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  • Un mal nécessaire

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    Comment lutter contre la contrefaçon? Selon le nouveau directeur général des douanes, le marché de la contrefaçon sera désormais sévèrement réprimé. Il est évident qu’il s’agit d’un crime sanctionné de manière pénale. Mais, dans la mondialisation, tous les pays ne sont pas logés à la même enseigne. 

    Dans les pays pauvres, l’importation massive de produits de contrefaçon constitue une manne pour les recettes douanières. Les importateurs paient les taxes, mais pas ce qu’il faut s’il s’agissait de vraies marques. Il y a donc un manque à gagner pour l’État, qu’on le veuille ou non. C’est une des raisons pour lesquelles les recettes douanières ne sont jamais satisfaisantes. Outre les produits de contrefaçon, il y a également des produits de contrebande qui ne rapportent rien à l’État. 

    Le dilemme est de faire le choix entre l’interdiction de produits de contrefaçon et mettre une croix définitivement sur un minimum de recette et fermer les yeux sur un délit au vu et au su de tout le monde qui permet de faire vivre des milliers de foyers. Car il faut le dire, le marché des produits contrefaits, les ventes en ligne, le secteur informel comblent le chômage, l’incapacité du secteur privé à créer des emplois justement puisqu’il ploie sur les nombreux impôts et taxes prélevés par l’État.

    Eh, il n’y a pas de honte à le dire, le marché des produits contrefaits, même s’il s’agit d’activité de survie,  permet à l’économie de rêver de croissance en dépit d’une balance commerciale déficitaire, d’un taux d’inflation intenable, d’un PIB dérisoire et d’un pouvoir d’achat misérable. 

    C’est bien le secteur informel et le marché de la contrefaçon qui constituent le moteur de l’économie. Un énorme chiffre d’affaires circule dans cette filière sans oublier le marché des friperies qui ont permis à certaines personnes de passer à l’état de petit vendeur des trottoirs au statut d’un pacha à trois queues, tout en diversifiant leurs activités.

    Le commerce de produits contrefaits et de friperies prend d’ailleurs de plus en plus d’ampleur. Des camions entiers débarquent quotidiennement dans la capitale et dans les autres villes. Il est impensable dans l’état de pauvreté actuel que l’État ose interdire ces importations faute de pouvoir satisfaire la demande de nouveaux diplômés qui arrivent chaque année sur le marché du travail. Si en 1989, le candidat à l’élection présidentielle, feu Manandafy Rakotonirina, avait déclaré qu’il fallait créer deux cent mille emplois chaque année pour absorber les jeunes, aujourd’hui avec près de deux cent mille bacheliers par an, il faudrait multiplier ce chiffre par deux ou trois. Sans oublier, ceux qui n’ont pas passé le niveau scolaire et condamnés à tirer une charrette, conduire un taxi-moto ou un vélo-taxi. C’est l’illustration d’une pauvreté de plus en plus chronique et angoissante. On n’en veut pour preuve que les bouchons inextricables de piétons, de vélos, de motos et d’autos sur le pont d’Anosizato, il y a quelques semaines. Une image irréaliste silhouette d’un avenir sombre et d’un lendemain bourré d’incertitude. Un espoir contrefait. 

    Sylvain Ranjalahy 

  • CONSOMMATION – Découverte de plusieurs produits périmés

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    Le Président de la Refondation de la République de Madagascar, le colonel Michaël Randrianirina, a donné des instructions pour ouvrir immédiatement des investigations face à la propagation inquiétante de denrées périmées sur les marchés. Plusieurs produits ont été saisis.

    Poison silencieux. Antananarivo et Mahajanga ont été le théâtre de saisies de plusieurs produits périmés et avariés, cette semaine. À Tanjombato, une entreprise de stockage dissimulait dans son centre plusieurs denrées à usage quotidien dont la date de péremption était dépassée. Une opération menée par la Cellule anticorruption et le ministère du Commerce et de la Consommation a permis de découvrir, mardi, 120 sacs de sucre de 50 kg périmés et totalement avariés, 5 000 cartons de savon sans date de péremption ou périmés, 73 bidons de 250 litres de shampooing périmé, 5 000 cartons de savon « citron frais » périmé.

    À Mahajanga, la Direction régionale du Commerce et de la Consommation a saisi des produits périmés ou falsifiés chez un détaillant et un grossiste. Parmi ces produits figuraient notamment 41 cartons de lait concentré périmés. « Certains ont été falsifiés : la date de consommation a été modifiée jusqu’en décembre 2026 (ndlr : la date de péremption exacte est décembre 2025 pour ces produits) », précise le directeur régional du Commerce et de la Consommation (DRCC) de Boeny. Dans l’entrepôt du grossiste, 32 cartons de biscuits Mini Tuc périmés ont également été saisis, ainsi que 35 cartons de lait Candia 1 L et 88 cartons de différents types de biscuits, eux aussi périmés et réservés pour destruction.

    Risques mortels

    Le Dr Christian Rakotonindrina, spécialiste en toxicologie au service de Réanimation médicale et de toxicologie clinique du CHU Joseph Ravoahangy Andrianavalona (CHU JRA), met en garde.« Une fois périmé, un produit peut se détériorer et produire des substances toxiques. La plupart des produits de consommation, notamment ceux sous emballage, sont fabriqués à base de produits chimiques qui sont nécessaires pour la conservation ou le mélange d’ingrédients. Ce qui peut présenter des risques graves, voire mortels, lorsqu’ils deviennent toxiques », explique ce médecin.

    Les produits ont été saisis. L’entreprise de stockage à Tanjombato a été fermée. La Présidence a annoncé l’ouverture immédiate d’une enquête pour déterminer comment ces produits ont été introduits dans le pays et pour examiner tous les documents y afférents.

    Des sources avisées recommandent aux consommateurs la plus grande vigilance, de vérifier constamment les dates d’expiration, notamment face aux produits bradés sur le marché. « Ils sont écoulés à bas prix car leur date de péremption approche, voire est déjà dépassée », avertit une source.

    Miangaly Ralitera

  • MANGARIVOTRA – La route du nouveau gymnase réouverte aux piétons

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    Le projet de construction du complexe multisports, situé entre le stade Rabemananjara et le lycée Philibert Tsiranana à Mangarivotra, a provoqué la fermeture de la route communale en bitume, sur cette partie de la ville depuis 2019. La circulation des véhicules et des piétons n’était plus possible en raison des travaux de fondation de cette grande infrastructure sportive sur l’asphalte. Les usagers et surtout les élèves du lycée ont été ainsi obligés de faire un grand détour pour aller à l’école.

    Face à la nécessité d’utiliser cette route entre le lycée Philibert Tsiranana et le complexe multisports, le nouveau directeur régional de la jeunesse et des sports Boeny a décidé de rouvrir cette route communale. Ce, à la suite d’une descente sur place, mercredi dernier. Lors de sa visite, il a également inspecté les travaux du complexe sportif et échangé avec le responsable du chantier pour évaluer l’avancement du projet.

    « La route, fermée depuis 2019, sera rouverte dans quarante cinq jours, en priorité aux piétons, aux cyclistes et aux motos seulement. Des travaux de sécurisation des équipements et matériels dans l’enceinte du nouveau bâtiment multisports vont être réalisés pour protéger les matériels et le site. La circulation est strictement interdite aux bajajs ou tricycles », a fermement précisé le directeur, Sadroudine Moustafa.

    La construction du nouveau complexe multisports Arena à Mangarivotra a accusé un retard de trois ans par rapport à la date initiale. Il a finalement débuté en 2023, si la démolition de l’ancien gymnase couvert a eu lieu en octobre 2019.

     Les terrains extérieurs traversés par les câbles, ainsi que les courts de tennis autour du chantier, ont également été détruits dans le cadre du projet. La construction du complexe a entraîné la fermeture de la route et l’interdiction de circulation pour les voitures, les piétons et les motos entre l’infrastructure et le lycée.

    Les habitants de la ville, les élèves et les usagers de deux-roues se réjouissent déjà de la prochaine réouverture de cette ruelle. Le long détour pour rejoindre le lycée, ainsi que les laboratoires et bureaux administratifs de Mangarivotra, appartiendra bientôt au passé.

    Vero Andrianarisoa 

  • BADMINTON – CHAMPIONNATS D’AFRIQUE – Quatre badistes en lice à Gaborone

    BADMINTON – CHAMPIONNATS D’AFRIQUE – Quatre badistes en lice à Gaborone

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    Lalaina Ramanana Rahary, l’expatrié de Lyon.

    Première sortie. Madagascar sera représenté par quatre joueurs aux championnats d’Afrique de badminton qui se dérouleront du 9 au 15 février à Gaborone, capitale botswanaise. Trois joueurs locaux, en l’occurrence Irina Razakasoavina du MB2ALL, Herizo Rakotoarinivo de l’ABC Vakinankaratra et Tokinirina Razafimandimby alias « Joy » du MB2ALL, renforcés par l’expatrié de Lyon, Lalaina Ramanana Rahary, y défendront les couleurs nationales. Ce dernier avait déjà représenté le pays l’an passé au sommet africain à Douala, au Cameroun. Il avait atteint les huitièmes de finale. 

    Les athlètes financeront eux-mêmes l’intégralité de leur participation à cette compétition continentale. L’équipe malgache débutera par les épreuves par équipes, qui s’étaleront du 9 au 11 février. S’enchaîneront par la suite les épreuves individuelles en simple et en double du 12 au 15 février. «Nous avons déjà fait la demande de visa en ligne. Nous n’attendons plus que la confirmation du billet d’avion d’un des joueurs», a confié le président de la Fédération malgache de badminton, Jean Aimé Ravalison. La délégation de Madagascar devrait quitter le pays un ou deux jours avant la compétition.

    Serge Rasanda 

  • DÉVELOPPEMENT – Des projets de recherche scientifique soutenus

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    Neuf équipes de recherche à Madagascar ont bénéficié de subventions du DEEP Madagascar Challenge Fund afin de mener des projets destinés à produire des données probantes pour soutenir la lutte contre l’extrême pauvreté et éclairer les politiques publiques.

    Les projets portent sur des enjeux majeurs tels que le changement climatique, l’exploitation minière, l’agriculture durable, la santé des sols, la migration interne ainsi que la marginalisation des communautés vulnérables, en milieux rural et urbain.

    Les recherches menées visent à fournir aux décideurs publics des résultats alignés sur les priorités nationales, afin d’orienter les politiques, programmes et stratégies de développement. « L’ensemble du dispositif est encadré par un Comité national de pilotage, composé de chercheurs, de décideurs et de praticiens issus des secteurs public et privé, chargé de veiller à l’utilisation effective des résultats de recherche », précise un communiqué publié avant-hier.

    Les responsables du programme soulignent l’importance d’une approche fondée sur le leadership local, la valorisation des savoirs endogènes et la collaboration étroite entre chercheurs et acteurs institutionnels, afin de garantir un impact durable sur la réduction de la pauvreté et le renforcement de la résilience des populations.

    Membre du Comité national de pilotage, le Professeur Jonah Ratsimbazafy estime que : « Pour Madagascar, la conservation n’est pas une option ; elle est indissociable de la lutte contre la pauvreté et de la survie quotidienne. En faisant progresser la recherche et en transformant la science en action, ces lauréats contribuent à protéger notre biodiversité unique tout en élargissant l’accès aux revenus, à la sécurité alimentaire et aux moyens de subsistance de base pour les communautés les plus vulnérables. Leur impact va bien au-delà de la conservation, en contribuant directement à la réduction de la pauvreté, à la résilience et à un développement inclusif et durable pour la nation. »

    « Mis en place en partenariat avec l’ONG malgache ARAKE, le fonds a lancé son appel à candidatures en mai 2025 et a enregistré 106 propositions. À l’issue du processus de sélection, neuf projets ont été retenus », nous confie une source proche du dossier.

    Mialisoa Ida