle Marie-José Pérec de Limoges, la sprinteuse malgache s’est illustrée sur le 60 mètres, distance reine de l’athlétisme en salle, en surclassant toutes ses adversaires en finale.

    Face à un plateau international relevé, la sociétaire du Stade Sottevillais 76 n’a laissé aucune place au doute. 

    En finale A, Claudine Nomenjanahary s’est imposée avec autorité en 7’’31, égalant son record personnel, devant la Norvégienne Rislwati Noami (7’’33) et la Belge Nkansa Delphine (7’’34). Une victoire nette, construite sur une excellente sortie de blocs et une accélération maîtrisée jusqu’à l’arrivée.

    «Je suis très contente du résultat malgré les blessures survenues il y a quelques mois. Je ne m’entraînais pas beaucoup, mais j’ai tout donné durant la course, et voilà», a-t-elle confié à l’issue de l’épreuve.

    Montée en puissance

    Cette performance vient confirmer les signaux positifs observés depuis le début de sa saison en France. Lors du meeting de Sotteville, Claudine Nomenjanahary avait déjà montré qu’elle montait en puissance en réalisant 7’’42 sur 60 m, avant d’enchaîner avec un solide 24’’36 sur 200 m, à seulement un centième du record national malgache (24’’35).

    Spécialiste du 100 m et du 200 m, la sprinteuse considère la saison en salle comme une phase de préparation et de montée en régime. Le 60 m lui permet de travailler la vitesse pure et surtout la qualité de ses départs, un élément clé pour ses performances en extérieur.

    Pour Claudine Nomenjanahary, cette victoire à Limoges illustre une progression technique évidente. Plus relâchée dans sa foulée et plus agressive dans sa phase d’accélération, la triple médaillée d’or des JIOI 2023 semble avoir franchi un cap dans son approche du haut niveau. Son intégration au sein du circuit français, réputé exigeant, lui offre un cadre de travail favorable à la régularité et à la performance.

    « C’est une grande compétition réunissant de très bons athlètes. Cette victoire est importante pour moi, d’autant plus qu’elle a été remportée sur la piste portant le nom de la grande star de l’athlétisme français, Marie-José Pérec. C’était ma deuxième sortie de l’année. J’ai égalé mon propre record et cela donne beaucoup d’espoir pour la suite », explique Claudine Nomenjanahary.

    Ce succès constitue également un signal fort pour l’athlétisme malgache. À travers ses résultats, Claudine Nomenjanahary confirme son statut de référence nationale du sprint féminin et nourrit de légitimes ambitions pour la suite de la saison indoor, avant d’aborder les grands rendez-vous du plein air avec confiance.

    Donné Raherinjatovo

  • ÉTATS-UNIS – AGOA – La décision revient à la Chambre des représentants

    ÉTATS-UNIS – AGOA – La décision revient à la Chambre des représentants

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    La reconduction de l’African Growth and Opportunity Act (Agoa) demeure incertaine, alors que la Chambre des représentants des États-Unis doit de nouveau se prononcer sur le texte modifié par le Sénat.

    La Chambre des représentants des États-Unis doit se prononcer à nouveau  sur la reconduction de l’Agoa.

    Le projet de loi HR 7148, initialement adopté par la Chambre des représentants le 12 janvier dernier afin de reconduire l’Agoa, a été modifié par le Sénat américain. Cette nouvelle version inclut un financement limité des services fédéraux ainsi qu’une prolongation de l’Agoa jusqu’au 31 décembre 2026, avec effet rétroactif à son expiration du 30 septembre 2025.

    Le Sénat a adopté ce texte amendé par 71 voix contre 29. Toutefois, la version votée diffère de celle approuvée par la Chambre. En conséquence, cette dernière doit se réunir pour adopter à nouveau le projet de loi. Or, le président de la Chambre, Mike Johnson, a refusé de convoquer l’assemblée avant lundi, faisant planer la menace d’un nouveau shutdown gouvernemental aux États-Unis ce week-end.

    Pour Madagascar, la situation est préoccupante. Depuis l’expiration de l’Agoa le 30 septembre 2025, les exportateurs malgaches vers les États-Unis subissent une surtaxe de 15 %, supportée par les acheteurs, ce qui fragilise la trésorerie des entreprises franches. Plus de 7 000 emplois directs sont actuellement menacés, sans compter les emplois indirects et la sous-traitance. Le secteur textile, pilier de l’économie malgache, a déjà enregistré des pertes d’emplois, rappelant la suspension de Madagascar de l’Agoa entre 2009 et 2014.

    Urgence

    Herilanto Rakotoarisoa, président du Groupement des entreprises franches et partenaires (GEFP), souligne l’urgence de la situation : « Aujourd’hui, les priorités aux États-Unis ne sont pas économiques, mais politiques. C’est le moment de dialoguer pour protéger nos emplois et nos entreprises. »

    Face à cette incertitude, le GEFP appelle à un dialogue immédiat entre l’État malgache, les syndicats et les entreprises. Parmi les mesures demandées figurent le paiement rapide des crédits de TVA, un assouplissement des règles liées au chômage technique et un renforcement des négociations avec les autorités américaines.

    La reconduction de l’Agoa reste donc suspendue aux décisions de la Chambre américaine. Sa réunion et le vote prévus cette semaine seront déterminants pour le maintien des exportations et des emplois à Madagascar.

    Irina Tsimijaly

  • CONJONCTURE – La joute politique reprend

    CONJONCTURE – La joute politique reprend

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    Depuis quelques jours, les échanges d’amabilités politiques se font de plus en plus entendre. Samedi, dans le Vakinankaratra, au milieu de sa tournée d’inauguration, le colonel Michaël Randrianirina a décoché une salve contre ses détracteurs.

    Le colonel Randrianirina, durant l’inauguration  du nouveau gymnase de Betafo, samedi.

    La reprise. Après les flottements de ces derniers mois, les acteurs ayant été probablement sonnés par la crise, la joute politique reprend ses aises au sein de l’espace public. Au regard des manœuvres qui se jouent et à entendre les discours, les états-majors politiques sont déjà en ordre de bataille pour la prochaine élection présidentielle.

    Multipliant les sorties publiques depuis le début de l’année, le colonel Michaël Randrianirina, Chef de l’État, élude systématiquement toute question sur son éventuelle candidature à la magistrature suprême. Toutefois, ses actes, le ton de ses discours de plus en plus politiques et l’attitude de son entourage amènent à penser que son objectif est de conquérir la présidence de la République par les urnes. La publication de Siteny Randrianasoloniako, président de l’Assemblée nationale, la semaine dernière, selon laquelle il ne sera pas candidat à la présidentielle « tant que le colonel Randrianirina sera là », en dit long.

    Depuis, le patron de la Chambre basse suit le locataire d’Iavoloha comme son ombre. Les descentes sur le terrain de l’officier supérieur se muent progressivement en tournée politique. Samedi, durant une tournée d’inauguration dans la région du Vakinankaratra, le Chef de l’État a été entouré d’un bataillon de ministres et d’une escouade de députés. « Je remercie également les députés très nombreux à avoir fait le déplacement, car la refondation ne pourra pas avancer sur un pied. Nous devons agir ensemble si nous voulons développer Madagascar », lance-t-il, lors de l’inauguration du nouveau gymnase de Betafo.

    Cette présence massive des députés «pro-refondation», conduite par le président de l’institution de Tsimbazaza, ainsi que de certains membres du bureau permanent, pourrait être une manière d’affirmer leur cohésion. Ils sont en effet dans le creux de la vague, avec les appels à la dissolution de la Chambre basse. Par ailleurs, les précédents scénarios politiques indiquent que lorsqu’un probable ou aspirant candidat à la présidentielle veut faire une démonstration de force politique, il s’entoure de députés et de maires.

    En tant qu’élus de proximité, les députés et les maires sont supposés être à même de mobiliser une masse électorale conséquente. 

    « Qu’ils se taisent »

    Outre les tenants du pouvoir, d’autres courants politiques commencent aussi à donner de la voix sur l’espace public. Il y a ceux qui privilégient les sorties médiatiques et d’autres qui jouent aussi sur le terrain. Sur ce dernier point, il y a notamment le parti « Tiako i Madagasikara » (TIM), qui met un coup d’accélérateur à la redynamisation de sa base.

    Marc Ravalomanana, ancien président de la République et fondateur du TIM, enchaîne les déclarations médiatiques. Tantôt, il tacle l’administration de la refondation, en demandant plus de visibilité sur le contour juridique et l’issue politique de cette période d’exception. Tantôt, il affirme son soutien au pouvoir, tout en soulignant « qu’il ne s’agit pas de soutien inconditionnel ». À Fianarantsoa, samedi, il a indiqué à la presse « qu’il est trop tôt pour parler de ma candidature ».

    Par ailleurs, le fondateur du groupe Tiko affirme depuis quelque temps que le TIM doit durer, même sans lui. Que d’autres peuvent prendre le relais. Une réponse indirecte aux polémiques sur le fait qu’il pourrait ne plus être à même d’assumer le poids des fonctions présidentielles en raison de son âge avancé. Ses partisans, quant à eux, sont au taquet, traquant et pilonnant la moindre incartade du pouvoir transitoire sur les réseaux sociaux.

    Bien que ses figures locales aient soit changé de bord, soit sous la coupe de poursuites judiciaires, le parti «Tanora Malagasy Vonona» (TGV) essaie tant bien que mal de rester audible dans les débats publics. Dans les médias, notamment, les Oranges jouent avec la fibre sentimentale et mettent en avant « les représailles politiques » contre leurs membres. Sur les réseaux sociaux, certains sont particulièrement critiques envers le pouvoir militaire.

    Les réseaux sociaux, justement, redeviennent un terrain de guerres d’influence de l’opinion publique par le monopole ou la manipulation de l’information. Plusieurs pages prétendant être des médias d’information en ligne ont vu le jour depuis quelques jours. Certaines, qui étaient en veilleuse depuis quelques années, reprennent du service. Dans cette multitude de prétendus « nouveaux médias en ligne », les bords politiques auxquels sont affiliés les uns et les autres sont aisément lisibles. De prime abord, le colonel Randrianirina commence à être agacé par la tournure des débats sur Facebook et par les attaques contre lui.

    Ces derniers jours, l’officier supérieur profite de chaque prise de parole en public pour fustiger ses détracteurs. « Ce que vous n’avez pas pu faire en seize ans, nous l’avons fait en trois mois, alors où sont les promesses en l’air ? (…) La personne qui affirme cela était au pouvoir durant au moins sept ans, d’autres durant seize ans, mais qu’ont-ils fait ? Ils ont appauvri la population. Aussi, qu’ils se taisent puisque nous ne sommes au pouvoir que depuis trois mois », lance-t-il face à la presse, samedi. Quant aux attaques en ligne contre lui, il affirme qu’il s’agit là d’actes « de personnes payées ».

    Garry Fabrice Ranaivoson