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  • DENRÉES STRATÉGIQUES  – Le riz au cœur de la souveraineté nationale

    DENRÉES STRATÉGIQUES  – Le riz au cœur de la souveraineté nationale

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    Alphonse Ralison, ancien ministre du Commerce  et diplomate. 

    C’est une denrée stratégique sur laquelle ont tablé les paris de tous les dirigeants successifs depuis les années 1970. Jeudi soir au CEDS, Alphonse Ralison, ancien ministre spécialiste de la question, a décortiqué les enjeux de cette filière, qui relève de la sécurité et de la souveraineté nationales.

    Des pistes de réflexion, essentielles. « Un dirigeant qui ne maîtrise pas les enjeux de la filière rizicole voit son régime courir à sa perte. » C’est en ces termes qu’Alphonse Ralison, ancien ministre et diplomate de haut vol, a résumé les enjeux de la filière rizicole locale.

    Jeudi soir, au Centre d’études diplomatiques et stratégiques (CEDS) Androhibe, le spécialiste a décortiqué le revers de la médaille pour le « Vary malagasy », variété de riz local, longtemps adoubée par les régimes successifs, mais qui n’a cessé de se dévaloriser au détriment de celles qui sont importées. Et pourtant, au-delà d’être un simple aliment, « le riz peut être utilisé comme un levier de développement, mais aussi comme un outil de soft power, pour faire pencher l’échiquier en sa faveur », avait lancé Alphonse Ralison, pendant son intervention, en parlant des pays producteurs et importateurs mondiaux, qui se sont fixé des lignes politiques solides en ce qui concerne cette filière. C’est le cas de l’Inde, premier producteur mondial de riz, qui a consolidé sa position de premier producteur mondial, avec une production de 150 millions de tonnes. La politique indienne a consisté à ériger de vastes périmètres rizicoles. Plus de 47 millions d’hectares sont consacrés au riz. Cette position lui avait permis de faire pencher en sa faveur la conjoncture internationale. Quand, en 2023, le pays a décidé d’arrêter ses exportations de riz blanc non basmati, ce sont des centaines d’autres pays qui ont vu leurs chaînes de valeur être menacées.

    Freins

    Séquence politique sur séquence politique, le pays n’a cessé de se projeter comme étant le grenier de l’océan Indien, depuis les années 1970. Dans les faits, la filière rizicole locale n’a cessé de se dévaloriser, au profit des variétés importées, et pourtant, le pays est déjà de plain-pied dans le fameux troisième millénaire. Les faiblesses de la filière ont été révélées par des études récentes, puis mentionnées par Alphonse Ralison jeudi, au CEDS Androhibe.  « Notre système rizicole est handicapé par de nombreux freins. Notamment la faiblesse du rendement à l’hectare, un cadre foncier obsolète, mais aussi la non-continuité de l’État », a-t-il souligné. Il ajoute que ces faiblesses sont accentuées par une dépendance accrue aux bailleurs et la dévalorisation des recherches agricoles.

    Pendant des années, les politiques de développement rizicole n’ont que rarement porté leurs fruits. Pire, les importations massives de riz, ces dix dernières années, n’ont fait qu’aggraver la situation des producteurs à la base. Les prix sont descendus si bas que les producteurs ont récemment été contraints de descendre dans la rue pour manifester leur mécontentement face à la situation.

    Itamara Otton

  • MADAGASCAR – ALLEMAGNE – La coopération commerciale à renforcer

    MADAGASCAR – ALLEMAGNE – La coopération commerciale à renforcer

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    L’ambassadeur Oliver Knoerich souligne le grand potentiel des relations économiques entre Madagascar et l’Allemagne. Il invite ainsi le secteur privé malgache à conquérir le marché allemand.

    Oliver Knoerich, ambassadeur d’Allemagne, durant la rencontre avec la presse, jeudi.

    Énorme. C’est ainsi qu’Oliver Knoerich, ambassadeur allemand, qualifie le potentiel de la coopération économique entre l’Allemagne et Madagascar. Un potentiel qui n’attend qu’à être exploité, à l’entendre durant une rencontre avec la presse, jeudi, à Ambodiraotra.

    Afin de conquérir le marché allemand, le diplomate suggère aux acteurs malgaches de capitaliser sur les atouts de la Grande Île. « Le potentiel pour une coopération économique et commerciale entre Madagascar et l’Allemagne est énorme. Il faut miser encore davantage sur les atouts de Madagascar. J’ai l’impression, parfois, que les atouts et le potentiel de Madagascar ne sont pas très bien reconnus dans le monde», déclare-t-il.

    La rencontre avec la presse de jeudi a été organisée dans le but de faire un état des lieux de la coopération entre Madagascar et l’Allemagne. Selon les chiffres communiqués par l’ambassadeur Oliver Knoerich, en 2024, le volume des échanges commerciaux entre les deux pays s’élevait à 230 millions d’euros. À s’en tenir à ses explications, il y a encore beaucoup de marge pour faire bien mieux. Il souligne, entre autres, les atouts de la Grande Île dans l’exportation des produits agricoles et des matières premières.

    Climat des affaires

    Oliver Knoerich rappelle, par ailleurs, que l’Allemagne est membre de l’Union européenne (UE). Aussi, en vertu de l’accord économique entre la Grande Île et l’organisation continentale, les exportations malgaches vers l’Allemagne bénéficient du régime zéro droit de douane et zéro restriction quantitative. Le diplomate ajoute que son ambassade est prête à appuyer le secteur privé malgache pour plus de visibilité en Allemagne, par la participation à des salons ou des foires, ou bien à faciliter l’entrée en relation entre des entreprises malgaches et allemandes.

    « Nous essayons toujours de travailler davantage avec le secteur privé, puisque je suis convaincu que seul le secteur privé peut soutenir le développement durable du pays et non pas à travers l’aide extérieure», affirme l’ambassadeur allemand. Il indique également que les démarches pour booster le partenariat économique entre son pays et Madagascar peuvent aussi se faire dans le sens inverse. Des secteurs comme l’agriculture, le secteur minier ou encore l’énergie renouvelable, ainsi que le tourisme peuvent intéresser les investisseurs allemands, selon Oliver Knoerich.

    Le diplomate déplore, par exemple, le fait que, en moyenne, seulement près de huit mille touristes allemands choisissent la destination Madagascar, chaque année. « Il y a plusieurs possibilités d’investissements directs dans plusieurs secteurs à Madagascar », soutient-il. Toutefois, il ajoute que « pour cela, il est très important que le climat des affaires offre des conditions favorables à des investissements. Ce qui implique investir dans les infrastructures, dans la bonne gouvernance, dans la protection des investissements et de l’État de droit [entre autres] ».

    Garry Fabrice Ranaivoson 

  • BAREA – Behaja Randriamalala renforce le groupe

    BAREA – Behaja Randriamalala renforce le groupe

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    Behaja Randriamalala fait son entrée au sein  des Barea A.

    Une seule nouvelle recrue. Un jeune nouveau, trois joueurs locaux et vingt anciens cadres forment la sélection en vue des deux matchs amicaux à Antalya, en Turquie, fin mars. Le sélectionneur franco-portugais Corentin da Silva Martins a quasiment gardé la même sélection que lors des derniers matchs qualificatifs à la Coupe du monde, des matchs amicaux à Orléans en juin ainsi que de celui disputé en Turquie en décembre. 

    Madagascar jouera deux matchs amicaux durant la fenêtre Fifa d’une semaine. Les Barea affronteront, le samedi 28 mars, les Faucons blancs du Kirghizistan. Les hommes du coach Corentin rencontreront par la suite les Nzalang Nacional équato-guinéens le mardi 31 mars. Le sélectionneur a fait appel au jeune milieu de 19 ans, ancien joueur du Jet Kintana puis de Fosa Juniors FC, qui évolue depuis fin janvier au club tunisien de l’Union sportive monastirienne. Il y est engagé pour un contrat de quatre ans, c’est-à-dire jusqu’en 2029. 

    À ossature d’expatriés

    Ce club est actuellement classé au cinquième rang de la Ligue 1 Pro tunisienne.

    Le coach franco-portugais a préféré ne pas changer une équipe qui gagne et a plutôt sollicité des joueurs en pleine forme et ayant des matchs dans les jambes, ceux ayant déjà formé son ancien groupe. Le technicien a convoqué cette fois trois joueurs locaux, en l’occurrence le gardien de but de l’Elgeco Plus, Michel « Toldo » Ramandimbisoa, et deux défenseurs du Disciples FC, Bono Rabearivelo et Radoniaina Rabemanantsoa, ancien latéral droit de l’AS Fanalamanga. Vingt et un des joueurs appelés sont tous des expatriés ayant déjà joué des matchs officiels avec le sélectionneur, pour ne citer que le portier titulaire Geordan Dupire, les défenseurs Sandro Tremoulet, Eshan Kari, Mathieu Acapandié ou encore Andy Pelmard. Au milieu, il y a entre autres Marco Ilaimaharitra, Clément Couturier, Rayan Raveloson et Johan N’Zi. Et dans le compartiment des attaquants, on peut citer Tommy Yva, El Hadary Raheriniaina, Warren Caddy et Bryan Adinany. Le regroupement débutera le 23 mars à Antalya, en Turquie.

    Serge Rasanda

  • ATSIMO ANDREFANA – Le nouveau chef de région prend ses fonctions

    ATSIMO ANDREFANA – Le nouveau chef de région prend ses fonctions

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    Une prise de fonctions discrète s’est tenue au bureau du chef de la région Atsimo Andrefana à Mitsinjo Toliara. Une cérémonie officielle de présentation est prévue ce samedi à la grande salle de la région.

    Le nouveau chef de région Atsimo Andrefana, le général Olivier Miandrisoa ( aux lunettes à gauche sur la photo) et le secrétaire général de la région Atsimo Andrefana.

    Officielle et non officielle à la fois. Une cérémonie éclair de passation de service s’est déroulée au bureau du chef de la région Atsimo Andrefana à Mitsinjo Toliara hier dans l’après-midi. Une passation qui ne s’est tenue ni dans la salle de réunion, ni dans la grande salle de la région, normalement prévue pour la circonstance. Aussi, une dizaine de personnes seulement a-t-elle pu intégrer le bureau et assister à la cérémonie de passation de service entre le secrétaire général de la région Atsimo Andrefana, Tahiriniaina Ranandrolahy, et le nouveau chef de région, l’énarque Olivier Miandrisoa. 

    Des documents ont été signés et échangés, vite fait, entre les deux personnalités, en présence notamment du haut conseiller de la Refondation, Marcellin Zafitasondry, et du président de l’Assemblée nationale, Siteny Randrianasoloniaiko. Aucun mot de la part du général de division Olivier Miandrisoa, ni de celui qui a assuré l’intérimaire des affaires courantes de la région depuis le 30 octobre 2025, où tous les gouverneurs de l’époque ont été remerciés. Sauf qu’il a été dit par l’une des autorités que la cérémonie de présentation « officielle » se tiendra ce jour, samedi 21 mars, à la grande salle de la région Atsimo Andrefana. 

    Renouveau

    Un événement qui marquera l’installation officielle du nouveau chef de région, qui est nommé depuis dix-sept jours et, au passage, est originaire d’Atsimo Andrefana.

    Des personnalités ont ainsi quitté rapidement le bureau de la région, car une autre cérémonie de mise en place officielle du parlementaire d’Ampanihy se tient ce jour au chef-lieu du district d’Ampanihy. Les invités à la passation de service avec le nouveau chef de région ont été conviés à un cocktail où les cartons d’invitation ont été demandés à l’entrée. Le chef de la région Atsimo Andrefana, nommé par intérim, a cette fois-ci prononcé quelques mots. « La cérémonie d’aujourd’hui est une présentation officielle au personnel administratif, aux directeurs régionaux et chefs de service ainsi qu’aux responsables des collectivités. Demain (ndlr : ce jour), nous procéderons à une cérémonie officielle de présentation de ma personne à la population de Toliara », a-t-il expliqué. 

    Le général de division Olivier Miandrisoa a été nommé le 3 mars dernier et la passation de service a été attendue depuis des jours, mais deux fois repoussée, pour des raisons « d’ordre organisationnel », nous apprend-on. En tout cas, d’emblée, le nouveau chef de région a laissé entendre que la refondation passe par le respect des horaires de travail et la mise à l’écart de l’égoïsme politique, ethnique et religieux. « Je compte rehausser le rang de la région Atsimo Andrefana pour qu’elle ne soit plus à la traîne », a-t-il souligné. 

    Quatre noms ont circulé depuis le mois de novembre pour être prétendants à la tête de la région Atsimo Andrefana. Un ancien parlementaire, un fonctionnaire de l’université de Toliara, un opérateur économique et un formateur en entrepreneuriat, entre autres, ont fait des pieds et des mains pour se faire remarquer sur les réseaux sociaux. 

    Mirana Ihariliva

  • THE VOICE FRANCE – Samuela séduit le jury

    THE VOICE FRANCE – Samuela séduit le jury

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    Samuela lors de son audition à l’aveugle dans The Voice France.

    Une voix, une émotion, et un moment décisif: Samuela a brillamment marqué son passage sur la scène de The Voice France, diffusée sur TF1. La jeune artiste malgache a réussi un exploit remarquable en séduisant les quatre coachs dès les auditions à l’aveugle, confirmant ainsi l’étendue de son talent sur une scène internationale.

    Connue du public malgache pour avoir remporté le concours « La Voix d’Or» en 2017 sur la chaîne Viva, Samuela franchit aujourd’hui une nouvelle étape dans sa carrière. Sa participation à cette compétition de renom témoigne de son évolution artistique et de sa volonté de porter haut les couleurs de Madagascar à l’étranger.

    Lors de son audition, la chanteuse a interprété le titre « What Was I Made For» de Billie Eilish. Une prestation qui a immédiatement conquis les coachs Florent Pagny, Lara Fabian, Tayc et Amel Bent, tous séduits par la qualité et la singularité de sa voix. Ce moment fort, marqué par le retournement unanime des quatre juges, illustre l’impact de sa performance.

    À travers ce parcours, Samuela s’impose déjà comme une figure montante de la scène musicale, suscitant fierté et enthousiasme auprès des Malgaches. Son aventure dans The Voice France ne fait que commencer, mais elle incarne d’ores et déjà une belle promesse pour la suite.

    Cassie Ramiandrasoa 

  • PROJET TAFA – Chouppiii s’impose avec éclat

    PROJET TAFA – Chouppiii s’impose avec éclat

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    Chouppiii, sacrée première lauréate du projet Tafa, impose une vision artistique forte. Elle porte haut les couleurs de Madagascar à travers son talent.

    Chouppiii, première lauréate du projet Tafa, primée pour son œuvre « Héritage et Noblesse sous la même lumière ».

    Sous les projecteurs du projet Tafa (Festival des Talents), organisé à l’université d’Antananarivo, une artiste s’est particulièrement démarquée : Chouppiii, de son vrai nom Andoniaina Tahiry Herizo Koloina Andrianomanana. À travers une œuvre puissante et singulière, elle a remporté le Prix du Jury, consacrant ainsi un parcours où se rencontrent exigence académique et sensibilité artistique.

    Titulaire d’un Master 2 en Gestion, Marketing et Commerce International, Chouppiii incarne une polyvalence assumée. Photographe, auteure et consultante en identité visuelle, elle met son expertise au service d’une démarche artistique profondément ancrée dans l’exploration de l’identité et de la résilience humaine. Son œuvre primée, « Héritage et Noblesse sous la même lumière », illustre parfaitement cette quête : révéler la force intérieure et la dignité à travers l’image.

    Le projet Tafa, porté par la Faculté EGS et l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF), bénéficie du soutien de l’Ambassade de France à Madagascar et de Humanity & Inclusion, en partenariat avec les ministères de tutelle (Mesupres, METFP, MJS) ainsi que le Groupe Axian. Dans ce cadre exigeant, la distinction obtenue par Chouppiii souligne la pertinence et la maturité de sa démarche artistique.

    Tournant

    Son travail dépasse déjà les frontières nationales. Certaines de ses œuvres, comme « Zaza Gasy », ont été nommées pour l’Expo Metro à Hong Kong et à Rome, tandis que « L’Homme Peintre » a intégré la collection privée de Pierrot Men. Par ailleurs, son talent a été reconnu par des plateformes et galeries internationales telles que 1x.com, Photocrowd et Fine Art America.

    Fidèle à une esthétique épurée et expressive, l’artiste privilégie des choix techniques au service de l’émotion : noir et blanc profond ou style High Key, chaque détail vise à capter l’essence de ses modèles. Ses inspirations s’ancrent dans l’histoire et les traditions de Madagascar, révélant ce lien subtil entre passé et présent, et offrant un hommage à la fois intime et universel.

    Ce Prix du Jury marque un tournant décisif dans son parcours. Soutenue par des professionnels comme Meddy Men et relayée par plusieurs médias nationaux – Times261, L’Echo du Sud, L’Express de Madagascar, Newsmada, Les Nouvelles et Midi Madagasikara – ainsi que par les magazines No Comment et Mozaïk, Chouppiii voit aujourd’hui son travail bénéficier d’une visibilité internationale grâce à des plateformes comme MSN News et All Africa. Une reconnaissance qui renforce son identité artistique et son engagement à valoriser la jeunesse malgache.

    Tournée vers l’avenir, l’artiste prépare déjà ses prochaines étapes à l’international. Après Hong Kong et Rome dans le cadre de l’Expo Metro (2025-2026), elle prévoit une exposition majeure à Madrid en juin 2026. Parallèlement, elle ambitionne de poursuivre sa mission de consultante en identité visuelle, accompagnant d’autres structures vers une expression artistique à fort impact.

    Cassie Ramiandrasoa

  • IVATO – Un voleur se noie dans le lac Mamamba

    IVATO – Un voleur se noie dans le lac Mamamba

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    Un cambriolage avorté s’est terminé de façon tragique à Ivato. En tentant d’échapper à ses poursuivants, un voleur s’est noyé dans le lac Mamamba.

    Après deux nuits d’attente, le lac Mamamba a rendu le corps du voleur noyé.

    Jeudi matin, sur les rives du lac Mamamba, dans le fokontany de Tanambao Andafiavaratra, commune d’Ivato, les habitants ont découvert un corps flottant. Celui d’un homme de 34 ans, connu dans le quartier, mais dont l’identité n’a pas été révélée.

    L’histoire qui a mené à cette macabre découverte tient du fait divers insolite: la fuite d’un voleur qui s’est transformée en drame.

    Deux jours plus tôt, mardi vers 1 h du matin, lui et ses complices avaient pénétré dans un dépôt à Ivato. Ils voulaient s’emparer de pièces métalliques. Leur tentative a été interrompue par les riverains. Poursuivis par les habitants et les gendarmes, ils ont pris la fuite. Tandis que ses camarades parvenaient à disparaître dans l’obscurité, lui a choisi de plonger dans le lac Mamamba pour échapper à ses poursuivants.

    Il a nagé jusqu’au milieu du lac, mais rapidement épuisé, il a crié à l’aide.

    Englouti

     La foule, compatissante malgré tout, a envoyé deux hommes avec une pirogue pour le secourir. À la lumière des torches, ils ont reconnu son visage et alerté les autres. Mais au moment où ils s’approchaient, le fugitif a brusquement chaviré l’embarcation, mettant en danger ses sauveteurs. Ceux-ci ont réussi à regagner la rive à la nage. Le voleur poursuivait seul sa traversée. Il n’est jamais parvenu à l’autre rive. Le lac l’a englouti.

    Toute la journée du mardi et du mercredi, les habitants et les gendarmes ont scruté les berges, espérant le retrouver vivant. Certains ont même imaginé qu’il avait pu rentrer chez lui. Mais aucune nouvelle ne vint. Les pêcheurs, eux aussi, ont sondé les eaux, en vain. Ce n’est que jeudi matin que le corps est remonté à la surface, comme l’avaient prédit les anciens du village, qui affirmaient qu’un noyé réapparaît toujours au bout de deux jours.

    Sa dépouille a été remise à sa famille et transportée à Ambatondrazaka. Les gendarmes poursuivent leur enquête sur le cambriolage. L’un des complices a déjà été arrêté, et deux autres sont activement recherchés. Par ailleurs, un habitant, qui soupçonnait depuis longtemps le groupe de vols répétés sans avoir pu le prouver, a déposé plainte. Le suspect interpellé sera présenté au parquet au plus tard lundi.

    Gustave Mparany

  • BASKETBALL 5X5 – SMATCHIN – L’Essca atteint le dernier carré

    BASKETBALL 5X5 – SMATCHIN – L’Essca atteint le dernier carré

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    Les  basketteurs de l’Essca (blanc) avec Ando  en action, MVP de la rencontre.

    Le quart de finale masculin du tournoi « Smatchin Ao Tsara » a offert un spectacle intense, aussi bien sur le parquet que dans les tribunes. Dans une salle archicomble, la chaleur était suffocante. Malgré ces conditions éprouvantes, les deux équipes ont livré une bataille engagée. Les basketteurs de l’Essca, champions du tournoi en titre, se sont imposés sur le score de 59-53 au Palais des sports de Mahamasina. 

    Dès l’entame de la rencontre, l’Imgam surprend en ouvrant le score, 4-0. L’Essca réagit rapidement grâce à O’Neal et prend progressivement le dessus. Plus appliqués dans la finition, les champions en titre virent en tête à la fin du premier quart-temps, 17-11. Le deuxième quart-temps est plus équilibré. L’Imgam revient dans la course et prend même brièvement l’avantage, profitant notamment des fautes adverses. Mais l’Essca reste solide et regagne les vestiaires avec une courte avance (28-25).

    Au retour des vestiaires, l’Essca change de rythme. Le troisième quart-temps est à sens unique. Plus agressifs en défense et efficaces en attaque, les joueurs creusent rapidement l’écart. Ando, particulièrement inspiré, enchaîne les paniers et fait parler son adresse, notamment derrière l’arc. 

    Un sursaut tardif de l’IMGAM

    Avec deux tirs primés et une présence dominante au rebond, il permet à son équipe de prendre le large, 57-35. Auteur de 16 points, il termine meilleur marqueur et MVP de la rencontre.

    Mené de plus de vingt points, l’Imgam refuse pourtant d’abdiquer. Dans le dernier quart- temps, les joueurs retrouvent de l’énergie et infligent un impressionnant 15-2 en sept minutes. Plus agressifs, ils profitent également des fautes d’équipe de l’Essca pour réduire l’écart. Le score se resserre dangereusement, mais le temps manque aux joueurs de l’Imgam pour espérer un retournement complet. En plus, ils ont raté beaucoup de lancers francs, au moins une vingtaine qui aurait pu changer la donne. L’Essca gère les dernières secondes et s’impose finalement 59-53.

    En fin de match, le coach de l’Imgam, Ndranto Rakotonanahary, pointe les manques de son équipe: « Mes joueurs ont manqué de maturité. La gestion du troisième quart-temps a été difficile et catastrophique, car nous avons raté beaucoup de lancers. Le retour a été trop tardif et nous avons manqué de temps. »

    De son côté, Jimmy Razafindrakoto, entraîneur de l’Essca, retient l’essentiel : « Le match a été très physique. Nous avons creusé l’écart au troisième quart-temps. Leur comeback nous a mis en difficulté, mais l’avance était suffisante. »

    Tenant du titre, l’Essca poursuit ainsi son parcours et se rapproche un peu plus d’une nouvelle finale, après avoir été sérieusement bousculée par une valeureuse formation de l’Imgam. Par ailleurs, dans la chaleur étouffante qui régnait dans l’enceinte du Palais des Sports, les services ambulanciers ont pris en charge douze jeunes spectateurs victimes de malaises.

    Donné Raherinjatovo

  • ANTANANARIVO – L’approvisionnement en carburant revient à la normale

    ANTANANARIVO – L’approvisionnement en carburant revient à la normale

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    Une station-service à Antananarivo.

    Les files interminables de consommateurs d’essence disparaissent peu à peu des stations-service. L’approvisionnement en Supercarburant 95 reprend progressivement. Ce carburant était disponible dans plusieurs stations, hier. « Nous n’avons pas eu besoin de faire la queue pour nous approvisionner », s’est réjoui Judh, conducteur de moto à Sabotsy Namehana.

    La situation n’est toutefois pas encore complètement rétablie. Certaines stations-service ne disposaient ni de gasoil ni d’essence, hier après-midi. « La situation tend à se résorber », rassure Cydolain Raveloson, directeur général de l’Office malgache des hydrocarbures (OMH). Il rappelle que le navire transportant la cargaison est arrivé à Toamasina le 17 mars, et que l’acheminement du carburant vers Antananarivo a débuté jeudi. « La livraison aux stations-service ne commence qu’une fois le carburant arrivé au dépôt », précise-t-il.

    Retard

    Cette semaine, une perturbation de l’approvisionnement en essence a été observée à Antananarivo et Toamasina. Plusieurs stations étaient en rupture, tandis que d’autres ont vu se former de longues files d’attente. Cette situation fait suite au retard de l’arrivée du navire transportant la provision mensuelle de produits pétroliers de Madagascar. L’OMH a expliqué que cela était dû à un retard dans le chargement de la cargaison.

    Cette cargaison contenait 64 000 tonnes de produits pétroliers. Dans un communiqué publié le 17 mars, le Groupement pétrolier de Madagascar (GPM) a indiqué que ces « volumes importants permettront la continuité de l’approvisionnement sur l’ensemble du pays ». Beaucoup craignent que ce problème ne se reproduise le mois prochain.

    Miangaly Ralitera 

  • FORCE DE PROPOSITION – La société civile en quête de crédibilité

    FORCE DE PROPOSITION – La société civile en quête de crédibilité

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    Des membres du KMF/CNOE.

    Le Comité national d’observation des élections (KMF/CNOE) tient à clarifier sa position face au désordre observé au sein de la société civile. « Les acteurs qui s’engagent à travers des consultations et des concertations citoyennes en vue de la refondation ne représentent pas nécessairement l’ensemble de la société civile. De même, toutes les organisations ne sont pas habilitées à intégrer le bureau permanent de la Commission électorale nationale indépendante », a-t-il déclaré dans un communiqué.

    À travers cette mise au point, le KMF/CNOE entend rappeler les règles du jeu devant régir les organisations de la société civile, dans un contexte national jugé particulièrement sensible. Des signes de rivalités entre organisations commencent en effet à réapparaître, au gré des circonstances.

    Les tensions internes sont notamment illustrées par le mécontentement de certaines organisations qui envisageaient de proposer des candidats à la Commission électorale nationale indépendante (CENI), mais qui ont été écartées de la liste des candidats et des électeurs à l’issue de la réunion préparatoire tenue mercredi.

    Pour éviter la répétition de telles situations, l’organisation Accès Zon’olombelona préconise la mise en place d’une structure chargée de coordonner l’ensemble des acteurs de la société civile. « Une prise de responsabilité s’impose tant au niveau de la société civile que des institutions de tutelle», a déclaré son président national, Charles Randriarimanana. Selon lui, ces rivalités internes affaiblissent la crédibilité de la société civile, au point que ses interpellations peinent désormais à être entendues par leurs destinataires.

    De son côté, le Conseil de concertation des organisations de la société civile (CCOC) adopte une lecture plus nuancée de la situation. « Chacun est libre de s’exprimer, d’autant plus que la société civile est plurielle et intervient à différents niveaux», a affirmé son secrétaire général, Hony Radert, au téléphone.

    Dans la perspective de la participation de la société civile aux concertations nationales, le CCOC s’emploie à fédérer les différentes organisations autour d’un objectif commun.

    Heritiana Rabesetra